mandala fourmi 2

Photos, poésie, extraits de livre










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dimanche : les prunelles attendent l'eau lundi : souvenir d'un mariage, c'est l'été, l'envie de faire la fête se multiplie mardi : feuilles adorables des tulipiers de californie - j'aime les fleurs et les feuilles. mercredi : feuille de noyer (mes fruits mûrissent souffle-t-il) |
jeudi : grande sécheresse, les feuilles tombent, l'herbe jaunit et Djinnie toujours très présente comme assistante photo. vendredi : trace canine - la pluie est venue samedi : fête de toutes les Marie |
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Attendre, même pour un chien, peut être plus pour un chien qui souhaite apprendre à lire, est un moment bien long.
Le quartier est vivant, les passants nombreux, certains chargés de sacs emplis de livres, d'autres venant tout simplement tout joyeusement regarder les nouveaux livres ou aussi s'attabler devant un ordinateur.
Il fallut le passage de quelques Mettis, enfants et adultes pour qu'un certain Olivier choisisse quelques livres pour l'été.
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«Les femmes aussi peuvent-elles devenir Bouddha?» - «Oui, Ananda - Alors pourquoi ne pas admettre les femmes en tant que nonnes dans la communauté?» Le Bouddha ne répondit pas à la question d'Ananda, son plus proche disciple. Celui-ci avait été bouleversé à la vue de femmes de haute caste, dont la tante même du Bouddha, qui avaient marché et mendié afin de voir le Bienheureux et lui demander la permission de vivre la vie errante consacrée à la méditation et à l'enseignement, comme le faisaient les moines. Il est dit qu'Ananda dut poser sa question trois fois avant que le Bouddha n'accepte les nonnes - encore ceci s'accompagnait-il de nombreuses restrictions plaçant les nonnes toujours sous le contrôle des moines. Pesanteurs culturelles? Peur du scandale? Il était en effet impensable dans le contexte de l'époque - le nord de l'Inde, il y a 2.500 ans - qu'une femme, quelqu'ait été son ancienneté, puisse se retrouver en position de supériorité.
Cependant, dès le début, des nonnes furent des enseignantes renommées pour leur compréhension du Dharma (l'enseignement du Bouddha) et pour la profondeur de leur réalisation spirituelle. Le Bouddha fit leur éloge à plusieurs reprises. Il déclara, par exemple: «Si vous m'interrogez sur les mêmes sujets, je vous donnerai les mêmes réponses que Soeur Dhammadina. Que son discours soit répété devant toute la communauté des moines car elle a saisi l'essence de l'enseignement sur l'Illumination.» (2)
Si les femmes doivent rester socialement inférieures, les paroles du Bouddha montrent qu'elles ne cèdent en rien aux hommes quant à la réalisation spirituelle. Mais cette ambiguïté va peser sur la position des femmes dans la Communauté qui sera toujours le reflet de la position des femmes dans la société en général.
Dans l'école Zen du Japon à laquelle j'appartiens, l'ordination se fait de Maître à disciple - homme ou femme. «Dans le bouddhisme, hommes et femmes sont complètement égaux. C'est un des principes les plus élevés de la Voie du Bouddha» , a déclaré Maître Dôgen le fondateur, au 13e iècle. Mais la théorie est une chose, son application une autre!
Depuis une décennie, tout est en train de changer. Grâce à l'aide du Dalaï Lama d'abord, et aussi sous la pression des femmes elles-mêmes, que ce soit dans les pays traditionnels ou occidentaux. Aux Etats-Unis, beaucoup de femmes enseignent ou dirigent des centres importants. Il semblerait qu'en Europe, l'évolution soit plus lente. Sur une trentaine de centres et monastères, la France en compte deux dirigés par des femmes.
S'éloignant de la position du Bouddha, beaucoup de textes tardifs déclarèrent que ce n'est que dans un corps d'homme qu'on peut devenir Bouddha. Heureusement, le Soutra «L'enseignement de Vimalakirti», composé en Inde vers le 2e siècle, raconte ceci: un des grands disciples du Bouddha, Shâriputra, rencontre une déesse. Impressionné par ses paroles, reconnaissant sa compréhension des enseignements, il se risque à lui demander: «Pourquoi ne changez-vous pas de corps, vous qui êtes une femme?» La déesse lui rappelle le caractère illusoire des apparences et complète sa démonstration en le transformant en déesse, et en prenant elle-même la forme de Shâriputra. Obligé de reconnaître que la forme - masculine ou féminine - ne change rien, il s'incline devant l'Eveil «incomparable et sans égal» de la déesse!
(1) Luce Jôshin Bachoux a été ordonnée au Japon dans l'école Zen, il y a 15 ans. Elle dirige un monastère et centre de retraite en France, «La demeure sans limites» (Ardèche).
(2) Thich Nhat Hanh - «Sur les traces de Siddharta».