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par les étoiles (Georges Emmanuel CLANCIER)

18 Décembre 2022, 19:12pm

Publié par durgalola

Par les étoiles je t'appelle, Amour,

Au-dessus de l'océan, loin de la terre,

Etincelles entre nuit et jour

Se croisent nos voix dans l'univers.

 

Mon étoile d'Arles qui brille au ciel mauve

Ton souffle venu du songe et du sommeil

s'enlace à mon souffle et me sauve

De ce temps vide où manque ton soleil.

 

Dans l'espace avec l'astre de métal

Vogue l'unique sillage de nos vies.

Île invisible ou merveilleuse escale

Avant que mon corps à ton corps se relie.

 

Par les étoiles, par les étoiles, par les étoiles

Je t'appelle !

 

Georges Emmanuel CLANCIER 

jeudi 31/08/1967

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les anges

18 Décembre 2022, 19:08pm

Publié par durgalola

Les anges en robes rouges se sont mis à parler fort. La conversation du feu guérit de tout.

 

Je jetai mes soucis dans la cheminée et m'apprêtai à faire joyeusement des choses qui m'ennuyaient. Une légèreté me montait à la tête, semblable à celle qui escortait le chevreuil que je vis un jour entrer dans la forêt : il avait l'élégance d'un danseur en répétition, tressautant, esquissant distraitement trois pas, en accord avec la musique de chambre des feuillages. Les animaux cherchent dans l'inconnu de quoi manger et parfois ils lèvent la tête en oubliant leur faim, regardent à droite, à gauche. Un rêve humidifie le noir de leurs prunelles. Des soucis ? Non, aucun. Juste l'incroyable murmure des jours qui passent et leur lumière.

 

Il faut savoir qu'il n'y a que des enfants : après, on voit vraiment la vie.

 

En coupant le pain trop vite, ce matin-là, je me suis légèrement blessé. Je n'ai pas vu tout de suite la plaie d'où un rien de rouge sortait, tranchant le livre à la couverture blanche. J'en lisais un peu chaque jour comme un moineau boit du bout de son bec. Il était écrit par un sage oriental. Un sage est quelqu'un d'ennuyeux, tous les enfants vous le diront. Celui-là non. Dans sa paume de papier brillaient de blanches fleurs de prunier. La miette de sang rouge était tombée sur un pétale.

 

Dans cette vie tout peut nous écraser, même un rayon de soleil. Un liseron, jamais.

 

Une révélation s'oublie vite. Pour me souvenir de ce matin où les pires embarras étaient une joie, il me suffit de regarder sur la couverture  du livre le sang bruni des immortelles.

 

Christian BOBIN

la grande vie

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Jeudi en poésie avec Colette

14 Décembre 2022, 19:28pm

Publié par durgalola

 

Le ciel, le cosmos

piquetés d'éternité

bleu rouge or.

Le ciel le cosmos

et les trous noirs

S'ouvrant, se fermant.

Respiration géante

où s'engouffrent les âges

achevés, élimés.

Brasier noirceur

digérant les mondes

Effroi, panique 

de ce qui nous attend

dans l'infini du fini.

Et ne sais pourquoi

soudain se piquette

d'or, le trou géant.

Milliard de  paillettes d'amour.

 

Agab (12/22)

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défi 273 avec Colette

11 Décembre 2022, 15:13pm

Publié par durgalola

défi 273 avec Colette

 Colette propose aux matelots des Croqueurs de Mots pour lundi le 12 décembre, de partir de la citation suivante :
Impossible de vous dire mon âge, il change tout le temps. Alphonse Allais
Écrivez un petit texte en prose ou en vers, pour expliquer et vous exprimer là-dessus, tout simplement (sérieusement ou avec humour) peu importe.

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défi 273 avec Colette

Alphonse Allais 1854-1905

(caricature de Guillaume Nehel)

Impossible de vous dire mon âge, il change tout le temps. 

 

Rien ne sert de s'expliquer, il faut simplement vivre au plus simple dans la seconde qui nous est impartie. 

Après avoir lu le texte du défi, j'ai vite mis le cap sur wikipédia pour en apprendre davantage sur cet homme connu grâce à ces phrases bien balancées. 

Et j'ai mis le cap sur quelqu'un né en octobre comme moi, qui commença à parler après l'âge de trois ans (certains tournent leur langue 7 fois dans leur bouche avant de s'exprimer, lui ... 3 ans). Etait-il muet se demandaient ses parents ? ; il apprécia la photographie (tout comme moi) et voulut en faire son métier comme son ami Charles Cros. Il devint journaliste, écrivain et humoriste. Toutefois, il fit des recherches sur la photographie couleur, la synthèse du caoutchouc, la découverte du café lyophilisé (il déposera un brevet).

Par les bois du djinn où s'entasse de l'effroi,

Parle et bois du gin, ou cent tasses de lait froid. (Alphonse Allais)

Et je pense à Djinnie, notre chienne-amie qui de là-haut ou d'ici-bas (le royaume des cieux peut bien être ici), souffle son bon esprit sur nous.

Puis un jour, il mourut d'une embolie pulmonaire à la suite d'une phlébite. Cela ne rigolait pas à l'époque. La semaine dernière, ce fut ma fille qui une semaine après une opération, fut emmenée aux urgences de  l'hôpital de Thionville pour une suspicion d'embolie. Ce dimanche, je ris car sa chirurgienne a bien pris soin d'elle en lui faisant passer tous les examens nécessaires prioritairement. Elle est maintenant hors de danger, chez elle avec mari et enfants, se rétablissant au mieux.

Et l'âge vous me direz, celui qui change tout le temps ... 

Ah oui, d'abord notre fille adoptée à l'âge d'un an environ car sa date de naissance est inconnue, le hasard a fait que la date choisie par Mme De Foucault fut à 5 jours près celle de maman.

Et puis, notre fils venant du  Népal, dont l'âge diagnostiqué en France fut également approximatif. Car nos radios tiennent compte d'une moyenne pour les gens vivant de façon occidentale, pour l'examen dentaire, la même remarque prévaut. Le dentiste fut sage en nous disant de lui donner l'âge des copains de sa classe. Aussi certainement a-t-il un ou deux ans de plus que sur sa carte d'identité. C'est ce que nous apprîmes plus tard lorsqu'il fit à l'adolescence une radio de sa colonne vertébrale. 

Puis il y eut la chienne Lola avec ses deux mois bien réels, la chienne Djinnie adoptée à environ six mois à la SPA, et désormais Stella, elle aussi de la SPA, qui nous fut donnée âgée d'environ un an. Et qui dans l'année qui suivit nous fit découvrir qu'elle avait plutôt 5 ou 6 mois. Elle n'était pas propre, on comprend, de 2,8 kg elle est passée à 5 kg.

Monsieur Alphonse ALLAIS me fait signe encore. Ah oui ! son épouse est fille de brasseur et nous sommes en train d'acquérir à un brasseur, un petit studio alsacien.

"Les courses en voiture à New-York sont hors de prix. En allant à pied pendant une semaine on peut parfaitement économiser de quoi racheter l'Alsace et la Lorraine" (Alphonse Allais)

Je vous invite, quelqu'âge avez-vous, à découvrir cette riche personnalité. Science fiction, peinture monochrome .... Vite aller sur le site de la médiathèque réserver quelques livres.

Et je remercie Colette, mon amie d'au delà des océans pour ce défi , l'âge n'est pas ennuyeux, n'est ce pas ?

 

  Quand on ne travaillera plus les lendemains des jours de repos, la fatigue sera vaincue

(Alphonse Allais)

 

 

 

 

 

 

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les herbes

10 Décembre 2022, 19:17pm

Publié par durgalola

Les herbes du plus beau

vert de l'année, dures,

épaisses, denses, énergiques.

Les herbes jaillissantes sont

coupées. S'exhale leur parfum.

Soulages est parti,

Bobin parti,

le facteur aussi.

Et dans le mouillé haché

de l'herbe, jetant à terre

l'automne, ont soufflé

multicolores leurs âmes.

Bobin a souri

par ci dans l'arbre

presque démuni de ses étoiles

rubis

par là, dans l'ennui d'un

jeune enfant à la découverte

de sa vie.

Pépites. Il suffit de s'ouvrir.

 

Agab (12/22)

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promenade photographique de novembre 2022

10 Décembre 2022, 19:12pm

Publié par durgalola

promenade photographique de novembre 2022

 

 

promenade photographique de novembre 2022

 

 

promenade photographique de novembre 2022

 

 

promenade photographique de novembre 2022

 

 

promenade photographique de novembre 2022

 

 

promenade photographique de novembre 2022

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Jeudi en poésie avec Colette

7 Décembre 2022, 20:25pm

Publié par durgalola

thème : poème sur l'âge

 

D'âge en âge

 

"Votre maman est très belle"

me disait la voisine bretonne.

De ma petite taille, je souriais.

"Votre fille est bien belle"

me soufflait une inconnue.

Penchée sur la poucette, je souriais.

Ce matin, "Ma maman, je t'aime"

Enregistra le jeune petit fils.

Réécoutant le message, je souris.

 

Agab (12/22)

 

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Ribeauvillé (2) et Bergheim

30 Novembre 2022, 19:30pm

Publié par durgalola

Ribeauvillé

Ribeauvillé (2) et Bergheim

 

 

Ribeauvillé (2) et Bergheim

 

 

Bergheim

 

Ribeauvillé (2) et Bergheim

 

 

Ribeauvillé (2) et Bergheim

 

 

Ribeauvillé (2) et Bergheim

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Jeudi en poésie avec Martine

30 Novembre 2022, 18:58pm

Publié par durgalola

 

Les champignons sont

les fleurs d'automne.

Leur chapeau élargi

semble dire de préparer

son abri pour le temps sombre.

Au matin les gouttelettes

annoncent les  diamants.

Rentrer en soi-même,

Avant d'entendre sourdre

la glouglou printanier.

Craindre les jours étroits

peut-être mourrons-nous

ou un qu'on aime.

 

Agab (11/22)

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Défi 272 avec Martine

27 Novembre 2022, 18:45pm

Publié par durgalola

Défi 272 avec Martine

 

Martine des Sables d'Olonne est à la barre de ce défi 272.

Elle  nous demande de choisir au moins deux, ou plus, contes connus (Andersen, Grimm, Perrault...) qui ont enchanté votre enfance et, avec leurs personnages principaux écrivez une fable qui devra comporter une morale finale. 

Vous pouvez rajouter d'autres personnages.

 

la petite poucette 

(Andersen)

la mère

le crapaud et son fils

l'hanneton 

l'hirondelle

le rat des champs

la taupe

le prince

Une femme en mal d’enfants implore le Ciel de lui venir en aide. Un beau jour, une bonne sorcière entend son appel et dépose à son insu une graine. S’étonnant de la provenance de cette graine, la femme la plante néanmoins : une fillette minuscule sortira de la fleur. Elle décide d’appeler l’enfant Poucette, car elle n’est pas plus haute qu’un pouce.

Un soir, alors que la Petite Poucette est endormie dans la coquille de noix qui lui sert de berceau, elle est enlevée par un crapaud qui souhaite l’offrir en mariage à son fils. Elle parvient cependant à s’échapper en montant sur un tapis de lys voguant à la surface de la rivière voisine. La repérant de loin, un hanneton fond sur elle et la fait prisonnière ; il la montre à ses congénères qui, dégoûtés par l’apparence de Poucette, le rejettent. Dépité, le hanneton finit par s’en débarrasser au pied d’un arbre.

Les premières bourrasques annonçant l’hiver soufflent. La Petite Poucette peine à lutter contre le froid dans ses haillons. Blottie dans un tas de feuilles, elle remarque une hirondelle qui s’est cassé une aile. Poucette la soigne malgré la rudesse du climat, permettant ainsi à l’hirondelle de partir dans les pays chauds et ainsi de sauver sa vie. Elle cogne à la porte d’un rat des champs qui lui accorde l’asile ; en échange, elle devra servir de bonne à tout faire. L’hiver passe, Poucette et le rat se lient d’amitié. Quelques mois plus tard, le rat lui suggère au cours d’une conversation inopinée d’épouser le voisin, une taupe. Ce projet n’étant pas du tout du goût de l’intéressée, elle proteste : le rat la menace de la mordre si elle ne se plie pas à sa volonté. Paniquée, elle s’enfuit de la maison.

Dans sa fuite, elle rencontre par hasard l’hirondelle qu’elle avait soignée dans les premiers jours de l’hiver. L’hirondelle l’emporte sur son dos très loin jusqu’à un champ de fleurs. Là, la Petite Poucette rencontre un prince des fleurs, de la même taille qu’elle. Les deux êtres se marient ; en cadeau de noces, la Petite Poucette se voit offrir des ailes pour accompagner son mari lors de ses voyages de fleur en fleur : elle sera désormais Maja, princesse des êtres des fleurs. (wikipédia)

la princesse au petit pois

(Andersen)

la reine

le fils

la princesse

Une nuit d'orage, une jeune femme trempée qui dit être une princesse se présente à la porte du château pour demander l'hospitalité. La reine, bien décidée à trouver une épouse digne de son fils, l'accueille et la fait dormir sur une pile de 20 matelas et de 20 édredons en plumes d'eider, sous laquelle elle a auparavant placé, à dessein, un petit pois.

Le lendemain matin, lorsque la reine demande à la princesse si elle a bien dormi, celle-ci lui répond qu'elle a passé une nuit épouvantable, gênée qu'elle a été par la présence de quelque chose de si dur que son corps est couvert d'hématomes. Une peau aussi sensible ne peut être que celle d'une authentique princesse. Persuadé alors de sa délicatesse, le prince l'épouse et le petit pois devient une des pièces maîtresses du musée royal. (wikipédia)

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Il était une fois deux jeunes filles, l'une grande comme un pouce qui rencontra une princesse souple et sensible, dix fois plus grande qu'elle.

Toutes deux avaient perdu leur mère ; Poucette enlevée par un crapaud cherchant une épouse pour son fils et Claire, sans mère, croquée par un crabe rouge et violet, sans père, dévoré par un requin. Elles partageaient un matin de printemps, dans une fleur de cerisier pour Poucette, et dans les herbes parsemées de pâquerettes pour Claire. 

L'une et l'autre se racontèrent leurs histoires ; Poucette avait échappé à un crapaud, un rat des champs, une taupe qui voulait lui supprimer sa liberté. Si j'étais plus grande pleurait elle, je n'aurais pas été enlevée. Mais non, Poucette aimait sa taille, aimait naviguer sur une feuille de nénuphar, goûter au miel des abeilles, sentir les parfums des fleurs nombreuses. Le monde lui paraissait plus beau, même si des grigoux d'insectes, de petits animaux, cherchaient à s'accaparer d'elle. Claire, la princesse avait échappé à un gigolo, voulant en faire la reine de sa maison de passe, à un commerçant qui cherchait à la marier à son fils, un benêt ne sachant ni rire, ni compter. 

Dans les temps d'avant, il était obligatoire de trouver un mari et de tenir sa position. Un écrivain, Christian BOBIN, les avait prévenues, vous perdrez votre liberté. Finies les promenades en solitaire sur ton nénuphar, les élixirs, les noisettes , finies les longues chevauchées pour la princesse. Une belle mère lui demanderait de faire des enfants, garçons surtout et s'occuper des servantes. 

Il est certain qu'elles seraient estimés, que leurs princes charmants seraient fidèles, quoique pour l'un, plutôt occupé à compter les coccinelles et l'autre à partir à la chasse, cerf, biches.

Les deux demoiselles, se concertèrent, écoutèrent les aimantes paroles du poète et choisir de partir ensemble. L'une chanterait des chansons friselis. Claire bien maline eut l'idée d'ouvrir une maison-orchestre. Le soir de loin , venaient de loin, de jeunes écuyers, des cuisinières, des libellules, des cigales. Il y eut des hivers, des printemps, des automnes. Des saisons où elles ne se préoccupaient pas des vivres et des boissons. D'autres moins prospères, mais rien ne les fit regretter les vies de princesses. Christian venait régulièrement leur rendre visite, accompagné de quelques poètes ou chanteurs, Emilie Dickinson aussi.

Peut être même les princes qui devaient les épouser, leurs rendirent visite, avec femmes et enfants. Alicia, la plus petite un jour demanda à rester, Valère aussi.

 

Notre destin peut être tracé ; notre sexe, notre âge, notre situation sociale, notre pays et avec le secours de l'amitié, notre chemin peut prendre d'autres directions. 

 

 

 

 

 

 

 

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