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jeudi en poésie : le fantastique

8 Mai 2018, 19:11pm

Publié par durgalola

 jeudi poésie le 10 mai

thème le fantastique   en chanson ou en poème ou thème  libre

jeudi en poésie : le fantastique

 

 

En regardant le papillon aux ailes jaunes,

j'ai vu 

derrière, dans le creux du rocher,

une bague en céramique,

blanc, bleu et blanc

je l'ai mise au doigt

elle s'y adaptait si bien

....

un grand froissement d'air

un claquement de bleu

une vallée aux cours d'eau jolis

pâquerettes et libellules

je volais

mes ailes me soutenaient dans l'air transparent

je volais

riais, exultais, chantais 

et sur une branche d'arbre,

assise dans sa robe turquoise,

une femme au regard délicieux

attendait.

je lui pris la main

et l'air s'emplit de musique

le sol s'ouvrit

laissant aux taupes et aux dragons

le temps de m'expliquer

que j'étais de l'autre côté du miroir.

 

 

 

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promenade photographique du 25 au 30 avril

6 Mai 2018, 20:59pm

Publié par durgalola

     

 

le printemps des fleurs, des colliers de perle, des feuilles, des enfants sur leur trottinette nous emplit de joie

 

 

 le printemps aux éclosions éphémères, nous prend par le bout du coeur  : admirez, admirez, demain c'est fini

 

 

à nos pieds, les délicates, les tendres, les humbles susurrent gentiment à notre passage 

 

 

les nuages ont choisi délibérément de se déliter, de s'écarter, de se faire communauté de douceur 

 

 

 les genets  me rappellent que jeune ado, je lisais bien calfeutrée sous leurs fleurs dans les champs auvergnats

 

 

 mille et mille fleurs les boules de neige, rondes et rondes, voudraient bien être des montgolfières dans le bleu

 

 

 et le lilas pousse près du cerisier du Japon. Déjà, il décore une voiture de mariage. Soyez heureux lance-t-il !

 

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Encore vivant de Pierre Souchon

6 Mai 2018, 14:06pm

Publié par durgalola

- Et maintenant ?

- Maintenant, ce que je crois, c'est que sans traitement, je suis malade. Je dysfonctionne. Donc c'est à peu près aussi con de dire que je ne suis pas naturel avec mes cachets qu'un cancéreux qui vous dirait : "Ah mais avec ma chimio, vous démolissez mon être profond, je ne me reconnais plus, ce n'est plus moi..." Sauf qu'il ne viendrait jamais à l'idée d'un cancéreux de sortir une connerie pareille. C'est l'apanage de la psychiatrie... Tout mon combat, ça a été de considérer que j'étais malade au même titre qu'un diabétique, ou qu'un type qui a le VIH. Une maladie au long cours, qu'on doit traiter au long cours - et surtout qu'il n'y a pas de différence entre une maladie psychique et une maladie organique... Le souci avec les maladies psy, et c'est un énorme problème, c'est qu'on vous stigmatise.

- Vous en avez souffert ?

- Ah mais sans arrêt ! J'ai fait plusieurs mois d'hôpital dans ma vie, ce n'est pas rien... Mis à part mes parents et ma sœur, aucun des membres de ma famille n'est jamais venu me voir. Aucun ! pire : à ma sortie, lorsque je les revoyais personne ne me demandait de mes nouvelles !

....

Tout le problème est là : les symptômes d'une maladie psy, mes symptômes à moi, en tout cas, s'incarnent dans mon comportement. Donc tout le monde y met de l'intentionnalité, en niant la dimension psychologique. Et on me renvoie à ma responsabilité, on me traite de tout. ça c'est parfaitement dégueulasse.

...

- Vous espérez sortir rapidement ?

- Oui. Mais pour tout vous dire, je me rends compte depuis peu de temps que j'étais malade, ces derniers mois, vraiment malade. Donc ça ne fait que quelques jours que je suis plutôt content d'être ici, de me poser, et que j'ai de moins en moins hâte de sortir, parce que je sais qu'il va falloir tout reconstruire, et que ce sera très long...

 

Pierre Souchon

Encore vivant

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Encore vivant de Pierre Souchon

6 Mai 2018, 13:40pm

Publié par durgalola

- Hue, Coquet !

Mon oncle travaillait avec son cheval du matin au soir.

- Quand est-ce que tu es passé au tracteur ?

- En 1970, mon premier. Mais la mécanisation, c'était un piège. Je pensais que j'irais plus vite, que j'aurais du temps... En fait j'étais rentré dans ce truc infernal de l'industrialisation. Il fallait toujours produire davantage, acheter des terres... C'était délirant. Tout le long de ma vie de paysan, je croyais avancer, et j'étais doublé par l'évolution. Il fallait avoir le diable au corps pour rester ici. Tous mes copains se tiraient en ville ! ça faisaient des gendarmes, des mécanos, des maçons, des cheminots... Pour ne pas se flinguer, il fallait être solide. Et les jeunes qui revenaient au pays nous snobaient parce qu'on chiait avec le cheval, qu'on n'avait pas de salle de bains... Du coup je bossais encore plus, pour financer la modernisation de la maison... Je sortais pas de la spirale.

Il avait construit des gîtes ruraux, bientôt, parce que le pays, son agriculture et son industrie moribondes basculaient dans le tourisme, "les gorges de l'Ardèche et toutes ces conneries..."

Mon oncle pose son béret.

Attends... Là. dix... Ici, ils étaient bien... Je vais te dire... Vingt-cinq.. Et ceux de Elze... Les trois frères des coteaux... Et sur le bord du Chassezac... La famille... Comment ils s'appelaient...

- Oui, juste après-guerre, tu vois, il y avait 80 fermes sur la commune.

- Combien il en reste ?

- Trois. On est trois. Et tu as vu mes cheveux blancs....

 

Pierre SOUCHON

Encore vivant

 

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c'était en mai 1968 et j'avais 14 ans (suite et fin)

5 Mai 2018, 15:35pm

Publié par durgalola

 

Et ce mai 68 fut dans ma vie, la période la plus idéalisée, la plus exubérante, la plus intense.

A la maison, les parents écoutaient avec intérêt, la radio et nous avions des discussions passionnées. Et la grève commença à Sollac, papa faisait partie du piquet de gréve ; il était joyeux de dire que l'usine continuait à tourner, qu'ils entretenaient les machines. Des visites furent organisées pour les familles ; première fois, que nous nous rendions sur son lieu de travail à une dizaine de kilomètres de l'immeuble.

J'ai assisté à quelques défilés avec parents et frère et sœur. Papa était communiste et abonné à l'Humanité. Il était chaud ce mois de mai et peut être pensais je que les temps meilleurs arrivaient. Pour moi, la société communiste était une communauté fraternelle comme celle que le Christ prônait. Chez les sœurs, bien sûr, pas question de faire grève. Beaucoup d'élèves étaient absentes, grèves des bus et c'était un plaisir d'être un petit nombre.

Puis un jour, je voulus faire grève comme les grands, comme ceux des lycées publics. Maman et papa me donnèrent l'autorisation, je restais à la maison et faisais mes devoirs, car maintenant, que mes notes étaient bonnes, je ne voulais plus connaître l'incompréhension qui mine le dernier de la classe.

Et en classe, nous devions faire un exposé, c'était mon tour, je choisis de traiter d'un article paru sur l'humanité et bien, sans problème, rouge et enthousiaste, je parlais devant la classe.

Un jour, nous partîmes avec les amis de mes parents pour la Meurthe et Moselle. Leurs amis avaient une sœur qui hébergeait des étudiants parisiens (les cachaient même). Cela avait un côté excitant et là bas, il échangèrent avec passion. Le monde étudiant m'était totalement inconnu, ici, les enfants soient prenaient la voie de l'apprentissage ou souvent pour les enfants des usines, préparaient un CAP (leur ouvrant une embauche à l'usine, surtout pour les garçons passant un CAP industriel). Et Paris, c'était loin, si loin, d'ailleurs j'attendrai encore au moins 10 ans avant de découvrir la tour Eiffel et le métro grâce à une copine, devenue présidente de la JOC.

Par la suite, un des étudiants réfugiés en Meurthe et Moselle écrivit un film «rude journée pour la reine » avec Simone Signoret inspiré de la vie de la sœur de nos amis, femme de ménage.

Puis il y eut des accords signés, des changements politiques, les vacances où je découvrais pour la première fois l'Ardèche. Les salaires furent augmentés, le temps de travail diminué. A l'époque, ceux qui travaillaient dans les magasins, les restaurants travaillaient beaucoup plus que les fonctionnaires. Au moins 4 heures de plus par semaine. A l'école, on ne mit plus de blouse, bientôt les garçons intégraient l'établissement, les religieuses ne portèrent plus de voile, s'habillèrent civilement, et allèrent chez le coiffeur pour une permanente. Les pantalons autorisés … et bientôt plus de cours le samedi après midi …

 

C'était avant, j'étais encore une enfant.

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A Lanzarote, j'ai rencontré

3 Mai 2018, 21:06pm

Publié par durgalola

A Lanzarote, j'ai rencontré

 

A Lanzarote, j'ai rencontré une tourterelle (de Turquie ?) pas embêtée du tout par les cactus 

A Lanzarote, j'ai rencontré

 

j'ai rencontré, un perroquet qui cherchait la plage de Papagayo 

A Lanzarote, j'ai rencontré

 

et j'ai même vu quelques insectes butinant les fleurs de cactus, ou simplement se dorant la pilule au bord de l'océan

A Lanzarote, j'ai rencontré

 

ou au bord d'un volcan. 

 

A Lanzarote, j'ai rencontré

 

Que je n'oublie pas de vous parler des chats rencontrés à Playa Blanca.

Etaient-ils des descendants du chat du pirate Jean de Bethencourt ?

A Lanzarote, j'ai rencontré

 

Ils ne se font pas de souci les chats car s'il n'y a pas de souris à grignoter ou pas assez de moineaux, il existe une association formidable qui leur a construit des abris avec gamelle d'eau, croquettes et même passage deux fois par jour, d'une amie venant leur donner de la pâtée. 

(24 abris et environ 110 chats nourris)

 

 

 

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souvenirs d'anciennes promenades

3 Mai 2018, 16:36pm

Publié par durgalola

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