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Défi 330 des croqueurs de mots avec Marie Sylvie

7 Septembre 2026, 07:57am

Publié par Andrée

 

Défi 330 des croqueurs de mots avec Marie Sylvie

 Elle nous propose de voguer vers l’horizon bleu

✦ LA CONTRAINTE 

Intégrer  AZUR - SILLAGE - ÉCUME - RIVAGE - COQUILLAGE - HORIZON - BRISE - SIFFLER - AMARRER - VOLER

 

Hier du magnifique Rhône, large impérial, avec près du rivage les vignes de Tain l'Hermitage, nous sommes partis vers le Sud.

Dans la fraîcheur de la voiture les mots d'une nouvelle de Stephen King volaient. L'amitié profonde liait deux êtres.

A la Garde Frenet, les voitures de tous pays slalomaient le long de la montagne, décapotable jaune canari, jeep grise... Nous approchions, les oliviers se serraient.

Saint Tropez, Sainte Maxime, Les panneaux nous montraient la voie.

Et l'horizon se fit bleu, bleu marine, avec de petites cretes d'écume blanche. Amarrer la voiture, transporter les sacs, ouvrir les volets. Promener le petit chien en suivant le sillage de l'immense azur.

..et se dévêtir, avancer sur le sable, les pieds, le corps, la retrouver, son odeur, sa largeur, sa douceur. L'eau légère nous enveloppe, au loin les bateaux amarrés très petits sur le saphir du ciel. Je vole, je suis oiseau, sirène. l'Eden est bleu.

Oh elle est salée, oh ses vagues nous remuent, filent quelques poissons. Un beau dimanche de septembre, une dame corpulente sautille redevenant enfant.

Sur la plage blonde, vide de coquillages, parsemées de tâches de couleur, serviette mauve, grands et petits enfants maillot de bain, une légère brise me sèche. Un couple avec leur grand fils au short vert émeraude jouent aux cartes. 

Je souhaite chanter, siffler. Une mouette file. Là haut un nuage en forme d'ange se balance.

l'Eden est bleu.

 

 

 

 

 

 

 

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Bonheur des autres (Christophe ANDRE)

6 Septembre 2026, 20:53pm

Publié par Andrée

bonheur des autres

Se réjouir du bonheur des autres est une bonne chose : cela montre que nous avons compris deux phénomènes importants. Le premier est que l'envie et la jalousie sont des souffrances inutiles. Le second est que le bonheur des autres est toujours une bonne nouvelle pour nous ; il ne nous retire rien et embellit le monde.

C'est bien sûr toujours une erreur de le jalouser, émotionnelle et intellectuelle. D'abord, cela augmente notre malheur. Ensuite, c'est un mauvais calcul ; si d'autres sont heureux, nous avons tout à y gagner : plus les humains sont heureux, plus ils sont agréables à fréquenter, plus ils rendent ce monde vivable. 

 

Christophe ANDRE

(Et  n'oublie pas d'être heureux, abécédaire de psychologie positive)

 

 

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Tournon sur Rhône en noir et blanc

3 Septembre 2026, 14:07pm

Publié par Andrée

 

 

 

 

 

 

 

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Pénélope et Ulysse

31 Août 2026, 19:23pm

Publié par Andrée

Pourquoi Pénélope

est elle restée à Ithaque ?

au lieu de partir

d'aventure en aventure

sur les pas d'Ulysse.

 

Avant , la femme,

la famille, ancrée, sûre,

restait sur place

Ulysse allait

d'aventure en aventure.

 

Là, ici, le mouvement 

incessant des gens

lieux et personnes nouvelles.

De solitude en solitude

errent Ulysse et Pénélope.

 

Agab (08/26)

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Dans le secteur de Dieulouard

29 Août 2026, 13:51pm

Publié par Andrée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Août, à midi (Maurice Kenny)

27 Août 2026, 11:56am

Publié par Andrée

Août, à midi

 

Papillons et frelons

(Nabokov et Camus)

framboises et cerises

(Pablo Neruda)

onagre et phlox

(Keats, et seulement Keats)

geais bleus et tourterelles

(Oh, ma Lucy)

raton laveur et chipmunk

(la belle Wendy Rose)

daim lapant l'eau du lac

le matin

(Jaune Quick-to-See Smith)

rosée sur le lys du jour

citrons et fleurs tigrées absorbant le soleil

(ce doit être Joy Harjo)

 

Les chiens dorment

les chats sont à l'affût dans les fougères

les écureuils se tiennent

enfin tranquilles

les mésanges ne chantent pas

le colibri voltige

au-dessus des pétunias pourpres

et les campanules ondulent dans la brise

avec insouciance tandis qu'une araignée flâne

sur la feuille plate

d'une marguerite jaune

(Edwin Arlington Robinson)

et que les ombres s'accrochant

tombent finalement

sur les herbes brunissantes

(William Faulkner)

 

 

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A Liverdun, entre Nancy et Toul, toute charmante

25 Août 2026, 20:54pm

Publié par Andrée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Liverdun est une ville charmante un peu éloignée de l'autoroute et elle offre un merveilleux balcon sur la Moselle. 

Saint Euchaire, évêque décapité près de Pompey, prit sa tête et monta à cheval jusqu'ici.

La sculpture date du XVIème siècle. La petite ville vit passer les Romains. Un château fut construit, puis tomba en ruines, reconstruit en 1825 puis suite à son incendie dans les années 1900.

Liverdun eut son usine de confiture (Lerebourg) qui prospéra, puis rejoint le groupe Materne. Et puis disparut. Mon mari y travailla un été.

Aujourd'hui il reste les madeleines de Lerebourg toujours fabriquées dans la ville.

 

 

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le feu de Joy Harjo

22 Août 2026, 20:22pm

Publié par Andrée

Le feu 

 

Une femme ne peut survivre

par sa seule respiration,

elle doit connaître

les voix des montagnes,

elle doit reconnaître

l'éternité du ciel bleu,

elle doit dériver

avec les corps furtifs

des vents nocturnes,

qui la mèneront 

en elle même.

Regarde-moi,

je ne suis pas une femme séparée,

je suis la continuation

du ciel bleu,

je suis la gorge

des montagnes,

le vent de la nuit

qui brûle

à chaque inspiration 

qu'elle prend.

 

Joy Harjo

poésies amérindiennes d'aujourd'hui

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Lundi 17 août, le champ des sœurs desséché

20 Août 2026, 15:24pm

Publié par Andrée

 

 

 

 

 

 

 

La pluie arrive à petits pas.

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Le jour où la Terre est devenue une chose (Marilou Awiakta)

17 Août 2026, 14:11pm

Publié par Andrée

Le jour où la Terre est devenue une chose

 

Quand les peuples appellent la Terre "Mère",

Ils prennent avec amour 

et donnent avec amour

pour que tout puisse vivre.

 

Quand les peuples appellent la Terre "elle, cette chose",

ils l'utilisent

consument sa force.

Alors les peuples meurent.

 

Déjà le soleil est chaud

hors saison.

Le sein de notre Mère

s'assèche.

Elle prend tout le végétal

en son coeur

et ne le rendra pas

avant que nous ne l'appelions

par son nom.

 

Marilou Awiakta

poésies amérindiennes d'aujourd'hui

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