il y a toujours de l'espoir (Margaret Atwood)
il y a toujours de l'espoir
Lors de mes premières séances de questions-réponses avec le public dans les années 1960, les gens me demandaient : "Quand allez vous vous supprimer ?" J'étais une poétesse et, en ces temps hantés par Sylvia Plath, le suicide semblait incontournable. Au début du mouvement féministe, ils me demandaient : "Détestez-vous les hommes ?". Puis, dans les années 1980, on a commencé à me poser des questions sur le processus d'écriture. Après 1985, les gens voulaient me parler de "la Servante écarlate", comme aujourd'hui : on dirait que, dans le domaine du contrôle de l'Etat sur les corps féminins, j'étais un petit peu trop près du but. Mais ces derniers temps, on me demande :"Y a t il de l'espoir? ". Voici ce que je réponds : "Il y a toujours de l'espoir". L'espoir est inné. Il est aussi contagieux : là où il y a de l'espoir, il y en aura davantage, pare que l'espoir permet de faire un effort. Et c'est exactement ce que nous aurons tous à faire dans l'avenir : un effort. (...) Je vous souhaite de l'espoir.
Margaret Atwood
(l'obs - num 3026)
voir sur wikipédia - la servante écarlate
































