
Enriqueta a l'honneur de nous inviter à l'hôpital des Croqueurs où nous serons tous malades le Lundi 20 Avril :
Nous devons raconter une histoire de malade ou de médecin ou de pharmacien ou d'hôpital ou de médicament... ou un mélange.
Au cours de la conversation … Luc glisse : « l’hôpital, il vaux mieux ne pas y séjourner ! ».
Mona, hoche la tête et lui rappelle : « Luc, te souviens-tu de Léonard, le 31 décembre 2012 ? »
Et poursuit :
« Tous les deux, avions été passer la journée à Nancy. Un repas agréable dans un petit restaurant près du centre Saint-Sébastien et ensuite, nous avions filé vers la place Stanislas, une petite merveille. Seulement, Léonard avait l’impression de ne pas digérer la crêpe chocolat-banane, une forte sensation d’écoeurement, de blocage dans son estomac, s’intensifiait. Alors nous sommes rentrés … ce trajet fut difficile pour lui …
Les douleurs furent plus violentes, les vomissements n’arrivant pas qui auraient pu le soulager, j’ai appelé les pompiers … qui ne comprirent pas l’origine de sa maladie, l’emmenèrent aux urgences de l’hôpital.
Il fut … mal accueilli .. engueulé même … le médecin d’urgence se disait qu’il s’agissait d’un poivrot de plus encombrant les urgences. Râlant mais sérieux, il procéda à des examens … deux heures plus tard… il vint s’excuser. Léonard était bien malade : le syndrome de la pince aorto-mésentérique (forme d’occlusion, syndrome très rare) ; l’équipe médicale prit soin de lui, il dut rester à la diète. Son état était stationnaire, son ventre gonflé. Il était content de me voir, je me rappelle son sourire …
Heureusement, dès l’après-midi, le médecin décida de poser une sonde gastrique et plus de 4 litres de liquide sortirent … cela gicla si fort que l’infirmière rit en lui disant que c’était un jour de l’an bien arrosé ..
Les jours difficiles ont passé, Léonard est rentré à la maison, avec un régime à suivre et surtout pas d’alcool, pas de cigarettes durant 3 mois … et maintenant, tu connais la suite, tout se passe bien !!! »
« Alors l’hôpital, quand c’est capital … je suis pour et je remercie tous les soignants. »
«Pourtant .. intervient Luc, tu sembles triste ? mélancolique ? …»
« Pas triste, non ! Seulement, cet évènement dramatique a été une leçon. J’ai compris sa fragilité et la mienne aussi… j’ai eu si peur de le perdre … Même si nous nous chamaillons, nous savons que nous sommes faits pour vivre ensemble … d’ailleurs, je te l’apprends, nous sommes plein d’espoir pour accueillir un enfant ! »