• au revoir Messieurs Jean d'Ormesson et Johnny Hallyday

    Tout le bonheur du monde est dans l'inattendu

    Jean d'Ormesson (16 juin 1925/5 décembre 2017)

    au revoir Messieurs Jean d'Ormesson et Johnny Hallyday

    Ce qui rend heureux, c’est d’être heureux 

    Johnny Hallyday (15 juin 1943/6 décembre 2017)

     

    Jour de Saint-Nicolas, sauveur d'enfants martyrisés, le ciel est à la peine, gris des jours ordinaires. Deux hommes et plus ont disparu, leurs souffles charmants, vibrants, joyeux se sont éteints. 

    Hier, l'homme aux yeux pétillants, Jean d'Ormesson, le noble, l'homme des vieilles familles a rejoint l'insondable mystère. Aujourd'hui, le chanteur  Johnny Hallyday après un combat chevaleresque contre le crabe, la maladie tapie au fond de chacun.

    Le rocker des années soixante  apportait la joie dans les foyers  à la télévision noir et blanc. J'avais 7 ans et nous les enfants et elles, les mamans, riaient de joie. Un homme de scène qui en prenant l'âge des retraités continuait sa farandole avec la musique bien-aimée. Hier l'académicien souriant avec facétie et bons mots se rappelait à nous sur les chaînes télévisées et les radios. Aujourd'hui, les souvenirs déferlent accompagnés d'accords de guitare. 

    Ma jeunesse s'est dispersée, poussières de sable. Chaque jour des vivants, parents, étoiles, éléphants ou minuscules insectes, ou enfants à peine nés, cessent de respirer. Avec révérence, je les salue avant que le temps ne vienne où vous et moi, rejoindrons le cercle des disparus.

    au revoir Messieurs Jean d'Ormesson et Johnny Hallyday

    photo de Jean d'Ormesson : Crédit Média : Yves Calvi | Durée : 01:08:55 | Date : 05/12/2017

    photo Johnny Hallyday :  Paris en mars 2011 / Charles Platiau/Reuters

     dessin de Jacques Gauvry (Ouest France)

     


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  • La beauté du monde, c'est le sourire de tendresse du Christ pour nous à travers la matière. Il est réellement présent dans la beauté universelle. L'amour de cette beauté procède de Dieu descendu dans notre âme et va vers Dieu présent dans l'univers. C'est aussi quelque chose comme un sacrement (FA 734)

    Dans un poème si l'on demande pourquoi tel mot est à tel endroit, et s'il y a une réponse, ou bien le poème n'est pas de premier ordre, ou bien le lecteur n'a rien compris. [...] Pour un poème vraiment beau, la seule réponse, c'est que le mot est là parce qu'il convenait qu'il y fut. La preuve de cette convenance, c'est qu'il est là, et que le poème est beau" (FA 741)

     

    ... C'est que l'amour de la beauté est en soi renoncement à la puissance : contempler, c'est laisser être la chose qu'on contemple, c'est se satisfaire de son seul spectacle, sans rien ramener à soi. Contempler, c'est le contraire de consommer : dans la consommation, on nie l'objet qu'on assimile ; dans la contemplation, on se réjouit de son existence, sans désir de le posséder. D'où cette saisissante métaphore qu'on trouve dans ses cahiers : "Beauté : un fruit qu'on regarde sans tendre la main". (C II 393)

    Martin Steffens (philosophe français enseignant à Metz)

    Simone Weil ( philosophe française 1909/1943)


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  • Entretien 7 avec Lili

    Lili a senti une aide inattendue.

    Lili : je n'ai pas pu remercier par la prière.

    L'ange : c'est ton travail qui est ta prière. La prière est l'aile des sans-ailes. Tes ailes poussent déjà.

    (page 45)

    Gitta - j'ai été un peu surprise d'apprendre que le travail quotidien était une prière. L'Ange donne une autre dimension à la prière : bien que le travail ne ressemble pas à une contemplation silencieuse, l'ensemble des actes accomplis dans l'amour au cours de la journée est aussi efficace qu'une prière.

     

    Lumières sur dialogue avec l'ange  de Gitta Mallasz (Michèle Bara et Françoise Van Aerde)

     


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