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6 mai ! Nous sommes là !

9 Mai 2015, 15:24pm

Publié par durgalola

Cela commence comme ça :

Des cris perçants,

forts,

des sons qui viennent

rapidement de gauche

de droite d'en haut.

J'avais oublié leurs chants

Je les avais oubliées.

Les hirondelles sont de retour

Marrakech, Djibouti, du Sud,

et le font savoir.

Cela va vite, 

le retour aux sources.

Le nid est bien là 

Un peu cassé

Une première s'engouffre

ressort

une seconde arrive

même visite éclair.

Deux reviennent 

Serait-ce imaginable 

de les accueillir à nouveau ?

Serai-ce imaginable 

de fonder une famille ici ?

Une décision à prendre.

Comme pour tout choix immobilier

Seulement,

pas de banque, pas de conseiller.

A voir, les travaux de consolidation.

A voir, la nourriture disponible.

Visite faite.

Ce matin, elles étaient ailleurs.

A suivre ...

Ma rue est-elle toujours vivable ?

A savoir !

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une photo par jour du 27 avril au 4 mai

6 Mai 2015, 17:00pm

Publié par durgalola

 une photo par jour du 27 avril au 4 mai

lundi : quelques gouttes de pluie pour une princesse Charlotte

mardi : fleurs de cerisier jolies ... ont abandonné leurs falbalas pour bientôt donner des fruits délicieux.

mercredi : et une nouvelle averse pour rendre belles les herbes.

jeudi : un ciel ni oui, ni non ... et le parapluie attend son heure.

 une photo par jour du 27 avril au 4 mai

 une photo par jour du 27 avril au 4 mai

 une photo par jour du 27 avril au 4 mai

vendredi : pour le 1er mai, Biscuit a mis son imper bien plus beau que celui de Djinnie.

samedi : gris souris, mais les multiples fleurs des fraisiers retournés à l'état sauvage, donnent à sourire.

dimanche : et bien, pluie aussi .. et parures pour humbles feuilles. 

 une photo par jour du 27 avril au 4 mai

 une photo par jour du 27 avril au 4 mai

 une photo par jour du 27 avril au 4 mai

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une photo par jour du 20 au 26 avril 2015

6 Mai 2015, 15:48pm

Publié par durgalola

une photo par jour du 20 au 26 avril 2015

une photo par jour du 20 au 26 avril 2015

une photo par jour du 20 au 26 avril 2015

lundi : avec le soleil la peugeot 403 se la joue rutilante

mardi : le soleil a fait des petits, pissenlits, boutons d'or et compagnie.

mercredi : se sentir revivre, dans l'air clément, même faire la sieste.

jeudi : la dame en blanc fait sa promenade-méditation.

une photo par jour du 20 au 26 avril 2015

une photo par jour du 20 au 26 avril 2015

une photo par jour du 20 au 26 avril 2015

une photo par jour du 20 au 26 avril 2015

vendredi : le lilas tant attendu s'ouvre en plénitude

samedi : la fleur de cognassier prend un bain

et dimanche : c'est détente pour chacun.

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extrait 7 - TRUNGPA de Fabrice Midal

4 Mai 2015, 17:17pm

Publié par durgalola

La notion de mandala est très difficile à comprendre, car elle est très éloignée de toutes nos habitudes de compréhension. Tout d’abord, contrairement à ce que peuvent laisser croire ses représentations iconographiques, un mandala n’est pas une représentation de la réalité existant à l’extérieur de nous-mêmes, par exemple une image de l’univers. Bien au contraire, le mandala est d’abord l’ensemble  même de notre être, il est « un sentiment d’existence totale où nous sommes au centre ».

Le terme de mandala signifie littéralement un « cercle » qui incorpore tout, sans rien laisser de côté. Un tel rassemblement constitue une profonde unité, non celle d’une uniformité nivelée, mais celle d’un monde où tout peut apparaitre à sa taille, en son lieu, avec sa propre charge de réalité.

Alors que nous pensons spontanément que nous sommes dans une situation un peu par hasard, la notion de mandala nous montre que notre rapport au monde et aux choses autour de nous est constitutif de notre être même. Là où nous sommes est le centre du mandala. Autrement dit, il n’y pas un « sujet » qui soit en relation avec des « objets » à l’extérieur de lui. Loin d’être anodin ou fortuit, tout fait partie d’une même réalité.

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extrait 6 - TRUNGPA de Fabrice Midal

4 Mai 2015, 17:14pm

Publié par durgalola

Si l’on essaie de rassembler quelques-uns des points saillants de l’enseignement donné lors de ces différents programmes, on peut d’abord remarquer l’insistance avec laquelle Chogyam Trungpa explique que l’œuvre n’est jamais la fin de l’activité de l’artiste.

Elle est semblable à l’expérience du tir à l’arc comme il est pratiqué au Japon, dans le kyudo. La perspective n’y est jamais de mettre la flèche dans la cible. Il faut que chaque geste soit juste et la flèche va naturellement où il faut. Couper l’attachement au résultat permet de mettre l’accent sur la discipline, faire le mieux possible ce que l’on fait, au moment où on le fait. Pour prendre une image propre au Zen, s’offre ainsi une possibilité de polir son esprit.

Etudier le dharma ne consiste pas à apprendre quelque chose, mais à nous libérer dans le présent vivant. Dans ce dessein, il transforme notre manière d’être tout entière. Dans le processus du travail avec une forme spécifique – la musique, la danse, la peinture, la vidéo, la cérémonie du thé – il est possible de travailler sur ce que nous sommes.

Par cet  ensemble d’enseignements, Chögyam Trungpa révèle à de nombreux artistes le sens de leur travail et les encourage à en retrouver le sens véritable. Etre artiste devient, dans cette perspective, un chemin spirituel d’une profondeur sans limite.

Le chemin de l’art dharma consiste à travailler sur notre propre agression qui est le véritable obstacle à toute vision du sacré. L’une des crises actuelles que traverse l’art est la perte de cette vision sacrée qui l’a toujours animé. L’artiste se contente souvent d’adopter une attitude critique, voire cynique, sur la société – qui reste très étriquée. Par un, engagement trop étroitement social, il perd contact avec la magie propre à l’art qui seule peut transformer la société.

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extrait 5 - TRUNGPA de Fabrice Midal

4 Mai 2015, 17:13pm

Publié par durgalola

Un amour inconditionnel et personnel

 Karen Lavin, .., se souvient d’un jour où, alors qu’elle se trouve dans une situation difficile, Chögyam Trungpa lui demande comment elle va. Elle lui répond : « je dois juste être courageuse ». Il la regarde avec une infinie douceur et lui dit : « Non, tu dois juste être toi-même. »

Comme l’écrit son fils : »lorsque Chögyam Trungpa enseignait, on avait toujours l’impression qu’il nous parlait directement. (…) Même s’il s’adressait à des centaines de personnes, chacune de celles-ci en sortait en pensant que Rinpoché avait parlé de sa situation. » Un tel amour n’est attaché à aucune norme, à aucune règle, à aucune convention. Dans une telle situation, face à un tel amour qui ne demande rien, simplement que vous soyez, chacun est naturellement et presque miraculeusement poussé à donner le meilleur de lui-même."

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extrait 4 - TRUNGPA de Fabrice Midal

4 Mai 2015, 17:11pm

Publié par durgalola

« Je vous aime tous très tendrement. Vous vous demandez peut-être comment c’est possible puisque je ne passe pas de temps avec chacun de vous en particulier ; néanmoins, je pense toujours à chacun d’entre vous.

Parfois, je ne connais même pas votre nom, mais je connais votre visage : je connais votre regard ; je connais vos expressions ; je sais quand vous avez l’air triste ou heureux. Je vous connais tous, et je suis si fier et j’apprécie tellement chacun de vous. Je me sens personnellement si chanceux que nous puissions être ensemble comme une communauté. »

Chögyam Trungpa

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extrait 3 - TRUNGPA de Fabrice Midal

4 Mai 2015, 17:07pm

Publié par durgalola

Michael Wood, photographe professionnel, se souvient de la première fois où il vit les photos de Chögyam Trungpa. Elles vont changer à jamais son propre travail et sa manière de concevoir la photographie.

Il raconte :  « En 1979, j’ai eu la chance de participer à Toronto à un séminaire intitulé « iconographie ». Chôgyam Trungpa y présentat quelques  unes de ses photos. …

Quand je les ai vues, le photographe professionnel en moi commença à critiquer : l’exposition n’était pas parfaite, la mise au point manquait de précision, la composition n’entrait dans aucune des formules qu’on m’avait apprises, etc. J’étais plein d’arrogance professionnelle.

L’autre moitié de moi restait sans voix et n’en revenait pas. Je n’avais jamais rien vu d’aussi frais et saisissant. En vérité, j’étais assez ébahi, jamais auparavant je n’avais vu de semblables photographies. Je n’avais pas la moindre idée de la provenance de ces images, j’en suis resté intrigué et dérouté.

Pour moi, l’aspect le plus étonnant des photographies de Trungpa Ripoché, c’est leur fraîche vivacité. Il n’y a pas de scénario ni de tentative de manipuler le spectateur. En les voyant, l’esprit s’arrête et l’expérience de conscience éveillée se transmet. »

Chogyam Trungpa explique que la photographie est, par nature, intrinsèquement précise et aigue. Ses photos tentent d’explorer une telle dimension. Elles ne sont pas complexes et anecdotiques. Chogyam Trungpa n’a pas de sujets ou de thèmes de prédilection qu’il cherche à exprimer. La photographie est, pour lui, une expérience de précision aigue. Lorsqu’il photographie, des brins d’herbe, il fait apparaître chaque brin d’herbe tel qu’il est.

… plus que le brin d’herbe, nous voyons un moment de réalité.

 

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extrait 2 - TRUNGPA de Fabrice Midal

4 Mai 2015, 17:06pm

Publié par durgalola

Chögyam Trungpa et Paul Cézanne

Le mouvement historique qu’opère l’œuvre de Chögyam Trungpa est très proche, avons-nous souligné, de celui qu’effectue un artiste.

Paul Cézanne est l’un des plus importants peintres modernes : »De génération en génération, Paul Cézanne aura été l’ombre tutélaire de presque tous les ateliers des peintres modernes. De Gauguin à Picasso, de Bonnard à Malevitch, de Matisse à Paul Klee, de Braque à Kandinsky ou de Marcel Duchamp à Jasper Johns : tous auront eu avec Cézanne une relation intense et presque tous, quand ils le pourront, auront une relique cézarienne dans leur collection. Cézanne n’était pas seulement « notre père à tous » (Picasso), « le maître par excellence » (Klee), mais un modèle spirituel, « une sorte de bon dieu de la peinture » (Matisse), l’auteur d’une « construction mystique » (Franz Marc), ayant , par les formes, « redonné une âme à la peinture »(Kandinsky). Il a changé le cours de l’histoire de l’art. Avec Cézanne s’ouvre une nouvelle époque, de telle façon qu’il ne sera plus possible après lui de peindre comme avant. Pourtant Cézanne ne prétend pas faire œuvre nouvelle mais, selon ses propres mots, il cherche à faire du « Poussin sur nature ».

Cézanne tente ainsi de faire apparaître la peinture en elle-même : »Je vous dois la vérité en peinture, et je vous la dirai ». Sa modernité n’a rien d’un rejet du passé mais naît de sa passion pour la vérité qu’il veut faire éclore.

Dans ce dessein, Cézanne établit un rapport à l’expérience. Tel est le sens du mot nature chez Cézanne : peindre directement ce qu’il sent. C’est de là que naît sa modernité, quelle que soit son admiration pour les anciens.

… Ces deux hommes (Cézanne, Chögyam Trungpa) ont en commun la passion pour faire émerger la vérité d’une manière authentique, se moquant de tous les conformismes. Comme le souligne David Rome, qui a longtemps été le secrétaire de Chögyam Trungpa et un fin connaisseur de l’art moderne, « ces deux hommes manifestaient une même qualité élémentaire et une même puissance presque brutale. Ils ne renoncent jamais à transmuter, avec un courage, un génie et une persistance exemplaires, la terre fruste en un or neuf que personne n’a jusqu’ici été capable de voir ».

 

 

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extrait 1 - TRUNGPA de Fabrice Midal

4 Mai 2015, 17:01pm

Publié par durgalola

"Au vingtième siècle, nous parlons de démocratie, d’individualisme, et de toutes sortes de choses de cet ordre. Bien que tous ces idéaux soient excellents, en un sens ils sont le produit d’une culture qui n’apprécie pas le long et difficile entraînement dans une culture traditionnelle.

Rejeter la tradition et la sagesse qui ont été développées au long de nombreux siècles revient à jeter par la fenêtre, comme des chaussettes sales, les efforts et les sacrifices extraordinaires qu’on faits les êtres humains.

Ce n’est certainement pas un moyen de soutenir la meilleure société humaine. »

Chögyam Trungpa

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