Sentier des tours au dessus de Tournon et traversée sur le pont piétonnier l'après midi vers Tain l'Hermitage
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Photos, poésie, extraits de livre
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Défi 330 des croqueurs de mots avec Marie Sylvie
Elle nous propose de voguer vers l’horizon bleu
✦ LA CONTRAINTE
Intégrer AZUR - SILLAGE - ÉCUME - RIVAGE - COQUILLAGE - HORIZON - BRISE - SIFFLER - AMARRER - VOLER
Hier du magnifique Rhône, large impérial, avec près du rivage les vignes de Tain l'Hermitage, nous sommes partis vers le Sud.
Dans la fraîcheur de la voiture les mots d'une nouvelle de Stephen King volaient. L'amitié profonde liait deux êtres.
A la Garde Frenet, les voitures de tous pays slalomaient le long de la montagne, décapotable jaune canari, jeep grise... Nous approchions, les oliviers se serraient.
Saint Tropez, Sainte Maxime, Les panneaux nous montraient la voie.
Et l'horizon se fit bleu, bleu marine, avec de petites cretes d'écume blanche. Amarrer la voiture, transporter les sacs, ouvrir les volets. Promener le petit chien en suivant le sillage de l'immense azur.
..et se dévêtir, avancer sur le sable, les pieds, le corps, la retrouver, son odeur, sa largeur, sa douceur. L'eau légère nous enveloppe, au loin les bateaux amarrés très petits sur le saphir du ciel. Je vole, je suis oiseau, sirène. l'Eden est bleu.
Oh elle est salée, oh ses vagues nous remuent, filent quelques poissons. Un beau dimanche de septembre, une dame corpulente sautille redevenant enfant.
Sur la plage blonde, vide de coquillages, parsemées de tâches de couleur, serviette mauve, grands et petits enfants maillot de bain, une légère brise me sèche. Un couple avec leur grand fils au short vert émeraude jouent aux cartes.
Je souhaite chanter, siffler. Une mouette file. Là haut un nuage en forme d'ange se balance.
l'Eden est bleu.
bonheur des autres
Se réjouir du bonheur des autres est une bonne chose : cela montre que nous avons compris deux phénomènes importants. Le premier est que l'envie et la jalousie sont des souffrances inutiles. Le second est que le bonheur des autres est toujours une bonne nouvelle pour nous ; il ne nous retire rien et embellit le monde.
C'est bien sûr toujours une erreur de le jalouser, émotionnelle et intellectuelle. D'abord, cela augmente notre malheur. Ensuite, c'est un mauvais calcul ; si d'autres sont heureux, nous avons tout à y gagner : plus les humains sont heureux, plus ils sont agréables à fréquenter, plus ils rendent ce monde vivable.
Christophe ANDRE
(Et n'oublie pas d'être heureux, abécédaire de psychologie positive)
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Pourquoi Pénélope
est elle restée à Ithaque ?
au lieu de partir
d'aventure en aventure
sur les pas d'Ulysse.
Avant , la femme,
la famille, ancrée, sûre,
restait sur place
Ulysse allait
d'aventure en aventure.
Là, ici, le mouvement
incessant des gens
lieux et personnes nouvelles.
De solitude en solitude
errent Ulysse et Pénélope.
Agab (08/26)
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Août, à midi
Papillons et frelons
(Nabokov et Camus)
framboises et cerises
(Pablo Neruda)
onagre et phlox
(Keats, et seulement Keats)
geais bleus et tourterelles
(Oh, ma Lucy)
raton laveur et chipmunk
(la belle Wendy Rose)
daim lapant l'eau du lac
le matin
(Jaune Quick-to-See Smith)
rosée sur le lys du jour
citrons et fleurs tigrées absorbant le soleil
(ce doit être Joy Harjo)
Les chiens dorment
les chats sont à l'affût dans les fougères
les écureuils se tiennent
enfin tranquilles
les mésanges ne chantent pas
le colibri voltige
au-dessus des pétunias pourpres
et les campanules ondulent dans la brise
avec insouciance tandis qu'une araignée flâne
sur la feuille plate
d'une marguerite jaune
(Edwin Arlington Robinson)
et que les ombres s'accrochant
tombent finalement
sur les herbes brunissantes
(William Faulkner)
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Liverdun est une ville charmante un peu éloignée de l'autoroute et elle offre un merveilleux balcon sur la Moselle.
Saint Euchaire, évêque décapité près de Pompey, prit sa tête et monta à cheval jusqu'ici.
La sculpture date du XVIème siècle. La petite ville vit passer les Romains. Un château fut construit, puis tomba en ruines, reconstruit en 1825 puis suite à son incendie dans les années 1900.
Liverdun eut son usine de confiture (Lerebourg) qui prospéra, puis rejoint le groupe Materne. Et puis disparut. Mon mari y travailla un été.
Aujourd'hui il reste les madeleines de Lerebourg toujours fabriquées dans la ville.
Le feu
Une femme ne peut survivre
par sa seule respiration,
elle doit connaître
les voix des montagnes,
elle doit reconnaître
l'éternité du ciel bleu,
elle doit dériver
avec les corps furtifs
des vents nocturnes,
qui la mèneront
en elle même.
Regarde-moi,
je ne suis pas une femme séparée,
je suis la continuation
du ciel bleu,
je suis la gorge
des montagnes,
le vent de la nuit
qui brûle
à chaque inspiration
qu'elle prend.
Joy Harjo
poésies amérindiennes d'aujourd'hui
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La pluie arrive à petits pas.