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attente ..... (médiathèque Jean Macé)

18 Août 2015, 17:49pm

Publié par durgalola

« Pour ceux qui veulent la République, la vraie, celle de la liberté, il est bien évident que notre peuple n'en sait pas assez, et que le premier besoin de ce pays est d'être couvert de sociétés d'instruction. » Jean Macé

 

Attendre, même pour un chien, peut être plus pour un chien qui souhaite apprendre à lire, est un moment bien long.

Le quartier est vivant, les passants nombreux, certains chargés de sacs emplis de livres, d'autres venant tout simplement tout joyeusement regarder les nouveaux livres ou aussi s'attabler devant un ordinateur.

Il fallut le passage de quelques Mettis, enfants et adultes pour qu'un  certain Olivier choisisse quelques livres pour l'été.

 

 

 

attente ..... (médiathèque Jean Macé)

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15 août : l'assomption de Marie

14 Août 2015, 17:56pm

Publié par durgalola

15  août : l'assomption de Marie

 


 
Le troisième jour, il y eut un mariage à Cana de Galilée. La mère de Jésus était là.
Jésus aussi avait été invité au mariage avec ses disciples.
Or, on manqua de vin. La mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. »
Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. »
Sa mère dit à ceux qui servaient : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. »
Saint Jean - chapitre 2

 

 

«Les femmes aussi peuvent-elles devenir Bouddha?» - «Oui, Ananda - Alors pourquoi ne pas admettre les femmes en tant que nonnes dans la communauté?» Le Bouddha ne répondit pas à la question d'Ananda, son plus proche disciple. Celui-ci avait été bouleversé à la vue de femmes de haute caste, dont la tante même du Bouddha, qui avaient marché et mendié afin de voir le Bienheureux et lui demander la permission de vivre la vie errante consacrée à la méditation et à l'enseignement, comme le faisaient les moines. Il est dit qu'Ananda dut poser sa question trois fois avant que le Bouddha n'accepte les nonnes - encore ceci s'accompagnait-il de nombreuses restrictions plaçant les nonnes toujours sous le contrôle des moines. Pesanteurs culturelles? Peur du scandale? Il était en effet impensable dans le contexte de l'époque - le nord de l'Inde, il y a 2.500 ans - qu'une femme, quelqu'ait été son ancienneté, puisse se retrouver en position de supériorité.

Cependant, dès le début, des nonnes furent des enseignantes renommées pour leur compréhension du Dharma (l'enseignement du Bouddha) et pour la profondeur de leur réalisation spirituelle. Le Bouddha fit leur éloge à plusieurs reprises. Il déclara, par exemple: «Si vous m'interrogez sur les mêmes sujets, je vous donnerai les mêmes réponses que Soeur Dhammadina. Que son discours soit répété devant toute la communauté des moines car elle a saisi l'essence de l'enseignement sur l'Illumination.» (2)

Si les femmes doivent rester socialement inférieures, les paroles du Bouddha montrent qu'elles ne cèdent en rien aux hommes quant à la réalisation spirituelle. Mais cette ambiguïté va peser sur la position des femmes dans la Communauté qui sera toujours le reflet de la position des femmes dans la société en général.

Dans l'école Zen du Japon à laquelle j'appartiens, l'ordination se fait de Maître à disciple - homme ou femme. «Dans le bouddhisme, hommes et femmes sont complètement égaux. C'est un des principes les plus élevés de la Voie du Bouddha» , a déclaré Maître Dôgen le fondateur, au 13e iècle. Mais la théorie est une chose, son application une autre!

Depuis une décennie, tout est en train de changer. Grâce à l'aide du Dalaï Lama d'abord, et aussi sous la pression des femmes elles-mêmes, que ce soit dans les pays traditionnels ou occidentaux. Aux Etats-Unis, beaucoup de femmes enseignent ou dirigent des centres importants. Il semblerait qu'en Europe, l'évolution soit plus lente. Sur une trentaine de centres et monastères, la France en compte deux dirigés par des femmes.

S'éloignant de la position du Bouddha, beaucoup de textes tardifs déclarèrent que ce n'est que dans un corps d'homme qu'on peut devenir Bouddha. Heureusement, le Soutra «L'enseignement de Vimalakirti», composé en Inde vers le 2e siècle, raconte ceci: un des grands disciples du Bouddha, Shâriputra, rencontre une déesse. Impressionné par ses paroles, reconnaissant sa compréhension des enseignements, il se risque à lui demander: «Pourquoi ne changez-vous pas de corps, vous qui êtes une femme?» La déesse lui rappelle le caractère illusoire des apparences et complète sa démonstration en le transformant en déesse, et en prenant elle-même la forme de Shâriputra. Obligé de reconnaître que la forme - masculine ou féminine - ne change rien, il s'incline devant l'Eveil «incomparable et sans égal» de la déesse!

Luce Jôshin Bachoux

(1) Luce Jôshin Bachoux a été ordonnée au Japon dans l'école Zen, il y a 15 ans. Elle dirige un monastère et centre de retraite en France, «La demeure sans limites» (Ardèche).

(2) Thich Nhat Hanh - «Sur les traces de Siddharta».

© La Libre Belgique 2001

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mandala bleu

12 Août 2015, 18:01pm

Publié par durgalola

mandala bleu

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défi 148 pour les croqueurs de mots (3)

12 Août 2015, 17:40pm

Publié par durgalola

défi 148 proposé par les croqueurs de mots

On l'a rimé, on l'a chanté sur tous les rythmes et tous les tons, à toutes les époques...

C'est l'océan, la mer, le grand bleu...

Choisissez votre océan ou votre mer et rendez-lui hommage...

 


 

Guillemette et le capitaine

 

Guillemette était une petite fille rousse. Son sourire était lumineux. Sur le bateau de son oncle, elle trépignait de joie. Pour la première fois, il avait accepté de l’emmener avec lui. Ensemble, ils naviguaient vers Tamatave pour charger vanille et épices.

L’enfant admirait Baptiste, 47 ans, crâne rasé, boucles d’or aux oreilles. Quatre boucles rondes et larges, lourdes aussi. Ne lui avait-il pas confié qu’en mer, il se sentait toujours aimé. La boucle à son oreille droite, lui rappelait son épouse, Marie-Bleue. Les trois à celle de gauche, placées en bon ordre, l’une près de l’autre représentaient ses enfants, Suzanna, Lucien et Neptune.

Guillemette se penchait et regardait les vagues éclabousser la coque. Le soleil se levait et se couchait, s’étirant, largement, baillant d’or et de lave sauf quand la pluie jouait un oratorio, un opéra ou une légère sonate.

Quelquefois, l’envie lui prenait de sauter dans l’ami-bleu, puissant et un rien viril et de se laisser aller comme la baleine blanche aperçue l’avant-veille, va et vient puissant dans l’onde maîtresse.

Il lui arrivait de s’endormir à la belle étoile. Son oncle l’emportait, toute légère, plume au vent,  dans sa couchette.

Baptiste était débordant d’histoires. De nombreux tatouages, fermement dessinés, selon une architecture mathématique, étaient chacun, une expérience, une morale, un conte.

Un crâne sur le bras droit et un deuxième . « Ah, confiait-il, celui-là vient de Macao. Le tatoueur le lui avait conseillé pour éloigner les démons, tu sais fillette, protecteur comme les gargouilles des cathédrales. Le deuxième, parce qu’à 2, ils forment une belle équipe… »

« Sache qu’ainsi, jamais, je n’ai plus eu de voleurs à mes trousses, d’accidents sur le bateau. Au fond, ce sont mes anges ! » Et il clignait de l’œil et ils éclataient de rire, la poussette et le grand homme.

Les vagues s’enroulaient, les oiseaux à tire d’aile les dépassaient. Tamatave approchait.

Guillemette allait reprendre le chemin de la maison, se promettant de tout raconter à Pépita, sa chatte-doudou.

Quand elle serait grande, elle écumerait les mers. Promis ! juré !

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défi 148 pour les croqueurs de mots (2)

12 Août 2015, 17:33pm

Publié par durgalola

défi 148 proposé par les croqueurs de mots

On l'a rimé, on l'a chanté sur tous les rythmes et tous les tons, à toutes les époques...

C'est l'océan, la mer, le grand bleu...

Choisissez votre océan ou votre mer et rendez-lui hommage...

 


 

Onoïo et le poisson

Onoïo était un petit garçon tout pareil à un escargot. Il aimait sa maison, fort, fort. Il se mouvait, sans à coup, sans vitesse folle, harmonieusement.

 Son papa et sa maman n’arrivaient pas à choisir un endroit pour leurs prochaines vacances. Le père rêvait de mer, la mère pépiait torrent. Ils auraient pu se disputer, s’affirmer, s’imposer. Non, ils demandèrent simplement à leur enfant de donner son avis, son souhait.

Onoïo était un petit garçon aimant, droit et pur. Il les regarda tous deux, légèrement, un regard de gazelle, et émit son vœu :

« la mer, les poissons et … la mer ! »

C’était étonnant, pour un enfant des plaines, amoureux des monts roulant sous les nuages floconneux, gris souris.

Puis, la famille se mit en route avec voiture coccinelle et caravane. Ils roulèrent, roulèrent… Onoïo dormait, Onoïo jouait à combien de voitures jaunes nous dépassent, Onoïo chantait.

Il était assez grand pour compter les cailloux, les voitures et trop petit pour mener un navire…

o-O-o

La plage s’étendait à leurs pieds, des rochers pointaient. Son papa avait dit : « on dirait la Grèce ».

D’ailleurs ses parents, oublieux de tout  (sauf de lui), captaient la chaleur du sable, le vent écharpe de soie et se laissaient dorloter par l’astre solaire.

L’eau clapotait, l’enfant calme, regardait ses pieds et les minuscules poissons, s’agitant, dansant autour de lui. Il était bon d’être là. Le bleu de l’eau se confondait avec le ciel, tels des amis se tendant la main.

Il se laissait aller au bien-être quand il vit un drôle de museau pointu le fixer.

Et plouf, un saut de traverse, et plaf, l’enfant était aspergé. Il ne craignait rien, son regard se posait, petit rai de soleil. Le poisson avait reconnu l’ange dans l’enfant. Sans parole, ni rime, ni chanson, le poisson, un marbré, montrait sa joie de vivre, sa joie de se mouvoir dans la mer.

Entre eux  deux, une communication, un échange s’établit, un message d’amour.

La grande bleue ou verte ou azur liait les deux êtres d’un pacte fort.

Et l’oiseau, un cormoran,  arriva, battant des ailes, plongeant presque pour attraper sa proie.

Alors, Onoïo, l’enfant escargot, tendit la main vers l’oiseau : « soyons amis, ce sera plus joli ».

Le cormoran promit de manger moins de poissons, surtout pas ceux à rayures blanches. La danse reprit, Onoïo tapait dans les mains, Abélard, le poisson, nageait en accord avec les vagues, Spinozza, le cormoran tournait, montait et piquait.

La mer couvrait ce petit monde chaleureux d’un drapé amoureux.

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souvenir dominical

11 Août 2015, 21:15pm

Publié par durgalola

Petite demoiselle fêtait ses six mois ... 

février, naissance d'hiver

et là petit coeur dans les bras de papy 

la petite maison de la forêt nous attendait,

avec bienveillance, les chaises, la rouge, la bleue

pour une journée douce

la maîtresse de maison, maîtresse incontestable des rêves sucrés

nous offrait son Saint-Epvre (gâteau d'origine nancéenne)

préparé avec délicatesse.

et le Christ veillait sur nous.

(réalisé par notre hôte dans une solive en chêne, bois très dur à travailler)

souvenir dominical

les jolies varoises ont trouvé en Lorraine, un port d'accueil.

-

 

ensemble, nous avons passé un joli moment familial. 

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mots hétéroclites (2)

6 Août 2015, 21:39pm

Publié par durgalola

mots hétéroclites (2)

 

mots hétéroclites (2)

 

mots hétéroclites (2)

 

mots hétéroclites (2)

 

mots hétéroclites (2)

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Forcalquier, jour de marché

6 Août 2015, 21:12pm

Publié par durgalola

 

Forcalquier, jour de marché

Braves gens, venez en notre ville provençale de Forcalquier 

Forcalquier, jour de marché

les Romains l'appréciaient, les comtes de Forcalquier aussi,

Napoléon III un peu moins car ses habitants se sont révoltés contre son coup d'état

et la répression fut féroce.

Forcalquier, jour de marché

le marché y est le plus important de la région.

Forcalquier, jour de marché

L'ancienne ville est belle, sa cathédrale Notre Dame du Bourguet connue depuis le XIIème siècle.

Forcalquier, jour de marché

Quelques rues plus haut, existent des ateliers d'artistes et des galeries d'art. 

Forcalquier est entouré de magnifiques petits villages et de beaux paysages et quelquefois, le matin, des montgolfières survolent le site.

 

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mandala jour après jour (3)

6 Août 2015, 20:45pm

Publié par durgalola

 

 



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l'homme-joie (6) de Christian BOBIN

3 Août 2015, 22:10pm

Publié par durgalola

Je n'aime que les livres dont les pages sont imbibées de ciel bleu - de ce bleu qui a fait l'épreuve de la mort. Si mes phrases sourient c'est parce qu'elles sortent du noir. J'ai passé ma vie à luter contre la persuasive mélancolie. Mon sourire me coûte une fortune.

Le bleu du ciel, c'est comme si une pièce d'or tombait de votre poche et qu'en l'écrivant je vous la rendais. Ce bleu en majesté dirait la fin définitve du désespoir et ferait monter les larmes aux yeux.

Vous comprenez ?

 

Christian BOBIN

l'homme-joie

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