Sélestat toujours aussi agréable
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Photos, poésie, extraits de livre
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Il ne s'était jamais imaginé être seul à ce moment de sa vie. Sans enfant et sans épouse. Sans chien. Storey et lui avaient grandi dans une petite ville du sud du Vermont où la famille était le plus important. Peu de gens, y compris les plus riches, avaient de belles voitures, ce qui, pour Jess, était un bon signe. Quand il fut en âge de comprendre ces choses là, il se dit que là où les Audi et les Range Rover pullulaient, comme dans les stations de ski de Stowe ou Jackson Hole, les dieux de l'immobilier étaient des rois et les habitants étaient rongés par la jalousie, l'obsession de leur standing. Il savait qu'il avait la tendance à simplifier à l'extrême mais l'observation dans l'ensemble semblait juste.
Peter Heller
BURN
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Pour le défi 333 (3 trois)
des croqueurs de mots que Martine a le plaisir de lancer, elle propose d'écrire une histoire avec des extraits de plusieurs chansons au moins 3 mais si possible plus. Vous pouvez rajouter un texte personnel très court pour débuter, entre deux extraits et pour conclure.
Par dessus l'étang
Soudain j'ai vu
Passer les oies sauvages
Elles s'en allaient
Vers le midi
La Méditerranée
...
Et tous ces oiseaux
Qui étaient si bien
Là haut dans les nuages
J'aurais bien aimé les accompagner
Au bout de leur voyage
(Michel Delpech - le chasseur)
Pouvoir encore regarder
Pouvoir encore écouter
Et surtout pouvoir chanter
Que c'est beau, c'est beau la vie.
(Isabelle Aubret - c'est beau la vie)
Pourtant que la montagne est belle
Comment peut-on s'imaginer
En voyant un vol d'hirondelles
Que l'automne vient d'arriver ?
(Jean Ferrat - la montagne)
Moretto,
Comme ta bouche est immense
Et quand tu souris, et quand tu ris
Je ris aussi, tu aimes tellement la vie
(Rita Mitsouko - marcia baïla)
Et dans le quartier gris
Tu marches, femme d'Afrique,
Oiseau du paradis,
Tu lances tes trilles
La vie nous sourit.
Le temps du poème
Les jours passent à la vitesse d'un homme qui n'attend pas :
écrire un poème c'est aller voir ailleurs si j'y suis
et un autre monde avec moi.
Le poème est coincé dans une matinée
comme une clef dans une serrure :
impossible d'ouvrir ou de fermer
impossible d'être en colère sous peine de casser
il faut trouver dans sa main, dans sa paume,
le long des doigts, du bras, du poignet,
la douceur nécessaire, le geste minuscule
le très lent mouvement d'une phalange
pour que tout soit réparé.
Le temps du poème c'est celui des escalades
sous le plafond grinçant des granges,
le nuage énorme et ridicule
qu'agite le vent au-dessus d'une église.
C'est l'émotion vive et implacable,
la tache au col repassé d'une chemise,
c'est un silence sacré où dieu change de nom
l'aurore qui devient rose
alors qu'elle était grise
le temps du poème c'est un cortège de gens qui disent :
je suis malade de vivre
mais je vois de la beauté en toute chose.
Cécile COULON
Retrouver la douceur
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Buternut, marrons et gratin aux pommes de terre
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Bon anniversaire Jean Noël
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Une jolie pomme de pin et un anniversaire conséquent pour moi.
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Tarte aux mirabelles -quetsches
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Et si la terre était notre maison ?
Nous sommes tous à l'intérieur de cette demeure
Et nous sommes tous reliés les uns aux autres
Et si l'un de nous est mal, l'autre le ressent
Dans son corps, dans ses émotions, dans son mental.
Il nous faut être bien dans notre maison :
La nettoyer, la réparer, l'aérer, la ranger, l'embellir...
Enfin, lui donner une âme !
Carmen Sala
Le yoga, un univers en spirale
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les croqueurs de mots
défi 332
Pour ce défi 332 c'est Jeanne Fadosi qui s'y colle et propose :
Faites parler à votre convenance les 3 aiguilles d'une montre à aiguilles
ou les 4 ou 6 chiffres (ou les nombres) d'une montre numérique
ou les deux (pensées, conversation, joute oratoire ...)
A vos plumes ou stylos ou claviers et au plaisir de vous lire !
samedi 3 octobre 15H59
Schubert, Trio op. 100 - Andante con moto
9 minutes 33
Pas d'heure miroir pour parler de l'éternité. De la musique pour un jour de soleil où l'on se croit presque en été.
Les Tokyo jaunes s'étalent ; Mon cœur bat au rythme de la musique, au rythme des chiffres sur ma montre connectée. Un ange passe au travers de la lumière, vite pour que je l'aperçoive à peine. Le chien dort, oreilles en alerte, pour se lever dès l'appel pour la future promenade.
Et le temps, le temps que je laisse entrer en moi, sans rien écrire. Tous nous vivons, naissons, grandissons, crions et diminuons pour mourir. L'ailleurs sera-t-il joyeux comme un accordéon proposant de danser ?
The Road Not Taken - Camille PEPIN // Trio Sora
9 minutes 41
Les secondes se coursent, un, deux, dix, quarante neuf et un et un. Plus vite que les heures. Nous avons besoin d'aller plus loin, plus intensément. Nous sommes des éphémères. Comme le soleil couchant, où tout s'embrase. Comment nous voyons l'après des Vivants, Micheline, Christian Bobin, Stella, Durga, père et mère, les tués des guerres, les morts de faim, de soif, de misère, les arbres brûlés, les ours et les loups ? Comme un champ de coquelicots, rouges, légers, sensibles. Tous ensemble, étant l'un, étant l'autre.
Plus que cinq minutes, l'appel du conjoint, du chien, du jour d'automne, demain la Saint François et ici la montre connectée balançant son temps. 16 h 20 , le soir s'approche, dehors des gens vont, des gens viennent.
Des baisers, des caresses, des entrains, des joies, le temps, voilà ce qu'il peut apporter.
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