instantanés félins
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curieux, curieux tout de même !!! |
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Photos, poésie, extraits de livre
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... Caroline croyait en Dieu comme elle croyait au soleil et aux étoiles. Avec cette nuance que Lui est éternel en face de leur fragilité. Elle croyait en Dieu parce qu'elle Le voyait partout dans l'univers, dans la variété infinie de Sa création et de Ses créatures. Parce que Lui seul et Sa justice irréfutable pouvaient lui faire comprendre la perversité des hommes. A côté de tant de merveilles, ce monde serait trop détestable s'il n'existait quelque part des récompenses éternelles.
Mais surtout, elle croyait en Dieu parce que ses deux grands-mères croyaient en Lui. Parce qu'Il était la seule chance qu'elle eût de les revoir un jour. Si elle ne croyait pas, ce serait leur dire :
"Vous n'avez été que deux bécasses, deux pauvres innocentes dupées par vos prêtres, deux ignorantes incapables de concevoir un monde sans son Créateur, une horloge sans horloger ; de savoir que le hasard fait bien les choses si on lui donne du temps ; de comprendre que l'Evangile n'est qu'une fable pour faire tenir les enfants sages."
Elle ne leur ferait pas cette injure.
Jean ANGLADE
Le grand dérangement
Guillaume Ecart, ayant repassé la vie de Michel de L'Hospital *, comprit que la tolérance ne suffit pas. Que nous sommes tous des émigrants venus de races aussi lointaines que les diplodocus. Que les musulmans, les bouddhistes, les fétichistes qui vivent en des pays chrétients comprennent qu'ils sont des invités ; qu'ils doivent respecter les usages de leurs hôtes ; ne pas se comporter comme s'ils étaients dans leur patrie d'origine ; ne pas se rendre insupportables. Il faut que de leur côté, les chrétiens ne considèrent pas ces invités comme des inférieurs. Cela s'appelle le respect.
Mais le respect ne suffit pas. Des liens de bon voisinage doivent se tisser entre les diverses communautés. On travaille ensemble, on s'amuse ensemble, on se fréquente. Dans le meilleur des cas, des mariages mixtes se concluent. Cela s'appelle l'amitié. Beaucoup de chemin reste à faire. Si l'amour, selon Saint-Saint-Exupéry, consiste à regarder dans la même direction, l'amitié interraciale consiste à marcher l'un vers l'autre.
A Guillaume Ecart, le mot de racisme donnait des convulsions. A Saint-Pierre-et-Miquelon et ailleurs, il avait trouvé des amis arabes, juifs, africains. Et même, en naviguant autour de l'île de Beauté, des amis corses.
Dans un très grand nombre de cas, les immigrés ne sont pas un problème, mais une solution. Ils accomplissent souvent les besognes auxquelles les Français de souche répugnent.
Quand les Celtes envahirent ce qui devait devenir la Gaulle et ne portait pas encore de nom connu, ils y trouvèrent des populations plus anciennes, les Ligures, les Ibères, qu'ils chassèrent ou reléguèrent dans les montagnes. Lesquels Ibéro-Ligures avaient fait de même à l'encontre des populations précédentes.
On nous réplique : Et le chômage ? Les immigrés n'y sont pour rien. Quelle en est donc la cause réelle ? Nul ne le sait vraiment. Mais une chose est sûre : celui qui arriverait à la déterminer aurait de bonnes chances de faire fortune.
Jean ANGLADE (né en 1915)
Le grand dérangement (2015)
* l'auvergnat Michel de L'Hospital a rédigé l'ordonnance d'Orléans (établissement d'une instruction gratuite pour les Français) et en 1566 l'ordonnance prescrivant les concours publics pour l’attribution des chaires dans les universités. Sa femme avait adopté la religion protestante, lui était catholique. Sa véritable religion fut la tolérance à une époque où le massacre des étrangers était considéré comme une oeuvre extrêmement agréable à Dieu. (résumé des mots de J. Anglade)
Défi numéro 150 des croqueurs de mots avec Jill Bill à la barre

Ils étaient deux ... car n'a-t-on jamais vu trois amants ou quatre ou cinq se promenant bras dessus, bras dessous ... ils étaient deux, un homme, une femme ... des amants bien ordinaires qui ne s'étaient pas séparés à 25 ans après quelques nuits chaudes, pas un couple qui en 1965 décida de faire leur vie à part, lui se trouvant un nouvel amour, plus sérieux, plus portant la culotte, elle vivant avec l'amant qui se cachait derrière le placard aux chaussures, l'enfant confié à une nourrice.
Ils étaient deux ... ensemble, ils avaient 20 ans, non pas 20 ans, je fais la roue, je cours le 100 m en 12 secondes, je porte ma dulcinée dans mes bras jusqu'au lit nuptial. Non 20 ans, dans l'amour profond, l'amour joie, l'amour partage. Ils avaient vécu plusieurs 20 ans ensemble... les 20 ans avec les enfants, Pierrette, Josette, Armand et Jeanne, marmots aimés, cours préparatoire et CAP menuisier, 20 ans les petits-enfants, bulles de bonheur, Bernard, Martine, Annick, Bernadette et Nicolas avec Super Mario et Nitendo. Là ils vivaient les 20 ans, débarrassés des envies du temps, des projets de maison. Le jour présent était toujours le meilleur.
Ils étaient deux ... et en les suivant, je pensais à Robert et Mathilda dont les souvenirs-papillons s'évadaient chaque jour, Robert le doux, le bon, le protecteur, je me rappelais de Gert et Zilda, dont les habits étaient ceux de leurs 20 ans en 1968, à Charline et Marcel qui venait de changer de contrée, rejoignant le ciel bleu ou le chariot de Cassiopée, laissant de la peine chez son aimée.
Et moi et lui, sur le chemin piqueté d'étoiles, piqueté de chardons, fêterons jeudi nos 32 ans de vie partagée, encore quelques années et nous, vieux amants, donnerons envie d'aimer à de jeunes hommes et femmes.
Je vous remercie pour vos participations pour le mois de septembre
et j'espère que toutes nos photos vous seront agréables.
Le prochain thème sera : la pierre dans tous ses états (pierre, maison, sculptures, ponts .... )
Vous pourrez envoyer vos images/photos/textes à agab57070@yahoo.fr jusqu'au 20 octobre
(indiquer les coordonnées de votre blog)
Merci d'avance pour vos envois.
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les photos de Janou
les noix de Grenoble
mon coup de coeur de l'été
les photos de Bernadette
voyons, des légumes, des fruits
la photo d'Annick

les peintures de Marie-Luce
la photo de Martine
http://www.lagazettedesolonnes.com
http://www.cergyrama.com

la photo de Pierre
ma photo

Le Sympetrum rouge sang - Mastahari - Kos - 09/15
le matin,
quand le soleil chauffe
juste bien, pas trop ni trop peu
le matin,
les demoiselles ailées
cherchent un perchoir
une herbe haute
solide, bien érigée
le matin
les Isabelle
se font un bain de soleil
les ailes étirées au large
brillance diamant
-
elles se gorgent de soleil

(photos faites par mon mari)
Sur l’île de Kos, vivent des hommes, des femmes, des enfants partis de leur pays, la Syrie
(septembre 2015)
Nous savions en arrivant à l’île de Kos que nous rencontrerions certainement des réfugiés dans la ville principale.
Seulement , les voir à télévision ou lire des articles dans les journaux est différent du regard direct.
A Kos, près de la forteresse, près du platane millénaire d’Hippocrate, ils dormaient dans des tentes, celles que nous utilisions pour faire du camping quand les enfants étaient petits : des tentes igloo de couleur bleue.
Quand nous les avons vu, ils étaient calmes et sereins, attendant un départ pour l’Europe du Nord, pas affolés, pas quémandeurs, juste des gens normaux appelant leurs proches au téléphone, assis dans leur tente, ou allant vers les camionnettes qui venaient distribuer des produits alimentaires. L’association MSF (médecin sans frontière) leur proposait des visites médicales gratuites.
Si certaines personnes allaient les voir et discuter avec eux, nous ne l’avons pas fait. J’ai juste échangé des sourires avec des femmes et aussi un bonne chance à l’un d’eux.
Je vais vous partager les images qui me restent :
Sur l’île de Kalymnos, à 45 mn de l’île de Kos, ce sont surtout des familles qui étaient là et vivaient dans la salle d’attente de la station maritime ; elles attendaient comme tous attendent le bateau ou le train suivant. Certains se baignaient dans la mer voisine, pour les femmes avec leur voile. La majorité des femmes que j’ai vues étaient voilées.
A Kalymnos, plus facilement abordable car pas de poste de police sur une îlot voisin, ce sont les gens de la ville qui venaient leur apporter matelas, lit et nourriture. Une jeune femme nous expliquait qu’ils restaient 3 ou 4 jours et rejoignaient Athènes avant d’aller dans un pays d’Europe du Nord (Allemagne, France …).
Egalement, j’ai vu régulièrement sur le ferry qui faisait la traversée entre Mastihari (notre lieu de villégiature) et Kalymnos des militaires, des camions. Le soir avant de reprendre le ferry, nous avons attendu plus d’une demi-heure … le garage du ferry était presqu’entièrement occupé par des camions militaires emplis de pierres, de machines excavatrices. Il semblerait que le militaires comme à Metz pour les gens du voyage, fassent des murs de pierre pour empêcher l’entrée des migrants.
De retour en Lorraine, notre maire a prévu d’accueillir 250 Syriens et l’Evêque mobilise le Secours Catholique pour aider à leur accueil et tous deux font appel à la population pour donner des cours de français, les accueillir pour un repas ou pour simplement les aider. Dans les hypermarchés, ils font des demandes pour les futurs réfugiés et aussi pour ceux qui sont en Syrie.
Cela me rappelle la 2ème guerre mondiale et tous les réfugiés lorrains, alsaciens qui ont été en Dordogne ou ailleurs. Quitter sa maison est un crève-cœur. Il est de notre devoir de les aider à notre mesure.
Je leur souhaite, de tout cœur, que leur pays retrouve la paix et qu’ils puissent rejoindre leur pays. Quitter son chez soi dans ces conditions de guerre est épouvantable et traverser tous ces pays est une épreuve. Ce qu’ils souhaitent, c’est vivre en paix. Espérons qu’ils trouvent leur place là où ils vont.

aller sur une île pour se la couler douce, très douce,
au soleil couchant, lire encore dix ou vingt lignes
tandis que les fourmis besogneuses
s'occupent des tâches familières.


Je vous rappelle le partage de septembre
avec le thème légumes et fruits (que ce soit des arbres fruitiers, un étal de marché, un objet...) et/ou insectes.
Votre participation est à envoyer pour le 20 septembre à agab57070@yahoo.fr
(indiquer les coordonnées de votre blog)
Je vous remercie pour les photos reçues.

le grand homme marchait, le chien avait perdu sa balle, la balle, l'unique balle
la tête de linotte avait senti une souris ....

les coquelicots vieillissants s'offraient à la chaleur torride
dernière splendeur avant le lâcher des graines pour le printemps prochain

les chardons piquaient les chardons chantaient la Lorraine
les chardons s'irradiaient de soleil

et les vaches jeunes, curieusement, m'avaient suivie au trot presque au galop
stoppant net ... non, je ne vous emmènerais pas à la boucherie
et oui, vous êtes mieux que dans la ferme aux mille et une vaches


