•  

    Défi n°136 : Vêtement &Co : Les mots offerts pour destination de voyage!

    Croqueurs.jpg

    lien

    C’est un vêtement que vous aimez,

    Que vous continuez à porter malgré le temps qui passe

    Ou que vous avez gardé bien que vous ne le portiez plus

    Ou que vous avez perdu et qui vous manque cruellement.

    Racontez ou illustrez ce lien particulier avec ce vêtement pour le Lundi 12 Janvier.

     


     


     

     

    Le pull trentenaire

    Une maille à l’endroit, un fil bleu, un fil jaune,

    Un hiver 1982 – un gentil jeune homme qui souhaitait un joli pull de chez Phildar. Un modèle avec du gris clair, du jaune poussin, et du bleu rimant avec ses yeux.

    Un rang à l’envers, passer le fil à l’arrière.

    Et hier, les microbes étaient passés.  L’assaut, le dévastant, l’enfermant dans une humeur massacrante, lui faisait endosser le pull chaud trentenaire.

    Arrivée presque au bout, du pan de devant, mon épaule souffrait, la laine épaisse pesait son poids.

    Sur le lit, posé, le tricot encore bien fringant, sans peluche, sans couleur passée. Il avait traversé notre mariage, la venue de nos enfants, les disputes courtes et sèches, les parents disparus.

    L’arrière, la manche droite, la manche gauche, j’étais assise dans son petit appartement bouzonvillois. Il faisait froid, la neige parsemait la campagne derrière nous. J’attendais son retour. Il était parti travailler.

    Et là, gelé, il a mis le pull pour se réchauffer. Après la neige, c’est le vent tempétueux, l’humidité irrascible. Et sa gorge l’irrite fort, et sa tête est prise dans un étau. Sinusite, je lui dis.

    Le pull est presque fini, il y a juste assez de laine. J’ai du un peu ruser avec le dessin pour achever le dernier bras. Mes cheveux sont longs, mes rêves sont grands. J’ai 29 ans et tant d’espoir en nous. Son cochon d’Inde et le mien, Bérénice, que je croyais garçon … vont bientôt nous faire des bébés.

    Le pull lui va toujours comme un gant, ses cheveux sont devenus gris, je suis en retraite, je ne peux plus tricoter. Au fond de moi, je le remercie d’avoir gardé ce pull … le seul qui ait été tricoté avec une laine Phildar (c’est que la laine était chère … et pour moi, je détricotais d’anciens pulls ou allais à Prisunic acheter des laines en promotion).

    Cela m’a fait chaud au cœur de voir ce vêtement disposé hier sur le lit et tout d’un coup, me faisant signe, juste me disant, l’amour est toujours chaud.


    13 commentaires
  • Cela avait commencé comme ça, entendre François Busnel citer Victor Hugo :

    "lire, c'est boire et manger. L'esprit qui ne lit pas maigrit comme le corps qui ne mange pas"

    et nous inviter à écouter les "20 livres qui ont changé votre vie".

    Il y avait Boris Cyrulnik au doux sourire, Jean d'Ormesson aux yeux malicieux, Amélie Nothomb et son chapeau magique ..

    et le défilé des 20 livres au cours de la soirée.

    Le premier fut le petit prince de Saint Exupéry :

    "On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux."

    et le vingtième : "Les misérables de Victor Hugo" .. Causette, Jean Valjean ..

     

    Et je voudrais vous inviter à nous partager quels sont les livres qui ont changé votre vie ou tout simplement, ceux qui laissent encore des traces en vous : un livre ou deux ou trois ou plus .. comme vous voulez.

    Pour moi, il y eut le petit diable de la Comtesse de Ségur ; des livres où les enfants étaient les héros et même s'ils faisaient des bêtises, avaient toujours bon coeur ...

    puis plus tard, l'écume des jours de Boris Vian vers 18 ans - je rêvais d'appeler ma fille FOLAVRIL comme dans l'herbe rouge.

    Ensuite, le petit prince de Saint-Exupéry ... un cadeau d'une amie, un soir d'hiver.

    Et en dernier "Mémoires de singe et paroles d'hommes" de Boris Cyrulnik. Quelque part, il m'a révélé qu'observer l'autre (qu'il soit homme ou animal) n'est pas neutre. Notre comportement d'observateur ou d'observé se modifie. L'autre peut toujours nous apprendre quelque chose et nous aussi, pouvons donner à l'autre.

    A votre tour... et merci d'avance.

     


    10 commentaires
  • Défi 134 des croqueurs de mots 

    CHAT ALORS !

    dixit Jill-Bill : "Hello Les Croqueurs de Mots!!!


    Cha vous dit un « chat alors… » d’après photo… oui ? Yes !

    Je vous propose en tant que cap’taine 134

    « Quinzaine du 24 novembre au 7 décembre 2014 »

    Un « chat alors… » en thème du lundi défi, le premier décembre !! "

     

    le-chat-voleur-7.jpg

     

    Salut les grandes jambes !

    Quelle équipe avec Matthieu. Les adultes des grandes jambes, Lilounette et Ecureuil ont choisi JOUR DE PECHE pour leur petit garçon. Une belle occasion d'être une journée dans la nature.

    Tous deux,  végétariens, presque à manger mes croquettes plutôt qu'un steack ou une quiche aux lardons comptent sur un échec prévisible !! Effectivement, la matinée s'allonge, les ombres des arbres se déplacent, les nuages, les rigolos, les dodus dessinent un bien charmant tableau et le petitounet sautille, lève les yeux au ciel et se prend au jeu "libellule" où voles-tu ?

    Même les parents sentent des fourmis dans leurs jambes et ressentent l'envie d'aller cueillir les cerises appétissantes à quelques pas de là, toujours en vue du gamin. Ils sont vigilants ces grandes jambes !

    J'en ris dans mes moustaches. Je vais enfin aider Matthieu. Moi, je sais m'y prendre. Ils m'ont bien nommé Gnocchi et se sont bien trompés. Ce n'est  ni Chat potté, ni Rouquinet, c'est Pierrot, le nom qui m'irait comme un gant. Vous connaissez Pierre, le copain du grand Jésus, le bien-aimé, était pêcheur de son métier. Et, à présent qu'ils sont éloignés, les grandes jambes, parler, oui, parler à Matthieu car depuis sa naissance, nous échangeons secrètement. 

    "Prends quelques menues miettes de pain, là, là ... bien menues et lance-les devant, oui tout près du bord ... et attends ..."

    Matthieu apprécie du haut de ses 4 ans ma chat-leureuse fidélité. Ses yeux brillent, de petits ronds affleurent l'eau. Il va enfin se passer quelque chose.

    "encore, lorsque la dernière miette disparaît." lui intime le chat pêcheur.

    L'enfant s'empresse ... et les bulles se multiplient, de petites gueules mordillent les miettes ... et une patte vive dans l'eau, s'enfonce, et deux pattes, et mes petites dents effilées, crûment s'enfoncent dans le corps du poisson. L'animal est tiré hors de l'eau .. Matthieu prend l'hameçon, l'accroche dans sa gueule.

    Et voilà le tableau, le poisson frétillant, et tous deux en liesse dansons la gigue sur l'air de "je suis formidable" de Stromae.

    La fin : des hourras, des acclamations et carambole, farandole, une photo souvenir et pas le moindre morceau de poisson pour nous deux. Il paraît que faisant partie du monde des vivants, nous devons respecter cet appétissant frétillant  et les parents grandes jambes nous affirment qu'une famille l'attend sous l'eau. 

    Désastre .. non, car je suis un chat malin et demain, seul, à l'aurore j'irai pêcher ! 

     


    12 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique