nous offre son dernier livre "Souviens-toi du bus 96"
Voila le résumé proposé par les éditions du Lys Bleu
Adam, jeune policier scientifique et technique cherche l’amour sur un site de rencontres. Il mènera une expédition punitive qui le conduira de Paris aux Sables-d’Olonne, puis à Nice dans un contexte de début du vingt et unième siècle marqué par les attentats et la pandémie. Il verra sa vie bouleversée par moult évènements. En sortira-t-il indemne ? Trouvera-t-il la femme de sa vie ? Parviendra-t-il à se libérer de l’amour intrusif de sa mère ? Suspens, émotion et humour sont au cœur de l’action pour permettre à Adam de suivre son destin.
C'est tout ce que je vous en dirai, pas un mot de plus sur les personnages, les lieux et l'histoire qui a pris naissance dans son blog, un jour de défi. Martine, tu as bien fait d'écrire ce livre.
Si, un petit élément, Adam apprécie le limoncello.
Le livre est agréable au toucher, pas très grand avec un nombre de pages raisonnable, (environ 300). J'avais prévu de l'emmener à Gérardmer, et de le lire bien au chaud dans ce petit studio loué face au lac ... et bien, cela ne s'est pas fait ainsi, je l'ai lu presque tout de suite après son arrivée, en trois soirées avant de partir. La fin est un feu d'artifices, pas toujours des lumières bleues ou jaunes, d'autres aussi moins lumineuses, plus profondes.
Il peut être livre de vacances, ou livre pour découvrir un peu les Sables d'Olonne et Nice, ou livre bien d'actualité. Il peut être livre de réflexions.
Et quand le mot fin est venu, je me suis dit, vivement son prochain livre.
Mon conseil : lisez-le ! offrez-le ! et pour vous, qui la connaissez, amusez vous à la reconnaître dans la description de certains personnages, certaines activités.
Les Cabardouche, vous savez ce couple un peu louche prennent la barre de la coquille pour cette quinzaine et vous proposent pour le lundi 8 mars.
Voici un portrait à partir duquel vous raconterez une anecdote ; vous devez impérativement utiliser les verbes suivants.
barguigner (sans barguigner, sans hésiter, franchement)
renauder (Manifester son mécontentement, protester bruyamment, se mettre en colère, renâcler ou se refuser à faire quelque chose)
vermiller (Fouiller la terre avec les défenses ou le groin pour chercher des vers, des larves, des racines)
écuisser (faire éclater le tronc d'un arbre lors de l'abattage)
musser (se musser, se cacher)
Joseph et l'enfant Jésus
GUIDO RENI
François de Cabardouche
le père et son fils Victor
"Joseph cajolait
Le Fils
Comme un nourrisson ;
Il le servait
Comme son Dieu ;
Il se réjouissait en lui
Comme en la Bonté même ;
Il avait soin de lui
Comme du Juste :
Grand Paradoxe !"
Ephrem de Nisibe (1)
Sans barguigner, je renaude contre un certain féminisme qui vermille dans la terre pour déterrer les plus infâmes situations machistes et écuisser tout mâle dominant, le remplacer par des femmes usant des mêmes procédés. Diriger, commander, vanité et gloire.
Pas trop renauder, le petit va gémir et je vais rater un rang de mon tricot pour ma fille chérie.
Pas trop se musser et chantonner à l'enfançon une berceuse. Comme une de celles scribouillées par Saint Ephrem de Nisibe, un ancien de Syrie, (4ème siècle après JC), ou une berceuse de Brahms.
Se rappeler du père accueillant le fils prodigue, avec une main d'homme et une main de femme (toile de Rembrandt) . Et glisser à l'oreille de l'enfant, un petit jurassien au prénom de Noël, que l'amour est affaire d'homme et de femme.
Sans barguigner, aimer est ce qui existe de plus lumineux.
"Fais dodo Colas mon petit frère, fais dodo mon petit loupiot" (Jean Ferrat)
(1) Hymnes sur la nativité de Ephrem de Nisibe (traduit du Syriaque par François Cassingena-Trevedy)
Si je dis que les mots nous servent à nous exprimer et à communiquer, je dis ce que tout le monde sait. Pourtant, il m'arrive souvent de m'étonner que nous puissions déposer en eux ce que nous sommes, éprouvons, pensons, imaginons..., qu'ils aient le pouvoir de transmettre à autrui ce que nous leur confions. Certes, il se produit une regrettable déperdition entre ce qui est vécu et ce qui est transmis, mas cela, nous l'oublions. Parler de cet étonnement, c'est peut être rejoindre celui que j'ai pu connaître quand j'étais enfant.
Ecrire , pour un écrivain, c'est avoir le goût des mots, c'est les ressentir, c'est aimer les agencer, c'est percevoir comment ils interagissent les uns sur les autres, c'est être à même d'apprécier leur poids, leur couleur, leur sonorité, leurs vibrations... C'est aussi posséder de nombreux micro-savoirs qui aient à faire vivre ensemble ces petits êtres vivants qui ne se laissent pas facilement domestiquer.