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    Jeudi en poésie avec Asfree

    écrivez un poème à la manière de Robert Desnos « La fourmi »

    Une fourmi de dix-huit mètres
    Avec un chapeau sur la tête,
    Ça n’existe pas, ça n’existe pas.

    Une fourmi traînant un char
    Plein de pingouins et de canards,
    Ça n’existe pas, ça n’existe pas.

    Une fourmi parlant français,
    Parlant latin et javanais,
    Ça n’existe pas, ça n’existe pas.

    Eh ! Pourquoi pas ?

     

    Jeudi en poésie avec Asfree

    Un extraterrestre de trois centimètres

    juché sur un champignon vert.

    Ça n'existe pas, ça n'existe pas !

     

    Un extraterrestre louant les bourdons,

    les fourmis et les charançons,

    Ça n'existe pas, ça n'existe pas !

     

    Un extraterrestre préférant

    les papillons aux grands savants,

    Ça n'existe pas, ça n'existe pas !

     

    Eh ! Pourquoi pas ?

     


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  • Défi 222 avec Asfree

     

    Capitaine Asfree  pour le défi du lundi, le dernier de la saison , propose : 

    Quelqu’un est sur le pas de sa porte, à votre avis que fait-il ?

     

    Sur le pas de sa porte, Roland se gratte la tête. Il ne sait pas quoi faire. Ce type venu remuer le passé, son passé, n'arrange rien ! 

    L'histoire commence le 6 juin 1944, Ouistreham, dans le ciel des parachutes, dans la rue des Anglais, des Allemands, du bruit et tous ces morts qui jonchent le sol. Il a 5 ans, pour lui, le sens de la guerre est incompréhensible, juste qu'aujourd'hui, sa mère, ses grands parents, sont aux fenêtres et parle des "boches" qui vont enfin payer pour ce qu'ils ont fait.

    Le 6 juin 1944, à Ouistreham, il est tout gamin, habillé d'un sarrau bleu, et il a ouvert la porte ; il est sorti pour retrouver Jean et Germain, jouer au ballon ; à 5 ans, la vie est normale que l'on soit en guerre ou pas et jouer est vital. Puis le ballon est perdu, dans la rue claquent des bruits d'armes, des mitraillettes et devant lui, deux morts, puis trois, et dix ; du sang, des armes à terres, des militaires et aussi des civils. Il se recroqueville dans un coin de la place, tout près d'un arbre, et un soldat se penche vers lui, le console et lui offre un pingouin en peluche, un tout petit pingouin grand comme ses mains. Déjà, il part plus loin, le laissant seul et fier de son nouvel ami.

    Aujourd'hui, 6 juin 1964, un homme a frappé à la porte, et Roland a ouvert. Peut être un représentant, un homme bien habillé, la quarantaine, venu vendre une encyclopédie. Seulement il n'a pas besoin d'une encyclopédie. L'homme se présente : "Aël Guillot" ; il hésite, il reste quelques secondes sans parler, regardant Roland . "Bonjour, j'étais dans le commando Kieffer, j'ai débarqué à Ouistreham en 1944 et j'ai appris par Monsieur le Fauconnier, maire de Ouistreham, que vous étiez le jeune  enfant à qui j'ai offert une peluche !".

    Derrière, Roland, arrive sa femme, s'essuie les mains sur son tablier et dit :"Entrez, Monsieur, entrez, vous boirez bien un café !". Les deux hommes sont intimidés et Lucie, petite abeille vive, tire une chaise, pousse un bouquet de fleurs, sourit et fait tout pour mettre à l'aise les deux hommes. Elle apporte un morceau de tarte à la rhubarbe. Et Aël reprend son histoire, toute son histoire, infirmier il était dans ce groupe, un grand jour où les décisions se prennent seul, dans l'instant, beaucoup de camarades morts, et des blessés, la peur que cela tourne mal, la joie de fouler le sol de la France et le souvenir de ce petit enfant, dans son sarrau bleu, de ses larmes. Lui offrir son fétiche, celui remis par tante Lisette avant son départ  de la maison en 42, il a 17 ans tout juste pour rejoindre le Général à Londres. 

    Les mots s'écoulent, torrent puis rivière, son regard est perdu dans le passé. Et soudain, il s'arrête : "Et vous, Roland, vous souvenez-vous ? Avez-vous encore le petit pingouin ? ". Le jeune homme ouvre sa bouche, un peu comme un poisson. Dire que l'on a encore un petit pingouin à 25 ans, qu'on l'a conservé, ce confident, cet ami dans les joies et les tristesses, pas facile pour un homme. Finalement, il se lève et va dans une pièce adjacente, revient tenant dans ses mains, une boîte ronde, bleue. Dedans, la peluche est couchée, bien un peu vieillie, les couleurs ternies, même du tissu utilisé pour ravauder les ailes. Et Germain de confier que sa maman est décédée peu de temps après la fin de la guerre ; elle avait marché sur une des nombreuses bombes laissées là. Tous ont eu beaucoup de chagrin et Dédé, son pingouin aussi ... 

    La boîte bleue est déposée sur la table, Aël remercie, dit qu'il va prendre congé. Les deux hommes se serrent la main, fortement, longuement. Il tend à Germain, sa carte de visite : "J'aimerais vous revoir, vous et votre épouse, je serai à Cabourg tout le mois d'août avec ma famille ".

    Sur le pas de sa porte, Roland se gratte la tête. Il tergiverse sur l'attitude à prendre. Lucie le prend par la main, elle ne se pose pas de questions. "Voyons Roland, nous irons à Cabourg avec Maurice, nous irons leur rendre visite."

    La porte se referme ; plus loin un homme sifflote, il est heureux. Il reverra Roland et sa petite famille. Il a vu beaucoup de livres chez l'homme, des romans, des livres de poésie. En son for intérieur, il songe à ce petit garçon qu'il n'a jamais eu, il songe à cet homme, peut être s'entendront-ils et voudra-t-il travailler avec lui dans sa maison d'édition ? 

    Note :

    A la radio, hier, un homme racontait son histoire de soldat, le débarquement comme infirmier, le petit enfant, le pingouin, puis la rencontre ... dans cette histoire l'homme a rencontré une jeune femme grâce à une émission de France Inter dans les années 60. Je l'ai senti déçu, il était presque muet, il était si certain que l'enfant était un garçon. J'ai voulu lui offrir une autre rencontre. Si vous souhaitez en savoir davantage sur lui, il s'appelait Gwen Aël Bolloré. 

     

     

     

     

     

     


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  • Par les étoiles je t'appelle, Amour,

    Au-dessus de l'océan, loin de la terre,

    Étincelles entre nuit et jour

    Se croisent nos voix dans l'univers.

     

    Mon étoile d'Arles qui brille au ciel mauve

    Ton souffle venu du songe et du sommeil 

    S'enlace à mon souffle et me sauve

    De ce temps vide où manque ton soleil.

     

    Dans l'espace avec l'astre de métal

    Vogue l'unique sillage de nos vies,

    Île invisible ou merveilleuse escale

    Avant que mon corps à ton corps se relie.

     

    Par les étoiles, par les étoiles, par les étoiles

    Je t'appelle !

     

    Georges-Emmanuel CLANCIER

    jeudi, 31 août 1967


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  • défi 221 déjanté avec Zaza

     

    Pour ce défi 221,  Zaza nous propose pour le lundi 21 mai, de concocter une petite histoire

    « zazatesque ». Faites travailler vos méninges, vous connaissez mon esprit déjanté !

     

    Pour Zaza, Claire la François d'Assise, Anaïa aux oreilles en chou-fleur

     

    Quand Elvira est née, sa famille était heureuse et poussait des oh et des ah ébahis ! Ses oreilles étaient bien un peu en chou-fleur, mais oh et ah, qu'elle était mignonne, son teint délicat, couleur de cannelle et senteur de vanille, ses petits doigts, très petits, deux ou trois étaient bien un peu raccourcis, mais quand on naît avec deux mois d'avance ! oh et ah, qu'elle était mignonne, l'enfant désiré après tant d'années.

     

    Ses parents Jo et Ludmilla avaient essayé toutes les positions, celles des jours de lune, même une fois ils avaient dormi et fait l'amour sur une plage, celle de l'île de Batz. Ils s'en souviendraient longtemps, la plage, les cailloux, le vent frais et un chien, Farouk venu les rejoindre. (son nom était inscrit sur sa plaque). Que faire quand on a froid, et bien, s'aimer beaucoup, beaucoup car dès qu'ils arrêtaient, la chair de poule venait … Qui pouvait bien leur avoir donné un conseil ancien, avéré ? Pas le gynécologue, ni le médecin, ni leurs parents, juste une bretonne sympathique rencontrée dans un TGV en revenant du pèlerinage de Notre-Dame de Grâces à Cotignac.

     

    Tout est long avant que l'enfant naisse. Après, Elvira douce et douce, sauf la nuit quand ses parents la laissaient dans son lit, les premiers jours, elle pleurait beaucoup : « Ouin, seule, je ne veux pas être seule ! » Et eux croyaient qu'elle avait faim et hop, maman déboutonnait sa chemise de nuit et papa chantait « petite Marie » de Francis Cabrel. « Je viens du ciel... » et Elvira souriait d'aise et s'endormait.

     

    Dans les temps d'aujourd'hui, les parents partent travailler, l'une au Luxembourg, l'autre dans un parc de pommiers. Ils courent vite, pour déposer l'enfant, ils courent vite pour venir la chercher, ils courent, ménage, courses. Ils courent vite et voilà, Elvira marche, chante et danse. Douze ans qu'elle est adorée par son petit monde, papa, maman et compagnie et cousins et cousines et copains de la sixième. Elle est très sage, très curieuse et très bienveillante. Quelquefois un peu casse-pieds, la voilà qui réveille Jo dans sa sieste au fond du jardin, entre les deux ruches. Il grogne. « Papa, j'ai trouvé un chat, regarde comme il est mignon, noir et blanc ! Papa je veux le garder ! »

     

    Elvira est un vrai petit Saint-François. Chaque fois qu'elle rencontre un animal, elle le caresse et veux sauver tous les animaux. Papa grogne. « Déjà nous avons adopté le poisson rouge de Mme Bidochon quand elle est partie en maison de retraite. Egalement, le cochon d'inde trouvé près du collecteur de verres... je crois bien que maman ne voudra jamais !  Et puis, jeune fille, dans trois jours nous partons à l'île de Batz, qu'allons-nous faire du chat ? ».

     

    Quand on est un petit chat merveilleux, rien d'impossible pour se faire adopter et cela Elvira le sait, alors elle appelle « Maman, viens voir dans le jardin ! ». Ludmilla se presse et tombe nez à nez avec la petite boule ronde, blanche et noire tout à côté des œillets. La petite chose miaule et surtout vient lécher délicatement la main de l'humaine. Elvira sourit, c'est gagné. Et bien comme le chaton est tout petit, il sera transporté dans une petite caisse.

     

    L'histoire va s'arrêter là, car en laissant mon imagination débridée, sans plan, sans organisation, elle pourrait courir le long des feuilles. Elvira, cette adolescente imaginaire me souffle au creux de l'oreille de vous dire qu'elle est un ange. Là-haut, voyant Jo et Ludmilla, braves et lumineuses personnes, attendre l'enfant improbable, elle a insisté pour venir dans notre monde limité. « Oui, lui a dit la mère divine, seulement comme tu ne pourras pas garder tes ailes, tes oreilles seront en chou-fleur et tes petits doigts pas tous formés car rien n'est parfait ».

     

    Elvira m'embrasse au coin de l'oreille et chuchote d'embrasser aussi Zaza.

     

    FIN

     

     

     


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  • Jeudi poésie du 16 mai - Zaza-Rambette nous propose 

    de créer ou trouver un poème mettant la lettre Z à l'honneur

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    Zaza

     

    Zaza

    avoue être jazzy

    zazou, gazou, 

    avec un rien de zen.

     

    Au zoo avec son zoom

    Elle mitraille un zébu.

    A Zanzibar, elle aime Arthur

    Elle rime par douzaine.

     

    Avec zèle, écrit des z'histoires

    de zombies et de fantômes

    Avec zèle danse zouk et zumba

    dans le ciel azur breton.

     

    Z'aime Zaza

    zouette blogueuze !

     

     

     

     

     

     


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