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jeu de filtres (gare de Metz)

14 Septembre 2019, 21:36pm

Publié par durgalola

jeu de filtres (gare de Metz)

 

jeu de filtres (gare de Metz)

 

jeu de filtres (gare de Metz)

 

jeu de filtres (gare de Metz)

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Défi 223 avec Jeanne Fadosi

14 Septembre 2019, 20:26pm

Publié par durgalola

Défi 223 avec Jeanne Fadosi

 

Défi 223

les croqueurs de mots  avec Jeanne Fadosi 

 

Savez-vous que le mot blason au XVIe siècle ne désignait pas seulement les armoiries d’une famille sur un écusson (bouclier) mais aussi un genre poétique lancé par Clément Marot sous forme d’un concours pour faire connaître de jeunes poètes et promouvoir la poésie qui alors était principalement chantée.

Et justement Maurice Scève a connu la notoriété en remportant ce concours en 1535 ou 1536 grâce à son blason du sourcil dont voici le début :

Sourcil tractif en voûte fléchissant
Trop plus qu’ébène, ou jayet noircissant.
Haut forjeté pour ombrager les yeux,
Quand ils font signe ou de mort, ou de mieux.
Sourcil qui rend peureux les plus hardis,
Et courageux les plus accouardis.
Sourcil qui fait l’air clair obscur soudain,
Quand il froncit par ire, ou par dédain,
Et puis le rend serein, clair et joyeux
Quand il est doux, plaisant et gracieux.

 

Pour le défi n°223 de lundi prochain je vous invite donc à écrire en prose ou en vers sur ou à partir d’une partie visible de la tête (oreille, front, menton, bouche, joue, cheveux ou crâne si chauve …) ou d’une autre partie du corps humain (la main, le pied, le coude ou le genou, le nez ou l’épaule …) avec prudence et la décence joyeuse coutumière des croqueurs de mots.

 

le nez

 

N'en déplaise aux yeux, miroir de l'âme, reflet d'amour ou de commandement, aux quelques couleurs du bleu, du vert, du marron, du gris, quelquefois du noir,

N'en déplaise à la peau, douce et laiteuse, charmant bébé, tavelée par les expériences jour après jour, moustiques, brûlures, opérations de la grand mère nonagénaire, à la peau élastique de la gymnaste,

N'en déplaise au genou, au pied ou à l'épaule,  je broderai quelques ressentis sur le nez, mon nez, naseau au milieu de ma face, rond, et petit, avec une fosse déviée.

Dès la naissance, son utilité est vitale. J'inspire, j'expire. Et c'est parti pour aller boire un biberon, pour faire connaissance avec le monde, maman, papa et les autres. Adulte, il pousse légèrement, s'arrondit, vit sa vie. Avec mon amour, puis quelques années plus tard, avec les enfants, se dire bonjour en se frottant le nez. Froncer le nez pour exprimer un contentement, un amusement aussi. Et aux oui,  de bas en haut, et aux non, de gauche à droite et tout cela vice et versa, le laisser aller et suivre le mouvement.

Il est miraculeux, ce nez, comme le vôtre , comme tous les autres d'ailleurs, nez ou naseau ; j'aime de tout cœur respirer avec lui. Inspirer, sentir l'air passer par les fosses nasales, air frais, air du dehors, air nourrissant. Sensation forte de respirer, grâce à lui, avec lui. Puis expirer, l'air venant du ventre, de la poitrine, l'air sort et s'étale autour de moi, pour vous, pour toute la maisonnée.

Le nez chante sa chanson, inspirons, le bleu - ciel intense, le rouge - passion de la grenade, le vert - harmonie des herbes et des arbres, le jaune - joie de vivre - pompon jaune des bonnets de ski - inspirons le blanc, brouillard ou vapeur des nuages chantilly. 

L'air vient,  entre, s'échauffe , passant par notre grande tuyauterie. Et bien chargé de tout ce qui est le monde, l'air repart en sens inverse. Les souffrances, les malaises, les déprimes, les colères s'évacuent par le nez qui s'élargit, large, large. Bien souvent, aussi, notre chaud souffle vient réchauffer la pièce, les mains des tristes, les joues rouges des coléreux ou des joyeux.

Le nez réclame ma mesure, inspirons, ça c'est volontaire et décidé, nous voulons encore vivre une seconde, dix ou vingt ans, oh une semaine suffira déjà. Et quand l'oxygène est bien entré, la poitrine se dégonfle, je donne au monde, mon amour, mon dernier souffle, oh pas aujourd'hui, une autre fois peut être.

Le nez se sent plus rond, plus grand, plus large, il veut jouer, il veut vivre avec l'air. Il est au milieu de la face, difficilement comparable aux yeux, aux seins, aux mains, le nez, il nous fait vivre.  Louange à tous les nez ! 

 

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Jeudi en poésie avec Jeanne FADOSI

12 Septembre 2019, 19:24pm

Publié par durgalola

 

 

Les mains

 

Se souvenir

de ses mains,

longues, veines fines,

La définir

en élégante femme

les gants lui allaient si bien

Son majeur, son index, son auriculaire

et le pouce

et l'annulaire, qui portait une bague à la pierre d'agate

achetée un été 68 à Aubenas en Ardèche,

monture d'argent, 

à un religieux vivant en Afrique.

ses mains savaient cuisiner sucré - salé

jardiner haricots et arroser les géraniums

Ses mains,

dansaient dans l'air

tricotaient des pulls, tournaient les pages

des livres de Cronin, Mauriac, l'Humanité Dimanche.

- une cigarette mentholée avec sa tasse de café -

et parfois, les jours de colère,  giflaient les joues rouges des chenapans.

Se souvenir

 

 

 

 

 

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De retour à la maison

8 Septembre 2019, 20:47pm

Publié par durgalola

De retour à la maison

 

Ce séjour dans le piémont alsacien a été très revigorant, beaucoup de randonnées, beaucoup de temps libre sur notre balcon, beaucoup de photos. Alors je n'avais pas trop envie de rentrer. Un propriétaire sympathique aimant les animaux (il vient d'adopter un chat abandonné ramené par sa fille, assistante d'un vétérinaire) , la musique classique et son Alsace.

Quand j'ai vu toutes vos cartes, j'ai été ravie. 

Aussi je dis un grand merci à 

Martine des Sables d'Olonne (Quai des Rimes)

Martine d'Issoudun (Emerveillement)

Renée (Envie2)

Aurore de Cergy (Quichottine)

Josette des Yvelines (La cachette à Josette).

 

Et la bonne nouvelle,

Mademoiselle Durga, notre ancienne,

a aimé les vacances et s'est tout de suite bien installée.

Elle a juste été malade une journée. 

Les derniers jours, elle réclamait pour sortir.

Ce petit coin était un paradis pour les chats.

 

Je vous embrasse chacune et chacun.

Bonne rentrée à vous !

 

De retour à la maison

 

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et en écoute, mes trois derniers cd enregistrés

23 Août 2019, 22:47pm

Publié par durgalola

 

Jay Jay JOHANSON

 

 

 

Anouschka Sankar et Joshua Bell

 

Mavis Staples "We get by" (Ben Harper)

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Mademoiselle POCKET

23 Août 2019, 22:03pm

Publié par durgalola

 

Mademoiselle POCKET

 

Mademoiselle POCKET vient d'une association meurthe et mosellane.

Des familles accueillent les châtons et les préparent à l'adoption.

Elle a rejoint trois petits loulous, Ludovic, toujours prêt à la caresser un peu vivement,

Victor et Anaïa.

 

 

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Petits ronds

23 Août 2019, 21:53pm

Publié par durgalola

 

essais

de petit rond comme ci

et de petit rond comme ça 

 

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Griselle et Miquette

23 Août 2019, 21:45pm

Publié par durgalola

Griselle et Miquette

 

Mademoiselle Griselle 

après avoir été abandonnée enceinte à l'association des chats

recueillie par une petite famille du quartier (hélas divorce et errance dans les terrains vagues)

depuis le 25 décembre 2016, deuxième princesse de la maison.

 

Griselle et Miquette

 

Mademoiselle Miquette

reine de la maison de Micheline 

adoptée à la SPA de Toul

remplaçant Mademoiselle Grisette, hélas renversée par une voiture en décembre 2018.

 

 

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poème-dessin pour mamie / Anaïa (4 ans et demie)

21 Août 2019, 21:51pm

Publié par durgalola

poème-dessin pour mamie / Anaïa (4 ans et demie)

pour mamie Andrée (poème dessin de Anaïa)

 

mamie regarde,  c'est l'histoire de la famille tigre, tu vois, j'ai dessiné les tigres avec des rayures et des points.

Là, papa tigre (le plus grand), il veille

en dessous, maman tigre et tous ses petits

un, deux, trois ... et 6

(la mamie rajoute ; à gauche de mamn tigre,  à mon avis c'est Anaïa la grande soeur tigre)

et les traits verticaux, c'est la pluie, mamie, c'est la pluie.

Et dans les pommiers, des pommes, beaucoup de pommes

et les arbres sont striés.

Dans le ciel , au-dessus de la pluie, près du soleil,

tous les papillons.

Et les petits triangles, et les petits carrés,

c'est pour faire joli mamie.

Tu veux que je te redise mon poème, mamie !

 

 

 

poème-dessin pour mamie / Anaïa (4 ans et demie)

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L'évangile selon Yong Sheng de Dai SIJIE

16 Août 2019, 15:32pm

Publié par durgalola

Pour mon frère Christian, grand amoureux de musique

grand amoureux de la vie

 

 

 

 

Concerto pour violon en ré majeur de Beethoven, troisième mouvement

 

"J'ai beau avoir joué ce concerto des centaines, voire des milliers de fois, je n'ai jamais compris comment Beethoven avait pu commettre, dans cette oeuvre aussi parfaite, une erreur que même un débutant aurait évitée : finir la cadence du dernier mouvement sur un fa bécarre. Même un idiot se rend compte que cette note est trop éloignée du ré majeur pour être harmonieuse. 

Pourtant, il a écrit ce concerto à une période heureuse de sa vie, quand il n'était pas encore sourd. Sa surdité n'est apparue que des années plus tard. La raison, c'est qu'il ne cherchait pas la perfection. Il voulait seulement exprimer la vie. Et la vie, c'est l'imperfection."

Dai SIJIE

l'évangile selon Yong sheng

 

C'est seulement maintenant que je comprends ce qu'il a voulu dire.

Il parlait de moi, ce sale gosse. Il disait : "Grand-père, les derniers instants de ta vie seront détonnants, comme la dernière note du concerto de Beethoven. Mais, c'est par ce que d'aucuns pourront considérer comme une erreur que se révélera la beauté de ton existence."

 

plus d'informations sur ce livre poignant

 

Je vois la gousse s'agiter sous le souffle du vent. A l'intérieur, une graine sautille, se détache de l'aile membraneuse et s'envole nonchalamment. Elle exécute une cabriole éblouissante, puis danse dans l'air en flottant, portée par la brise. Elle ne semble pas pressée de trouver un point d’atterrissage. Elle plane dans le ciel bleu, sans réel objectif, fine et éblouissante comme un grain de sel.

 

Si Dai Sijie a pu, comme son aïeul persécuté, se libérer du besoin de vengeance, il le doit à ce grand-père qui, par son exemple, lui a démontré la puissance du pardon. « Il m’enseignait que tout être humain avait une âme, quelque chose de plus grand que l’esprit, de plus intime que le corps. Cette croyance soutient toute ma vie. J’ai aussi écrit ce livre pour témoigner de l’existence de l’âme. »

(extrait article LA CROIX)

 

 

 

 

 

 

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