jeudi en poésie avec Marie
Ne serons n'avons
pu être n'avions été
nous
mais l'un l'autre
en chacun
un texte écrit
n'avions été
l'asphodèle et
l'orange
l'un l'autre
en chacun
n'avions échangé
le mortel.
Esther TELLERMANN
Un versant l'autre
Photos, poésie, extraits de livre
Ne serons n'avons
pu être n'avions été
nous
mais l'un l'autre
en chacun
un texte écrit
n'avions été
l'asphodèle et
l'orange
l'un l'autre
en chacun
n'avions échangé
le mortel.
Esther TELLERMANN
Un versant l'autre
sous l'égide des croqueurs de mots
Participons avec joie, au printemps des poètes.
Le 1er jeudi poésie : 26 mars
avec le mot ou thème COURAGE
le 2ème jeudi poésie : 2 avril
en résonance avec l'affiche de Soulages, un poème où se trouve le mot noir
pour le défi 234 du lundi 30 mars
Avec le coronarovirus, nous sommes contraints à limiter nos déplacements.
J'en connais qui devaient découvrir Milan, d'autres New York et d'autres peut être Vesoul,
alors je vous propose d'écrire une courte histoire (30 lignes maxi) sur une ville, une région, une montagne, tout simplement un endroit que vous connaissez ou que vous souhaiteriez connaître.
Seule contrainte, vous mentionnerez le nom d'un poète ou d'une poétesse dans votre texte.
Avec tous mes remerciements
Pour le défi 233, Marie Chevalier nous propose :
Il nous est arrivé sans doute à toutes et tous d’être plongés dans un doux rêve et de nous réveiller en sursaut. Comme nous aurions aimé poursuivre ce rêve inachevé ! Décrivez-nous ce que vous ressentez et surtout parlez-nous de ce rêve, dans un petit texte court.
_________________________________________
La joie est si grande de découvrir une ville inconnue, une ville moyenâgeuse. Sentir le coeur se serrer devant les maisons anciennes, traces de personnages, pots de géranium, ou statuette, Marie ou ange. La joie est si grande de marcher sur les pavés rappelant les temps anciens. Sortir de son sac, l'apn, ma loupe extraordinaire et isoler un détail, m'en délecter, contempler, m'arrêter et prendre en photo ou pas.
Le temps était gris mais la température agréable ne nécessitant pas de gilet. Nous sommes arrivés près de la cathédrale. Et presque personne sous le porche d'entrée, puis nous fûmes soudain plus nombreux, un air joyeux telle une bannière allait et venait. Etait-ce sardane ou tarentelle ? Je ne savais pas et l'appel de la musique si puissant, que je déposais mon sac avec l'appareil photo au pied de la cathédrale. Grande, grande, bergère de la ville. Plus loin, une femme agitait un foulard carmin. J'étais soulevée et allait dansant, riant, le cœur exubérant. Soudain, plus loin, au coin de la place, une voiture grise attendait, m'attendait et j'ai abandonné les danseurs, le sac et suis partie rejoindre le véhicule.
Mes yeux s'ouvrirent, la lumière rentrait dans la pièce, la chatte Durga couchée près de moi, dormait suavement.
Le rêve était fini, un peu déçue de la perte de mon sac, cependant je pris le livre "le bon coeur" de Michel Bernard et plongeais dans l'histoire de Jeanne, la jeunette à l'accent lorrain et de Charles VII.
En moi, persistait le rêve et le foulard rouge s'agitait à nouveau.
Il me fallait aller à sa rencontre. Cette cathédrale n'était pas de France, d'Espagne plutôt, à Majorque, non à Burgos. Cette ville située dans le Nord de l'Espagne. Saint Thérèse d'Avila y fondit un carmel, accompagnée de 8 religieuses. Et surtout, une exceptionnelle cathédrale gothique Santa Maria (12ème/16ème siècle) y resplendit. A l'intérieur, Rodrigo Diaz de Vivar, "Le Cid" y repose.
Je ne connais pas cette ville, 1371 km m'en sépare. Pourtant, 75 mn viennent d'être à me promener sur la toile à visiter cette grande ville espagnole, à déambuler en écoutant la passion de Saint-Matthieu de Jean-Sébastien BACH. Quel bon moment, merci pour ton défi Marie !
Et mon sac, sac photo gris, est posé près de moi, attendant une promenade.

La Cathédrale de Burgos, qui abrite le tombeau du Cid et de son épouse Chimène, est indissolublement liée à l’histoire de la Reconquête et de l’unité espagnole. Plusieurs membres de l’ancienne maison royale de Castille reposent près du maître-autel. Le souvenir de Saint-Ferdinand est associé à la construction de ce monument symbolique de la monarchie espagnole.
Je suis le Cid calme et sombre
Qui n’achète ni ne vend,
Et je n’ai sur moi que l’ombre
De la main du Dieu vivant.
......
Roi, je suis un homme probe
De l’antique probité.
Chimène recoud ma robe,
Mais non pas ma loyauté.
Je sonne à l’ancienne mode
La cloche de mon beffroi.
Je trouve même incommode
D’avoir des fourbes chez moi.
(extrait - le romancero du Cid
Le rat ou "je dirige"
les rats sont : séduisants - énergiques - de bon conseil - charmeurs - méticuleux - sociables - enjoués - tenaces - humoristes - intellectuels - sympathiques - sentimentaux - généreux - honnêtes.
mais ils peuvent être aussi : profiteurs - manipulateurs - agités - joueurs - cupides - mesquins - soupçonneurs - inquiets - ennuyeux - destructeurs - avides de pouvoir.
Voici ce qu'il faut bien comprendre sur les natifs du Rat : quand ils savent qu'on sait de quoi ils sont capables, ils se comportent parfaitement... ou ils sortent de votre vie immédiatement et définitivement. Les demi-mesures ne sont pas leur fort.
...
Rats plein de rapacités, vous êtes parmi les influences les plus puissantes du zodiaque chinois. Quand Bouddha convoqua tous les animaux, vous êtes arrivé le premier. Dès ce moment, le don de lucidité et de clairvoyance vous a été accordé.
...
Le rat est un parent protecteur et autoritaire. Les rats aiment que leurs enfants montrent de bonne heure qu'ils sont intelligents. Ils passent beaucoup de temps avec les petits, inventent des jeux et encouragent leur créativité. Pour cette raison, les Rats s'entendent bien avec des enfants malléables et faciles.
(extraits de l'astrologie chinoise - Suzanne White)
(le rat Mushaka et Ganesh)
image citation avec Gisèle / Le bon côté des choses
thème : écrire un acrostiche avec CORONAVIRUS
Chez moi dans la région Grand Est
Oublié la neige et le soleil absents
Rient les primevères jaunes, bleues,
On parle coronavirus venu de Chine
Ne cherchez pas l'eau bénite, disparue !
A bannir les bises et les accolades !
Vendredi, j'ai rencontré des baptistes
Ils reluquaient ma jolie tarte au citron ...
Revenaient-ils du rassemblement mulhousien ?
Un moment de doute, la gorge me gratte !
Sourions, dans quelques jours le printemps.
Agab 03/20