Petites graines
Photos, poésie, extraits de livre
dans la lecture, le lecteur s'enrichit (pape François)
(extraits)
Contrairement aux médias audiovisuels où le produit est plus complet et où la marge et le temps pour “enrichir” le récit et l’interpréter sont généralement réduits, le lecteur est beaucoup plus actif dans la lecture d’un livre. Il réécrit en quelque sorte l’œuvre, l’amplifie avec son imagination, crée un monde, utilise ses capacités, sa mémoire, ses rêves, sa propre histoire pleine de drames et de symboles. Et ce qui en ressort est une œuvre bien différente de celle que l’auteur voulait écrire. Une œuvre littéraire est donc un texte vivant et toujours fécond, capable de parler à nouveau de multiples façons et de produire une synthèse originale avec chaque lecteur qu’elle rencontre. Dans la lecture, le lecteur s’enrichit de ce qu’il reçoit de l’auteur, mais cela lui permet en même temps de faire fleurir la richesse de sa propre personne, de sorte que chaque nouvelle œuvre qu’il lit renouvelle et élargit son univers personnel.
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Lorsque nous lisons une histoire, grâce à la vision de l’auteur chacun imagine à sa manière les pleurs d’une fille abandonnée, la personne âgée couvrant le corps de son petit-fils endormi, la passion du petit entrepreneur essayant de s’en sortir malgré les difficultés, l’humiliation de celui qui se sent critiqué par tout le monde, le garçon qui rêve comme seul moyen d’échapper à la souffrance d’une vie misérable et violente. Alors que nous ressentons des traces de notre monde intérieur au milieu de ces histoires, nous devenons plus sensibles aux expériences des autres, nous sortons de nous-mêmes pour entrer dans leurs profondeurs, nous pouvons comprendre un peu mieux leurs efforts et leurs désirs, nous voyons la réalité à travers leurs yeux et, en fin de compte, nous devenons des compagnons de route. Nous nous immergeons ainsi dans l’existence concrète et intérieure du vendeur de fruits, de la prostituée, de l’enfant qui grandit sans ses parents, de la femme du maçon, de la vieille femme qui croit encore qu’elle trouvera son prince. Et nous pouvons le faire avec empathie et parfois avec tolérance et compréhension.
Celui qui apprend vraiment à voir s’approche de l’invisible (Paul Celan)
Pape François
lettre du Saint Père sur le rôle de la littérature dans la formation
Si vous dîtes oui à la Vie
Si vous dîtes oui
A la Vie
La chienne (fidèle)
La déesse (Junon ou Artémis)
La poisse (miel ou boue)
Elle plante ses graines
Dans vos plates bandes
Au milieu des géraniums
Roses flamands,
Un poivrier du Sichuan,
Une voisine Marie des Sources,
Des mirabelles lorraines,
Des gentils, des amis,
Un chat rouquin,
Un gredin sans maman.
Lundi, Elle sourit grand bleu.
Agab (08/24)
Jeux olympiques Paris 2024
Les J.O. 2024 - Paris
De l'or, de l'argent, du bronze
Le club France
Vibre
Crie
Hurle sa joie.
Victoire, uni, notre peuple
S'amuser, se fédérer,
Oublier les prix, les partis.
Et les autres jeunes,
Athlètes formidables,
Chinois, américains,
Cambodgiens
Et Simon Biles,
L'Artémis sublime.
Agab (08/24)
une joie secrète (Charles Juliet)
Charles Juliet nous a quittés, le club des humains, vers l'ailleurs, les étoiles. Adieu le poète, l'écrivain !
immergés
tous deux
au plus reculé
d’un silence
qui efface
le monde
la calme
tension
de ton écoute
prends
prends
mes mots
donnons-nous
du vivant
Vivant (extrait) Abdellatif Laabî
Vivant
Pour trois, cinq ans encore
Ou juste quelques jours
Mais vivant !
Je peux éclater de rire
Ou fondre en larmes
Me sustenter d'une gâterie marocaine
Espagnole
Indienne
Chinoise
Ou de mon invention
Dire encore une, deux, sept fois
"je t'aime"
À celle
Qui m'a rendu plus humain
Que je ne le croyais
Entendre
Plutôt écouter sa voix
Faisant couler des trémolos de tango
Dans mes veines
La regarder marcher
Portant vaillamment sur ses épaules
Le poids des ans
Et de me dire tout fier :
Quel port de reine !
...
Vivant
Laborieusement
En pestant contre le monde entier
En criant à la face des ignominies
Régnant depuis les origines
Du même cri que j'eus
Lorsque je suis né
Mais vivant !
Abdellatif Laabî
A deux pas de l'enfer
Belle fin de journée à Volmerange avec les parapentistes
Fleurs d'été , enfin presque
Lire (Abdellatif Laabî)
Lire
Je lis à tour de bras
Je lis ce qui se présente
Et ce qui ne se présente pas
Je lis tellement
Que j'oublie le lendemain
Ce que j'ai lu l'hier
Plus je lis
Plus je découvre
Qu'il me faut encore lire
J'en arrive à lire
Par devoir
Sous la contrainte
Par peur de passer à côté
Du livre qu'il serait déshonorant
De ne pas avoir lu
Et cela va de mal en pis
Car les écrivains sont devenus légion
Et dans toutes les régions du monde
Bientôt
Ceux qui écrivent
Dépasseront en nombre
Ceux qui lisent
De guerre lasse
Je relis les classiques
Une fois, deux fois
Mais au bout d'un certain temps
Je n'y tiens plus
Je veux découvrir
"dénicher"
Des auteurs oubliés
Désaffectés
Maudits
Ayant écrit dans des langues
Aujourd'hui disparues
Dans des petits pays où des îles lilliputiennes
Qu'on aurait du mal à situer sur une carte
On pourrait me traiter
D'intégriste de la lecture
Que cela ne me ferait ni chaud ni froid !
Je lis
Et alors ?
D'autres regardent les jeux télévisés
Et je ne leur jette pas la pierre
Il faut bien faire quelque chose
Quand on ne peut pas arrêter la main
Des tueurs repus
Des destructeurs de la planète
(Conscients ou inconscients)
Des psychopathes
Qui, ici ou là
Nous gouvernent
Alors oui, je lis
Pour ne pas salir mes yeux
Et garder les mains propres
Abdellatif Laabî
A deux pas de l'enfer
Le jardin de Merlin dans un coin perdu (s'Verlorene Eck)
L'univers est un cercle dont le centre est partout
et la circonférence nulle part.
Héraclite
Ce qui n'est pas ici n'est nulle part,
Ce qui est ici est partout.
Héraclite
Tant que tu ne vois les étoiles qu'au dessus de toi tu n'as pas le regard de la connaissance
(Cercle de pierre jardin de Merlin)
Depuis qu'on a renversé les menhirs, les dieux ne parlent plus aux hommes et inversement, depuis qu'ils sont renversés, les hommes ne parlent plus aux dieux".
Adolphe Landspurg


























