Arbres et chevaux
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Photos, poésie, extraits de livre
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Les caps rocheux de part et d'autre de l'horizon
tiennent la mer entre leurs bras. Les vagues contenues
ne déferlent pas mais cognent doucement
contre la poitrine de la montagne. Sur la plage
étroite, tous - vacanciers, pêcheurs, enfants -
sans se concerter respirent au même rythme
laissent la mer brasser le temps et leurs souvenirs
qu'ils ramasseront plus tard en la quittant
paillettes de sel, déposées sur les rochers.
Anne Dujin
Noyau manquant
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Beaucoup de monde dans l'un des marchés aux puces du secteur
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De la musique
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Un petit grain de folie
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Des gentils organisateurs
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Un chien qui fait un bain de pattes.
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Un des nombreux chiens rencontrés. Avec son nouveau doudou.
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Petite sieste réparatrice.
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Et un doudou pour qui ?
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Stella nous invite à la suivre pour la promenade matinale.
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Surtout, aller à un rythme irrégulier, fait de curiosité, admiration, tentative de découverte de souris, méditation.
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Masque anti mouches. Ils viennent de changer de champ. Et surtout ne sont plus dans le sous bois à l'abri du soleil.
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Petit tour par le bois.
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Par là bas, le mont Sainte Odile. Le bleu s'en va à l'est et de l'autre côté la pluie s'installe, le temps rafraichit. Il est temps de rentrer.
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Il doit y avoir une autre existence...
Il doit y avoir une autre existence, ici, maintenant...
Celle-ci est par trop courte, trop interrompue. Nous ne savons rien, serait ce sur nous-mêmes. Nous ne faisons que commencer à comprendre, ici et là. Elle arrondit ses mains sur ses genoux...
Elle en fit une coupe. Elle aurait voulu y lire l'instant présent, le retenir, le remplir de plus en plus de passé, de présent et d'avenir, pour enfin le voir resplendir, entier, lumineux, riche de signification.
...
C'est inutile en écartant ses mains. Il faut que l'instant présent s'écoule. Il faut qu'il passe. Et après ?
Virginia Woolf
(1882/1941)
Les années
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La chaleur reine rieuse se joue de nous. Stop aux activités qui éreintent vite. Sieste et autre temps calme au lieu de découvrir un village, une montagne ou forêt.
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Nous nous arrêtons sous les cerisiers manger des cerises presque passées et très sucrées. Les chevaux restent à l'ombre dans le bois. Je ne les vois pas. Juste quelques hennissements.
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Vers 22h, Griselle squatte chez des voisins.
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l'amie est partie
vers la lumière
d'où vient son sourire.
Lui est envahi
par les cellules malignes.
Il attend la douceur.
Deux proches emportés
par les paroles rouges,
et l'un s'en va.
La guerre se déclare
entre les hommes
Les bras m'en tombent.
La fièvre survient,
Chuter sur le sol,
souffrir et se relever.
Vivre, ressentir, s'ouvrir.
Agab (06/25)
Cigales
Enfin, après neuf années passées
à forer l'obscurité
elle s'extrait de son enveloppe cannelée
et libère le cri persistant du désir :
la note perçante d'un marteau piqueur,
qui vibre comme un éclair au ralenti,
divisant l'air,
et laisse une odeur calcinée de papier goudronné.
Ce-jour dit-elle Ce-jour dit elle Ce-jour
agrippée avec six pattes griffues
et tout près, une femelle comme une oreille flétrie,
une feuille tombée, brune et nervurée,
frissonne à l'unisson et se rapproche.
Ca y est, le temps presse, la mort est proche, mais surtout,
surtout, surtout, surtout
sous le soleil brûlant, brûlant, toute la journée,
par un mois qui n'a pas de nom :
ce bruissement d'amour agaçant. Ce vacarme exaspérant.
Ce chant - admettez le.
Margaret Atwood
poèmes tardifs
La vie est si bonne
d'être partagée.
Si bonne que j'en chante
le couplet mélodieux, hardi.
Tout semble accordé
Sourire, fleur en devenir,
sucré d'une cerise,
ça danse, ça sourit,
ça chahute. Je volerai presque.
presque et le chant du bourdon
rappelle des colères, des brisures,
des guerres, des amertumes.
La vivre à nouveau en paix,
même blessée, chauffe nos cœurs.
Agab (06/25)
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Samedi 21 juin 2025
journée internationale du yoga
Le yoga pour une seule terre, une seule santé
Sous les arbres d'un parc messin, Marité,
professeur de yoga, nous donne rendez vous à 10 h 30.
Presque 30 ans que je pratique le yoga avec Carmen, puis Céline et maintenant Marité.
J'ai appris à rendre mon corps plus souple .... et puis avec l'âge, à accepter d'adapter les postures à mon corps ; durant les relaxations, se laisser porter par le souffle.
Nous sommes une dizaine à nous retrouver chaque semaine.
Les hommes sont peu nombreux et même dans ce groupe totalement absent.
Nous cherchons l'équilibre, trouvons la joie d'être ensemble.
Belle journée à vous toutes et tous
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« le yoga c’est comme la musique.
Le rythme du corps, la mélodie de l’esprit et l’harmonie de l’âme créent la symphonie. »
Sri B.K.S Iyengar
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