Petites graines
Photos, poésie, extraits de livre
les ouettes (suite) - photos prises fin mars
promenade photographique mars 2023
Printemps , la mamie en vacances, la petite souris joue.
lorsque nous célébrons la naissance d'un enfant (Corinne PELLUCHON)
Lorsque nous célébrons la naissance d'un enfant, en le portant dans nos bras, en regardant cet être dont personne ne peut deviner ce qu'il fera ni qui il sera, nous admirons cette capacité qu'il possède de renouveler le monde. Nous sommes émus par ce nouveau-né qui ne connaît pas le monde. Nous sommes émus par ce nouveau-né qui ne connait pas le monde dans lequel il s'insère et que le monde ne connaît pas encore, et mesurons l'indétermination et l'imprévisibilité qui sont au fond de chaque être humain et conditionnent aussi sa liberté entendue comme le pouvoir de poser un acte qui rompt avec le passé. La natalité signifie que chaque être humain, du fait qu'il est né, est non seulement capable d'accomplir une action neuve, mais encore qu'il doit le faire. Le nouveau-né renvoie chacun au fait qu'il doit assumer sa liberté, agir et s'engager dans le monde, au lieu de s'enfermer dans des comportements stéréotypés.
Rencontrer un nouveau-né, c'est donc se rappeler sa propre liberté, retrouver, par-delà ses habitudes, le pouvoir d'oser. Malgré tout ce qui nous persuade qu'il n'y a rien de neuf sous le soleil, nous avons nous aussi la capacité d'innover et de renouveler le monde. Ce face-à-face avec le nouveau-né signifie que nous avons été cette promesse, et devant l'enfant, nous nous demandons si nous l'avons tenue. Avons-nous développé notre potentiel ou bien notre existence n'a-t-elle été qu'une suite de renoncements nous privant du sentiment d'avoir une vie accomplie et privant également le monde d'une richesse que nous ne sommes pas parvenus à exprimer ?
...
L'intérêt de cette philosophie de la naissance inspirée de Hannah Arendt est que la liberté a ici le visage d'un autre : le nouveau-né. Nous devons assumer notre liberté non pour nous soucier de nous-mêmes, mais par amour du monde. Le nouveau-né nous enjoint de faire en sorte que le monde accueille l'altérité et la pluralité et que des êtres nouveaux puissent continuer à l'habiter. Il a le visage de la considération.
Corinne PELLUCHON
Ethique de la considération
jeudi en poésie avec Annick Lotus
Pour le jeudi 6 avril « le temps et les saisons »:
écrire un maillet avec le vers suivant : <<Le temps se fait d’plus en plus chaud>> .
Un maillet est une forme de poésie avec quatre quatrains dont le premier
vers de la première strophe se répète en reculant d’une place à chaque
strophe.
Le temps se fait d’plus en plus chaud
je n'en peux plus de ces jours
où le vent s'acharne bigrement
m'envoyant des pointes froides.
La bestiole, désabusée, recule des quatre fers
le temps se fait d'plus en plus chaud
pour les mouettes, les cormorans, les cigognes
pas pour les êtres comme nous.
Dans le matin, du blanc, du gelé
parsème le chemin, les herbes en pleurent
Le temps se fait d’plus en plus chaud
Même les jeunes ouettes ont pris le parti de se coucher.
Egalement, les fleurs de cerisiers font grise mine
elles se roulent, se capitonnent,
le ciel, lui, rigole, chantant à tue tête
Le temps se fait d’plus en plus chaud
Agab (04/23)
Défi 280 avec Annick Lotus
Annick Lotus la capitaine des croqueurs de mots de la quinzaine,
nous propose d' écrire un texte rigolo
avec autant de mots en -ouille que nous le souhaitons.
Ce matin, avec Stella, nous attendons l'apaisement des gouttes, un moins humide pour partir en vadrouille. La chienne renifle, farfouille, trottine. Le ciel gris, plombé, le vent soulevant la capuche, titille à mes oreilles.
Je marche, près de l'immeuble en construction, plaques isolantes, mouillées, éparses. Dans ma tête grenouillent les synapses. Quelle histoire vais-je écrire pour le défi du lundi ? Mots en ouille, qui donnent une note populaire, affectueuse. Je gribouille, ratatouille. Un écureuil couleur rouille, traverse prestement le chemin et se cache derrière le tronc d'un arbre. Première rencontre ce printemps. Le photographier, ce rouquin à la tâche blanche. Il se rit de moi. Les nuages se font moins oppressants. Des oiseaux gazouillent. Je songe à Gazou, gardienne des mots, des boîtes aux lettres dans sa Drôme merveille. Elle scribouille dans les nuages, je souris.
Une corneille irrite, la chienne fonce à sa poursuite. Fripouille noire, elle est plus rapide. Quelques fleurettes habillent des branches. Japon, bientôt les cerisiers en fleurs. Beauté dans le mouillé. Sans feuille, l'air est transparent. Un oiseau si petit qu'il pourrait faire son nid dans ma main ; léger, grâcieux. Est ce un verdier ? pouillot ? bouvreuil ? Oh que sa tête est jolie traversée d'un rien de blanc, de jaune ! Le roitelet huppé s'amuse, sautille.
Croiser un homme replet au sourire bleu. La chienne s'est encore fait un ami. Rentrer, les mots grouillent, les mettre en éventail tandis que la chienne somnole sur le canapé.
jeudi en poésie avec Annick Lotus
Annick Lotus nous propose ces mots pour un poème ou de la prose
année-lumière, avant-jour, dare-dare, déjà-vu, hivernage,
lambiner, plus-que-parfait, rythmer, synchrone, tic-tac
(mots proposés pour la semaine de la francophonie).
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de MARC ALEXANDRE OHO BAMBE
Il y a
Il y a
Des lieux
Comme des êtres
Qui vous appellent
Des lieux
Comme des êtres
Qui vous rappellent
Qui vous êtes
Un homme
En quête
D’aurore bleue
Et de silence d’art
Il y a
…
trois dernières petites oeuvres et puis s'en vont !
Pablo PICASSO
Hew LOCKE RA
Où est la terre ?
Les navires ont été un thème constant dans son travail tout au long de sa carrière, allant de petites peintures à des installations remplissant une nef d'église ou une installation sur tout un navire de guerre.
Il a déclaré: "J'ai une profonde envie personnelle de fabriquer au moins un bateau tous les deux ans environ. Cela fait partie de mon histoire personnelle, ayant navigué entre la Guyane et l'Angleterre dans mon enfance." (wikipedia)
La photographe éthiopienne Aïda Muluneh a été sollicitée pour travailler sur un projet axé sur la rareté de l'eau. Cette prise de vue, intitulée The Shackles of Limitations, illustre l'ironie cruelle liée au fait que l'Éthiopie dispose de vastes réserves d'eau souterraines, mais offre un accès limité à l'eau potable, faute d'irrigation. © Aïda Muluneh (canon)





















