Je me réfère à l’extrait d’un article écrit par Emile Zola au Figaro le 21 mars 1896, dans lequel il disait ces mots : « Alors est-ce qu’on ne pourrait pas de nation en nation commencer par tomber d’accord sur l’amour qu’on doit aux bêtes ? De cet amour universel des bêtes par-dessus les frontières, peut-être arriverait-on à l’universel amour des hommes. » Le carré de Pluton, mémoires
Un chien, un chat, c'est un coeur avec du poil autour.
L'animal apporte une chose en plus. Sa fidélité et son désintéressement. Un amour total. Un amour sans frontières sans fin.
Ce qui me choque, ce sont toutes ces bêtes merveilleuses que l'on transforme en saucisson.
Le dernier film que j’ai tourné s’appelait L’Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot Trousse-Chemise. Parmi les figurants, une vieille dame avec sa chèvre. J’allais les voir dès que j’avais une pause.
Mais la dame me dit un jour : « J’espère que le film sera terminé dimanche. C’est la communion de mon petit-fils, on fera un grand méchoui avec la chèvre. » J’ai été horrifiée ! Et j’ai immédiatement acheté la chèvre. Je suis rentrée avec elle dans mon hôtel 4 étoiles, elle a dormi dans ma chambre, et même dans mon lit avec ma petite chienne. Ce fut le déclic. Adieu le cinéma.
Citation de Brigitte Bardot dans un article du Monde, Annick Cojean, 2018
La liberté, c'est d'être soi, même quand ça dérange.
A midi, dans la boîte aux lettres, attendait une lettre dans une belle enveloppe rouge munie d'un timbre avec un renne ! Je vous la partage.
Chère Andrée,
Etonné de ne pas recevoir ta lettre annuelle accompagnée de celles de tes amis croqueurs de mots, j'ai pris la plume (une belle plume d'oie) et je t'écris, toi qui cette année a perdu des amis chers dont la mignonne Stella.
Je vais commencer par te donner mes bonnes nouvelles ; Jean-Roch est arrivé depuis peu, il a intégré l'équipe des lutins, chargés de fabriquer les lego. Son savoir faire, son imagination fertile et ses qualités de gestionnaire ont immédiatement enchanté. Et il a retrouvé son sourire et ses yeux plein d'étoiles. Ca bosse et ça chante !!! Quant à Marcel, il est à l'école des Pères Noël ; il apprécie cet apprentissage et se voit déposer les jouets chez tes petits enfants. Et Sharin, oui, la belle au sourire d'or, elle accueille tous les nouveaux, leur fait découvrir le pays magique, la neige, les sapins, les rennes et les fées des neiges.
La meilleure nouvelle est la venue de votre petite étoile, elle s'est complètement remise. Elle souhaite être renne, oui, notre mini miss, courir dans le grand ciel étoilé. Elle a si bien demandé qu'elle a sa petite clochette et son bonnet rouge. Quand l'heure du départ approche, elle prévient tout le monde ; tous les rennes rient et se mettent en place, moi aussi d'ailleurs.
Il me semble que les lutins Lucette et Robert sont chez toi, se la coulant douce sur ton sapin de Noël ! Dis leur que je les attends pour les rois. (et oui ils sont spécialistes de la galette des rois).
Sharin me confie que le chat Pumpkin vient de se présenter et qu'il demande à voyager.
Maintenant, chère Andrée, je sais que tu es tellement désolée de voir le charivari dans votre monde, le Grand Russe, le petit président français, le président cow boy américain, et l'ancien amuseur ukrainien, franchement, ne se forcent pas pour la paix. Et ton cher pape François, toujours aussi pratique, continue d'œuvrer d'ici. Chez lui, les cierges brûlent et ses prières de temps en temps sont entrecoupées de quelques imprécations !
Transmets mes plus joyeux chants de Noël, à tes amies et amis croqueurs de mots. Et que l'an prochain, ils m'écrivent à nouveau. Vos lettres sont un vrai arc en ciel . Une bise à la capitaine Domi, et des bons Noëls à distribuer autour de toi.
Pour ce défi 317, qui sera le dernier du trimestre, c'est Lilou qui s'y colle et elle nous propose :
Aujourd’hui, vous devez récupérer un colis postal. Vous avez reçu par SMS, le code du casier où votre précieux paquet a été déposé. Mais voilà, votre bonheur est vite douché puisque le casier est vide. Alors vous avez six jours pour mener votre enquête et retrouver votre bien ou pas. Et vous devez utiliser les mots au moins cinq des mots suivants :
Automne 2025, nous en reparlerons encore longtemps, entre le décès d'un brillant jeune homme, en sombre désescalade, qui mange désormais les pissenlits par la racine, la chienlit politique de femmes et d'hommes dont les choix ne sont pas jolis, jolis, le brocoli qui a fracturé le bout d'une incisive. Voici mon cerveau réduit en coulis après la découverte VIDE de la boîte à colis du Grand Frais au lieu d'une boîte contenant un tongue drum de Bali (tambour à langues).
Je rage, je crache, je m'époumone. Et je ne suis pas la seule ! Une jeune femme jure en pali. Son sari rose pour le mariage de sa sœur, absent aussi. Un papy turc, costume et chapeau noirs, prend sa canne et frappe la boîte à colis. Deux maghrébines, voilées grand deuil, sortent de leur reserve. Une jeune femme à la queue de cheval bagarreuse, perchée sur ses hauts talons, certainement une dirigeante du Technopôle, lance un regard noir sur notre attroupement.
Rien pour elle non plus. Pas de parfum envoûtant, mode, pour personne exceptionnelle. Rien ! Elle s'éloigne crachant énervée "ils ne l'emporteront pas au paradis !".
Ensemble, pourtant, nous nous questionnons, suggérons des solutions, le signaler à la société de transport de colis, se plaindre, exiger ! Nous n'allons pas passer 6 jours à attendre. Nous voulons nos colis ! Le vieux monsieur attendait une montre transmise de génération en génération. Les Maghrébines, de délicieuses cornes de gazelle envoyées par une soeur marseillaise. Leurs deux enfants d'environ 10 ans, pendant nos récriminations, ont tourné et viré autour du Locker.
L'une, une petite rusée, passionnée de livres "cherche et trouve", ramasse un ruban rouge, un ruban vert, et coincé près d'un casier, un mignon bonnet rouge et vert. Avec son ami, elle s'esclaffe "les lutins de Noël" ont encore fait des leurs ! Ils sont partout, dans les sapins, les maisons, chez Action, Centrakor, même les boutiques. Chez une copine, ils ont emballé le sapin de Noël de papier WC. Ils s'amusent.
Les deux enfants aperçoivent sur le côté droit, un grand casier légèrement entrouvert. Ils se précipitent et découvrent les paquets agglutinés.
Oubliés les cris, les jérémiades ! Les cornes de gazelle sont offertes, le sari déplié, la montre fièrement portée. Mon petit tambour prêt à vibrer. Nos sourires revenus.
Nous venons de fêter les 70 ans d'Olivier. Le temps est sombre et pluvieux. Ses frères choisissent de rejoindre leur domicile à Toul. Pour ceux qui restent ce sera le musée de Metz avec ses nouvelles salles de la biodiversité.
Le dieu Mercure , dieu des voyageurs et du commerce et la déesse de la fécondité et de l'abondance, Rosmerta
Carreau en faience d'un poêle (Renaissance)
Les égouts de la ville romaine très bien conservés
Après deux mois de soins, notre petite bichette a rejoint les étoiles, tôt ce matin.
La vétérinaire avait pronostiqué une enteropathie exsudative, maladie des intestins avec perte de protéines. Moi la végétarienne lui préparait des filets de poulets. Cortisone à petite dose, puis plus forte et autre médicament supplémentaire. Le taux de protéines augmentait doucement, trop doucement. Son état variait de jour en jour. Puis cette semaine elle a commencé à respirer un peu difficilement, puis encore plus la limitant dans sespromenades.
Et elle a rendu son dernier souffle entre nous deux. Elle a rejoint Djinnie, Durga et nos proches disparus.
Elle est partie à peine âgée de 5 ans. Elle adorait sepromener, adorait taquiner ses amis les chiens pour faire la course. Nous l'emmenions partout avec nous.
Elle était vive et sociable. Nous lui disons merci pour son amour, sa présence.Nous sommes tristes.
Et trouvons la maison bien vide sans toi
ADIEU
"L'amour ne fait rien de mal au prochain. Donc, le plein accomplissement de la Loi, c'est l'amour" Romains, 13, 10
Chaque matin, au réveil, les bois résonnent de chants d'oiseaux. J'aime l'idée qu'ils chantent, que je les entende ou non par-dessus le vrombissement du tracteur. Que nous soyons présents ou non pour la beauté et l'abondance, elles sont là, non pour nous mais en elles-mêmes. Cette pensée me procure une véritable sensation de repos. Je fais parti de ce mystère, mais seulement pour une part. Mes enfants ont grandi au sein de ce grand ordre des choses, qu'ils l'aient ou non compris.
Domi, amicale capitaine, nous propose de partager un souvenir personnel ou public qui a marqué notre vie !
Tout est permis : humour, joie, tristesse, colère, dérision ....
laissez parler vos émotions 😁😍😣😏😭
Durant cette nuit entrecoupée où je me retourne, respire lentement, longuement pour laisser passer tout ce cauchemar de réalité, ma voiture accidentée, ce jour de bouchons accumulatifs près de et sur l'autoroute. Et dans un moment de sommeil réparateur, je me suis souvenue d'un moment heureux, celui où j'étais un poisson, une truite fario. La journée ensoleillée, le torrent, les pierres au fond, mes amis Mercy, Champagne et Divina. Nager à vive allure, dans le courant circulant entre les roches. Quel bonheur ! sautant pour attraper une mouche ou simplement pour la joie pure, les verts se déclinaient autour de moi, celui des chênes, celui des peupliers, plus émeraude tendre, le vert des mousses, d'une si grande douceur, que j'y glissais, tout en remuant ma queue.
Que faisions nous là, peut être un jeu de défis, un jeu d'amoureux. Nous nous suivions, sautant, glissant dans l'eau pure. Savez-vous comme il est bon, de filer dans le courant, se laissant masser par le torrent frais, et je me tourne d'une coup, le soleil fait briller mes écailles. Du vert, du transparent, du sable jaune. Et les pierres nous exaltent, elles créent des remous, elles créent de l'inconnu. Ne surtout pas réfléchir, savoir se faufiler, savoir apprécier les distances, savoir se dresser et sauter au dessus, tour sur soi et la folle descente recommence. Plongeon, toute l'eau nous enserre comme un fourreau. Et un peu las, se laisser couler sur le sable, jouant avec la lumière, rester à vivre la bienfaisance de l'eau.