Photos, poésie, extraits de livre
promenade photographique du 1er au 15 septembre
bains de soleil
de loin, les traces rouges nombreuses, longues sur les troncs des tilleuls en rangée ordonnée, intriguaient, des mousses ?
mais pourquoi de couleur rouge ?
J'approche et vois avec étonnement, ces longues trainées de minuscule bestioles.
Serait-ce un troupeau parqué pour les fourmis ?
Je mets un doigt près du coeur et les insectes fuient à toute vitesse, ressemblant à ces parisiens sortant du métro.
Non, ce ne sont pas de pucerons bien trop gros, mais des larves de punaises appelées gendarmes (cependant, ne verbalisent pas) . J'ai souvent vu les parents regroupés et sans pudeur, s'aimant des heures durant (l'accouplement peut durer de 12 heures à 7 jours).
La femelle pond de 50 à 70 œufs, vous comprendrez la foule agglutinée sur les troncs. Les larves deviennent adultes au début de l'hiver .
Le gendarme se nourrit principalement de graines de rose trémière, hibiscus (mettre ses pots à l'ombre) et tilleuls.
Le gendarme, ou pyrrhocore, appelé aussi diable cherche midi, en raison de son attirance pour le soleil au zénith est un insecte hémiptère hétéroptère de la famille des pyrrocoridae ; le gendarme est la punaise la plus répandue en Europe.
source : wikipédia
ce que tient ta main droite t'appartient de Pascal MANOUKIAN
Brusquement, lui revient une histoire qu'Araxie, l'arrière grand-mère arménienne de Charlotte, leur avait confiée un soir.
Quand le Near Est Relief, l'association humanitaire américaine, décida de racheter les orphelins arméniens aux familles de leurs maîtres, ils les alignèrent le long de la voie ferrée en attendant le train pour l'orphelinat d'Alep.
Ils étaient des centaines de survivants à patienter ainsi, une goutte d'eau, tellement il y avait eu de morts.
Tout près d'Araxie, un enfant turc d'à peine deux ans jouait dans la poussière, assis par terre loin de sa mère. Quand le train est arrivé, l'arrière grand mère de Charlotte l'avait pris par la main et l'avait fait monter avec elle.
"J'aurais pu le tuer, me venger de mes souffrances, leur avait-elle expliqué, mais je me suis dit que ça ferait toujours un Arménien de plus et un Turc de moins. ils nous en avaient tellement enlevé."
Pascal MANOUKIAN
Défi 209 des croqueurs de mots
Défi 209
Jeanne FADOSI, capitaine de cette quinzaine automnale, propose que nous écrivions un petit texte en prose quelques expressions (3 ou 4)
incluant le mot œil ou le mot yeux.
(*)
champ libre à celles et ceux qui n’aiment pas trop les contraintes et si vous souhaitez un ou des fils conducteurs,
restons dans le domaine de la vision avec, la vue et la cécité, la lumière et l’obscurité (précisions de Domi)
Point de vue
A la dernière conférence de M. José KLIMT, dans la salle "Soleil Rouge", Cécile se rend, bon pied, bon œil avec son amie, sa colocatrice d'un appartement merveilleusement exposé face au coucher de soleil. Son amie Amélia suit des cours de kinésithérapeute et la philosophie lui semble ennuyeuse. Cependant Cécile est certaine que le philosophe genevois l'intéressera. La jeune femme aide Amélia à s'installer, la salle est pleine. Un bouquet de fleurs est posé sur la table à côté de lui, un morceau de musique, doux et joyeux circule, fleuve invisible.
Et le professeur commence son exposé sur la beauté. Il projette des diapositives de statues grecques, de tableaux médiévaux ou modernes, le baiser de Klimt (petit clin d’œil, il n'est pas du tout son descendant).
Quand elle jette un oeil sur son amie, elle est contente, Amélia sourit, se concentre, tend ses oreilles et approuve souvent de la tête.
Plus d'une heure est passée et une voix prononce : "aucune grâce extérieure n'est complète si la beauté intérieure ne la vivifie. La beauté de l'âme se répand comme une lumière sur la beauté du corps - Victor Hugo.
"Maintenant, la deuxième partie de cette conférence est pour vous, chers auditrices et auditeurs. Posez vos questions, intervenez, et dans la mesure du possible, je vous répondrai." Comme souvent, un moment de silence se pose avant qu'une personne ose la première question. Elle est simple et a le mérite d'encourager les autres à s'exprimer ou apporter des précisions. "Une dernière question ?". Un jeune homme se lève "Pour être sensible à la beauté, faut-il voir ?". Le professeur répond un peu rapidement ... "Oui, bien sûr".
...
Les amies se lèvent et suivent la foule animée. Amélia, avance, aidée de sa canne blanche, se tourne vers son amie, philosophe en herbe, et lui confie "Pour moi la beauté, c'est quand je caresse mon chat !" et elle sourit, se remémorant ces moments de grâce.
pour Céline,
... les écrits restent (3)
51ème Parc naturel régional de France, celui des Baronnies provençales a été crée en 2014. A cheval entre la Drôme et les Hautes-Alpes, au croisement des influences alpines et provençales, le territoire du Parc bénéficie d’un relief tortueux de moyenne montagne avec un climat méditerranéen.
Lors de l'enquête préalable, 44 communes sur 126 étaient contre.
graines de partage octobre 2018
Je vous présente les photos reçues sur le thème AVANT - APRES.
Tout d'abord, je remercie toutes les participantes et ensuite, toutes les personnes qui viendront les regarder.
L'automne est bien présent, et le thème est tout trouvé pour novembre. "de toutes les couleurs" ou au contraire automne en noir et blanc, si vous préférez. (à envoyer à agab57070@yahoo.fr avant le 5 novembre).
Je vous souhaite d'excellentes journées.
Avant dans les années 2000, Jano avec ses petits neveux Aymeric, Valérian et la cousine Adeline
Après, cette année avec Aymeric, Valérian et Enguerran (qui était trop petit donc pas sur la première photo !)
Avant
Après
Avant, Farouk avril 2010 (il est né en janvier 2010)
"Sniff... maman, je veux rentrer... !"

Après, Farouk juin 2012
"Je monte la garde ! Ce que je n'avais pas prévu c'est que je me suis cassé la bobine dans de bas de la cour. Heureusement plus de peur que de mal"
Et encore après, Farouk juillet 2012
"J'ai abandonné mon perchoir, trop de risques, je préfère la bronzette sur la table de la terrasse !"
les bébés de ma Bella
Avant
Après
Mamzelle DJINNIE
avant en juillet 2008 avec sa médaille de la SPA
après en septembre 2018
près du Cap Lardier (toujours aussi joueuse, le bâton m'attend)
ordinaire
A proximité de là où j'habite, on peut voir une affiche qui dit : "Le monde peut être transformé par des gens ordinaires, comme vous." ; j'ai honte d'avouer que cela m'énervait chaque fois que je passais devant : "Comment savent-ils que je suis quelqu'un d'ordinaire ? Je pourrais parfaitement être quelqu'un de remarquable."
Cela me paraissait méprisant ;
et pourtant, l'Eglise devrait être une communauté où nous nous sentons accueillis sans avoir besoin d'être une célébrité pour compter, libérés du besoin d'occuper le milieu de la scène. Nous pourrions y apprendre la joie d'être ordinaires, non au sens de sans valeur ou ennuyeux, mais en étant tournés les uns vers les autres en en recevant la vie.
Timothy RADCLIFFE
Pourquoi donc être chrétien ?
poème 12 de 15 poèmes de Roberto Juarroz
poème 12
De même que nous ne ne pouvons
soutenir longtemps un regard,
nous ne pouvons non plus soutenir longtemps la joie,
la spirale de l'amour,
la gratuité de la pensée,
la terre en suspens de cantique.
Nous ne pouvons pas même soutenir longtemps
les proportions du silence
quand une chose le visite.
Et moins encore
quand rien ne le visite.
L'homme ne peut soutenir longtemps l'homme,
ni non plus ce qui n'est pas l'homme.
Et néanmoins il peut
supporter le poids inexorable
de ce qui n'existe pas.
Roberto JUARROZ
15 poèmes
Métro – ligne 4 – station Saint Sulpice – vendredi 17 h
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Métro – ligne 4 – station Saint Sulpice – vendredi 17 h
Les gens s'entassent, station après station. Ils sont plus proches qu'avec leurs proches. En premier, entrer, trouver une place debout, se tenir à une barre, se caler dans un coin. La rame tortillonne dans le long tunnel. Prenant de la vitesse, décélérant. Prochaine station, plusieurs sortent, en entrent plus nombreux. Une femme à l'âge de la retraite, gilet aux losanges blanc et noir, queue de cheval blanche, partage « si une bombe explosait, là, maintenant ! Que de ravages » et poursuit « je n'ai pas peur de mourir ! ». Rame suivante, des hommes, 3, blousons en cuir, descendent pour permettre de sortir et reviennent. Un homme noir, athlétique, cherche à se caser sans écraser les pieds de quiconque. Ma voisine, Marianne possible, peau blanche, cheveux blonds, yeux bleus, tailleur bleu France, se colle davantage pour qu'une voyageuse, une étrangère, anglaise, américaine, 50 ans peut-être et rayonnante, peau noire, avec son sac sombre aux fleurs rose fuchsia puisse rester debout. Elle murmure quelques mots assourdis par le bruit. Plus loin, mon amie sourit, un rien séparées par plusieurs personnes dont une femme trapue au visage basané, peut être femme du voyage, maintenue par son mari. Station suivante, les Halles peut-être, Marianne descend, d'autres aussi, s'installent des étudiants aux traits poupins avec leurs sacs chargés qui se préparent à rentrer en Province chez papa et maman. Nous nous habituons à voyager, de façon si compacte, devenons un moment des compagnons. Station gare de l'Est, il faut bien 2/3 minutes pour que tous descendent. Une jeune enfant, deux ans peut être, dans les bras de sa mère d'origine africaine, sourit. Elle est ravissante avec ses multiples chouchous dans ses cheveux crépus. Beaucoup lui font au revoir. Gracieuse, elle nous salue de sa petite main. Il est temps de suivre la longue file, torrent impétueux jusqu'aux quais de la gare.
Nous sommes tous vivants ! |





























