pour oublier (Cécile COULON)
Pour oublier
Que dans cette vie tu fus plus souvent perdue
que sur le bon chemin.
Qu'en vingt-huit années à la dérive
tu t'accroches aux morceaux de l'épave
croyant qu'il s'agit de ta maison.
Mais tu n'es qu'un cavalier abandonné par sa monture :
alors tu marches sans direction
puisque c'est la seule chose à faire.
Tu marches, ne sachant pas que ce qui arrivera,
tu marches au devant de toute émotion,
persuadée que rien de pire que ce que tu as vécu
ne peut dorénavant entraver ta course lente.
Pour oublier le reste tu te répètes
que chaque jour est un
émerveillement.
Cécile COULON
Noir volcan


































