• jeudi en poésie avec Colette

     Colette est à la barre et  nous propose comme sujet :  Dépouillement de la nature.

     

    Dépouillement

     

    Une feuille, un jour d'été, sec, chaud

    Un jour d'été se détache une feuille

    Elle est craquante de sécheresse

    La mort commence ainsi.

    Pleinement feuillu, l'arbre ronronne

    Septembre advient, bien vert,

    Puis merveilleusement paré,

    Jaune et rouge et or et pourpre

    Somptueux jours, fastueux jours.

    Se détachent les feuilles, une, dix, cent

    Voiles dans le temps automnal

    Puis un jour, être dépouillé

    Une unique feuille tremble 

    La regarder avec l'amour des derniers jours.

    La mort est toute à la joie de sa victoire. 

    L'arbre royal dans l'agencement nu de ses branches,

    Rit. Demain, nous naîtrons à nouveau !

     


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  • "Je gagnais les bois parce que je voulais vivre selon mûre réflexion, n'affronter que les actes essentiels de la vie et découvrir ce qu'elle avait à m'enseigner, afin de ne pas m'apercevoir, à l'heure de ma mort, que je n'avais pas vécu..."

    Henry David Thoreau (Walden)

     

    Etre en compagnie, fut-ce la meilleure, clamait Thoreau, est vite fastidieux et dissipant. Il se construisit dans les bois une petite maison mesurant 3 mètres de long sur 4.60 mètres de large et comportant, en plus de l'espace habitable, un grenier, un placard et une remise à pommes de terre. il déclarait avec fierté que son miroir n'était pas plus grand qu'une carte à jouer. Libre et serein, il y a passa deux ans en solitaire et nota : "Ma vie est le poème que j'aurais écrit si j'avais pu le vivre et l'écrire".

    Ce que Thoreau voulait savoir, c'est si la vie est sublime.

    Mais il en voulait la preuve à travers l'expérience et non les écrits. C'est pour cela qu'il l'accula dans un coin, la réduisant à sa simple expression. Il écrit qu'en général, "nous sommes plus isolés lorsque nous sortons pour nous mêler aux hommes que lorsque nous restons au fond de nos appartements". Il finit par ajouter que dans les bois, il n'était pas plus seul que l'oiseau au bord de l'étang, que le pissenlit dans la prairie, ou encore que le ruisseau, l'araignée ou l'étoile du Nord.

     

    Dominique LOREAU

    Vivre heureux dans un petit espace

    A la recherche d'un bonheur simple


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  • On raconte que le roi Salomon demanda aux Sages de lui donner une maxime qui lui permettrait d'être heureux quand il était dans la peine. Après maintes réflexions, ils lui offrirent une bague en or à l'intérieur de laquelle étaient gravés les mots :"Ceci aussi passera." C'est un message à double tranchant. Le malheur ne dure pas, mais le bonheur non plus. Tout ceci passera, le bon comme le mauvais. C'est la vertigineuse réalité de notre existence. Il n'y a aucune échappatoire.

    Christophe FAURE

    S'aimer enfin !

     


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  • Après les Imaginales, la basilique Saint Maurice

     

    Après les Imaginales, la basilique Saint Maurice

    Entrée Mons St-Goéry

    Après les Imaginales, la basilique Saint Maurice

     

    Après les Imaginales, la basilique Saint Maurice

    Les reliques reposent dans l'église 

    "Saint Goëry serait né en Aquitaine à la fin du VIe siècle dans une famille aisée. Il se destina, tout d'abord, à une carrière militaire et devint vice-roi d'Aquitaine. Devenu aveugle, il se rendit auprès d'un de ses parents, Saint Arnould, alors évêque de Metz, pour implorer Saint Etienne. Il fut guéri et fit ériger, en remerciement, une église dédiée à Saint Pierre.

    Saint Arnould, ayant trouvé en Saint Goëry un successeur, décida de se retirer sur le Saint Mont, auprès de Saint Romaric. Saint Goëry devint donc le 30e évêque de Metz en 629. Il fit preuve d'une grande piété qu'il manifesta particulièrement envers les pauvres.

    Dom Calmet ajoute: 'Il ne mangeait que du pain de seigle et ne buvait que de l'eau avant le coucher du soleil" à l'exception des dimanches et jours de fêtes'...


    Saint Goëry mourut le 19 septembre 643 et fut inhumé à Metz au monastère de Saint Symphorien.
    Saint Goëry est devenu le protecteur de la ville d'Épinal où l'on retrouve souvent son nom ou sa représentation. "

    Nominis


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