Pour ce défi 323 chez les Croqueurs de Môts, c'est Jeanne Fadosi qui souhaite célébrer la Semaine de la langue française et de la Francophonie 17 - 20 mars 2026.
C'est quoi le thème et les mots de cette année ? Le monde à venir nous questionne. Ensemble inventons-le !
Les 10 mots : alunir, anticipation, continuum, dystopique, humanoïde, particule, programmer, sidéral, théorie, transmuter.
Et maintenant qu'est-ce qu'on fait avec ces dix mots ? On écrit un texte (pas trop long), prose ou poésie, utilisant au moins trois de ces mots (à votre choix). Vous vous projetez (si vous le pouvez), vous imaginez, vous divaguez ... Vous pouvez aussi rembobiner et nous raconter comment vous imaginiez l'avenir il y a dix, vingt, trente ou quarante ou cinquante ans.
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Alors que Louis Arnaud, cet humanoïde, ex otage français en Iran, témoigne de son enfermement dans les geôles sidérales de ce régime, dans "la révolution intérieure", je souhaite imaginer un autre monde.
Je souhaite émettre la théorie d'un mieux pour demain, après ces bombes, ces drones Israélo/États-uniens, attendus par une grande partie de la population. Ce peuple qui aujourd'hui tremble car les maîtres menacent de mort la moindre transgression. Comment faire pour transmuter l'indignité en dignité, liberté ? Un pays où les poètes reprendront la relève de Rûmi, Omar Kayyam ou Forough Farrokzhad.Un pays où les femmes éclaireront le monde, scientifiques, éducatrices, artistes, femmes au foyer, politiciennes.
"Des degrés subtils de domination et de servitude sont ce que vous appelez amour. Mais l'amour est différent : il advient dans toute sa plénitude, là, simplement, comme la lune à travers la fenêtre." (Rûmi)
"La blessure est l'endroit où la lumière entre en vous." (Rûmi)
"Ne te dépense pas tant en tristesse insensée, mais sois en fête.
Donne, dans le chemin de l'injustice, l'exemple de la justice,
La semaine dernière, nous avons fait la connaissance de Guizmo dans un refuge toulois. Une promenade en forêt pour faire connaissance. Il est gai, vif, gentil, nous rappelant Stella avec ses grandes oreilles. Haut comme trois pommes, à peine poilu, âgé d'un peu plus d'un an.
Les responsables du refuge l'ont trouvé, abandonné, errant sur l'autoroute. Il était ni pucé, ni vacciné.
Mardi nous sommes allés le chercher. Il a eu un peu peur dans la voiture, gémissant ou invectivant les voitures qui nous dépassaient.
Puis très vite, il a aimé la maison, le confort, la nourriture. Il dort tranquillement sur le canapé sous une couverture. Il adore les promenades.
Nous espérons vivre ensemble un long moment. Ce petit être nous comble de joie. Nos petits fils l'ont tout de suite apprécié.
La pluie tombe, l'air humide est froid. Nous visitons une exposition des peintures de Claude-Henri SCHMITT (décédé en 2021). Une exposition qui nous donnera des couleurs.
un petit cadeau pour un jour bleu ; un mini apn KODAK Charmera. Il existe plusieurs couleurs (rouge, jaune, bleu, noir et même un transparent). Son achat est comme celle d'une pochette surprise : j'ouvre la boîte et découvre le kodak arc en ciel. Belle découverte ! Ensuite 1,6 million de pixels, une ouverture de 35 mm, la possibilité de quelques filtres et encadrements. Même un flash (tout petit) et un oeilleton (toujours miniature), aussi un écran grand comme un timbre poste. Une autre façon de photographier !
Pour ce défi 322, votre amirale à la barre !!! Dom nous propose un jeu de société 😉"Comment j'ai adopté un dragon !"
Nous devons choisir un thème d'après quatre fiches et suivre les indications sur une série de dés comportant une petite phrase à insérer dans notre composition. (ce qui fait beaucoup de combinaisons possibles)
Je vous demande d'écrire un texte pour le lundi 9 mars .
J'ai choisi 'j'adopte un dragon" thème salade de rêves, avec les petites phrases de dés à insérer successivement
Quand j'étais petit, alors moi, à mon avis, ni une, ni deux, moralité. Et où je veux, et là, paf !tu peux le prouver ?
Adopter un dragon,
petit, vert, farceur
volutes de fumée.
Parce que je souhaite
la force du feu
la douceur de l'amitié
la fraternité.
Il est jeune,
il est beau,
fragile.
En mon cœur,
il brûle d'amour.
Et elle est fille.
J'adopte un dragon
Quand j'était petit, pas petite, car je ne me sentais pas si fille que ça ! j'ai fait ce rêve de vivre au pays des dragons qui se situe dans la galaxie des Omeyades. Pas très grand, avec des écailles vertes et bleues, où le doré luisait, un dragon était mon ami et nous jouions ensemble à la balle. Alors moi, je lui la lançais et immanquablement, le feu sortait de ses naseaux et la balle rebondissait dessus. Instant magique, excitant. Pendant ce temps, les grands, se questionnaient sur l'avenir du monde.
A mon avis, une discussion sans fin où l'unique solution se trouvait dans l'Amour et que malheureusement, nous avions du mal à appliquer dans nos vies. Le rêve se terminait et s'effaçait trop vite de ma mémoire au réveil. Il me restait un peu d'odeur de brûlé (odeur des flammes d'un joli feu de bois).
Puis les années ont passé et je suis grande maintenant, presqu'autant que mon père. Comme tout adulte j'exerce une profession, celle de coiffeuse. Ecouter les autres, leur raconter des histoires aussi pour les faire sourire. Un après midi, je coiffe une petite brunette aux cheveux bouclés, et dans ses mains, elle tient un petit dragon aux écailles vertes et bleues dorées . Ni une, ni deux, il se met à grandir, grandir, m'effrayant un peu. (Et là, paf ! le temps s'arrête, l'enfant, les ciseaux, la musique, tout est suspendu).
Ah le dragon, la dragonne plutôt me dit : "j'ai besoin de toi. Peux tu m'accueillir chez toi ? Dans la galaxie, mon monde se meurt, il est attaqué par des êtres jaunes, arrogants." Son regard est de braise, ses naseaux fument.
Je ne lui pose pas de question style "tu peux le prouver ?" Oh non ! Plutôt "mais comment faire pour t'emmener chez moi ? la petite fille va certainement crier et pleurer."
Le temps se remet à sa place, les bruits s'organisent. Tout reprend son allure. Et la petite fille, Lucie pour tout dire, me donne le dragon en me faisant un clin d'œil. "Il sera mieux chez toi !".
Moralité
Le dragon que j'ai adopté vit chez moi, tranquillement. Elle s'appelle Flamme d'Arménie et pendant mes heures de travail ou d'absence, elle s'envole dans le monde à la découverte des volcans. Quand je rentre le soir à la maison, il règne toujours une chaleur enveloppante et odorante. Avec elle, la paix règne, la joie aussi. Nous continuons à jouer à la balle. Elle me confie qu'elle va mieux et repartira durant la prochaine année bissextile.
La moralité de cette histoire est qu'il faut faire confiance à nos rêves (même s'ils semblent décousus, irréalistes).
Après tant de pluies, tant de gris, le soleil resplendit, la nature se réjouit, à vive allure poussent les crocus, les jonquilles, se parent de duvet tendre, les arbres et les couleurs dansent. Mercredi, au plan d'eau, cela bougeait, vivait, des chiens, des oiseaux, des humains sortaient de leurs refuges.
Texte extrait d'un article publié en janvier 1922, écrit le 6 janvier 1922 par Khalil Gibran (anniversaire de ses 39 ans)
"Mon âme m'a sermonné et m'a appris à aimer ce que les gens rejettent et à traiter en ami celui qu'ils insultent. Et elle m'a révélé que la vertu de l'amour n'est pas en celui qui aime mais en celui qui est aimé.
Et avant que mon âme ne m'ait sermonné , l'amour en moi était un mince fil tendu entre deux pieux rapprochés. Mais à présent il s'est transformé en un halo dont le commencement et la fin ne font qu'un et qui entoure tout ce qui existe, s'étendant lentement pour étreindre tout ce qui existera.
Mon âme m'a sermonné et m'a appris à voir la beauté au delà de la forme, de la couleur et de la peau et à contempler ce que les gens qualifient de hideux jusqu'à ce qu'il m'apparaisse gracieux.
...
Mon âme m'a sermonné et m'a appris avec certitude que je ne suis pas plus grand qu'un pygmée ni plus petit qu'un géant.
Et avant que mon âme ne m'ait sermonné, je croyais que l'humanité est divisé en deux genres ; l'homme faible sur lequel je m'apitoyais ou duquel je me raillais, et l'homme fort que je suivais ou contre lequel je me soulevais. Mais aujourd'hui j'ai appris que je suis un individu parmi la collectivité humaine. En fait mes éléments sont les leurs, de fait que sont les leurs mes pensées, mes tendances et mes visées.ainsi, s'ils commettent une faute, ce sera moi qui l'ai commise et, s'ils font une bonne action, j'en serai fier ; s'ils s'élèvent, ce sera avec eux que je m'élèverai et, s'ils régressent, ce sera avec eux que je régresserai.
Mon âme m'a sermonné et m'a appris que la lanterne que je porte ne m'appartient pas et que la chanson que je chante n'a pas été composé dans mes entrailles. Ainsi, bien que je marche dans la lumière, je ne suis pas là lumière et, bien que je sois un luth accordé. Je ne suis pas le luthier.
(Khalil Gibran, une biographie de Jean Pierre Dahdah)