ensemble, c'est mieux ...

Photos, poésie, extraits de livre

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L'objectif du jour, bien sûr, était de voler comme un oiseau ... sans aile, l'homme ne peut rien espérer ... alors il a inventé ces machines bruyantes : les paramoteurs qui permettent un instant de s'imaginer oiseau. |
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et l'envol quelquefois est impossible trop de vent, pas assez de vent, vent qui tourne, voile qui faseille...
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Après une sympathique rencontre avec Roxane DAMBRE, me voici devant un nouvel auteur inconnu. Il aime l'histoire, les aventures ... et lire. Ne dit-il pas : "je ne peux pas mourir tant que j'ai encore des livres à lire".
Son livre LE PARALLELE VERTOV semble plein d'aventures, d'histoires (là retour en arrière dans les temps d'avant). J'offre le livre à mon mari et il sourit. Le hasard a fait que c'est le premier auteur dont il a regardé les livres. C'est une histoire à la Rouletabille me confiera-t-il après l'avoir lu et je lirai le deuxième, a-t-il rajouté ...
Deuxième belle découverte ... et j'emmène le livre en vacances.

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Le Savoir des Anciennes Coutumes des Chiens a presque entièrement disparu de notre espèce, dit Brennus (valeureux Saint Bernard). Pendant que les humains s'éloignaient de plus en plus de leurs propres racines sauvages - que les humains vendaient la vérité du plus profond de leurs coeurs en échange de télés, de cosmétiques et de sécurité -, nous les chiens nous avons également perdu contact avec nos origines.
Nous avons cessé de nous poser les questions les plus fondamentales de la vie : "Quelle est la nature de la Sauvagerie ?". Nous avons cessé de demander à nos parents : "Quelle est la nature de la Sauvagerie ?", exactement comme ils avaient cessé d'interroger les leurs. Comme les humains, nous aussi nous avons vendu notre vérité profonde. Et contre quoi ? une tape affectueuse des maîtres sur la tête et une gamelle de viande que nous ne savons même plus chasser et tuer par nous-mêmes.
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Que peux-tu me dire d'autre ? demanda Furgul (grand chien maraudeur)
Une seule chose encore, la dernière de mes miettes, mais une très sombre. Les Sentes des Chiens sont puissantes - comme tu viens de le sentir mieux que moi. Et elles te laissent le choix. Chaque Sente est renforcée à chaque fois que tu l'empruntes pour courir. Certains chiens courent sur les bonnes Sentes, d'autres chiens sur les mauvaises. Et, exactement comme tu peux changer les Sentes, elles peuvent te changer aussi.
Tim WILLOCKS
DOGLANDS
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Je sais ce que tu penses, dit Jodi, et c'est difficile pour toi de comprendre. Peut-être même impossible. Mais les gens qui aiment le plus les animaux - comme les vétos, et comme ces gens qui travaillent dans des refuges et des fourrières, et même les piégeurs, aussi - sont les gens qui doivent faire tout le sale boulot pour les autres.
Tu veux dire les politiciens ?
Non, je parle des maîtres qui abandonnent leurs animaux familiers et des maîtres qui sont si cruels que leurs chiens s'enfuient. Je parle des éleveurs de pedigree qui accouplent trop de chiens - comme les éleveurs de lévriers. Et des gens qui achètent comme cadeau d'anniversaire ou de Noël un chiot qu'ils donnent à des enfants qui en font leur jouet. C'est de leur faute s'il y a trop de chiens et pas assez de gens pour s'en occuper. Mais ce sont les vétos et les employés des refuges qui doivent se charger de les tuer. Certains n'arrivent à le faire que pendant quelques années, parce que ça leur brise le coeur. Au bout d'un certain temps, ça m'a brûlée aussi. Je ne pouvais plus le supporter.
Tim Willocks
DOGLANDS


14 juin
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J'atteins la rivière que je convoitais : un torrent cascadant, à trois kilomètres au nord de la Lednaïa. L'endroit est poissonneux mais il faut trois heures pour le gagner. Les chiens furètent un moment puis s'endorment sous les coiffes de rhododendrons. J'admire leur faculté à sombrer au moindre répit.
Ma nouvelle devise : en toute chose imiter le chien ! La bionique consiste à s'inspirer des inventions de la biologie pour les appliquer à la technique. Il faudrait fonder l'école de l'éthobionique. On s'inspirerait du comportement animal pour conduire nos actes.
Au moment d'agir, au lieu de demander conseil à nos héros - qu'auraient décidé Marc Aurèle, Lancelot ou Geronimo - on se dirait : "Et maintenant, que ferait mon chien ? et un cheval ? Et le tigre ? Et même l’huître (modèle de placidité)?" Les bestiaires deviendraient nos livres de conduite. L'éthologie serait promue science morale.
J'interromps mon rêve lorsqu'un omble entraîne mon bouchon de liège par le fond. Ce soir, je rapporte quatre poissons à la cabane. Et je les dévore car c'est ainsi qu'agissent les bêtes.
Sylvain TESSON
Dans les forêts de Sibérie
28 mai
Je passe la journée dans le guide ornithologique de l'édition Delachaux et Niestlé, "848 espèces et 4 000 dessins". Ce livre est un bréviaire consacré à l'ingéniosité du vivant, aux infinies subtilités de l'évolution, une célébration du style. Même le plus sophistiqués des urbains qui verrait dans les oiseaux de stupides automates au regard de maniaque, soumis au hasard des vents, s'inclinera devant l'audace des livrées du faisan, du galopède ou du tadorne.
J'essaie d'identifier chacun des visiteurs du ciel. Nommer les bêtes et les plantes d'après les guides naturalistes, c'est comme reconnaître les stars dans la rue grâce aux journaux people. Au lieu de "Oh ! Mais c'est Madonna!", on s'exclame "Ciel, une grue cendrée !".
Sylvain TESSON
Dans les forêts de Sibérie