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le réfugié (2) histoire du temps présent

6 Mars 2016, 16:42pm

Publié par durgalola

Le réfugié (2)

Au réveil, tous deux descendons voir le réfugié. Amorphe, il est dans un coin. Il n’est pas vaillant ; son œil semble mort … le deuxième tout voilé … Il s’est réfugié dans une étagère. Nous (Olivier et moi) lui aménageons une petite niche dans une boîte. La journée passe, il ne mangera rien, ne boira pas.

Une copine nous remet des antibiotiques à administrer, deux par jour. Dans un rien de boîte pour chat, nous écrasons le cachet et laissons le tout. Et ce diable de chien pousse la porte et avale médicament et pâté … se léchant et reléchant les babines.

Mardi, nous nous levons et aucune amélioration, sauf qu’il est étalé au milieu de la pièce et ne remue pas une patte en sentant la chienne … et rien de rien. Nous lui nettoyons les yeux, il est tout mou dans nos bras. Va-t-il vivre ou mourir ? La deuxième solution semblant plus que probable.

Ce sont des temps suspendus, ces heures, ces jours où la vie ne sait plus trop si elle doit continuer ou laisser  l’ange de la mort prendre dans ses bras, le grand malade. Cela me rappelle d’autres moments, d’autres lieux, des vies d’aimés partis dans l’insondable ciel.

Mercredi au réveil, ce n’est plus possible et nous prenons rendez-vous chez le vétérinaire. 17 h nous dit-il ! Le chat errant (pas de tatouage, ni de puce, pas stérilisé) est si mal en point qu’il lui donne dix ans au moins .. et lui ouvrant sa grande bouche implantée de toutes ses dents … il rajuste son estimation : entre 5 et dix ans. C’est simple, il faut le piquer (antibiotiques, anti-inflammatoires pour 14 jours), le réhydrater et il doit manger … C’est un fort coryza et peut être sida du chat… Retour à la maison, changement de pièce ; il monte à l’étage à la salle de bains plus chaude et tous deux, préparons lit, litière, eau et nourriture.

Et dire qu’il nous a demandé comment nous l’appelions : simplement « chat » ; peut on donner un nom à quelqu’un d’étranger, dont on ne sait pas si demain il sera encore là. Le garderons-nous .. ? plutôt Djinnie et Durga l’accepteront-ils ? Djinnie est si vive et si décidée qu’elle effraie souvent chats et petits enfants. Durga, ici, c’est chez elle et elle sait cracher. N’a-t-elle pas délogée un précédent réfugié qui horrifié est reparti …

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le réfugié (1) histoire du temps présent

6 Mars 2016, 16:34pm

Publié par durgalola

le réfugié (1) histoire du temps présent

Le réfugié (1)

Un léger bruit, léger, à peine plus fort que le craquement d’une croquette, je me réveille, je me précipite à toutes pattes, dévale l’escalier.

Dans le cellier, un chat, un chat noir est entré … J’aboie, j’aboie, l’animal ne bouge pas, reste refermé sur lui. J’aboie.. pas l’aboiement méchant, vindicatif, non l’aboiement répété pour alerter les humains.

Et la voilà, elle, mon humaine, qui encore me souffle : « arrête, tu nous réveilles, silence Djinnie ! ».

Le chat ne bouge pas, il est sur la boîte à outils et rien pas même un tremblement de terre ne le fera changer de place.  J’aboie, bien encore un peu, en ce lundi 29 février, 4h30. Elle me prend par le collier et me dégage de là … et ferme le porte. Dormir, me dit-elle, nous voulons dormir. Laisse le dormir…

Elle est rigolote. Un intrus est entré, je ne vais pas le laisser faire. Ici, c’est moi la cheftaine de Durga, la grise, alors le noir, il doit partir, rien à faire ici. Et de descendre et de remonter les escaliers, Et d’essayer de pousser la porte … Pas rigolo,  l’homme se lève excédé … et me met dans la voiture dans le garage jouxtant  le cellier … Pas rigolo, et pourtant je dors, m’endors, super rêver de voyager, de partir en vacances, de courir dans l’herbe drue…. Et oublier le réfugié.

(suite demain) 

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Défi 161: quiproquo

5 Mars 2016, 15:33pm

Publié par durgalola

DEFI 161 proposé par les croqueurs de mots et Jeanne Fadosi

Pour lundi  7 mars 2016 :

Défi n°161 : Quiproquo sur la date

à publier lundi 7 mars

en prose, en vers, en dessin, en mélange, peu importe,

juste faire “pas trop long” pour favoriser la lecture des uns et des autres.

 

Défi 161: quiproquo

 

Quiproquo

 

 

Samedi  16 heures à la cathédrale Saint-Etienne de Metz, juste devant la statue de la Vierge. Le temps est humide, pluvieux, désagréable et l’intérieur de la cathédrale sombre et les lumignons nombreux brillent devant la Vierge à l’enfant.

Il est 16 heures 15 et Solange mon amie, est en retard.  Je fais un dernier tour surtout pour admirer les vitraux de Chagall. Les couleurs sont prenantes, il s’agit de la création de l’homme, de la femme et des animaux.  Je regarde ma montre ; 16h25… et mon téléphone portable.

J’appelle et zut je tombe sur le répondeur et lui laisse un message : « Solange, je t’attends … aurais-tu un empêchement ? ». Nous nous retrouvons une fois par mois et visitons un monument, nous promenons dans un parc et nous terminons par un café sur une terrasse.

Je rumine un peu : que lui est-il arrivé ? un empêchement ? un accident ? a-t-elle oublié ? et me heurte à une table. Un homme est assis devant des livrets. Il a les cheveux longs, un visage aux traits asiatiques…

Je m’excuse platement, j’ai manqué tout renverser. Il me tend un des livrets posés sur la table« Que pensez-vous de mes tableaux ? c’est la première fois que j’expose dans une cathédrale.»

Je tombe des nues … je n’avais rien vu, pourtant ils sont grands ces tableaux … trop grands pour être affichés dans mon séjour.  Les couleurs sont audacieuses, grands traits de rouge flanqués de jaune et de noir sur fond blanc … ou larges échappées de bleu avec voiles de blanc, de gris et de rose .. Je le vois sourire en voyant mes traits passés de la confusion à l’admiration.

Et la conversation se lie à cause d’un petit imbroglio, il sourit lorsque je lui raconte mon attente … ces toiles m’impressionnent ; la peinture m’impressionne toujours. Toujours ce besoin d’y plonger, toute entière… Tous les deux nous meublons ces moments vides de nos petits riens. Il demeure à Strasbourg avec son épouse et moi à Nancy. Comme lui, je peins, seulement des petits formats, des personnages rigolos ou tendres des temps elfiques et expose occasionnellement, la dernière fois au château de Champigneulles. Nous sommes parents de grands enfants qui sont embrouillés dans leur vie…

Et mon téléphone vibre … c’est Solange, la Messine, elle me rappelle que le rendez-vous est pour la semaine prochaine ; là, dommage, elle travaille et ne sera pas disponible….. zut, de zut, j’avais oublié de noter la date .. jeudi 17 mars et non lundi 7 mars … quelle étourdie, je suis ... moi aussi, je t’embrasse Solange et à très bientôt … Promis, juré, je note sur mon agenda.

Kien Lucas, tout souriant, me confie : "Grâce à vous, j'ai oublié mes moments de solitude dans cet édifice impressionnant. Avec Jade, mon épouse, je serai content de vous recevoir avec votre compagnon et votre fille ! et peut être vous donner le goût de peindre des toiles plus vastes ... Au revoir ... "

"Léonor ... et merci pour ce très bon moment".

 

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Vivre sans pourquoi de Alexandre Jollien (itinéraire spirituel d'un philosophe en Corée) (2)

1 Mars 2016, 16:37pm

Publié par durgalola

dire oui

 

Tandis que le train fonçait vers la capitale, un jeune m'a accosté. Quand il s'est avisé que j'étais chrétien, il m'a demandé :"pourquoi, portes tu des pantalons de moine bouddhiste ?" Comment lui dire que ces pantalons à Velcro, très pratiques, me plaisent et surtout que l'habit ne fait pas le moine  Jésus et Bouddha, faut-il les réconcilier ? Sont-ils vraiment en concurrence, en conflit ? Je n'aime pas les guéguerres qui opposent les religions, ni la suffisance ni le syncrétisme. Tous les hommes sont frères.

Je crois en Dieu, en son fils Jésus-Christ. J'espère qu'avec la mort, tout ne prendra pas fin. Jésus m'enseigne la bonté du monde. Malgré les crimes, les violences, les maladies, les souffrances, l'injustice, tout est ultimement en ordre. Suivre le Christ, c'est essayer de dire oui. Croire qu'au fond de la faiblesse, des miracles peuvent se produire. Les miracles, ce n'est pas seulement marcher sur les eaux mais assumer au quotidien les hauts et les bas, sortir de soi, aimer l'autre pour de vrai.

...

Ce bus, cette brosse à dents, ce sac-poubelle, le fou rire de mes enfants, le ciel bleu, l'amitié, l'amour, la paix, tout provient de Dieu, tout participe d'une gigantesque création. Il est très facile de s'exiler de l'origine, de l'oublier. Pour peu qu'on regarde attentivement un visage, même le plus sombre, le plus méchant, on devine en lui la présence de Dieu. J'aime qu'il y ait quelque chose qui dépasse, et de loin, ce que nous voyons. J'aime un Dieu qui transcende tout, y compris sa transcendance, pour nous rejoindre dans le banal, le quotidien. 

Le zen m'aide à dézinguer l'image d'un Dieu qui juge, scrute et condamne le moindre faux pas. Je prie ce Dieu de tout mon coeur et de toute mon âme. Prier, c'est vivre, se lever, aimer, aller aux toilettes. Ne jamais oublier que tout est en même temps vain, précaire, fragile, parfait et inouï. 

Grâce au zen, je ne regarde plus Dieu comme un être lointain. Il est partout, y compris dans le tragique, la peur, les ennuis, les pulsions, ma bassesse, mes faiblesses. Entrer dans une vie spirituelle, c'est se relier à ce plus grand que nous. Plus intime aussi.

 

 

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Vivre sans pourquoi de Alexandre Jollien (itinéraire spirituel d'un philosophe en Corée)

1 Mars 2016, 15:50pm

Publié par durgalola

Pourquoi ce livre plutôt qu'un autre ?

parce que j'aime Alexandre Jollien, l'écrivain de "Eloge de la faiblesse", papa de Victorine, Augustin, Céleste, ami de Bernard Campan, Matthieu Ricard, Frédéric Lenoir etc... parce qu'en finissant de le lire, je me sens joyeuse, affectueuse, confiante.

Pourquoi vous offrir ces mots au lieu d'autres ?

si je m'écoutais, je vous les donnerai tous, cela fait un peu beaucoup pour un blog alors je vous conseille (pas de conseil ...) juste vous dire si vous saviez ce que ce livre apporte quand on vit avec notre foi (en Dieu, en l'homme, en l'AMOUR tout simplement),notre jour le jour, nos peines, nos éclats de rire .. 

alors, après avoir feuilleté toutes les pages, hésité.. je vous donne :

l'amour pur

l'amour pur, je l'ai découvert ce curieux soir où se sont mêlés larmes, chagrin, rires et joie. Augustin s'apprêtait à fêter son premier anniversaire au Pays du matin frais, lorsque la sonnerie de Skype a retenti. La nouvelle est tombée, brutalement, ma belle-mère allait bientôt mourir.

Après avoir écouté beaucoup, et aussi pleuré, ma femme nous a rejoints à table. A la lueur d'une bougie, trois enfants bouches bées l'ont regardée. Et ses paroles, montées du coeur infini d'une maman nous ont rassurés : "Maman est triste, très triste, mais maintenant on va savouret le beau gâteau d'anniversaire d'Augustin. C'est ça le plus important au monde, maintenant."

Qui dira la délicatesse, le don de soi, l'abnégation et le courage d'une mère ? Cette joie tragique était notre manière de nous rapprocher de cette femme qui, à des milliers de kilomètres de nous, apprenait que le temps était venu pour elle de tout quitter.

 

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mandala la plus belle des choses

1 Mars 2016, 15:48pm

Publié par durgalola

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mandala claire voyance

1 Mars 2016, 15:46pm

Publié par durgalola

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mandala cercle de l'enfance

1 Mars 2016, 15:45pm

Publié par durgalola

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mandala nostalgie

1 Mars 2016, 15:44pm

Publié par durgalola

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Mandala infinité

1 Mars 2016, 15:42pm

Publié par durgalola

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