A mon tour de vous proposer le défi 303 pour le lundi 10 mars ; les jours rallongent, le mois de février n'est plus, et ce sera le printemps des poètes (du 14 au 31 mars) ; le thème est "volcanique" ; j'attends vos poèmes (toutes les formes permises, celles avec des vers, des accrostiches, sans, sous forme de texte également...). Possibilité d'éditer un poème volcanique d'un auteur aimé. Pour ceux qui préfèrent quelques mots pour pimenter votre texte, en voici quelques uns : ardent, feu, Etna, rouge, lumière.
Je vous souhaite une belle inspiration et j'attends avec curiosité et joie, vos participations.
(...) L'homme forge son destin de l'intérieur, voilà une affirmation bien téméraire. En revanche, l'homme est libre de choisir l'accueil qu'il fera en lui-même de ce destin. On ne connaît pas la vie de quelqu'un si l'on n'en sait que les évènements extérieurs. Pour connaître la vie de quelqu'un, il faut connaître ses rêves, ses rapports avec ses parents, ses états d'âme, ses désillusions, sa maladie et sa mort.
(...) Nous étions là de bonne heure, mercredi matin, tout un groupe réuni dans les locaux de la Gestapo, et les évènements de nos vies étaient à cet instant précis exactement les mêmes.
... L'œil était immédiatement attiré par un jeune homme qui faisait les cent pas, l'air mécontent (et ne cherchant nullement à dissimuler son mécontentement), traqué et tourmenté. Tout à fait intéressant à observer. Tous les prétextes lui étaient bons pour abrutir de cris ces malheureux Juifs : "Pas de mains dans les poches !" etc. Il me paraissait plus à plaindre que ceux qu'il apostrophait ainsi, et ces derniers ne l'étaient d'ailleurs que dans la mesure où ils avaient peur. Quand ce fut mon tour de passer à son bureau, il me lança en rugissant : "Qu'est-ce que vous pouvez bien trouver de risible ici ?"
... Et moi, de mon air le plus innocent : "Je ne me rends pas du tout compte, c'est mon expression habituelle." Et lui : "Ne faites pas l'idiote et sortez immédiatement !" le tout assorti d'une mimique qui signifiait : "On se retrouvera !". C'était probablement le moment psychologique où j'aurais dû mourir de frayeur, mais j'ai tout de suite percé à jour son truc.
En fait, je n'ai pas peur. Pourtant je ne suis pas brave, mais j'ai le sentiment d'avoir toujours affaire à des hommes, et la volonté de comprendre autant que je le pourrai le comportement de tout un chacun. C'était cela qui donnait à cette matinée sa valeur historique : non pas de subir les rugissements d'un misérable gestapiste, mais bien d'avoir pitié de lui au lieu de m'indigner, et d'avoir envie de lui demander : "As-tu donc eu une enfance aussi malheureuse, ou bien est-ce que ta fiancée est partie avec un autre ?" Il avait l'air tourmenté et traqué, mais aussi, je dois le dire, très désagréable et très mou. J'aurais voulu commencer tout de suite un traitement psychologique, sachant parfaitement que ces garçons sont à plaindre tant qu'ils ne peuvent faire de mal, mais terriblement dangereux, et à éliminer, quand on les lâche comme des fauves sur l'humanité. Ce qui est criminel, c'est le système qui utilise des types comme ça.
Au Proche-Orient, le décès des enfants Bibas a provoqué une onde de choc en Israël et dans le monde entier. Un autre corps a été remis aux autorités israéliennes, mais il ne s’agit pas de celui de la mère de famille, Shiri Bibas. (France Info 21/02/225)
Pour cedéfi 302, publication lelundi 24 février, c'est votreamiralequi s'y colle.
Voici ce que je vous propose.
Que vous souhaitiez écrire un message fictif, adresser un mot à un proche, ou même exprimer vos pensées à une personnalité politique ... tout est permis ! Laissez libre cours à votre imagination et à votre plume.
Ceci est un message
une vague de douceur, réveille les crocus, joue avec les bourgeons.
JOYEUX ANNIVERSAIRE
à la dame pâtissière écrivaine et grand mère
courant le long des flots
au coeur qui bat comme un bouquet de mimosa
l'homme et son chiot Yoshi, spitz allemand, joyeux se laissent aller à parler près de la pelouse,
Celui qui ressemble à un sage indien, avec sa longue barbe blanche, 80 ans, depuis deux ans en retraite se dort au soleil ; il parle de la neige dans le Massif Central la semaine dernière, de son chemin de Compostelle, en 6 mois. Il rayonne.
Ceci est un message ,
JOYEUX JOUR
à celle qui me lit ici
d'Alsace, Centre Val de Loire, île de Batz,
pied du Mont Saint Quentin,
celle aux deux chiennes d'amour,
et aussi celle à la lavande et aux bleus profonds, celle aux milliers de livres, voyage dans la Drôme ou ailleurs, à la dame aux oiseaux et aux loups, fleur de lotus, à la dame aux citrons et aux chats merveilleux, aux énigmes ludiques, à l'admiratrice éternelle des chats de la Creuse, à celle qui va d'une mer à l'autre, d'une main lisant, de l'autre cultivant son jardin, à l'homme yogi sage et riant,
à chaque bien aimé passant,
qui enrichit la vie.
dans les bacs à fleurs où la pierre de Jaumont devenue poussière laisse un tapis gris, retirer les plantes mortes et admirer les très petits crocus jaunes s'esbaudir.
dans le champ des soeurs, où la femme âgée se repose, sacs lourds à porter, deviser sur le monde, se regarder dans les yeux, heureuses d'être là.
Parlons tranquillement de la vie puisque nous n'y comprenons rien.
le lundi 10 février, les Cabardoucheprennent la barre de la quinzaine en proposant un sujet "à la manière de".
Dans son livre intitulé : "Je me souviens" l’écrivain Georges Perec relate 480 petits souvenirs de la vie quotidienne, tels qu’ils lui reviennent à l’esprit, tout en invitant le lecteur à continuer cet inventaire.