Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

les rencontres imprévues

27 Mars 2020, 16:00pm

Publié par durgalola

Les rencontres imprévues.

Le prêtre, sachets de courses,

Quotidiennement, dit sa messe,

Seul, et prie pour chacun.

La voisine malade

impossible à reconnaître

Bonnet, gants, masque,

visite chez le médecin.

Sa fille pleure ses amies

sa maîtresse, dur

l'école à la maison.

Mais où est donc 

le bleu ? Parapluie, anorak.

 

Agab 21/03/20

 

Voir les commentaires

Les iguanes de Volker Braun

23 Mars 2020, 17:12pm

Publié par durgalola

LES IGUANES

 

Ils gisent indolents dans la grise rocaille

Des vestiges des temples qui leur indiffèrent

Parfois ce n'est qu'une paupière qui bâille

Corps gris minéral, roche à l'angle vif

Mais les pattes sont lestes, et d'un bond furtif

Ils happent les moustiques, c'est la grande affaire.

 

Nous autres iguanes, d'une espèce récente

Parquée face aux courbes des monnaies cassantes,

Voyons les banques s'effondrer en silence.

Pas même la colère, pas même un rire.

Le temps ? Le pouvoir ? Cela va pourrir

Et dans le jour neuf le soleil s'élance.

 

Volker BRAUN

Voir les commentaires

La petite vie secrète (chronique de Natacha APPANAH)

23 Mars 2020, 16:17pm

Publié par durgalola

 

La petite vie secrète

 

Il y a quelques années, pour une émission de RFI, j'avais interviewé des écrivains sur leur travail. Mon propos était d'essayer d'entrevoir et de faire partager, à travers le reportage radio, ce qui est peu palpable dans l'univers d'un écrivain.

...

J'avais rencontré trois femmes et deux hommes, de nationalité et d'âges divers, vivant tous plus ou moins à Paris et ayant publié plusieurs ouvrages. 

...

Un auteur m'a donné rendez-vous au pied du Sacré-Cœur et un autre dans un café bondé à Belleville. Ils m'ont parlé du monde, de la beauté, du bruit, de leur place dans ce monde là. Les trois auteures m'avaient, elles, donné rendez-vous chez elle. Pendant que nous parlions de leurs livres, de la naissance de ceux-ci, des rituels, de la discipline, l'une d'entre elles a terminé une vaisselle et m'a fait un thé, une autre a rangé des jouets qui traînaient dans le salon tout en surveillant l'heure de la sortie de l'école. Cette dernière m'avait confié qu'elle se réveillait tous les jours à cinq heures du matin pour pouvoir écrire. Deux de ces auteures avaient "de jour", si j'ose m'exprimer ainsi des métiers très prenants.

....

J'ai souvent repensé à ces trois femmes puissantes que j'avais rencontrées. Je me souviens d'avoir lu cette phrase de Stephen KING (121 livres, 1 femme, 3 enfants) : "Pour écrire il faut fermer la porte." Si seulement c'était si facile. Il n'y a pas si longtemps je discutais agréablement avec un écrivain qui voyage beaucoup et qui a trois enfants encore petits. Quad je lui ai demandé comment se passait son compartimentage à lui, il m'a répondu, un peu sèchement, que c'était du domaine privé mais qu'il avait beaucoup de chance. "Beaucoup de chance" c'est, je crois, une façon moderne de dire "j'ai une épouse formidable".

Quelques données que j'ai glanées ça et là. Flannery O'Connor, Virginia Woolf, Katherine Mansfield, Simone de Beauvoir : pas d'enfants. Toni Morrison  : 2 enfants, a publié son premier roman à trente-neuf ans. Penelope Fitzegerald : 3 enfants, a publié son premier roman à soixante ans. Saul Bellow : plusieurs enfants, plusieurs romans. John Updike : plusieurs enfants, plusieurs romans. Bien sûr cela ne prouve rien mais ce n'est pas anodin non plus.

Dans les salons du livre, les festivals littéraires, cette conversation sur la petite vie secrète des femmes (et peut-être de quelques hommes) existe peu. Je sens qu'il ne serait pas de bon ton d'en parler, comme si cela pouvait nous dévaloriser, nous "délégitimer", nous rendre moins "écrivains" sérieux. Pourtant, il y a, ici, toute une littérature, un pan entier d'un autre imaginaire - celui qu'on va chercher quand on n'a plus le temps de le maquiller en style, en tergiversations, en non-essentiel -, il y a de l'incarnation, de l'observation, de l'empathie, du temps qui passe et aussi, bien sûr, la conscience aiguë de sa propre mortalité.

Natacha APPANAH

chroniques 

Voir les commentaires

Jeudi en poésie, thème ou mot : courage

22 Mars 2020, 19:25pm

Publié par durgalola

Participons au printemps des poètes avec le mot ou thème COURAGE

 

TOUT COMPTE FAIT 

 

On passe à la caisse, c'est fini de rigoler,

Je pique la crise, le monde allait dégringoler,

Où est le soulèvement, où est notre courage ?

Vous vous êtres ameutés pour que l'âme voyage

Vous étiez le peuple. Moi, Volker, je vais tâcher

de nourrir mon ironie de notre faiblesse

Et entrer en résistance au supermarché.

Car nous avons livré notre vie au commerce

En étant prêts à croire qu'un jour elle changerait

Un travail d'âme payé au salaire minimum.

A quoi jouons-nous enfin ? Et qu'est ce que nous sommes ?

Un peuple de mendiants. De moi-même je rirais.

 

Volker BRAUN

Voir les commentaires

L'amie au prénom de fleur

22 Mars 2020, 19:24pm

Publié par durgalola

L'amie au prénom de fleur

bleue appelle de là en-bas,

Provence et vent frais.

Le couple va prolonger

le séjour printanier.

Ils sont loin des hypermarchés,

Les rosiers sont à tailler. 

12 pots de confiture d'orange

Lui coupe le bois.

On leur a dit de ne pas rentrer

c'est plus prudent.

Elle  confie que la nature est belle.

Bien moins chaud qu'en été.

Les feuilles, les fleurs.

Son sourire inonde la pièce.

 

 

Agab 20/03/20

Voir les commentaires

Un ciel immensément

19 Mars 2020, 19:04pm

Publié par durgalola

Un ciel immensément

bleu gavé de douceur. 

19 mars - Saint Joseph -

mariage des oiseaux.

Et ça pépie à tout va.

Le police municipale sillonne.

Devant la poste, des gens

attendent mètre après mètre.

- un homme âgé va couci-

couça - Poster dehors 

la carte pour le petit 

Ludovic et revenir.

Un joujou Mercedes et

son maître revient des courses

Pas rentrer tout de suite

encore 100 pas dans la douceur.

 

Agab 19/03/20

Voir les commentaires

promenade photographique du 16 au 29 février 2020

19 Mars 2020, 18:56pm

Publié par durgalola

promenade photographique du 16 au 29 février 2020

 

 

promenade photographique du 16 au 29 février 2020

 

 

promenade photographique du 16 au 29 février 2020

 

 

promenade photographique du 16 au 29 février 2020

 

 

promenade photographique du 16 au 29 février 2020

 

 

promenade photographique du 16 au 29 février 2020

 

 

promenade photographique du 16 au 29 février 2020

Voir les commentaires

un cadeau, une offrande

18 Mars 2020, 16:55pm

Publié par durgalola

Un cadeau, une offrande

ce jour doux, fleuri, gai.

Et cette journaliste au sourire

pincé, questionne le Ministre

"sortie pour les animaux ?"

Riait-elle pour un bichon et sa mèmère ?

Ah je remercie, celles et ceux,

au bon cœur, qui avaient

inclus les animaux. Le ministre

avait confirmé, fermement !

Et ce jeune carlin noir si coquin

joue avec l'homme au visage abîmé, 

le tire de son triste alcool

- canette à la main - 

Les moineaux n'en ont pas fini

de sautiller sur les arbres fleuris.

 

Agab 18/03/20

Voir les commentaires

Pour sortir Djinnie

18 Mars 2020, 16:53pm

Publié par durgalola

Pour sortir Djinnie

il  faut un laisser-passer.

Nom, prénom, rue,

naissance, signature.

Seule, sans lui, seule

- souci de protection - 

Le printemps est si doux

que rien de violent ne

semble possible, vraiment !

Mes petits enfants sont confinés

en contact avec un porteur.

Ma copine de yoga 

est malade, son mari

très gravement. Silence ici,

Bruits dans les hôpitaux.

Certains soignants craignent

de ramener chez eux le virus.

 

Agab 17/03/20

 

Voir les commentaires

le bleu ravive les coeurs

18 Mars 2020, 16:46pm

Publié par durgalola

Le bleu ravive les coeurs.

Les moineaux absents si longtemps

sautent de branche en branche.

Le prunier neige embellit l'humeur.

Devant le Cora, les humains,

1 mètre après 1 mètre, limites posées.

Chez Grand Frais, voitures

en surnombre, clients

en ligne et le prunellier si blanc.

Les prunus presque en totale

floraison. Et une voisine

après 2 jours d'hospitalisation

rentre à la maison. Elle craint

pour son aimé si affaibli.

Le virus est si transparent.

On veut être fort, billevesées !

 

Agab 17/03/20

Voir les commentaires