
BON DE SE PROMENER
Sur le chemin de la promenade matinale
Djinnie cherche sa pomme de pin
Dure, facile à prendre en bouche, et hop !
Le jeu commence
Objet déposé au pied de l’humaine,
Révérence, sourire, ALLEZ LANCE !
Le fruit va et vient
Les règles sont connues, mémorisées ;
De l’autre côté de la grille,
Elle sait y accéder, des passages existent.
La chienne attrape, revient, dépose !
Et saute, saute ! Aboie, une fois, dix fois
L’autre cliquant pour mettre en boîte un zeste de la vie !
Et le fruit a disparu dans un endroit inaccessible.
Trottine la petite noiraude, trottine vers le garage
Pas pour ses voitures, juste pour le sapin aux pommes larges.
Elle choisit, pas celle-ci-, ni celle-là, l’autre là-bas.
Les cônes ne sont pas si adaptés au jeu.
Là,
Elle s’est enfoncée dans la patte la branche d’un épineux
Djinnie s’arrête, lève la patte blessée,
Et regarde l’humaine.
Celle-ci vient et se saisit de la branche,
La tirant délicatement, vérifiant que tout est enlevé.
Sourire !
En marche… le jeu se poursuit
Avec des grondements si l’objet est insaisissable.
Puis cela s’arrête, parce que l’envie s’est envolée
Parce que dans le gazon s’élève une odeur.
L’amie à grandes jambes appelle : « Non ! Djinnie ! »
Accompagné de « Djinnie ! Viens ! Viens ! »
Aucune surdité, aucun désir de provocation
Uniquement une gourmandise à manger
Promptement, rapidement, goulûment.
Et venir, trottiner et secouer la tête joyeusement.
Bon de se promener.