• thème 2 : un vent mauvais

     

    Souffle à l'haleine chargée,

    Se masquer,

    Se couvrir,

    S'enfermer.

    Vent mauvais délabré.

    Les arbres craquent - les toits -

    Il couine le matador

    hurle - effraie - effraie

    et 

    Se dresser,

    droit, souple,

    Le cueillant 

    au mi-temps

    d'un piège à vents.

    Un moulin fier à bras

    dans l'Espagne du

    grand Don Quichotte.

     

    Agab 11/20


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    défi 241 avec Lenaïg

     

    Pour le grand défi du lundi 23 novembre :

    Lenaïg nous propose de choisir  chacun(e) un tableau célèbre, si possible l’un des 22 exposés ici (les 22 oeuvres d'art les plus célèbres du monde)

    Mona Lisa par Léonard de Vinci, école d'Athènes par Raphaël, la création d'Adam par Michel Ange,

    la jeune fille à la perle par Johannes Vermeer, la ronde de nuit par Rembrandt, la cène par Léonard de Vinci,

    les nymphéas par Claude Monet, la nuit étoilée par Van Gogh, Guernica par Pablo Picasso,

    les époux Arnolfini par Jan Van Eyck, le baiser par Gustav Klimt, la persistance de la mémoire par Dali,

    American Gothic par Grant Wood, terrasse du café le soir par Van Gogh, la naissance de Vénus par Botticelli,

    bal du moulin de la galette par Renoir, le Jardin des délices par Jérôme Bosch,  la madone sixtine par Raphaël,

    la danse par Matisse, Mont Saint Victoire par Cézanne, le cri par Edvard Munch, le déjeuner sur l'herbe par Edouard Manet.

    et dans un petit texte en prose ou en vers nous devrons l’évoquer sans le nommer, donc le faire deviner.

    Pour corser le défi, nous devrons glisser dans notre présentation au moins l’un des mots suivants (ou tous) :

    chaise-longue, oiseau, arrosoir.

     

    Pour faire simple, j'ai choisi un tableau parmi les 22 tableaux les plus célèbres. 

    Il n'y aura pas de choix possible entre tableau peint par une femme ou par un homme, tous sont peints par des hommes. Alors, à défaut, prenons un tableau où est (sont)  représentée(s) une ou plusieurs femmes.

    Si sur le tableau nous ne trouvons ni chaise longue, ni  arrosoir, il représente une scène d'extérieur. De la lumière, un paysage, un oiseau peut être, ou pas, si un bouvreuil.

    Dans les tableaux choisis, certains peintres sont particulièrement vénérés, Léonard de Vinci , Van Gogh et Michel Ange (avec deux tableaux).  Alors ce n'est pas eux que j'ai choisis.

    Dans ces quelques toiles, j'ai adoré le traitement de Klimt avec les jaunes, les multitudes de détails de Bosch, le couple Arnolfini avec le miroir au fond où le reflet se fait, sans fin, le ciel étoilé de Van Gogh.

    Seulement un autre tableau m'a fait un clin d'œil, ou plutôt une belle femme me regarde droit dans les yeux ; ce tableau est justement très intriguant à cause de sa seule nudité. A ses oreilles, des boucles, et elle n'est ni gênée, ni pimbêche, ni jouant de son corps, elle est. Serait ce Eve qui a traversé les millénaires, ou Vénus de Botticelli ? Non, tout simplement Victorine Meurent. 

    Certains ont dit que le peintre s'était inspiré du concert champêtre, œuvre de jeunesse du Titien (1609) ou d'un détail du jugement de Pâris (œuvre perdue de Raphaël)  gravure de Raimondi (1514/1518). 

    Ce tableau n'est pas mon tableau préféré, mais celui qui m'interroge le plus. Il a l'air d'un tableau très classique, mais il ne l'est pas. 

    Dans une devinette, nous pouvons choisir de donner des indices très limités pour qu'il soit presqu'impossible de deviner. Comme si celui qui nous intrigue voulait garder pour soi le mystère. Ou alors, l'inverse, des éléments simples, directs presque la solution. Le jeu n'existe presque plus. 

     

    défi 241 avec Lenaïg

     

     Maintenant, nous arrivons vers la chute, ce tableau s'appelait le bain tout d'abord et fut exposé au salon des refusés en 1863. Il y eut tant de critiques, sur sa façon de peindre, les couleurs, le personnage féminin (prostituée ou pas).

    l'ami Baudelaire lui écrit : « Il faut donc que je vous parle encore de vous. Il faut que je m'applique à vous démontrer ce que vous valez. C'est vraiment bête ce que vous exigez. On se moque de vous; les plaisanteries vous agacent; on ne sait pas vous rendre justice, etc., etc. Croyez-vous que vous soyez le premier homme dans ce cas? Avez-vous plus de génie que Chateaubriand et que Wagner? On s'est est bien moqué d'eux cependant? Ils n'en sont pas morts. Et pour ne pas vous inspirer trop d'orgueil, je vous dirai que ces hommes sont des modèles, chacun dans son genre, et dans un monde très riche, et que vous, vous n'êtes que le premier dans la décrépitude de votre art. J'espère que vous ne m'en voudrez pas du sans-façon avec lequel je vous traite. Vous connaissez mon amitié pour vous »

    Avant de clore, vous confier qu'il aimait tant les femmes et il se sentait mieux dès qu'elles étaient à ses côtés. Plusieurs sont des peintres, Berthe Morisot (sa belle sœur), Victorine Meurent (son modèle pendant une dizaine d'années) et Eva Gonzales (son élève).

    S'il fut conspué pour certaines de ses toiles, aujourd'hui, et pour longtemps, il fait  partie des peintres célèbres.

    En 1867, voici ce que le peintre écrit : "l'artiste ne dit pas aujourd'hui : venez voir des œuvres sans défauts, mais venez voir des œuvres sincères."

     

    défi 241 avec Lenaïg

     

     

    renseignements pris sur Wikipédia, Larousse et autres sites internet

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • thème 1 : un doux zéphyr 

     

    Les feuilles, jaunes, vertes,

    semblables aux oreilles de chat,

    bruissent tendrement sur

    la toiture d'un ancien

    clapier à faisans. Zéphyr.

    Les jours ne sont pas tendres.

    Restriction des sorties.

    Enfermement choisi pour la Vie.

    Les câlines feuilles de pruniers

    jouent une mélodie douce,

    harmonique de cymbales,

    intimant l'espoir. Zéphyr.

     

    Agab 11/20

     


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  • Défi 240 des croqueurs de mots

     

    défi 240 avec Martine

     

     Martine (Quai des rimes)  nous propose  : "Qui ne s’est pas un jour demandé et si j’étais du sexe opposé

    comment réagirais-je, que ferais-je ? "pour le défi du lundi 12 octobre :

    Imaginez vous 24 heures dans la peau d’une personne du sexe opposé, racontez moi votre journée et votre nuit.

     

     

     

    Drôle de goût dans la bouche au réveil, pas comme d'habitude, me sens plus cool, plus aérienne, moins terrienne.

    Me lève, prends mes habits posés  la veille sur la chaise et vais à la salle de bain. 

    Et que vois-je, un visage pas vraiment changé, avec une petite barbe broussaille ... 

    Le chien et le chat ne disent rien, mon odeur est identique, ma tendresse aussi.

    JE SUIS UN HOMME.

    avec des poils, allégée de ma poitrine lourde et ballottante, 

    Là en bas, un nouveau truc ballote. Comment est-ce possible ?

    Et j'entends une voix ... féminine m'appeler. 

    "André, le p'tit déj est prêt !"

    Comment va-t-il se passer ce moment avec mon conjoint, mais bien sûr, il est devenu Olivia, grande, mince, avec une jolie coupe au carré, plutôt courte, toujours myope et oublieuse des mots et des noms. Pour elle, tout semble habituel. 

    Alors je me tais et m'assois .

    La radio est allumée, et tout s'enchaîne, tous ont changé de sexe. Pour moi, un vrai méli-mélo de sensations. 

    Le président est devenue Présidente. 

    Trump s'appelle même Georgette, et sa chevelure n'a pas changé de couleur.

    Le monde semble continuer à rouler sa bosse, sauf que maintenant les femmes sont au pouvoir (comme avant les hommes) et les hommes au balai et au gardiennage des enfants. D'ailleurs il est l'heure de promener Djinnie, l'heure de faire les courses, l'heure de suspendre une lessive. Et Georgette qui lance avec force d'une voix aigue    qu'elle a vaincu  le covid 19. Toujours aussi impétueuse, personnelle, supérieure.

    Olivia me demande de raser cette barbe broussailleuse, et de couper mes cheveux de vieil hippie. Cela semble une discussion récurrente ! Je soupire et la regarde attentivement.

    Elle a perdu sa barbe, et son visage est encore plus fin.

    Je me souviens qu'il y a 39 ans nous nous sommes rencontrés au mariage de son frère (non, oh pas d'impair) de sa soeur.

    Elle a les yeux qui brillent et je la prends dans mes bras, lui déclamant  :

    "Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
    D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime
    Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
    Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

    Car elle me comprend, et mon coeur, transparent
    Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
    Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
    Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant."

    (Verlaine)

     

    Nous nous embrassons tendrement tel un vieux couple, mais pas seulement, je sens quelque chose qui devient dense,

    oh pas très dense, pour un homme de 67 ans, mais quand même un peu. Je pleure même un peu, interloqué par ce changement d'être. 

    Nous irons au restaurant ce soir, avec masques.

    Mon coeur bat. Saurai-je l'aimer comme un homme aime une femme ?

    Je me laisserai aller comme un jeune homme faisant l'amour pour la première fois.

    Olivia sera compréhensive.

    JE SUIS UN HOMME ...... 

     

     

     

     


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    Défi 239 avec Jeanne Fadosi

     

    Pour le défi n°239

    avec les croqueurs de mots 

     Jeanne Fadosi  nous invite à écrire un petit texte en prose ou en vers portant sur un moment (passé, présent, à venir, réel ou imaginaire)

    particulier (joyeux, saugrenu, étrange, stressant, agréable …) dans lequel l’électricité (ou son absence) y a joué un rôle important.

    Mots imposés à inclure (ambre, ampoule, appareil).

     

    --------

     

    Petite voiture de couleur jaune, miel plutôt ambre, fiat punto, elle transporte plaisamment une famille citadine, papa, maman, fille et garçon, petit bichon frisé.

    Elle sait rendre visite à pépé Jean, emmener le papa sur la colline de Kanfen, se rendre dans les Cévennes, frôler la mer près de Cavalaire, toucher les herbes des champs lorrains, aussi se faire mignonne pour le mariage de Sylvain et Céline. Petite, maniable, serviable et fendeuse de vents, elle est compagne des virées. Dans son coffre, tente, appareil photo, sacs de voyage.

    Nous sommes les années 2000, éclipse solaire, attentats du 11 septembre, décès de pépé Jean et bientôt Jacques, naissances d'Alex, Matthias, Quentin et Alicia. La vie se roule, une ampoule à changer dans le phare avant, un truc qui prit presqu'une heure pour le professionnel, un arrêt brusque dans une montée, c'est comme cela que l'âge vient. 

    Un matin, dans le garage, elle ne démarre plus. Temps humide, temps froid, elle reste immobile, ne manifestant plus son contentement de démarrer. Son conducteur ami, trouve la panne, "la batterie !" et va au proche magasin, en acheter une nouvelle pour réenchanter la voiture assoupie. Il est content, fier de lui, enlève l'ancienne, met l'autre en place et remet les cosses et plus qu'un tour de clé pour assurer le démarrage.

    Et soudain, un claquement, un début de fumée ... vite, vite, débrancher la batterie, l'enlever. . L'électricité a fusé dans la batterie montée à l'envers. Court circuit dont la petiote ne se réveillera jamais.

    Ce court circuit sera le signal du départ des enfants devenus adultes, des parents devenus séniors, retrouvant une vie  à deux. Que la vie était belle avec la charmante fiat punto !

     

     

     

     


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