professeur de yoga, nous donne rendez vous à 10 h 30.
Presque 30 ans que je pratique le yoga avec Carmen, puis Céline et maintenant Marité.
J'ai appris à rendre mon corps plus souple .... et puis avec l'âge, à accepter d'adapter les postures à mon corps ; durant les relaxations, se laisser porter par le souffle.
Nous sommes une dizaine à nous retrouver chaque semaine.
Les hommes sont peu nombreux et même dans ce groupe totalement absent.
Nous cherchons l'équilibre, trouvons la joie d'être ensemble.
Belle journée à vous toutes et tous
« le yoga c’est comme la musique.
Le rythme du corps, la mélodie de l’esprit et l’harmonie de l’âme créent la symphonie. »
Hymne d’amour. Cannibalisme. Communion. Jean, je te mange. Je prends ta force. Ton âme s’unit à la mienne. La panne, le mouvement, m’appartiennent aussi à moi maintenant. En attendant la panne, en attendant Godot, j’attends le pépin, la Vie. J’arrive même à guetter la panne (peut-être pour avoir cette joie infinie que ça marche de nouveau.) À travers mes nouvelles œuvres, Jean, nous continuons à collaborer. Tu es toujours présent même si ces tableaux ne te ressemblent pas. ORDRE – CHAOS – CONCRET – ABSTRAIT – COMPOSITION – DÉCOMPOSITION. L’ETERNEL RETOUR.
Niki de Saint Phalle
(lettre relative à la création des tableaux éclatés - faits après le décès de Jean Tinguely)
Notre capitaine, Domi, nous suggère pour le défi 309 de publier sur notre blog le 16 juin, un texte en mode abécédaire, dans lequel il parlera de l'année que nous venons de passer tous ensemble, une sorte de rétrospective joyeuse !
Le défi en abécédaire
Je brode, je brode sur l'abécédaire d'une année de mots à croquer. Elle commence par le sujet de Jill Bill. Avec la jeune fille à la perle. Puis vite débute le défi de JeanneFadosi, que serait un monde où le temps serait aboli ?
Et imaginer une agence immobilière proposant deshabitations hors norme. Et voilà Josette.
Avec Zaza je tourne en rond avec les paréidolies ; et un défi qui m'a fait kifer, celui où le grand méchant loup présente ses vœux à la mère grand. C'est tout Lilousoleil.
Puis trouver des mots, des phrases, des idées avec Martine, Marie, Marie Sylvie. Même si très occupée par les préparations des fêtes, écrire la fameuse lettre au Père Noël.
Et chaque fois, quel bonheur de lire passionnément les textes proposés sur les blogs des participants qualitatifs. Rose nous passionne avec l'Art. Le "je me souviens " des très authentiques Cardabouche fait la une.
Je m'étonne de l'histoire, poésie ou fantaisie trouvées, émergées du monde en soi. Quelquefois très volcaniques. Le navire craque des misères du voyage, tempêtes, maux, ennuis, attaques sournoises. Les oiseaux, hauts dans le ciel, sèment l'espérance. L'équipe est soudée autour de sa capitaine Domi après toutes ces années sur le web. Le bâteau reste dans son axe, le voyage autour du monde des mots.
Zut, j'oublie le deuxième défi de Zaza avec son objet usuel et son histoire savoureuse.
Lorsque j'étais enfant, j'aimais entendre mon père prononcer les mots scie égoïne, pince-monseigneur, niveau à bulle, clou de tapissier, varlope, clé à molette, passe-partout, pied-de-biche, ces mots, je les répète pour me délivrer de l'étroitesse du monde, de ces flots d'inutiles regards sur des images imposées où, si je n'y prenais garde, je perdrais mon visage et ma route.
Elle est toujours vivante, la mort de mon père, elle rit, elle plaisante, comme lui, elle s'amuse, hausse parfois les épaules devant l'incongruité d'un propos excessif, s'installe à son établi, avance sur un chemin solitaire, un peu trop pentu, à côté de son vélo, ne songeant qu'à sa lente avancée sous les arbres protecteurs et sous le ciel qui déplie sur ses épaules une écharpe chaleureuse, oui, la mort de mon père est vraiment vivante, dans ce plaisir qu'il avait de savoir que rien ne valait son choix, son envie de rester au plus près de la source de sa naissance, ni le charme de saisir un livre entre ses mains, dont les mots, j'en suis certain, avaient la même intensité que ceux qui voltigeaient dans son atelier où furent façonnés tant d'objets avec ces outils sûrement frères de ceux que réclament les phrases de mon poème où j'essaie d'accompagner ce qu'il est encore, mon père, dans la lumière de ma vie qui circule et tournoie parmi mon alphabet, sans rien désirer d'autre que la simplicité de la noblesse d'être.
l'écrivaine de la Vie Bouleversée, la jeune femme qui voulait aider Dieu
Fin 1943, Elle est partie en fumée à l'âge de 29 ans, la jeune Hollandaise qui rêvait de devenir un grand écrivain. Julius Spier, son psychologue et chirologue, lui avait demandé de tenir un journal intime où toutes ses pensées s'écrivaient de jour en jour. Pas de chance pour les juifs. Ils avaient fui les pogroms en Russie, fui l'Allemagne qui commençait à les traquer, et d'autres pays.
Ah les Allemands ne furent pas tendres en occupant la Hollande. Après le port de l'étoile, peu à peu, ils leur interdisent de suivre des études, d'exercer de nombreux métiers, de se déplacer dans les transports publics, même dans les parcs. Etty traverse cette sale période, elle apprend à être elle-même. Elle sympathise avec beaucoup de personnes, une jeune femme chaleureuse ; elle a de nombreux amis.
Durant ces années difficiles, elle va se rapprocher de Dieu, lisant chaque jour la bible, les évangiles. Elle donne quelques leçons de russe et bien sûr aime Tolstoï et Dostoïevski. Elle lit les poèmes de Rilke et ses lettres. Chaque jour passe, elle trouve réconfort auprès de son logeur et son fils, auprès de Julius Spier.
Les Allemands ont eu une idée obscure. Il crée un conseil juif qui se chargera d'envoyer au camp de Westerbork les juifs destinés à être déportés en Allemagne, en Pologne. Dans cet endroit, après quelques temps, de nouvelles barraques sont construites. Le courrier et des colis peuvent y arriver. Etty va y travailler comme assistante sociale, aidant les familles, les malades ; jusqu'au jour où même le personnel du conseil juif sera destiné à la déportation.
Etty trouve le temps d'écrire deux lettres décrivant les conditions de vie du camp qui seront publiées, des lettres aux amis. En 1981, son journal et ses lettres conservées seront retrouvés et publiés. Elle a tout fait pour aider sa famille. Ses parents et son frère Misha, jeune pianiste prodige, seront incarcérés avec elle et partiront dans le même convoi pour Auschwitz. Ils mourront tous les trois très rapidement. De son convoi d'environ 1000 personnes, 6 personnes reviendront vivantes. Son frère Jaap , médecin dans un hôpital juif, sera déporté et mourra en 1945 du typhus.
citation (la vie bouleversée de Etty Hillesum)
Si Dieu cesse de m’aider se sera à moi d’aider Dieu…Je prendrai pour principe « d’aider Dieu » autant que possible, et si j’y réussis, eh bien je serai là pour les autres aussi…Oui, mon Dieu, tu sembles assez peu capable de modifier une situation finalement indissociable de cette vie. Je ne t’en demande pas compte. C’est à toi , au contraire, de nous appeler à rendre compte un jour. Il m’apparaît de plus en plus clairement, à chaque pulsation de mon cœur, que tu ne peux pas nous aider, mais que c’est à nous de t’aider et de défendre jusqu’au bout la demeure qui t’abrites en nous… Je vais t’aider, mon Dieu, à ne pas t’éteindre en moi, mais je ne puis rien garantir d’avance. Une chose cependant m’apparaît de plus en plus clairement : ce n’est pas toi qui peux nous aider, mais nous qui pouvons t‘aider - et ce faisant, nous nous aidons nous-mêmes (12 Juillet 1942).
à lire
La vie bouleversée de Etty HELLISUM
Etty HELLISUM, l'histoire de sa vie de Judith Koelemeijer (2025)