Petites graines
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Mille fleurs quand arrive le printemps..
"Mille fleurs quand arrive le printemps...
mais pour qui s'ouvrent-elles ?"
Chaque année au printemps tout fleurit. Mais pourquoi, pour qui s'ouvrent ces fleurs ?
A cette question voici la réponse : pour la simple beauté de fleurir, sans autre intention, pour la seul raison de fleurir.
Tout simplement fleurir
Lorsque arrive le printemps tout refleurit, pour notre plus grand plaisir. Mais pour qui s'épanouissent-elles, ces fleurs qui partout éclosent, jusque dans les endroits les plus secrets ?
Nous voulons être reconnus pour nos actions, en être félicités. Mais les fleurs, dans les jardins, les montagnes, aux abords des chemins, fleurissent pour elles-mêmes, accomplissant leur nature, leur propre tâche. Elles sont, pour nous qui ne pouvons penser en toute innocence, un enseignement précieux : celui du difficile travail, né de l'être même, sans intention particulière.
Le camélia ne pense pas à devenir cerisier ou hibiscus ! la tulipe et la marguerite ne désirent pas fleurir en hauteur, sur une branche d'arbre ! Toute plante s'efforce tout simplement de s'épanouir, offrant à nos yeux l'éclat ingénu de sa beauté.
Une beauté zen
paroles de moines
partage photos de mars
En mars, ce fut presque un match entre le printemps et l'hiver ; bien des jours froids, bien des jours humides et les fleurs sont un peu en retard. Aussi les beaux jours rares furent un bonheur pour les plantes, les animaux et les humains.
Je remercie les aminautes pour l'envoi de leurs photos et pour vous qui les regardez avec amitié.
Le prochain partage photos aura lieu fin avril/début mai
le thème que je vous propose est :
voyons la vie en rose
Vos photos et/ou textes sont à me transmettre à agab57070@yahoo.fr jusqu'au 30 avril 2018. (4 photos maxi).
allez faire un tour sur les regards sur le monde
allez faire un tour aux heures paisibles de Janou
allez faire un petit tour à la casa fleurie
Au soleil du Midi
Sans aucun souci
Un syrphe alangui
.
A peine commencée
L'histoire est avortée
Par les crocs d'Araignée
Une abeille rousse
Sur son coussin vert mousse
Se nettoie la frimousse
A l'heure du renouveau
Le credo de l'oiseau
Chasser prestissimo
allez faire un tour chez Martine du Sud
Nuée d'étourneaux sur mon île de Batz dans le Finistère
allez faire un tour chez Zaza-Rambette
Le bleu, vous savez le dessiner, vous n'avez pas oublié
son intensité, son flamboiement, sa clarté
Le bleu est venu en fanfare durant deux jours de mars,
haut les roses du grès des Vosges,
haut le cœur du beau temps inespéré.
Ici, aucune cigale pour trompeter
forcément
alors une jonquille vous clamant sa joie.
rappel partage photos de mars
Certains jours, nous pensons être toujours en hiver et pourtant, le printemps s'installe.
Je vous rappelle le thème du partage de mars :
"PREMIERS FLEURISSEMENTS ET/OU PETITS ANIMAUX".
Si vous souhaitez participer, vous pouvez me transmettre vos photos jusqu'au 26 mars à mon adresse mail : agab57070@yahoo.fr. (4 photos maximum et merci d'indiquer le nom de votre blog).
Je vous remercie d'avance.
Défi 202
Aminautes au pied marin, pour ce défi 202, nous chalouperons tous en choeur au rythme du Tango ….
avec le moussaillon Luciole qui a choisi pour thème :
“LE TANGO EST UNE PENSEE TRISTE QUI SE DANSE !” (Enrique Santos Discépolo)
« Est-ce qu'il est nécessaire de se souvenir ? » se dit-il en écoutant Césaria Evora chanter Sentimento.
Une fête de fin d'année où s'étaient retrouvés les mis de côté, les esseulés, les migrants encore mal remis de leurs aventures. Une salle des fêtes. Grande, des bruits d'assiettes, du pétillant pour mettre un sourire sur les lèvres. Il était venu, là, lui le rescapé, aimant les rires, retrouvant sans doute des amis d'hier.
Et l'animatrice, une Burkinabé, majestueuse, joyeuse et festive, belle silhouette habillée toute en rouge et or, sourire large, tintant, oiseau du paradis, invita, invita à danser les femmes, les hommes, les enfants, un tango, un tango : « Sentimento ».
Et lui, Janvier se tourna vers sa voisine, une jeune femme, blonde, slave. « Voulez-vous danser ? ». Il lui montra la piste de danse. Déjà, Nadejda,se leva, envoya un baiser à sa mère, et le suivit tout en disant : «tango, un petit, un petit peu. » Son accent était doux, son regard fier et enjoué. Il l'enlaça et sur la piste, jamais il ne connut un si bon moment, lui toujours si triste, n'oubliant pas le Rwanda, lui qui y souffrit tant qu'il en parlait peu aux hommes de son foyer.
Son corps souple, allait, venait, et le tango, n'était pas un combat entre amants, il était histoire de la vie, les moments faciles, les traversées dangereuses, la solitude et pointait aussi la joie de se connaître. Cinq minutes, ce n'est pas beaucoup, vingt non plus. C'était une série de 4 tangos, plus elle bougeait, plus elle ressemblait à un feu follet, plus il sentait ses peines s'envoler. 4 tangos, ils tournaient, ils marchaient, ils volaient.
Cinq ans durant, Nadejda fut danseuse à Tachkent (Ouzbékistan) au grand théâtre académique, la danse était sa vie, rien ne l'effrayait ni les douleurs, ni les longues heures de répétition, juste comptaient les moments de grâce. Elle était Russe, sa mère aussi, son père Ouzbek musulman. L'ex URSS ne les protégeait plus, plusieurs fois, elles avaient été injuriées en passant la porte de la cathédrale de la Dormition. Elle souriait en lui racontant l'histoire avec son français emplie de son accent russe. Son père, son père les avait quittées, sa mère peinée, découragée. Et un jour, on leur avait intimé de partir et en lui arrachant, sa petite croix d'or, des hommes l'avaient battue, lui criant de porter un voile....
L'avion, les passeurs, Metz, la rencontre avec Soeur Cécilia, femme forte, de caractère, d'un âge à être à la retraite, les cours de Français. Elle souhaitait être professeur de danse. La soirée, passée, janvier aussi, février et mars, et un soir, elle lui annonça son départ pour Lille, où une école avait besoin d'un professeur de danse. Ancienne danseuse étoile, elle convenait au poste, et le 1er avril, ils l'attendaient les gens du Nord. Un appartement pour elle et sa maman, le droit d'asile et l'adresse d'amis de Cécilia.
Janvier était heureux et triste. Elle était partie, il n'avait pas osé lui dire comme il l'aimait, chaque jour un peu plus, son feu follet. Janvier était conducteur de bus, désormais, après bien des aléas pour trouver un travail correct. Décharger les camions, avait usé son dos. Il n'avait pas tout à fait 40 ans. Et il l'avait laissée partir lui souhaitant bon vent.
“LE TANGO EST UNE PENSEE TRISTE QUI SE DANSE !” (Enrique Santos Discépolo)
Il dansait dans la pièce claire, ensoleillée, ses bras tenant une partenaire imaginaire. Et la, la, la,
…
Triste, la sonnette retentit, il courut, il ouvrit : elle était devant lui : « sœur Cécilia nous invite ce soir chez elle, tu sais comme elle cuisine bien et je crois même qu'il y aura de la musique, Césaria Evora ! »
Il rit.
Il prit sa veste, ferma la porte et tous deux descendirent, en courant follement , dans l'escalier.
Le tango, c'est ça, des moment heureux, des moments tristes
de la passion, aussi.
encore, je vous confie
Ils existent tous les deux, lui réfugié du Rwanda, Français aujourd'hui, il habite Nancy
et elle, la danseuse, partie vivre avec sa mère dans le Nord.
Hélas, il n'y a pas eu de tango, ils ne se sont jamais rencontrés.





























