
Cette quinzaine, c'est Jeanne Fadosi qui tient la barre des CROQUEURS DE MOTS.
Celles et ceux qui la suivent depuis longtemps aux défis d'écriture des CROQUEURS DE MOTS se souviennent peut-être qu'un de ses dadas, c'est le temps, qu'il soit météorologique ou historique.
Alors pour le défi 294,voici le thème : illustrer à votre manière (prose, vers, dessins, images) un monde où le temps serait aboli.
(Celui de l'Histoire ou celui de la météo ou les deux)

Souffler sur cette bougie supplémentaire qui m'indique une vie sans cesse sur le navire du temps. Les bleus succéderont aux tristes nuages gris, les évènements à pleurer de douleur, de colère. Guerres, innocents et ...
La bougie vacille et ne s'éteint pas. Nous sommes bluffés par ce mystère. Et un rire s'épanouit, celui d'une enfant jamais devenue grande. Cristal d'une clochette. Et je suis avec les miens, et dans le temps d'avant où ma grand mère devenait la femme de Benoît.
Aussi sur la planète cherchée par les scientifiques et ses êtres de chair et d'âmes. Ma robe est bleue, les pommiers sont fleurs et fruits. Cela pleut, cela rayonne, et tous ces êtres vivants, vaches, dinausores, et papillons du jour.
La flamme immobile. La sensation d'être traversée par une chaude énergie. Je vois la paix, enfin, l'inexplicable vigueur de l'éternité. Et André et Denise et Christian Bobin et Djinnie et Thérèse de Lisieux. Je fais un tour sur moi. Les fleurs sourient. Je vibre. Cela crépite, s'épanouit, et m'apaise. Rien n'empêchera l'éternité.
Et l'esprit de la flamme me plonge dans les yeux de tous ceux qui acceptent ce temps aboli.