• Pour ce premier défi 259, c’est ABC (Jardin des Môts)   propose aimablement de prendre la barre

    sur le thème suivant d'après la photo ci-dessous  : Tenues de soirée pour crépuscule.

    défi 259 avec ABC

    Hôtel California - Eagles

     

    La salle est remplie de couples et de jeunes enfants, venus de Corée, de Madagascar, du Brésil et de France. L'atmosphère est joyeuse, bruyante. Un gamin court s'asseoir sur les genoux de la présidente, sa maman. D'autres jouent avec un ballon. D'autres, des adultes, par deux, sont assis sagement et écoutent avec attention. Ils souhaitent adopter un enfant, un enfant qui viendra agrandir le cercle familial. Bien noter les recommandations pour obtenir l'agrément de la DASS. Puis vient le moment où sont nommés les pays acceptant l'adoption. La législation diffère suivant les pays. Pour adopter en Corée, il faut obligatoirement être accepté par une association en plus de l'agrément, un minimum de conditions sont à remplir relatives à l'âge, aux revenus.  Dans d'autres pays des contacts par le biais de religieux ou directement par l'état. 

    Nous sommes dans la fin des années 1980. Tous sentent bien qu'il faut montrer patte blanche, montrer ses dispositions pour être parents. Dans le public, certains suivent des années des traitements contre la stérilité, d'autres ont recours à des inséminations ou des FIV. Il est possible d'adopter pour les célibataires et les couples mariés.  Et non sans complications pour les célibataires et les couples non mariés.

    La présidente, chaleureuse,  se met à la disposition de tous avec certains adhérents de l'association. Surtout, elle invite à un goûter et à partager nos expériences.  Une jeune femme propose à France et à Pierre, un couple d'une bonne trentaine d'années , un jus d'orange et un cake. Elle raconte son histoire. Elle est célibataire et au Brésil, elle a adopté un jeune bébé. Quelques problèmes de santé qui mériteront une opération en France. Maintenant Jésus va bien. C'est lui qui venait sur ses genoux.

    France sent qu'une personne lui touche l'épaule, elle se retourne et surprise elle reconnaît Gérard, un ami d'avant, pas vu depuis une dizaine d'années. Il est toujours aussi grand, svelte, blond, très souriant. Il tient par la main une jeune femme, petite et brunette, aux fossettes charmantes. Les présentations sont faites. Depuis quelques années, ils sont mariés ; ils se sont rencontrés à Nice où Gérard avait été affecté. Pour l'instant, ils habitent en Meurthe et Moselle, mais ils espèrent vivre à nouveau dans le Sud. Ils partagent leur si fort besoin d'être parents et d'aimer un ou une petite. 

    Et Gérard un peu après, lui rappelle ce voyage fait dans le Sud, pas loin de Barcarès. Tous deux étaient partis un vendredi pour rejoindre sa petite amie dont il était très épris, pour elle c'était une amie fidèle et joyeuse. Tu te souviens comme mes parents étaient heureux que tu sois du voyage ; ils étaient rassurés. Nous avons pris l'autoroute et la musique résonnait dans l'auto radio. Le soir approchait et nous nous sommes arrêtés pour admirer le crépuscule, nous étions subjugués par sa beauté, tu te souviens, oui lui répond France, pour toujours et elle rajoute et la musique, en fond, si bien accordée ... Hôtel California d'Eagles, quel bonheur !

    Là nous partagions si fort ce coucher de soleil, nous étions si présents, un moment précieux !

    Après nous avons campé en bord de mer, avec la famille de Marie et tous ses frères et sœur. Si heureux, à partager les corvées d'eau (le terrain privé n'avait pas d'arrivée d'eau), les poubelles, les douches dans le camping sans se faire remarquer, les baignades dans la mer, les coups de soleil et cet orage venteux où nous avons fini par dormir dans les voitures. 

    France et Gérard sourient, se remémorant cet instant inoubliable ; leurs conjoints sourient. Samedi prochain, vous avez quelque chose de prévu ?

     

     

     

     


    15 commentaires
  • Pour les jeudis poésie, des 13 et 20 janvier,

     en regardant le coucher du soleil

     

    jeudi en poésie avec ABC

     

    Le soleil se couche

    magnificence et joie

    je sais qu'il est une étoile naine jaune

    Je m'arrête et l'admire

    magnificence et joie

    Je sais qu'il est né, a grandi, et disparaîtra

    Etrangement, je l'invoque

    Soleil des papillons, frères et sœurs, 

    lumière des coeurs,

    en ton sommeil réchauffe nos âmes.

     

    Agab 

    (01/22)

     

     


    21 commentaires
  • Pour Noël, rédiger pour les croqueurs de mots une lettre au Père Noël comportant les mots (atmosphère, ordure,  chien, millénium(s), perte, attrape rêve, café, haricots, pétrichor, divin, crèche, dinde, souvenir, surprise.

     

    Frère bien-aimé,

    Je te remercie pour toutes tes nouvelles. Avec joie, tu m'apprends que Djinnie, ma chienne partie au printemps accompagnée de Durga, la chatte aux sept vies, ont choisi toutes deux, de vivre à tes côtés. Elles auraient pû aussi veiller  sur le divin enfant, dans la crèche où le bœuf et l'âne ont été rejoints ces derniers mois, par un chien ban saint-martinien, 2 dindes un peu folkloriques et 3 poulettes bourguignonnes. 

    Djinnie ne fouille plus dans les ordures (je souris...). La cuisine de tes lutins est absolument savoureuse me confies-tu, surtout depuis l'arrivée de la jeune femme aux dragons. Sa perte rend si triste ses parents. L'atmosphère noëlique, foi de millénium, est légère, s'accompagnant d'une délicate odeur de pluie (pétrichor).La chienne est ravie.

    Le souvenir de Durga flotte dans l'air. Ses yeux verts, eau profonde, sont gravés dans mon cœur.

    Quelle surprise en lisant ta demande, ta sollicitation pour que je devienne ton assistante dans l'ère à venir ! J'ai bien trouvé le sachet joint (brodé d'un flocon de neige, contenant 3 graines de haricots si semblables à des grains de café et un attrape-rêves). Avant de te répondre, je suivrai tes recommandations. Sous mon oreiller, le 24 décembre au soir, je glisserai le sachet et m'endormirai et ...

    te répondrai le 27 décembre (fête de Saint Jean L'Evangéliste) 

    Avec tout mon amour,

    Bien à toi, ta sœurette

     

    Andrée Noëlle 

     

    ps merci pour la petite étoile qui égaie nos vies, rencontrée à la SPA.

     


    8 commentaires
  •  

    Pour ce défi 258 , Laura nous propose de parler de l’Avent, cette « période de préparation au Noël chrétien" .

    Peu importe que vous soyez croyant, pratiquant ou aucun des deux, il s’agit ici de culture judéo-chrétienne qui est (un peu)la nôtre parmi d’autres. Pas de Père NOEL, de bûche, ni de galette ici mais les mots:

    divin, crèche, santons, couronne, violet, messe, minuit, cierge, ange.

    ________________

     

    Avant ce temps d'avent 2021, en ces années 60, pas de couronne de l'avent avec les 4 bougies à allumer chaque semaine. La coutume était allemande.

    J'avais 9 ans, pensionnaire chez les soeurs de la Providence, et début décembre, le personnage important était Saint Nicolas et le très craint Père Fouettard. Dans cette petite ville proche de la frontière allemande, un défilé était organisé, des bonbons distribués, et le père Fouettard avec son balai nous coursait dans les rues. 

    Bien souvent, les petits Lorrains recevaient leurs jouets et friandises au matin du  6 décembre. Pour nous, les enfants d'ouvriers originaire des quatre coins de France, d'Italie, de Pologne, uniquement des Saint Nicolas en pain d'épice et des mandarines. J'oubliais, la veille, nous déposions devant la porte nos chaussons et une carotte pour l'âne de l'évèque. 

    Puis après à la maison, le sapin et une crèche à son pied. Des santons qui n'étaient pas provençaux.

     La messe le jour de Noël, pas à minuit et sans les parents (maman préparait le repas, nous attendions une famille d'amis)  . Nous chantions à tue-tête le divin enfant. 

    Et au retour, au pensionnat, la fête des rois nous attendait. Je me souviens que ce jour-là, j'avais du mal à terminer ma viande et la soeur me donnait la becquée. Tout le monde était parti, et moi je voulais participer au défilé des rois. Contente d'achever, je me dépêchai pour me déguiser en chameau. Nous étions deux (obligé pour que la brave bête eut quatre pattes). Ensuite, le défilé dans les rues et au retour, du chocolat et des gâteaux. 

     

    Après, près de soixante ans, après. L'avent est bien là, la couronne de l'avent, les cierges, le tissu violet sur le pupitre où se pose la bible.

    Seulement les enfants sont rares. Quelques enfants de migrants (albanais, africains, vietnamiens) et français d'origine. Les textes sont bien lus, commentés, les recommandations du pape François bien suivies. Nous sommes une soixantaine. Beaucoup ne viennent plus, suivent la messe à la télévision pour certains. Les enfants ne connaissent plus les anges, et quand leur papy évoque leur ange gardien, le petit enfant en parle le lendemain à sa maman, un peu apeuré.

    Les temps de l'avent changent et chaque bougie peut être allumée sur la couronne des supermarchés ouverts les dimanches d'avant Noël.

     


    16 commentaires
  • Défi 257 

    avec les croqueurs de mots

     

    Pour ce défi 257 , c'est à mon tour de prendre la barre ; je vous propose de regarder cette toile  (Rébecca Brodskis) et de vous en inspirer pour écrire un texte. Elle se nomme chassé-croisé. Vous pouvez vous inspirer de la totalité ou de la partie droite ou gauche du tableau. Ce peut être en relation directe avec le tableau ou simplement ce que cela invoque pour vous. 

     

    Défi 257

     

    l'attente

     

    Le ciel un rien couvert, deux hommes attendent sur le terrasse de l'hôtel, quatre hommes et deux chiens. Milou et Zadig, apprécient l'air doux. Même un parapluie pour l'enfant chéri.

    Deux fils, leurs pères et les fidèles compagnons. Deux triades qui ont préféré l'attente à la visite du jardin Majorelle. Nous sommes à Marrakech, des vacances pour les uns, pour eux, juste un week-end à se retrouver et fureter dans la médina. 

    Ailleurs, dans ce jardin, où le bleu sublime vous tient dans la gaieté, la beauté, deux femmes, deux belles sœurs sirotent un thé à la menthe. Les touristes sont en nombre réduit, juste assez pour être sympathiques. Les cactées se dressent, fières d'être tant choyées. Dans cet endroit, Jacques Majorelle créa ce bleu inimitable. Des palmiers, des nymphéas, des bougainvillés et une maison extraordinaire.

    Quelques gouttes chaudes s'écrasent sur les tables. Mais pas assez pour que les clientes se dispersent. Elles sont venues pour se confier un secret, un délicieux secret. Jasmine est enceinte et elle sait que l'enfant est une fille, une petite fille.  Angélique l'embrasse, chantonne : "une fille, une fille, une petite soeur pour Armand." 

    Depuis 10 ans qu'elle vit avec  Mourad, connu à Paris, traversé la grande bleue pour vivre, ici, à Marrakech pas loin de sa mère. Elle occupe un poste de professeur de français au Lycée Victor Hugo, elle a fait une belle rencontre, la soeur de son mari, Sofia. Son nom lui va si bien qui signifie amie préférée.  Et depuis, leurs enfants sont devenus amis, le joyeux Mourad et le calme Armand.

    Bientôt, il est l'heure de rentrer, les hommes attendent, les fils s'amusent avec les deux chiens. De loin, ils les aperçoivent, éclatantes dans leurs robes colorées, jaune soleil pour l'une et rouge cerise pour l'autre. Elles rient, elles chuchotent, elles dansent presque. Ils se sourient, une bonne nouvelle, sans doute, pensent-ils en se regardant.

     


    14 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique