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    Défi 257 

    avec les croqueurs de mots

     

    Pour ce défi 257 , c'est à mon tour de prendre la barre ; je vous propose de regarder cette toile et de vous en inspirer pour écrire un texte. Elle se nomme chassé-croisé. Vous pouvez vous inspirer de la totalité ou de la partie droite ou gauche du tableau. Ce peut être en relation directe avec le tableau ou simplement ce que cela invoque pour vous. 

    En décembre, il n'y aura pas de jeudi en poésie. 

    Bonne inspiration et merci d'avance pour vos participations que vous pourrez publier toute cette semaine sur votre blog. 

     

    REBECCA BRODSKIS  vit et travaille à Paris. Elle passe la majeure partie de son enfance à voyager et à vivre entre la France et le Maroc. Ayant toujours été attirée par les études théoriques, elle a terminé un Master en sociologie sur les thèmes de la vulnérabilité et de la crise sociale, avant de rentrer s’installer à Paris. (extrait de septième gallery).

     

     

     


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  • 11 novembre

     

    Dans cette ombre,

    brouillard,

    froid humide,

    vie limitée,

    nuit accrochée.

    Se souvenir

    des soldats dans les tranchées

    Faim, froid, fureur.

    Fête de Saint Martin

    offrant une part de son manteau

    rouge

    Savoir les migrants 

    des pays du Sud

    derrière les barbelés

    entre Pologne et Biélorussie.

    Toujours

    faim, froid, fureur.

    Plus très loin

    notre maison chaude

    se souvenir, savoir, partager.

     

     

    Agab 

    novembre 2021


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  • défi 256 avec Colette

    lundi 15 novembre  Colette nous propose

    à partir de phrases de chansons, n’importe lesquelles,

    d’un ou de plusieurs chanteurs, sur l’automne ou le thème de votre choix,

    assemblez ces phrases pour en faire un texte cohérent.

     

     

     

    Chanson d'automne

    pour V.

     

    Dans ce brouillard désespérant,  Les sanglots longs 
    Des violons, des hommes en peine, et de leurs enfants 
    narrent la tragédie 
    De l'automne.
    Bercent mon cœur les souvenirs d'une femme
    disparue trop vite,
    brutalement enlevée à la vie
    D'une langueur
    Monotone.
     
    Tout suffocant et blême,
    le moment de l'accompagner
    quand sonne l'heure,
    de la messe d'enterrement.
    Je me souviens
    Des jours anciens
    où elle emmenait son petit 
    chez la nourrice,
    où elle applaudissait pour
    le personnel soignant de la covid
    Et je pleure
     
    Et je m'en vais
    gardant ce souvenir
    de son fils
    portant son cercueil ;
    Au vent mauvais
    Qui m'emporte
    Deçi, delà,
    Pareil à la
    Feuille morte.
     
     
     
    Et je m'en vais
    me rappelant à jamais
    tous ses proches aimants
    une rose à la main,
    une vierge pour veiller sur sa tombe
    Au vent mauvais
    Qui m'emporte
    Deçi, delà,
    Pareil
    À la feuille morte.
     
    Et je m'en vais
    Elle s'est envolée 
    pour ne jamais revenir 
    ici
    et rire ailleurs.
     
     
     
    chantée par Charles TRENET

    d'après le poème de Verlaine

    (pour V. décédée à l'aube de ses 50 ans le 3/11/21 )

     


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  •  (publié par erreur le 4 novembre)

    jeudi en poésie avec Colette

     

    retour de l'automne

    et de la solitude

     

    les longues et moroses

    journées de pluie

     

    l'ennui

    alourdit le silence

    fige les heures

    te livre

    aux vieux démons

     

    trop de mauvais souvenirs

    encombrent ta mémoire

    te reconduisent aux jours anciens

    te maintiennent prisonnier

    de ce qui n'est plus

     

    nausée

    du ressassement

    de l'ennui

    de la torpeur des heures grises

     

    sache une bonne fois

    leur dire non

     

    et reviens à la vie

    sors

    va marcher sur les collines

     

    et laisse le vent

    te traverser la tête

     

    laisse le vent

    emporter tes feuilles mortes

     

    Charles JULIET

    Pour plus de lumière

    anthologie personnelle

    (1990/2012)


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  • jeudi en poésie avec Martine

     

     

    thème : portrait d'un objet ou d'un animal

     

    La perruche du champ des soeurs

     

    L'entendre chanter 

    là-haut, là haut, 

    A la cime,

    sur le peuplier à moins que ce ne soit le platane.

     

    Puis voler et se percher sur le tulipier de Californie.

    Le corbeau est maître chez lui.

    Alors l'oiseau aux plumes vertes

    tournoie, queue longue, loin puis près

    si près que je vois son plumage coloré,

    sa queue vibrante.

     

    Viendrait-il se percher sur mon épaule ?

     

    Non, il cherche l'oiseau

    il cherche, il appelle

    ses amis, ses parents, 

    ils étaient quatre, envolés ailleurs.

     

    Agab (10/21)

     

     

     

     


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