Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

14 novembre marche depuis Strasbourg et aussi depuis Luxembourg jusqu'à la cathédrale de Metz

5 Décembre 2015, 15:44pm

Publié par durgalola

 

 

c'était un jour triste et pourtant, nous y sommes allés à la marche et même que Djinnie a participé.

Ils venaient de Strasbourg (des Allemands, des Suisses, des Alsaciens et des Mosellans) pour dire que nous la voulons cette justice climatique.

Tous nous nous sommes retrouvés devant la cathédrale et ceux qui venaient de Luxembourg, Thionville et Woippy nous ont rejoints. 

A l'intérieur, tous sont rentrés, même la chienne (ouh là là !  mais bon nous avons tenu sagement tous les trois et fermement) elle aussi, au fond, sagement assise, sans rien dire, juste écouter le discours et voir tous les lumignons déposés près de la petite Marie pour se souvenir.

 

Toutes les créatures sont liées ... et en tant qu'êtres, nous avons besoin les uns des autres."

pape François

Voir les commentaires

une photo jour après jour (du 8 au 14 novembre)

5 Décembre 2015, 15:00pm

Publié par durgalola

une photo jour après jour (du 8 au 14 novembre)

une photo jour après jour (du 8 au 14 novembre)

une photo jour après jour (du 8 au 14 novembre)

une photo jour après jour (du 8 au 14 novembre)

une photo jour après jour (du 8 au 14 novembre)

une photo jour après jour (du 8 au 14 novembre)

dimanche : le temps est plus frais ; cela n'empêche pas les fleurs de vivre

lundi : les feuilles reposent 

mardi : rien n'arrêtera le mouvement de la vie

mercredi : y aurait-il quelques fruits à grappiller ?

jeudi : nous sommes deux soeurs jumelles 

vendredi : une seule photo, ici repose ...

samedi : réveil douloureux, toujours injuste de tuer d'autres hommes, toujours malheureux.

une photo jour après jour (du 8 au 14 novembre)

Voir les commentaires

changement de vie

3 Décembre 2015, 14:39pm

Publié par durgalola

 

changement de vie

 

premier jour : lundi

il va travailler matin, après-midi

revient

C'est fini, le temps du boulot !

 

deuxième jour : mardi

le matin comme un samedi

livre, et café cora ou mac do

après-midi bureau

il range, classe, archive, trie

sa collègue hérite de tâches

il dit au revoir à une douzaine

 

troisième jour : mercredi

matin, maison

midi, repas avec un collègue

après midi poursuite de l'archivage

le soir revient

"je ne retournerai plus travailler !"

 

quatrième jour : jeudi

matin, "mieux dormi" dit-il

matin, comme un samedi 

midi et soir maison

médiathèque et petite série sur Arte

 

demain cinquième jour : vendredi

matin, midi, ici,

17 h,  bureau, festivités

lui et tous les autres 

ont voulu mettre le mot "fin"

au service dissous par arrêté.

Champagne et cotillons

Adieu à l'homme tranquille

qui s'engage dans le troisième âge

Adieu aux collègues

s'éparpillant à Metz,

Strasbourg ou Pékin, peut-être ?

 

Ainsi va la vie,

bel Olivier continue à danser son air.

 

 

(pour celui qui vit avec moi, Olivier)

 

 

Voir les commentaires

mandala chaos

1 Décembre 2015, 15:19pm

Publié par durgalola

Voir les commentaires

mandala pensées

1 Décembre 2015, 15:16pm

Publié par durgalola

Voir les commentaires

mandala l'automne

1 Décembre 2015, 15:15pm

Publié par durgalola

Voir les commentaires

mandala lien

1 Décembre 2015, 15:13pm

Publié par durgalola

Voir les commentaires

mandala scarabé

1 Décembre 2015, 15:12pm

Publié par durgalola

Voir les commentaires

mandala la vie

1 Décembre 2015, 15:11pm

Publié par durgalola

Voir les commentaires

défi 155 des croqueurs de mots :

30 Novembre 2015, 11:02am

Publié par durgalola

Le défi des croqueurs de mots proposé par Lenaïg

Bonjour les Croqueurs !

Quelqu’un devait prendre la barre de la quinzaine, je suis là, commandante Dômi ! Alors, je nous propose ce qui suit.

Pour lundi 30 novembre 2015 :

une belle rencontre, dans une des circonstances suivantes, au choix :

- en promenant son chien, ou tout autre animal favori,

- en attendant ses enfants à la sortie de l’école,

- en patientant dans une file d’attente.

Par “belle rencontre”, j’entends : pittoresque ou étonnante ou décisive. Ou alors, si on n’est pas inspiré par ce sujet,

on pourra brosser en prose le portrait d’un animal ou d’un personnage célèbre (ou reconnaissable),

Que l’inspiration soit avec nous !

Je me réjouis d’avance d’aller découvrir ce que chacun aura concocté,

espérant rattraper aussi mes retards de lecture.

Lenaïg

________________________________________________________________________________________________________ 

Défi 155 : une rencontre

 

Le matin, comme chaque matin, la belle chienne noire et nombreux poils blancs,  jappait de joie en me regardant mettre mes chaussures  .. promenade, promenade, promenade.

Et nous allions, ensemble, tout au long du quartier, ni trop herbeux, ni trop immeubles, même quelques arbres magnifiques. Rien n’était sensationnellement beau, ni inévitablement moche. Toujours, une petite surprise émerveillait mon regard, ou attirait le museau de la belle (os délaissé, frites mac do ou quelque croissant malencontreusement abandonné).

Et là devant nous, un corbeau, celui qui apparaissait presque quotidiennement, se dandinait  avec une noix dans son bec. Je l’aurais bien aidé s’il avait voulu, cassant avec une pierre l’enveloppe dure. Et comme un jeu, Djinnie tirait la laisse fortement, fermement pour suivre l’oiseau. Et nous dépassâmes le cerisier planté bien avant les immeubles, quand les fermiers vivaient encore de leurs terres.

Je marchais, je pensais, j’imaginais une historiette à raconter, un poème à mettre sur le papier, je marchais dans la lune. Puis, oui, puis, les bruits se firent différents, non pas tout à fait cela, un peu autre chose, non seulement, j’entendais, mais je comprenais tout.

Et là c’était une drôle de cacophonie, le corbeau coassait que les hommes ramassaient trop souvent les noix sur les arbres dits ornementaux,  que les voitures ne roulaient pas assez forts pour briser leur coque. Le corbeau, un ancien, avec des plumes blanchies, un ancien, ralôtait sans discontinuer. Et dès qu’un proche, ou que je croyais un proche auparavant, tentait de prendre le fruit délicieux, il délivrait un flot d’injures. Capitaine Haddock, oui, Capitaine Haddock. De l’autre côté du jardin, un buisson abritait de multiples moineaux, il s’en venait par groupes de 3, 5 ou 10. «  Elle est là, je te dis, elle est là … » «  Où ça ! rétorquait un deuxième ». « Bien près de l’acacia, mais elle est attachée, donc rien à craindre ». Et ça piaillait : « Riri, Fifi, Loulou !  Arrêtez vous un instant, si vous persévérez comme ça à crier pour rien, je vous pique et vous paffe !!! » « Quel temps d’homme pourri ! de l’humidité, de la pluie, les temps ont changé, quand grand’pa était là, dans les jardins, ça poussait bien mieux et il se régalait. »

Et un hérisson pleurait ; son compagnon était mort … mort parce qu’une voiture l’avait écrasé, laissé avec  son ventre ouvert. Il était beau, ses piquants bien acérés, son ventre doux. Le hérisson pleurait son compagnon. Les petits étaient grands et déjà partis.

Et en haut, je fus interpelée, par une mésange, puis deux … des petites rigolotes qui se moquaient ouvertement de moi. « Tu as vu comme elle est habillée, même pas de bleu, même pas de jaune. Et avec ça, elle pense nous photographier. Allez viens, nous ferons une exception aujourd’hui, jour de Sainte Colombe, la bienfaitrice d’un François d’Italie ! »

Après être stupéfaite, je fus abasourdie par tous les mots qui circulaient dans les airs … et sur terre. Même mon petit djinn de chien aboyait en formant des phrases bien compréhensibles. « Tu sais, cela fait des jours et des saisons, que je souhaitais te partager nos mots, nos pensées, petites, intimes ou ordinaires. Longtemps, longtemps, mais tu ne trouvais jamais le passage. Alors, petite humaine chérie, continue à nous aimer, continue à nous louer et peut être qu’un jour, vous les hommes, vous pourrez converser avec nous. »

« Et puis saperlipopette, lança Corbeau Haddock, n’oublie pas de nous mettre des noix près de l’arbre pour que je me régale !!! »

Incroyable, comme je m’habituais à entendre, ce qui ne peut être entendu, cela en était même fatiguant ! comme dans un restaurant où chacun raconte son histoire, celle d’hier ou celle de ses enfants ou celles des nouvelles abominables.

Djinnie trottait joyeusement, jappant une ritournelle canine ! Et moi, tellement à l’écoute de ce peuple ami, je progressais calmement. Et boum, voilà à ne pas regarder plus loin que mon nez, je heurtais un platane majestueux et fort. Et boum, je me retrouvais assise, un instant, saisie par le choc. Djinnie approchait et aboyait. Je la comprenais intuitivement. Juste intuitivement. Je ne saisissais plus ses paroles. L’instant était passé. Nous reprenions notre route et je saluais ce moment de grâce.

 

Voir les commentaires