Petites graines
Photos, poésie, extraits de livre
grisaille de novembre
la grande question c'est le travail (pape François)
La grande question, c'est le travail. Ce qui est réellement populaire - parce qu'il contribue au bien du peuple - c'est d'assurer à chacun la possibilité de faire germer les semences que Dieu a mises en lui, ses capacités, son sens d'initiative, ses forces. C'est la meilleure aide que l'on puisse apporter à un pauvre, c'est le meilleur chemin vers une existence digne.
C'est pourquoi j'insiste sur le fait qu'"aider les pauvres avec de l'argent doit toujours être une solution provisoire pour affronter des urgences. Le grand objectif devrait toujours être de leur permettre d'avoir une vie digne par le travail". Les mécanismes de production ont beau changer, la politique ne peut pas renoncer à l'objectif de faire en sorte que l'organisation d'une société assure à chacun quelque moyen d'apporter sa contribution et ses efforts. En effet, "il n'existe pas pire pauvreté que celle qui prive du travail et de la dignité du travail".
Dans une société réellement développée, le travail est une dimension inaliénable de la vie sociale, car il n'est pas seulement un moyen de gagner sa vie, mais aussi une voie pour l'épanouissement personnel, en vue d'établir des relations saines, de se réaliser, de partager des dons, de se sentir coresponsable de l'amélioration du monde et en définitive de vivre comme un peuple.
pape François
Fratelli tutti
lettre à un jeune poète (Guillevic)
Paris le 11 mars 1996,
Cher jeune poète,
J'ai mis du temps à vous répondre : bousculade et surtout raison de santé. Ca va mieux, je reprends le collier.
J'ai lu vos poèmes avec intérêt, parfois avec participation. Un conseil : tournez-(vous) davantage vers le quotidien, le tous les jours, l'infini dit par l'anonyme. Ayez espoir : la ressource est là. Il faut se mettre à l'unisson. Et le quotidien est infini et il y a l'espoir d'en faire un arc de triomphe. Il faut vivre pleinement pour pouvoir dire et savoir saisir sa façon de dire.
Bien cordialement.
Guillevic
Jeudi en poésie avec Jill Bill
La moussaillonne Jill Bill nous propose
Pour le jeudi poésie du 10-12-2020
Thème : «la folie» ou libre sujet.
la folie
Folie de folâtrer
dans les champs
Joyeuse folie
de s'aimer dans les prés
Sombre folie
de s'en Alzheimerer
Les idées folles
germent en nous
Bulles
créatrices ou ricanantes
Folie des idées
impossibles à rassembler
Schizophrénie, bi-polarité,
paranoïa, démence
Folies suicidaires,
Folies meurtrières
Souffrances,
Larmes amères
Agab 12/20
Jeudi en poésie avec Jill Bill
la moussaillonne Jill Bill nous propose
Pour le jeudi poésie du 3-12-2020
Thème : «L’importun» ou libre sujet.
l'importun
Bientôt la Saint Nicolas,
l'importun sauvant
les enfants du boucher.
Cet évêque muni de sa crosse
nous aidera-t-il
à chasser le virus
transparent, cynique ?
Mort chez les grands,
Valéry Giscard d'Estaing,
Jean Louis Servan-Schreiber.
Grimaces chez Michel Onfray.
Pour les belles, plus de visons
tués, décimés, éradiqués
contaminés par les hommes.
Dans les EHPAD
les prisons, l'Aide
Sociale à l'Enfance,
l'importun grenouille.
Thérèse n'en revient pas
d'être contaminée.
Il jubile,
Il ricane,
le covid19
Agab 12/20
défi 241 avec Lenaïg
Pour le grand défi du lundi 23 novembre :
Lenaïg nous propose de choisir chacun(e) un tableau célèbre, si possible l’un des 22 exposés ici (les 22 oeuvres d'art les plus célèbres du monde)
Mona Lisa par Léonard de Vinci, école d'Athènes par Raphaël, la création d'Adam par Michel Ange,
la jeune fille à la perle par Johannes Vermeer, la ronde de nuit par Rembrandt, la cène par Léonard de Vinci,
les nymphéas par Claude Monet, la nuit étoilée par Van Gogh, Guernica par Pablo Picasso,
les époux Arnolfini par Jan Van Eyck, le baiser par Gustav Klimt, la persistance de la mémoire par Dali,
American Gothic par Grant Wood, terrasse du café le soir par Van Gogh, la naissance de Vénus par Botticelli,
bal du moulin de la galette par Renoir, le Jardin des délices par Jérôme Bosch, la madone sixtine par Raphaël,
la danse par Matisse, Mont Saint Victoire par Cézanne, le cri par Edvard Munch, le déjeuner sur l'herbe par Edouard Manet.
et dans un petit texte en prose ou en vers nous devrons l’évoquer sans le nommer, donc le faire deviner.
Pour corser le défi, nous devrons glisser dans notre présentation au moins l’un des mots suivants (ou tous) :
chaise-longue, oiseau, arrosoir.
Pour faire simple, j'ai choisi un tableau parmi les 22 tableaux les plus célèbres.
Il n'y aura pas de choix possible entre tableau peint par une femme ou par un homme, tous sont peints par des hommes. Alors, à défaut, prenons un tableau où est (sont) représentée(s) une ou plusieurs femmes.
Si sur le tableau nous ne trouvons ni chaise longue, ni arrosoir, il représente une scène d'extérieur. De la lumière, un paysage, un oiseau peut être, ou pas, si un bouvreuil.
Dans les tableaux choisis, certains peintres sont particulièrement vénérés, Léonard de Vinci , Van Gogh et Michel Ange (avec deux tableaux). Alors ce n'est pas eux que j'ai choisis.
Dans ces quelques toiles, j'ai adoré le traitement de Klimt avec les jaunes, les multitudes de détails de Bosch, le couple Arnolfini avec le miroir au fond où le reflet se fait, sans fin, le ciel étoilé de Van Gogh.
Seulement un autre tableau m'a fait un clin d'œil, ou plutôt une belle femme me regarde droit dans les yeux ; ce tableau est justement très intriguant à cause de sa seule nudité. A ses oreilles, des boucles, et elle n'est ni gênée, ni pimbêche, ni jouant de son corps, elle est. Serait ce Eve qui a traversé les millénaires, ou Vénus de Botticelli ? Non, tout simplement Victorine Meurent.
Certains ont dit que le peintre s'était inspiré du concert champêtre, œuvre de jeunesse du Titien (1609) ou d'un détail du jugement de Pâris (œuvre perdue de Raphaël) gravure de Raimondi (1514/1518).
Ce tableau n'est pas mon tableau préféré, mais celui qui m'interroge le plus. Il a l'air d'un tableau très classique, mais il ne l'est pas.
Dans une devinette, nous pouvons choisir de donner des indices très limités pour qu'il soit presqu'impossible de deviner. Comme si celui qui nous intrigue voulait garder pour soi le mystère. Ou alors, l'inverse, des éléments simples, directs presque la solution. Le jeu n'existe presque plus.
Maintenant, nous arrivons vers la chute, ce tableau s'appelait le bain tout d'abord et fut exposé au salon des refusés en 1863. Il y eut tant de critiques, sur sa façon de peindre, les couleurs, le personnage féminin (prostituée ou pas).
l'ami Baudelaire lui écrit : « Il faut donc que je vous parle encore de vous. Il faut que je m'applique à vous démontrer ce que vous valez. C'est vraiment bête ce que vous exigez. On se moque de vous; les plaisanteries vous agacent; on ne sait pas vous rendre justice, etc., etc. Croyez-vous que vous soyez le premier homme dans ce cas? Avez-vous plus de génie que Chateaubriand et que Wagner? On s'est est bien moqué d'eux cependant? Ils n'en sont pas morts. Et pour ne pas vous inspirer trop d'orgueil, je vous dirai que ces hommes sont des modèles, chacun dans son genre, et dans un monde très riche, et que vous, vous n'êtes que le premier dans la décrépitude de votre art. J'espère que vous ne m'en voudrez pas du sans-façon avec lequel je vous traite. Vous connaissez mon amitié pour vous »
Avant de clore, vous confier qu'il aimait tant les femmes et il se sentait mieux dès qu'elles étaient à ses côtés. Plusieurs sont des peintres, Berthe Morisot (sa belle sœur), Victorine Meurent (son modèle pendant une dizaine d'années) et Eva Gonzales (son élève).
S'il fut conspué pour certaines de ses toiles, aujourd'hui, et pour longtemps, il fait partie des peintres célèbres.
En 1867, voici ce que le peintre écrit : "l'artiste ne dit pas aujourd'hui : venez voir des œuvres sans défauts, mais venez voir des œuvres sincères."
renseignements pris sur Wikipédia, Larousse et autres sites internet
Thé ou café avec Ecureuil Bleu
Pour ce 127ème Café Thé, Ecureuil bleu propose de nous dire quelle femme ou quel homme célèbre vous auriez aimé être, et de nous raconter pourquoi ?
Ce personnage peut être encore vivant, avoir existé ou être le héros d'un roman, d'un film ou d'un conte.
Parlez nous de lui, mettez-le en scène...
Je ne peux pas être autre que je suis. Pourtant dans un temps éloigné, dans les années 60, élève en CE2, j'aimais ce livre d'histoire au format A5. Chaque page était consacrée à un personnage historique français célèbre. Une page avec un portrait, une page pour expliquer le temps, l'action, le personnage. Les dessins étaient en noir et blanc, attachants, évocateurs.
Loin, si loin, la mémoire a pris ses ailes d'ange, gommant presque tous les personnages. De l'ombre de l'oubli, roi, je voulais être Saint Louis rendant la justice sous son arbre, mais aussi Jeanne d'Arc, la vaillante, la brave, à cheval fonçant dans l'histoire à la rencontre de son roi, de son Dieu et qu'importe le feu ! Etre chevalier impétueux, fougueux, droit.
Et pour clore, être président de la République. L'image est brouillée. Le président, les hommes. Pas la gloire, seulement, ce rôle de berger. Etre président indiquait la force, la bonté, le courage.
C'était un âge où le possible ne connaissait aucune barrière.
Jeudi en poésie avec Lenaïg
thème 2 : un vent mauvais
Souffle à l'haleine chargée,
Se masquer,
Se couvrir,
S'enfermer.
Vent mauvais délabré.
Les arbres craquent - les toits -
Il couine le matador
hurle - effraie - effraie
et
Se dresser,
droit, souple,
Le cueillant
au mi-temps
d'un piège à vents.
Un moulin fier à bras
dans l'Espagne du
grand Don Quichotte.
Agab 11/20
jeudi en poésie avec Lénaïg
thème 1 : un doux zéphyr
Les feuilles, jaunes, vertes,
semblables aux oreilles de chat,
bruissent tendrement sur
la toiture d'un ancien
clapier à faisans. Zéphyr.
Les jours ne sont pas tendres.
Restriction des sorties.
Enfermement choisi pour la Vie.
Les câlines feuilles de pruniers
jouent une mélodie douce,
harmonique de cymbales,
intimant l'espoir. Zéphyr.
Agab 11/20









