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mandala je t'aime - je t'aime

5 Juin 2015, 15:54pm

Publié par durgalola

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mandala être heureux

5 Juin 2015, 15:53pm

Publié par durgalola

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mandala vitrail

5 Juin 2015, 15:52pm

Publié par durgalola

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les Vosges printanières

3 Juin 2015, 22:15pm

Publié par durgalola

 

s'en aller par les champs, un matin de juin, durant le sommeil des autres

laisser courir le chien

laisser le vent chantonner.

 

l'après-midi, prendre un chemin en famille, jour de fête

rechercher quelque trésor caché

sous une pierre ?

sous un arbre ?

dans un trou de souris ?

 

 

(photos faites près de Gérardmer

et trouver le trésor )

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Défi des croqueurs de mots : Vocalise de Rachmaninov

28 Mai 2015, 12:13pm

Publié par durgalola

Aujourd’hui pour ce défi notre amie Lilousoleil nous demande d’ouvrir nos oreilles…

Le morceau s’appelle « VOCALISE » composé par un certain Rachmaninov

Vous êtes inspirés par la musique, par le titre, par le compositeur ou encore par l’interprète.

Vos textes sont à poster pour le 01 juin

Et n’oubliez pas les jeudis poésie le 27 mai et le 4 juin poèmes libres

Et maintenant musique maestro

Première version

http://www.youtube.com/watch?v=R5IiC1kAdzM piano Emil Gilels

deuxième version

http://www.youtube.com/watch?v=5ZIQ2pHaJ1I Natalie Dessay

 

 


 

 

Comme bien souvent, Mona aimait à s’allonger sur le canapé. Elle se laissait porter par la musique. Comment se faisait-il qu’elle appréciait particulièrement  les musiques mélancoliques ? Celles qui remuent l’âme et vous font sentir plus vulnérables. Celles qui remuent vos gouttes de sang, les faisant vibrer une à une dans l’incroyable réseau filaire.

Mona écoutait radio classique aujourd’hui. Le ciel était doux, quelques nuages blancs, coton, transporteurs d’âmes calmaient les esprits humains. Et la musique, Vocalise de Rachmaninov s’imprégnait partout, dans son petit salon beige. Toufou dormait à ses pieds, Léonard, au garage, préparait sa moto pour une sortie « dans le vent ».

La voix s’élevait pure, créant un espace dans le temps … Toufou ne s’aperçut même pas de la disparition de Mona. Pas seulement dans une rêverie, mais entièrement, pieds nus, mollets, lentement, précisément, ventre, seins, mains, bras, cou et tête se dématérialisaient, s’effaçaient.

La montée fut lente, douce. Sans à coup, comme transportée dans les bras généreux d’un dieu ? d’un ange ? Mickaël, Raphaël ? Elle ne bougeait pas, seule une odeur printanière, marguerite, feuille de menthe et seringa mêlés, la prenait toute entière.

Monter, pour décrire une ascension qui n’en était pas une .. car ascension dit effort, dit visible élévation, là elle ressentait un calme de son cœur, doux, doux, lent.

Personne n’était présent pour l’accueillir, aucune vision, aucune nuée, juste la sensation d’être touchée, embrassée, caressée, un son cristallin d’une voix enfantine dans le lointain. Elle qui aimait voir, regarder, admirer, une coccinelle au dos d’une feuille, une fleurette embrassant une voisine, une cerise près de rougir, sa vue n’était plus.

L’instant, le temps, l’ère … impossible de calculer, s’était dissous. L’amour l’entourait. Chaud, bruissant, consolateur. La voix de sa grand-mère peut être, celle de Béatrice aussi, dont le rire jouait avec celui de l’enfant … et en  fond, tout en fond, résonnait  un hymne doux et vivifiant : « aime, aime, aime, aime », sur tous les tons, en dehors et en elle. La musique l’enroulait.

Mona ouvrit les yeux, la musique avait fondu, elle était seule, mélancolique, mélancoliquement heureuse, d’une mélancolie appelant l’amour toujours, espérant surtout. Elle mit ses chaussons roses, caressa le chien et prit son casque … rouler avec Léonard dans le vent.

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une photo par jour du 12 au 18 mai

26 Mai 2015, 18:12pm

Publié par durgalola

une photo par jour du 12 au 18 mai

une photo par jour du 12 au 18 mai

mardi : le bonheur est dans le pré

mercredi : coccinelle française, chinoise ou russe ... toute profite d'un moment ensoleillé

jeudi : les coquelicots s'ouvrent, les grands très très rouges, on dirait des Andalouses ou les petits, graciles, légers comme du plumetis

 

une photo par jour du 12 au 18 mai

une photo par jour du 12 au 18 mai

une photo par jour du 12 au 18 mai

vendredi : juste avant la floraison, les mûriers sont dans la finesse

samedi : le temps est frais et d'autres fleurettes attendent une douceur propice

dimanche : du bleu et s'en abreuver

lundi : une églantine mignonne a fleuri ; maintenant elle se déshabille pour offrir son coeur.

une photo par jour du 12 au 18 mai

une photo par jour du 12 au 18 mai

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triptyque : jeune famille

26 Mai 2015, 18:02pm

Publié par durgalola

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Le témoignage est un combat (biographie de Germaine TILLION) de Jean LACOUTURE

26 Mai 2015, 16:23pm

Publié par durgalola

 

Germaine TILLION (1907/2008), ethnographe, résistante de 1940, déportée à Ravensbrück, sociologue du nazisme, interlocutrice des combattants algériens, ennemie de la torture, avocate de l'émancipation de la femme méditerranéenne. Un hommage lui est rendu aujourd'hui au Panthéon

 

"... entre 1939 et 1945, j'ai cédé comme beaucoup à la tentation de formuler des différences, des mises à part : "ils" ont fait ceci, "nous" ne le ferions pas.. Aujourd'hui, je n'en pense plus un mot et je suis convaincue au contraire qu'il n'existe pas un peuple qui ne soit à l'abri du désastre moral collectif dont ce livre ne décrit qu'un secteur (Ravensbrück II)."

Et pour mieux marquer ce refus catégorique de germaniser la mal, d'enfermer le "désastre moral" dans quelque frontière que ce soit, Germaine Tillion tient à ajouter à son livre un "appendice n° 5", récit fait par son amie Nelly, assistante sociale arrêtée en Algérie par un groupe de parachutistes au motif qu'elle était réputée entretenir des relations avec le FLN. Avant d'être acquittée par un tribunal militaire après cinq mois de détention, cette jeune femme avait été sauvagement torturée par les subordonnés du capitaine Faulques, si sauvagement qu'un ancien SS allemand, engagé dans la Légion et affecté à la garde des prisonnières, faisait en comparaison, auprès d'elles figure de geôlier modèle...

 


 

 

"Vivre et agir sans parti pris n'est pas concevable : la vie n'est qu'options, et moins celles-ci sont évidentes, plus elles nous égarent. Tous tant que nous sommes nous n'optons pas qu'entre les partis, nous optons aussi sans cesse entre les êtres, entre les actions, entre les explications des êtres et des actions, et nous sommes constamment orientés, fibre par fibre, vis-à-vis de cet immense réseau d’événements et d'enchaînements qui tisse l'histoire. (...)

Il n'existe pas (...) de vrais indifférents, de vrais neutres, mais seulement des êtres qui n'ont rien compris. L'expérience est un patrimoine secret, très difficilement communicable, expliquant cette lucidité aiguë, pénétrante, qui peut se rencontrer entre adversaires ayant partagé le même drame et qui est parfois la sœur d'une amère et clairvoyante pitié. Ne comptons donc pas trouver des témoins sans "parti pris", mais le parti pris, lorsqu'il est de bonne foi, n'est qu'une des innombrables causes d'erreurs involontaires que l'on devra redouter, et les précautions générales que nous prendrons contre l'ensemble de celles-ci nous prémuniront du même coup contre lui..

Il restera naturellement au "parti pris" le domaine des interprétations d'où il est difficile de le débusquer - mais inversement l'absence totale de "participation" affective à un événement est un élément d'incompréhension quasi radical. Entre le parti pris et l'incompréhension la porte est étroite - mais cette étroitesse fait partie des données du problème historique et même, tout court, du problème humain." (Ravensbrück III)

 

 

Jean LACOUTURE

Le témoignage est un combat

une biographie de Germaine TILLION

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LIRE

25 Mai 2015, 16:31pm

Publié par durgalola

LIRE

pour Cécile

 

 

Lire

Entendre bruire les mots

Se lier à la voix intérieure

Siri* décrit

ses tremblements sauvages

Les fauteurs de trouble

dans son univers tranquille

et pour finir ...

fait la paix avec cet autre elle-même.

Sergueï* des accents proches de Rimbaud

et foule la campagne, la ville

l'ivresse, les filles, le ciel

Ses lieds

accompagnent ma route.

Et lui, Sandro*, l'Italien,

glace mon sang.

De son écriture fluide, humaine,

rivière chantante, glougloutante.

En l'enfant innocent,

il révèle un bourreau.

Dans le jardin jungle, décrit l'extermination

d'un animal sage : la tortue.

Est révélée la possibilité du mal

pour soi, pour les autres.

 

Les mots, un à un

égrènent leur chanson

et à eux, je suis liée

corps et âme.

 

A.G. 05/2015

 

* Siri HUSTVEDT (la femme qui tremble - une histoire de mes nerfs)

* Sergueï ESSENINE (le journal d'un poète)

* Sandro VERONESI (un coup de téléphone du ciel)

 

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une photo par jour du 5 au 11 mai

24 Mai 2015, 15:56pm

Publié par durgalola

une photo par jour du 5 au 11 mai

 une photo par jour du 5 au 11 mai

mardi : du petit bleu, tout petit bleu, pour s'inviter sans façon dans nos coeurs.

mercredi: un p'tit trèfle à 4 feuilles s'offre tout simplement.

jeudi : le grand bleu pour de petites jaunes en devenir

vendredi : p'tite famille lorraine en balade - bébé dort et les autres marchent - voici ma p'tite famille

samedi : j'adore les persévérants, qui entre bordure de trottoir et macadam, pointent leur nez - et là un p'tit bout de rien du tout - une exquise fleurette

dimanche : leur maman sera contente, les chenilles ont bon appétit et mangent prestement leur pitance. (pas trouvé leur nom) 

lundi :bébé et les trois copines

une photo par jour du 5 au 11 mai

une photo par jour du 5 au 11 mai

une photo par jour du 5 au 11 mai

une photo par jour du 5 au 11 mai

une photo par jour du 5 au 11 mai

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