Mémoires de Catherine de Russie
Le bonheur et le malheur est dans le coeur et dans l'âme d'un chacun ; si tu sens du malheur mets-toi au-dessus de ce malheur, et fais en sorte que ton bonheur ne dépende d'aucun évènement.
Catherine II de Russie
Mémoires
Lorsque j'étais enfant, je pensais que les princesses avaient des vies de rêve, jolies robes, jolis moments, jolis châteaux.
En lisant les mémoires de Catherine de Russie, je vois que mon imaginaire hélas n'est pas réalité pour cette femme qui a quitté sa famille à 15 ans pour épouser Pierre, le neveu de l'impératrice Elisabeth. Son mari est passionné par les défilés, les décorations (il joue chaque jour avec ses domestiques), peu par son épouse. Il arrive que les maisons où ils logent, s'effondrent, mal construites, que l'humidité soit très forte (moisissures), que l'appartement de Catherine se composant de deux chambres, l'une pour elle, l'autre pour ses gens (au moins une quinzaine de personnes) et que pour sortir de l'appartement, il est obligatoire de traverser sa chambre.
Heureusement, elle découvre la lecture (avec les lettres de Mme de Sévigné et ensuite les livres de Voltaire) et l'équitation. Régulièrement, lorsqu'elle s'attache à des personnes de sa suite, celles-ci sont éloignées (soit retour dans la famille, ou mariage ).
Elle est constamment surveillée et les intrigues sont nombreuses.
Le plus triste est qu'à leur naissance, au moment où elle accoucha, son fils, puis sa fille furent pris par l'impératrice Elisabeth.
Les mémoires s'arrêtent en 1759 (elle avait 30 ans et c'est en 1762 qu'elle devint impératrice de Russie)


















