Zaza, moussaillon en chef, nous propose : « Imaginez deux jeunes gens en quête d’aventures qui découvrent un vieux grimoire de recette de vin dans un domaine vinicole. Soudain, ils entendent un bruit inquiétant. Ne seraient-ils pas seuls, quelqu’un les suivrait-il ?
À vous de continuer cette histoire abracadabrantesque !
Songha *, le voyageur de temps, toujours jeune explique à Attala, un peu dans la lune, l'intérêt de cette recette de vin . Préparé avec persévérance et temps (7 ans en tonneau), il servait durant les diplomatiques séances de réconciliation entre les royaumes.
Mais on entend des bruits de pas. Vite les deux jeunes d'ici et d'ailleurs se cachent. En Bourgogne, les vignerons ne rigolent pas. Ils ne tuent pas...
Ceux-là, aussi, ne veulent pas se faire remarquer. Ils chuchotent. Vite prenons en photo la recette du vin de paix. Et préparons en vitesse un ersatz à emmener à Versailles et verser au tsar de Russie. Quand il saura qu'il s'agit du fameux vin dit sacré, il ne résistera pas et acceptera nos conditions.
Les hommes se hâtent. l'Américain rusé rit en douce. Quelle belle affaire !
Les deux jeunes gens sortent et tout de suite Attala comprend qu'ils n'ont pas tout scanné. Sur la deuxième page est mentionné un ingrédient supplémentaire : trois fleurs de tilleul. Songha qui connaît le passé. Il est voyageur du temps, né dans un autre monde. Songha tire un flacon de sa poche et le remplit de vin d'un tonneau très poussiéreux.
Maintenant à Versailles ! La jeune fille s'approche de lui qui claque ses doigts et hop, ils se retrouvent au château. Ils s'entendent à merveille ces deux là. Pendant que l'une trouve des carafes en cristal, lui les remplit du vin de paix. Il feront le service. Les invités nombreux, diplomates et personnalités politiques s'extasient devant le vin capiteux, si doux au palais.
Très étrangement, les langues se délient, chacun n'ayant qu'une même pensée, LA PAIX. Les Russes embrassent les Ukrainiens et les Français, même les Américains. Au bout de trois heures, le traité est signé, ratifié. Un orchestre joue un air champêtre. Les gens dansent. Songha est ravi, la Terre va vivre encore quelques siècles. Il propose à Attala de l'accompagner dans son vaisseau qui circule à la vitesse de la lumière. D'accord mais le prochain voyage sera en Egypte à Gizeh.
* inspiré du personnage Seongha, voyageur du temps (l'odyssée des étoiles de Kim Bo-Young.
A la médiathèque, Olivier a pensé à moi en feuilletant le livre de photos de Alexandre Vettoretti (avec un texte de Marie Hélène Laffont). Livre que j'ai admiré pour ses photos et les souvenirs renaissants. Et maintenant, je vous offre quelques photos de ces femmes. Le texte en dessous est celui rédigé par le photographe.
Marie Thérèse née en 1931 en Vendée
"Quand je me suis mariée, j'ai quitté ma Vendée natale pour m'installer avec mon mari en Haute Garonne. J'ai toujours rêvé d'être agricultrice, d'avoir des vaches et des pommiers, je ne sais pas pourquoi."
Antoinette, née en 1928 en Aveyron
"J'aidais mon père avec les brebis. Je les gardais, je faisais la traite et, à côté je travaillais comme servante. Je ne me suis pas mariée car, si c'est pour que les hommes ne restent pas avec leur femme, il vaut mieux ne pas se marier."
Simone, née en 1920 dans les Ardennes
"On avait 80 Ha, c'était grand pour l' époque. Mais ce que j'aimais, c'étaient mes vaches. J'ai fait la traite jusqu'à plus de 80 ans.
Paulette, née en 1936 dans la Creuse
"Ma mère était toute seule, mon père a été prisonnier durant la guerre. Quand il est rentré, en 45, je ne le connaissais pas le pauvre. Il a toujours été gentil. J'aimais soigner les bêtes, mais on travaillait trop, c'était dur, il n'y avait que le travail. Je n'ai jamais vu la mer."
Geneviève, née en 1916 à Paris
"En 1920, mes parents ont acheté des terres en Dordogne, c'était moins cher. Je n'ai pas choisi d'être paysanne, mais je n'ai pas choisi autre chose. J'ai été heureuse d'être paysanne. En ce temps là, nous étions utiles."
Elle ne pourrait pas être ma grand mère presque toujours en tablier (gris et violet), jamais en pantalon. Pourtant elle me la rappelle cette Francia née en 1897 qui a quitté son village pour venir se marier avec cet homme agriculteur, de 10 ans son aîné.
Ma mère née en 1924, après avoir durement travaillé enfant avec son père en Haute Loire, choisit de partir vivre à Saint Etienne, y rencontra mon père. C'était un crève cœur pour elle, chaque fois qu'il fallait emmener une vache au maquignon. Elle est décédée à 71 ans.
Hissez haut ! Voilà notre moussaillonne Jazzy à la barre de la coquille, pour ce défi numéro 324. Pour le lundi 6 avril, elle nous propose d’écrire une page d’un roman qui n’existe pas, comme si c’était une page arrachée à un livre perdu. Rédigez le texte qui est écrit dessus en vous inspirant, si vous le souhaitez, de certains genres littéraires (fantasy, romance, policier…).
Il nous faudra aussi inclure cette phrase : La nature fait les hommes semblables et la vie les rend différents.
page 34
chapitre 4
La nature fait les hommes semblables et la vie les rend différents
la ville sent fort la vanille, les quartiers bruissent d'êtres au travail, de négociants en recherche de gousse de première qualité. Mon père, cet homme parti bien trop jeune, ne verra pas comme mon fils lui ressemble, traits fins, couleur de miel, grande sensibilité.
Je sommeille aujourd'hui, le médecin a été clair, si vous voulez ce deuxième enfant, il faut rester allongée. Etre sur la terrasse, regarder le jardin fleuri si bien entretenu par ma mère, lire, aujourd'hui, des poèmes de Victor Hugo. Je me lève, une feuille pliée en deux glisse sur la sol. Des mots griffonnés, serrés se bousculent. Une date, 7 juillet 1994, une signature Jeanine.
"Chère amie, dit-elle, comme promis, je te donne des nouvelles de Marie Laurence . Elle grandit petite puce, elle est ton portrait, visage mutin. Enfant sage et un rien obstinée (tu souris en lisant ce trait de caractère), elle grandit choyée par ses parents adoptifs. Sa vie dans le pays des mirabelles, aux collines verdoyantes et au tempérament moins clément, est joyeuse. Aline continue régulièrement de prendre de mes nouvelles en joignant des photos de l'enfant..... Ma santé ne s'améliore pas et je suis en France pour être soignée à Bordeaux. L'été y est étouffant, et je ne m'y plais pas trop....."
Je reprends le livre, tourne les pages l'une après l'autre, pas d'autre lettre, pas de photo, maintenant, je suis bien éveillée et suis pressée de voir ma mère ce soir quand elle ramènera Anjara de l'école. Les choses se bousculent en moi, rien ne prévoyait ce