En Alsace, Noël se prépare (14 décembre)
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Photos, poésie, extraits de livre
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Ohé Mâtelôts !!!
Pour ce défi 317, qui sera le dernier du trimestre, c'est Lilou qui s'y colle et elle nous propose :
Aujourd’hui, vous devez récupérer un colis postal. Vous avez reçu par SMS, le code du casier où votre précieux paquet a été déposé. Mais voilà, votre bonheur est vite douché puisque le casier est vide. Alors vous avez six jours pour mener votre enquête et retrouver votre bien ou pas. Et vous devez utiliser les mots au moins cinq des mots suivants :
coulis, brocoli, pissenlit, Bali, jolie, chienlit, torticolis, roulis, ailloli, pali, homélie
Automne 2025, nous en reparlerons encore longtemps, entre le décès d'un brillant jeune homme, en sombre désescalade, qui mange désormais les pissenlits par la racine, la chienlit politique de femmes et d'hommes dont les choix ne sont pas jolis, jolis, le brocoli qui a fracturé le bout d'une incisive. Voici mon cerveau réduit en coulis après la découverte VIDE de la boîte à colis du Grand Frais au lieu d'une boîte contenant un tongue drum de Bali (tambour à langues).
Je rage, je crache, je m'époumone. Et je ne suis pas la seule ! Une jeune femme jure en pali. Son sari rose pour le mariage de sa sœur, absent aussi. Un papy turc, costume et chapeau noirs, prend sa canne et frappe la boîte à colis. Deux maghrébines, voilées grand deuil, sortent de leur reserve. Une jeune femme à la queue de cheval bagarreuse, perchée sur ses hauts talons, certainement une dirigeante du Technopôle, lance un regard noir sur notre attroupement.
Rien pour elle non plus. Pas de parfum envoûtant, mode, pour personne exceptionnelle. Rien ! Elle s'éloigne crachant énervée "ils ne l'emporteront pas au paradis !".
Ensemble, pourtant, nous nous questionnons, suggérons des solutions, le signaler à la société de transport de colis, se plaindre, exiger ! Nous n'allons pas passer 6 jours à attendre. Nous voulons nos colis ! Le vieux monsieur attendait une montre transmise de génération en génération. Les Maghrébines, de délicieuses cornes de gazelle envoyées par une soeur marseillaise. Leurs deux enfants d'environ 10 ans, pendant nos récriminations, ont tourné et viré autour du Locker.
L'une, une petite rusée, passionnée de livres "cherche et trouve", ramasse un ruban rouge, un ruban vert, et coincé près d'un casier, un mignon bonnet rouge et vert. Avec son ami, elle s'esclaffe "les lutins de Noël" ont encore fait des leurs ! Ils sont partout, dans les sapins, les maisons, chez Action, Centrakor, même les boutiques. Chez une copine, ils ont emballé le sapin de Noël de papier WC. Ils s'amusent.
Les deux enfants aperçoivent sur le côté droit, un grand casier légèrement entrouvert. Ils se précipitent et découvrent les paquets agglutinés.
Oubliés les cris, les jérémiades ! Les cornes de gazelle sont offertes, le sari déplié, la montre fièrement portée. Mon petit tambour prêt à vibrer. Nos sourires revenus.
"Ah les lutins farceurs !"
Nous venons de fêter les 70 ans d'Olivier. Le temps est sombre et pluvieux. Ses frères choisissent de rejoindre leur domicile à Toul. Pour ceux qui restent ce sera le musée de Metz avec ses nouvelles salles de la biodiversité.
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Le dieu Mercure , dieu des voyageurs et du commerce et la déesse de la fécondité et de l'abondance, Rosmerta
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Carreau en faience d'un poêle (Renaissance)
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Les égouts de la ville romaine très bien conservés
Avec Victor
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Après deux mois de soins, notre petite bichette a rejoint les étoiles, tôt ce matin.
La vétérinaire avait pronostiqué une enteropathie exsudative, maladie des intestins avec perte de protéines. Moi la végétarienne lui préparait des filets de poulets. Cortisone à petite dose, puis plus forte et autre médicament supplémentaire. Le taux de protéines augmentait doucement, trop doucement. Son état variait de jour en jour. Puis cette semaine elle a commencé à respirer un peu difficilement, puis encore plus la limitant dans ses promenades.
Et elle a rendu son dernier souffle entre nous deux. Elle a rejoint Djinnie, Durga et nos proches disparus.
Elle est partie à peine âgée de 5 ans. Elle adorait se promener, adorait taquiner ses amis les chiens pour faire la course. Nous l'emmenions partout avec nous.
Elle était vive et sociable. Nous lui disons merci pour son amour, sa présence.Nous sommes tristes.
Et trouvons la maison bien vide sans toi
ADIEU
"L'amour ne fait rien de mal au prochain. Donc, le plein accomplissement de la Loi, c'est l'amour" Romains, 13, 10
Stella
Le chien était près de la mort,
celle qui désunit les vivants.
Ma tête de tristesse se
baladait dans la réalité coupante.
Le chien soigné par la
véto dynamique,
combattant, se prenait
à rester dans la vie.
Et la terre joue
les prolongations
Et le chien joue à
au ballon coloré.
Le chien et la terre,
encore un jour ensemble.
Agab (11/25)
Chaque matin, au réveil, les bois résonnent de chants d'oiseaux. J'aime l'idée qu'ils chantent, que je les entende ou non par-dessus le vrombissement du tracteur. Que nous soyons présents ou non pour la beauté et l'abondance, elles sont là, non pour nous mais en elles-mêmes. Cette pensée me procure une véritable sensation de repos. Je fais parti de ce mystère, mais seulement pour une part. Mes enfants ont grandi au sein de ce grand ordre des choses, qu'ils l'aient ou non compris.
Mérédith HALL
Plus grands que le monde
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Défi 315
LES CROQUEURS DE MOTS
Domi, amicale capitaine, nous propose de partager un souvenir personnel ou public qui a marqué notre vie !
Tout est permis : humour, joie, tristesse, colère, dérision ....
laissez parler vos émotions 😁😍😣😏😭
Durant cette nuit entrecoupée où je me retourne, respire lentement, longuement pour laisser passer tout ce cauchemar de réalité, ma voiture accidentée, ce jour de bouchons accumulatifs près de et sur l'autoroute. Et dans un moment de sommeil réparateur, je me suis souvenue d'un moment heureux, celui où j'étais un poisson, une truite fario. La journée ensoleillée, le torrent, les pierres au fond, mes amis Mercy, Champagne et Divina. Nager à vive allure, dans le courant circulant entre les roches. Quel bonheur ! sautant pour attraper une mouche ou simplement pour la joie pure, les verts se déclinaient autour de moi, celui des chênes, celui des peupliers, plus émeraude tendre, le vert des mousses, d'une si grande douceur, que j'y glissais, tout en remuant ma queue.
Que faisions nous là, peut être un jeu de défis, un jeu d'amoureux. Nous nous suivions, sautant, glissant dans l'eau pure. Savez-vous comme il est bon, de filer dans le courant, se laissant masser par le torrent frais, et je me tourne d'une coup, le soleil fait briller mes écailles. Du vert, du transparent, du sable jaune. Et les pierres nous exaltent, elles créent des remous, elles créent de l'inconnu. Ne surtout pas réfléchir, savoir se faufiler, savoir apprécier les distances, savoir se dresser et sauter au dessus, tour sur soi et la folle descente recommence. Plongeon, toute l'eau nous enserre comme un fourreau. Et un peu las, se laisser couler sur le sable, jouant avec la lumière, rester à vivre la bienfaisance de l'eau.
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(image trouvée sur internet)
Je suis allée hier à la médiathèque Le Phénix , livres en retard à rendre. Et sur l'étagère, les nouveaux cd, choisir celui de Miley CYRUS "Something Beautiful" au hasard, emprunter un livre de Léonard Cohen (le premier écrit à 22 ans) "un ballet de lépreux" et 30 millions d'amis.
Le jeune homme à l'enregistrement des documents, toujours très avenant, souriant, souligne "vous verrez, il est intéressant". Il s'agit d'une chanteuse très connue (jamais entendue) qui fait de très grands spectacles. Elle a joué dans une série Disney. Elle souriait tellement jeune bébé que ses parents la surnommait Smiley (est resté Miley).
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J’ai toujours suivi deux méthodes dans ma vie : celle où je contrôle tout, où je suis extrêmement pointilleuse sur ce que je veux créer, et celle où je laisse faire le destin. Si la magie a pu opérer dans les deux cas, j’ai décidé d’arrêter de m’obstiner, d’empêcher ce qui pourrait arriver et donc, par-là, m’empêcher moi-même.
C’est comme essayer en vain d’ouvrir une porte pendant des heures, jusqu’à ce qu’une personne débarque et y parvienne aussitôt, très facilement. Dans ces cas-là, on s’interroge. Pourquoi elle a réussi, elle, et pas nous ? Mais c’est parce qu’on a essayé trop fort. Alors que si on est plus doux, et, mieux encore, qu’on demande de l’aide, la porte s’ouvre comme par enchantement. Il en va de même pour le surf, que je pratique assidûment : face à une grosse vague, il ne faut surtout pas l’affronter, mais lâcher prise.
extrait d'un article paru sur Vogue
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la "cerise du chêne" est une galle ronde provoquée par la piqûre d'une petite guêpe appelée cynips du chêne. Elle pond dans la feuille et introduit une substance chimique obligeant la feuille à fabriquer cette petite boule. Elle contient une larve qui se nourrit à l'intérieur. Pas de souci pour les arbres qui supportent très bien les galles.
Les mots
Fais attention avec les mots,
même avec ceux qui sont miraculeux.
Pour les miraculeux nous faisons de notre mieux,
Parfois ils grouillent comme des insectes
et embrassent plus qu'ils ne piquent.
Ils peuvent être aussi bons que des doigts.
Ils peuvent être aussi sûrs que le rocher
sur lequel tu colles tes fesses.
Mais ils sont aussi des marguerites et des ecchymoses.
Et pourtant je suis amoureuse des mots.
Ils sont pareils à des colombes qui tombent du plafond.
Ou six oranges sacrées posées sur mes cuisses.
Ils sont les arbres, les jambes de l'été,
et le soleil, son visage passionné.
Et pourtant ils me font souvent défaut.
Il y a tant de choses que j'aimerais raconter,
tant d'histoires, tant d'images, de proverbes, etc.
Mais les mots ne sont pas assez bons,
les mauvais m'embrassent.
Parfois je vole comme un aigle
mais avec les ailes d'un roitelet.
Mais je m'efforce d'en prendre soin
et d'être gentille avec eux.
Les mots et les oeufs doivent être manipulés avec soin.
Une fois qu'ils sont brisés ils sont impossibles
à réparer.
Anne Sexton
Folie, fureur et ferveur
œuvres poétiques (1972-1975)