
C’est Jeanne Fadosi qui vous parle …. qui se trouve à la barre des CROQUEURS DE MOTS à la suite de Lilousoleil
pour ce défi n°175 et voici la feuille de route que je vous propose. Défi à publier sur votre blog lundi matin 05/12 :
On peut faire quelquefois d’un désagrément un atout. Raconter, de préférence sur mode léger et sans allusion à l’actualité
votre plus beau souvenir de petit désagrément (maladie d’enfance, voyage annulé, …).
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Le temps fuit, le temps pas tant celui des journées ensoleillées ou givrées, celui que nous les hommes avons divisé pour plus de commodité, d’organisation,… de règlementation, diront d’autres,… de limitation, renchérirez vous peut-être.
Le temps, dans ma vie, semble biscornu, rabougri, fuyant. Je crois le saisir et il s’évanouit entre mes mains, mon cœur, mon cerveau. Une fois, un jour, un mois, nous avions choisi de nous voir, ma sœur, ma cadette, et moi. Elle n’habitait pas si loin que cela, pas si loin, mais vous savez entre travail, mari, enfant,… Et cinéma, piscine, pour l’une, yoga, promenades Djinnie pour l’autre, nous avons l’impression de sauter de nuage en nuage … sans nous arrêter.
Le temps, nous aimions lui dire « pause » et échanger, partager, goûter aussi, gourmandes que nous étions, que nous sommes ! Si elle avait été en Allemagne, c’était un apfelstrudel (gâteau aux pommes) si la journée avait été légère, je confectionnai un gâteau .. sinon un chinois (nous aimions toutes les deux les raisins et la crème pâtissière). Et quelquefois, oui, une petite fois de temps à autre, jouer au scrabble. En souvenir de cette période adolescente où nous passions un après midi pour une partie, à tourner les pages du dictionnaire, à réaliser de nombreux petits mots.
Le temps, là, il faut que je l’avoue nous a joué un tour pendable. C’était en mai ou en juin, un jour long ensoleillé, et je me réjouissais de la promenade dans le bois près de chez elle (un bois avec chevreuil adorant brouter dans les jardins). Je frappais à sa porte, une fois, deux fois, ; il semblait qu’elle n’était pas encore de retour de son lieu de travail. Avec un livre, dans la voiture, j’attendais et je retournais toquer à la porte de sa maisonnette, mignonnette, celle de Blanche Neige ou de Boucle d’Or.
Le temps, roula sa bosse, roula et déçue, sans réponse à mon appel téléphonique, je repris le chemin de ma maison . L’après midi, était presque passée lorsque je rentrais, et que le téléphone sonna ! Ma sœurette au bout du fil « je suis venue chez toi et il n’y avait personne. J’ai fait un tour dans ton quartier et toujours personne ! ». Saperlipopette, chacune croyait avoir rendez-vous chez l’autre, chacune se posait des questions.
Il était trop tard pour se voir ! nous étions un rien tristes ! Nous aurions pu nous disputer, être en froid, rejeter la faute sur l’autre, nous aurions pu !.Et ce temps loupé, vous savez, renforça notre amitié ! nous ne manquons pas de préciser désormais le lieu de la rencontre. C’est bien chez toi ? c’est bien chez moi ? Nos après-midis nous sont si chères.
Ah, il est temps de noter notre prochain rendez-vous ! Je vous le dis au creux de l’oreille : mardi 13 décembre après 15 heures chez moi, si j’oublie, je sais que vous serez là pour me le rappeler.