•  défi 165 des croqueurs de mots

    Pour le deuxième jeudi poésie le défi est d'écrire un poème

    dans lequel on trouve le nom d'un poète dans le texte ou en acrostiche.


     

     

    A VERLAINE né le 30 mars 1844 à Metz, prince des poètes

     

    A dix sept ans,

    Verlaine, Rimbaud,

    Marcher avec eux

    Dans la musique des mots.

    « Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant,

    D’une femme que j’aime et qui m’aime. » (1)

    A dix sept ans,

    Le sang neuf, féminin, coulait,

    Chahutait, irradiait ;

    Les vers bénis

    S’enrouleraient à jamais.

    ….

    Aujourd’hui dans le bleu ingénu

    D’un printemps gris souris

    Le bonhomme Verlaine

    Chagrine mon cœur.

    Ses mots dorés ont le prix

    De ses chagrins, tristesses, abaissements.

    Combien de remerciements

    A lui chanter

    « le ciel est, par-dessus le toit,

                    Si bleu, si calme !

    Un arbre, par-dessus le toit,

                    Berce sa palme. » (2)

     

     

    (1) extrait de mon rêve familier

    (2) extrait de sagesse (3 -Désormais, le sage puni)


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  • Défi  165 mené par Durgalola

    Pour les croqueurs de mots

    Capitaine Durgalola (oh là moussaillons, moi qui suis sujette au mal de mer), je prends la mer pour la première fois et souhaite vous mener sur des eaux calmes :

    Pour le lundi 2 mai, le défi

    "Quand on aime quelqu'un, on a toujours quelque chose à lui dire" Christian BOBIN

     En 30 lignes maxi, dites à quelqu'un  que vous aimez ..  quelque chose ... 

     Et comme unique contrainte, mentionner le nom d'une fleur. 


     

    A vous, mes parents disparus,

    J’écris cette lettre pour vous pardonner votre divorce.

    Camélia, tu préférais les froufrous et les tangos au bras de ton amant.

    Lucien, en rage, tu la trompas et te remarias et partis vivre au bout de la France.

    Et moi, seul, j’étais chez Marinette, mounette, la femme au grand cœur. Je vous en ai voulu quand à Paris, j’étudiai isolé et fauché. Tous deux dévoués à vos mondes personnels.

    Et la première gigolette venue a fauché mon cœur. Martine était toujours présente, me consolant des manques d’hier, m’offrant sa famille réconfortante. Hélène est née et elle a grandi si vite, ma petite souris, que le jour où elle m’apprit qu’elle était enceinte, je ne l’ai pas crû et pourtant, je l’ai vite serrée dans mes bras.

    La vie m’a donné une seconde chance : voir grandir jour après jour, ma petite fille tendrement aimée.

    L’entreprise multinationale qui m’employait depuis plus de 30 ans, m’a fermé ses portes ; restructuration et pécule important.

    D’ingénieur, chef de projets, je devins papinou à 50 ans.

    Aussi mes parents, je vous pardonne pour vos manques. Grâce à ma graine d’espoir, pour chacun des baisers manqués, elle me guérissait de dix des siens.

    Sa maman, ma fille, médecin reconnu aidait les malades à recouvrer la santé. Et moi, l’enfant délaissé, j’ai élevé la poupchen tandis que mon épouse, elle aussi, travaillait.

    Je te remercie, papa pour ta joie qui ruisselle sur elle, je te remercie maman pour tes doigts magiques qui lui font jouer si merveilleusement du piano.

    Aujourd’hui, elle a 20 ans, moi 70, et ce soir, dans la douceur angevine, je vous pardonne. Ma peine est consolée.

    Je vous embrasse, mes parents.

    Vincent


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  • Défi des croqueurs de mots

    Pour le premier jeudi en poésie écrire  un poème tout court (moins de 10 lignes) ou un haiku avec thème printemps.

     

    défi 165 : premier jeudi poésie

     

    Le grand jaune

    Offre  le printemps.

     

    La primevère clochète, gaie, gaie la prairie

    La femme voilée libère un sourire papillon

    La mésange frétille

    Le merle pipelette.

     

    Réveille les cœurs

    Le grand jaune.

     


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    (image trouvée sur le net)

    Défi  165 mené par Durgalola

    Pour les croqueurs de mots

    Capitaine Durgalola (oh là moussaillons, moi qui suis sujette au mal de mer), je prends la mer pour la première fois et souhaite vous mener sur des eaux calmes :

    Pour le lundi 2 mai, le défi

    "Quand on aime quelqu'un, on a toujours quelque chose à lui dire" Christian BOBIN

     En 30 lignes maxi, dites à quelqu'un  que vous aimez ..  quelque chose ... 

     Et comme unique contrainte, mentionner le nom d'une fleur. 

     Pour le premier jeudi poésie le 28 avril : un poème tout court (moins de 10 lignes) ou un haiku avec thème printemps.

     Pour le deuxième jeudi poésie le 2 mai : un poème dans lequel on trouve le nom d'un poète dans le texte ou en acrostiche.

     J’espère que vous serez inspirés et vous remercie pour vos participations

     Merci d’indiquer vos participations sur le blog des croqueurs de mots


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  • défi 164 mené par le capitaine Dômi des croqueurs de mots 

    Pour compliquer un peu les choses, elle nous demande d’ouvrir cinq livres les plus proches de nous.

    Nous devrons pour chaque livre ouvrir la page 5, prendre la cinquième phrase et l’insérer dans un texte.

    Ce n’est pas plus compliqué que ça.. Connaissant notre talent, ça risque d’être très amusant.

     

    défi 164 : 5ème phrase de la page 5 de 5 livres proches

     

     

    Elle dormait. Elle rêvait. Elle était jolie, Marie. (1)

    Car il était presque sûr que si elle avait été réveillée à cet instant précis et lui avait parlé, les derniers obstacles entre lui et sa décision se seraient enfin effondrés (2)… Il était militaire et hésitait à signer un nouveau contrat pour retourner en Syrie. Il aurait pu rester auprès de sa sœur qui élevait toute la petite famille, après le décès des parents dans un accident de voiture.

    La vie à la maison nous paraissait normale à nous. (3) Marie, notre grande sœur, notre chêne, notre petite maman, au lieu de suivre des cours à la fac, pour enseigner l’italien qu’elle adorait ou l’histoire (surtout la renaissance), nous donnait sa jeunesse. Déjà Erwan était sous-marinier, Max à l’école de sous-officier, Béa, la dernière, en troisième.

    Et là plutôt que de la seconder et lui offrir du temps libre pour passer des concours, rencontrer un compagnon, ou n’importe quoi d’autres … je souhaitais rempiler…

    Me revenaient les dernières images :

    « Tu lui as demandé son nom, tu as répété plusieurs fois Ismark ? Ismark ? » et il a mâché son chewing gum en riant. (4) lâchant « liberté égalité fraternité » en faisant le V de la victoire. Les deux soldats n’étaient d’ailleurs pas inquiets d’approcher ainsi de l’ennemi.(5)

    Ismak, un ennemi, un fondamentaliste. Non ! Joseph et moi étions certains de son intégrité, de sa fidélité à un Coran prônant amour et justice. Et le lendemain, il fût trouvé égorgé près d’un puits avec d’autres jeunes Syriens. Je ne pouvais pas retrouver ma vie de citoyen paisible.

    Ma décision était prise, signer pour une année supplémentaire, peut être plus.

    Pour les Syriens, migrer vers des cieux peu accueillants seraient toujours une possibilité bancale. C’est sur place, que nous devions les aider.

     

    (1) Serge Brussolo (Mangemonde)

    (2) Kazuo Ishiguro (le géant enfoui)

    (3) Richard Ford (Canada)

    (4) Jérôme Ferrari (un dieu, un animal)

    (5) Pierre Lemaître (au revoir là-haut)

     

     


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