mandala Durga : la puissance est dans le sommeil

Photos, poésie, extraits de livre

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dimanche : l'arbre se fait transparence ... l'hiver approche lundi : lessive pour toutes les feuilles, toutes mardi : temps humide, dans le monde des champignons, c'est la fête mercredi : certains s'amusent à faire le trèfle .. |
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jeudi : fleurettes d'un ancien jardin vendredi : encore une beauté asiatique .. Corée, Viet-Nam, Chine ou Malaisie ? samedi : on se fait une petite toilette pour sortir ? |
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Bonsoir,
durant deux jours au moins, nous avons été privés de nos photos et c'est là que je me suis rendue compte comme j'aime les images ... les mots bien sûr, mais les images aussi.
Depuis un peu plus d'un an, je suis sur la plate-forme eklablog qui est très agréable à utiliser. Elle est gratuite, c'était une priorité pour moi. Bien sûr le choix de publicité est possible et j'ai fait ce choix pour laisser la moitié des revenus (légers ... au maximum 40 centimes par mois ) à eklablog et à la SPA. (car les possibilités de dons sont envisageables et j'ai apprécié).
Je souhaite à toute l'équipe de souffler un grand coup, car le stress devait être au maximum. J'ai travaillé dans un service informatique et je sais ce que sont les difficultés matérielles ou logicielles qui font que le soir, vous recherchez encore les solutions possibles.
Et je dis merci à toutes mes visiteuses (visiteurs) car sans partage, le blog n'est rien.
Bonne soirée à tous
Ma douce, ma lune ronde
Soleil
et étincelle de joie.
Pas une goutte de mon sang
ni aucune de l'homme aimé
Ne coule dans ta vie.
Ma douce, ma cannelle
mon orange acidulée,
trépidante et chaleureuse,
il vogue en toi
des histoires anciennes
inconnues, océaniennes,
lorraines et angéliques.
L'amour n'a pas besoin d'amarres
pas besoin de port ou de villes,
juste d'un regard échangé
complet, entier, don partagé.
Je t'aime, pupille de mes yeux,
oiseau chanteur, enchanteur.
Ton aînée, ton aimée grand mère.
Ohé Matelôts!!!
Pour le défi 153 de ce 02/11/2015 c’est votre commandant qui s’y colle.
Pour cause puisque c’est son anniversaire.
Pour cette occasion je vais vous demander de me gâter
En thématisant de la plus belle façon la naissance
A travers ces quatre éléments : terre-eau-air-feu
Pour se faire je vous pose 6 questions avec cinq choix de mots
Que vous devrez utiliser dans un texte .
choix 3
De qui êtes vous né(e) : vent
Lieu de naissance : montgolfière
Dans quelles circonstances êtes-vous né(e) : vol
Votre particularité en naissant : chevelu
Qualité transmise : sage
Paroles prononcées lors de la naissance : tu seras un homme mon fils
Né dans l’air
Le soleil, le disque solaire, dans sa saison préférée, fait le beau dans le ciel bleu, franchement azur, pas lavande. Noam est heureux ; la journée est belle. La fête des montgolfières sera un succès. Le vent souffle dans les mirabelliers. Les feuilles soupirent : souvenirs d’antan.
Noam lève le doigt, histoire de sentir la force du vent, et sourit, son ballon or et rouge s’élèvera avec les dix et cent, tous couchés, tous prêts à se gonfler et aller tout là-haut dans l’air meusien.
Qui va-t-il emmener dans sa nacelle ? Un couple d’amoureux ? un sexagénaire, une famille ? Sa femme, Léonie, vient, accompagnée de 3 personnes : 2 jeunes femmes, blondes, yeux bleus, rires aux lèvres et un enfant tout juste grand, tout juste aussi haut que la nacelle : 11 ans aujourd’hui. Tête rousse, longue chevelure attachée avec un élastique, le gamin quête l’autorisation de se balader dans l’espace bleu.
L’aérostier acquiesce et l’installe. Le moment est venu de larguer les amarres. Le ballon monte, il oublie les tracas, les jours de pluie. L’enfant attire son regard, lui, l’homme sans enfant. « Stérile, lui a dit le spécialiste, oreillons dans sa jeunesse. »
Sylvain hume l’air. « Première fois, dit-il, première fois depuis … onze ans ». Parler, dire, partager à cet homme sympathique et chaleureux.
« Oui ! un jour de vent, mes parents s’aimèrent, se laissant glisser dans le voile léger. Mon père me le rappelle tous les ans : du vent je suis né ! Ma mère était déjà bien forte. 8 ou 9 mois ! Seulement l’envie de nager dans les airs la titillait si puissamment que mon père lui offrit un vol en montgolfière plus doux qu’en Cesnna. Et sait-on jamais ?
Ce qui arrivera, ce qui arriva … maman cria en voyant les biches trotter dans les champs verts aux herbes hautes. Crier pour la beauté ! Crier pour la sensation forte que le naissance se ferait là !!
Voilà comment je suis né et l’on me prénomma Sylvain car nous survolions une forêt. Mon père avec grand-ma Dom, assistèrent ma mère. Et moi ? moi ! moi ! Déjà mes cheveux roux, mes cheveux de renard, déjà chevelu. Celui que je fis père, me souleva dans les bras, hurlant à la terre entière : « Tu seras un homme mon fils ! ».
Vous voyez, je ne tremble pas, je suis sage comme un chêne centenaire. Et dans cet espace transparent, mouvant, je suis né ni verseau ni balance, juste lion. »
Ce soir, l’atmosphère est si douce, le vent parfait. Les couleurs du soir sont apaisantes. Sylvain le fascine. Il hésite un peu, ses pensées vagabondent, sérieuses, inutiles, prudentes…. De son bras, il les écarte, toutes, oui toutes, et lance :
« Sylvain, j’ai besoin d’un assistant. Je t’apprendrai tout si tu le souhaites, tu seras frère des grues cendrées, des oiseaux voyageurs… si tu n’as pas de match de foot, si tes parents t’autorisent, si … «
Dans l’euphorie bienfaisante, le presqu’ado rit, largement, irrésistiblement ….
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aujourd’hui, les grilles et grillages ont le vent en poupe
pour protéger les propriétés
"ne rentrez pas chez moi"
"ne volez pas mes biens"
Petits moineaux et mignonne chauve-souris s'en moquent
Fleurettes automnales s'en font des fenêtres ...
Les barbelés usés, eux, chantent l'air du temps qui passe.
... Et est-ce si difficile de croire que des âmes pourraient elles aussi emprunter ces mêmes chemins (ondes électromagnétiques ... téléphone ... mails .. réseaux de fibres ... ) ? Que son père, Etienne, Mme Manec et le jeune Allemand nommé Werner Pfennig puissent hanter le ciel par nuées, comme des aigrettes, des hirondelles, des étourneaux ? Que ces âmes migratrices puissent emprunter la voie des airs, souffle perceptible seulement à une oreille attentive ? Elles volent au-dessus des cheminées, passent sur les trottoirs, se faufilent à travers vos vêtements, votre veste et votre chemise, votre sternum et vos poumons, s'en échappent - notre atmosphère est une bibliothèque recueillant toutes les vies qui ont jamais été vécues, toutes les phrases jamais prononcées, les mots jamais transmis.
A chaque instant, se dit-elle, quelqu'un qui a vécu cette guerre disparaît. (2ème guerre mondiale).
Nous ressuscitons dans l'herbe. Dans les fleurs, la musique.
Toute la lumière que nous ne pouvons voir
... Et est-ce si difficile de croire que des âmes pourraient elles aussi emprunter ces mêmes chemins (ondes électromagnétiques ... téléphone ... mails .. réseaux de fibres ... ) ? Que son père, Etienne, Mme Manec et le jeune Allemand nommé Werner Pfennig puissent hanter le ciel par nuées, comme des aigrettes, des hirondelles, des étourneaux ? Que ces âmes migratrices puissent emprunter la voie des airs, souffle perceptible seulement à une oreille attentive ? Elles volent au-dessus des cheminées, passent sur les trottoirs, se faufilent à travers vos vêtements, votre veste et votre chemise, votre sternum et vos poumons, s'en échappent - notre atmosphère est une bibliothèque recueillant toutes les vies qui ont jamais été vécues, toutes les phrases jamais prononcées, les mots jamais transmis.
A chaque instant, se dit-elle, quelqu'un qui a vécu cette guerre disparaît. (2ème guerre mondiale).
Nous ressuscitons dans l'herbe. Dans les fleurs, la musique.
Toute la lumière que nous ne pouvons voir
... Et est-ce si difficile de croire que des âmes pourraient elles aussi emprunter ces mêmes chemins (ondes électromagnétiques ... téléphone ... mails .. réseaux de fibres ... ) ? Que son père, Etienne, Mme Manec et le jeune Allemand nommé Werner Pfennig puissent hanter le ciel par nuées, comme des aigrettes, des hirondelles, des étourneaux ? Que ces âmes migratrices puissent emprunter la voie des airs, souffle perceptible seulement à une oreille attentive ? Elles volent au-dessus des cheminées, passent sur les trottoirs, se faufilent à travers vos vêtements, votre veste et votre chemise, votre sternum et vos poumons, s'en échappent - notre atmosphère est une bibliothèque recueillant toutes les vies qui ont jamais été vécues, toutes les phrases jamais prononcées, les mots jamais transmis.
A chaque instant, se dit-elle, quelqu'un qui a vécu cette guerre disparaît. (2ème guerre mondiale).
Nous ressuscitons dans l'herbe. Dans les fleurs, la musique.
Toute la lumière que nous ne pouvons voir
L'écrivain P.R., qui est l'une de nos voisines et amie en Bourgogne, mariée et vivant jusqu'il y a quelques mois avec un autre écrivain, C.D., disparu récemment après l'échec d'une transplantation cardiaque, m'a raconté l'histoire suivante :
un soir de ce dernier été, seule dans sa chambre à la campagne, elle fut soudain prise d'une crise de cafard et ouvrit un livre de C. pour "se rapprocher de lui en pensée". Lorsque, après un petit moment, elle releva les yeux de son livre, elle vit qu'un papillon, tel qu'elle n'en avait jamais aperçu auparavant dans les parages, était venu se poser sur le drap à la hauteur de sa chambre. Il resta là tout le temps de sa lecture et, en quelque sorte apaisée par sa présence, elle finit par d'endormir.
A son réveil, le papillon avait disparu.
Elle décida alors d'écrire une nouvelle sur cette étrange survenance...
Denis Grozdanovitch
la puissance discrète du hasard