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    défi 187

    défi proposé par Florence

    Lana Mesic a réalisé  une tour  avec 15 000 pièces de 2 pence : la Penny Tower

    Lorsque l'artiste a terminé la Penny Tower, elle se demande quoi faire des 15 000 pièces de 2 pence.

    Elle pourrait les ramener chez elle…mais avec son ami Jamahl McMurran, ils ont une autre idée : laisser les pièces en tas, sur le bord d’un canal à Londres,et enregistrer ce qui se produira ! Aussitôt pensé, aussitôt fait !

    Pour ce défi Florence nous demande qu’elle aurait été notre réaction ?

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    Maîtresse Philoména rassemble les enfants autour d'elle. Ils piaillent comme des oiseaux, de joie d'être en vie, de joie d'écouter une histoire :

    "Aujourd'hui, leur dit-elle en souriant, un enfant assis sur ses genoux, je vais vous conter l'histoire des pences et des pies :

    Au bord de l'eau, un tas de pences avait été déposé par des hommes. Ils étaient curieux, voulaient voir ce que deviendraient les pièces. La nuit les guida vers leur maison et le soleil en se levant trouva amusant d'envoyer de sa lumière sur les pièces. Elles brillaient, brillaient, brillaient. 

    Une pie, un bel oiseau noir et blanc, Piotr, fut attiré et que fit-il ? Très vite, il jasa et avertit toute sa communauté, des pièces, des pièces ! Et on vit des battements d'ailes, on entendit leurs cris. Piotr se dépêcha de prendre une pièce, puis une autre et une autre. Cela serait pour ses 3 petits. Il se dit que cela leur porterait bonheur.

    La deuxième, Pica, ne babilla pas, ne manifesta aucune joie. Elle remplit son nid de 10, 20 pièces, et continua, continua si bien qu'il n'y eut plus de place dans le nid et qu'il tomba splash dans le lac bleu."

    Elle s'arrête un instant .. les enfants ouvrent grands leurs yeux ..

    "Ses plumes étaient mouillées, Pica se trouvait bien sotte, elle avait détruit son nid où devaient loger ses petits. Cependant, Pierrot son bel amour, piaillait, l'attendant pour la sécher, un peu fortement, il est vrai. Et déjà, il la réconfortait pour aller chercher des branchettes pour construire un autre nid. Depuis, chez Pica et Pierrot, les enfants sont venus et le nid était très douillé. 

    Chez Piotr, les petiots, Pierra, Piedenez et Piessy, étaient ravis. En devenant adulte, chacun emporta sa pièce dans son nid pour se souvenir de ce beau jour. 

    Toutes les pièces ont disparu, les pies et leurs cousins les corbeaux se sont servis et le matin en venant, les deux humains ont été surpris ; encore aujourd'hui, ils se demandent où sont passés les milliers de pences."

    Et maîtresse Philoména sort de sa poche, une pièce de deux pences. "C'est mon trésor, un jour, j'ai sauvé une pie qui vit en Ardèche, à Aubenas chez mon cousin Jean-F. Et voici ce qu'elle m'a donnée en remerciements."

    L'histoire est finie. Les enfants jouent dans la cour. Et Philoména sait qu'elle offrira un jour la pièce avec l'histoire à sa fille, son fils ou une pie peut-être.  

     


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    défi 186 la tête ailleurs

    Pour ce défi 186 voici Lénaïg à la barre.

    Voici ce qu’elle nous propose …

    La tête ailleurs !

    Alors, brodons, glosons sur cette expression, en prose ou en vers,

    chacun à sa façon et découvrons nos pages respectives lundi 15 mai

     

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    Je souhaite méditer,

    rester calme, détendue, libérée

    sur mon petit banc.

    Pas mal aux genoux,

    Durga, sur moi, sereine.

    Je respire, respiration lente,

    j'inspire........ et un........

    j'expire ....... et deux.....

    C'est un peu la même sensation

    que lorsque je nage,

    et je respire et j'avance les bras.

    sauf que j'ai la tête ailleurs.

     

    elle s'est détachée du corps,

    a traversé la toiture,

    poussé les nuages,

    même un avion direction le grand sud

    oublie d'aller droit.

    Tandis que je reste immobile,

    bien obligée,

    elle s'est fait la malle.

    Puis elle s'est souvenue

    que nous étions indissociables,

    s'est emboîtée sur le cou

    et tout doucement

    chuchote

    "j'ai valsé avec les étoiles filantes

     joué à saute lune

    et.. rencontré le petit prince"

    aussi

    quand le temps lui semble trop pressé,

    trop renfermé, trop pas rigolo,

    je lui dis :

    "va ailleurs !"

     

     

     

     

     

     

     


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  • défi 184 : commencer par une citation, terminer par une autre

     

    défi 184

    Martine a le plaisir de prendre la barre de la goélette des Croqueurs de Mots  pour ce 184ème voyage en votre compagnie chers croqueurs et croqueuses : Pour le défi du lundi 17 avril 2017.

    Elle nous cite  8 premières phrases de livres (incipit) et 8 dernières phrases (explicit).

    Le défi du lundi consistera à choisir un début et une fin de roman et d’écrire l’histoire (en prose ou en vers) pour lier le début à la fin.

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    « Je ne sais pas trop par où commencer » (de Philippe Claudel -les âmes grises)

    L'homme était doux, attentionné, s'attardant peu sur sa renommée. Marcel Dombasles, l'écrivain-cinéaste, après un temps suspendu, comme si son ange gardien le conseillait, poursuivit :

    « Comment naît l'idée d'un roman, d'une nouvelle ? D'une sensation, d'une rencontre, d'un souvenir. Avant de venir dans ce magnifique salon Charlemagne de la gare messine, une femme m'aborde. Petite, humble, elle marche d'un pas à peine plus grand que celui d'une enfant. Son regard croise le mien. Minuscule chapeau sur la tête, silhouette menue, un gilet à grosses rayures noires et blanches, elle m'interpelle : « j'ai mal au pieds, je reviens de chez le docteur, un sten, il a posé un sten .. je m'essoufle ».

    Cette femme que je prénomme intuitivement Marie Claude, peut être a-t-elle défilé sous les drapeaux de mai 1968. La sexagénaire poursuit :  « en sortant, deux hommes cagoulés m'ont agressée, dévalisée, 250 euros ! J'ai vu la police, mon frère vient me chercher. »

    Son débit est rapide, hâché. Elle me regarde à nouveau : « N'auriez-vous pas 2,3 euros pour que je prenne le bus ? ».

    Elle supplie à peine, « tout m'accable » semble vouloir dire ses paroles. Au-dessus de ses lèvres, 2 piercings, comme une jeunesse de 16 ans, un peu gros, ronds, striés, argentés.

    Vous me signalerez qu'elle fabule pour me soutirer de l'argent. Utile pour le ticket ? Ou pour un sandwich, un paquet de cigarettes, de la drogue, une chambre ce soir ? ...

    Je lui donne quelques pièces ; les euros sont déjà avalés par l'horodateur. Elle me remercie – presque un arrêt sur image – nous nous séparons, elle se retourne et réitère ses remerciements.

    Je suis avec vous et voyez-vous je suis encore avec elle. Des questions surviennent : quel enfant était-elle ? Pourquoi aborde-t-elle aujourd'hui les passants ? Un divorce ? Une sortie de prison ? Les galères, les manques, ses erreurs et ses joies.. ses joies, ses bienfaits, sa bienveillance.

    Dans un livre, éclairer son sourire, lui rendre le clair de sa vie.

    La vie voyez-vous ce n'est jamais si bon ni si mauvais qu'on croit ! » (Guy de Maupassant - une vie)


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  • Hors de la ville

     

    Les bourgeons prêts à éclater

    Promettent de beaux jours.

    Et une femme hors de la ville,

    Étendue face à terre

    Sur l'herbe

    Sous le soleil,

    Ressent le printemps

    Contre son ventre et ses seins.

     

    mai 1939

     

    Orhan Veli

    Va jusqu'où tu pourras


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  • défi 179 : une minute pour convaincre

     

     les croqueurs de mots 

    Défi 179 : une minute pour convaincre 5 (proposé par ABC)

    À la foire aux coups de cœur, vous avez une minute pour convaincre

    et nous faire craquer pour un de vos objets favoris

    (un objet et un seul, il vous faut être bref et très persuasif)

     

    Toute connaissance commence par les sentiments

    Léonard de Vinci

     

    « Fathia, Noura, Mourad, les yeux de mon cœur, approchez-vous, plus près ! Ce soir, demain, je ne serai plus. Le tout Miséricordieux me rappelle. Voyez ce petit paquet enveloppé d’un linge blanc, c’est notre héritage, notre destin. Dedans, le cahier de jedda (grand-mère) Anissa, ses premiers mots, ses premiers dessins. Elle n’avait pas le droit d’aller à l’école et ce sont ses frères qui l’ont enseignée.

    Je rejoins votre père, mon bien-aimé, je le rejoins, lui qui m’interdit de m’inscrire en faculté en 1986 lors de notre arrivée en France.

    Celui ou celle qui  prendra le cahier, sera le gardien de notre lignée. Vous êtes de bons enfants et grâce à Dieu, aujourd’hui, après tant d’efforts, vous êtes médecin, ingénieur, couturière, et sachez que la connaissance renverse les préjugés, les limites. »

    L’un (l’une) s’est approché (e). Les autres l’ont approuvé (e). La mère a souri.

     

     

    pour une dame inconnue rencontrée un matin durant les séances de balnéothérapie

    sa grand mère n'avait pas eu le droit d'aller à l'école. 

    cette dame a donné son énergie, sa santé pour éduquer au mieux ses enfants après son veuvage.

     

     


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