rencontres estivales (2)
Nous les avons rencontrés sur la jetée à La Tranche sur Mer. Le coucher de soleil bat son plein, il a sur ses genoux, un apn, clin d'oeil, moi aussi et sa femme à côté (ressemblant à une amie, joie de vivre et douceur) . Tout de suite, ils nous ont reconnus, notre caravane est à 100 m de leur mobile home avec une rampe spéciale. Dans son fauteuil roulant, un vrai petit bolide qu'il utilise facilement. Depuis plusieurs années, ils logent au camping quelques semaines . Vite, ils nous expliquent, le camping, les enfants qui ont succédé aux parents, la ville à côté et nous papotons. Son fauteuil a été payé de ses deniers, quand il a expliqué au contrôleur sa nécessité pour suivre sa femme à vélo, être ensemble, quoi ! L'administratif a refusé, il avait déjà une voiture spécialement aménagée. Que diable, simplement désirer vivre avec sa femme comme avant ! et l'autre n'a pas compris. Et comme Olivier, le matin, et même l'après midi, il part en promenade solitaire et d'autres moments, il suit sa femme en vélo, à moins que ce ne soit le contraire.
Tous deux sont Normands et le lendemain, il me montre ce qu'il réalise. Des maisons-nids, des maisons à la façade normande, à colombage. Des maisons nids qu'il assemble et peint durant l'hiver, dans son petit chalet installé au bout du jardin. L'été, il découpe toutes les pièces. Les nids sont pour les mésanges, il a préparé le trou à la bonne taille. Puis il s'installe pour le vide grenier et les vend, peintes ou non, comme chacun veut.
Du bruit, le voilà qui descend la rampe d'accès. Tous deux s'apprêtent à se rendre au marché.



















