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    défi 213

     

    À tous les matelots des Croqueurs de Mots,

     Colette est à la barre et  nous propose en toute simplicité ce quatrain :

     

    Novembre a ses charmes

    Novembre a ses larmes

    Son décor fait rêver

    Son refrain fait pleurer

    Pour le lundi 3 décembre, vous le complétez ou vous l’introduisez dans un texte comme cela vous convient.

     

    "Novembre a ses charmes

    Novembre a ses larmes

    Son décor fait rêver

    Son refrain fait pleurer"

     

    Luisa tapote sur son clavier et chantonne "la, la, la, novembre .... charmes". Le rythme vient, s'impose, elle reprend une nouvelle fois ... jusqu'au moment où la sonnerie joyeuse de son smartphone résonne. Apparaît le nom de Frédéric. "Luisa, c'est moi ! Veux tu venir me rejoindre, tout de suite, maintenant vers la place ronde, au café des amis ? ". 

    Novembre, sa nuit grognonne, en larmes, s'attend à un refus, à un non," je travaille" ou" non, je vais voir mamie au foyer Douzain". Luisa raccroche, dit qu'elle continuera demain à créer un petit refrain pour la chanson qu'elle prépare aux enfants de sa classe de maternelle. Luisa met ses chaussures, son anorak et un parapluie pour faire fuir les gouttes. Elle marche vite, prend une rue, regarde le ciel près de s'endormir et fonce voir Frédéric. Elle le voit bientôt, il est fier, souriant. Regarde, mon idée a été choisie. La place ronde arbore effectivement, en cette fin de novembre, un décor qui fait rêver. Multiples sapins de Noël, boules rouges, dorées, des lutins rouges, et comme des étoiles filant dans la nuit. Ils s'embrassent fougueusement. C'est comme ça quand on a vingt ans. 

    Et Luisa chantonne son refrain qui la fait pleurer. Elle se voit avec les enfants, ceux de l'école maternelle, et aussi, ceux qu'ils feront tous les deux, ce soir peut être ou dans quelques jours.

    "Novembre, lui souffle, l'ami, la naissance sera pour août. Ils se passeront de moi aux espaces de vert pour six mois, je serai avec vous deux ou trois." Les lutins les regardent. Ils leur semblent qu'un d'entre eux leur fait signe, et aussi un deuxième. Peut être des jumeaux dans l'amour de ce novembre.

    Novembre a ses charmes ... lui confie Frédéric le jardinier. 


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  •  Voici à la barre du navire pour ce défi 212, Lénaïg qui nous présente deux photos de Street Art,

    ou Art de la rue, dont nous pourrons disposer à notre guise, ou en choisir une autre,

    ou ne pas mettre d’image du tout MAIS le défi va consister à écrire une petite histoire

    en y incluant au moins l’une des propositions suivantes :

    • un regard bizarre,
    • les murs ont de grandes oreilles,
    • la chance me sourit.

    défi 212

    La rue, longue et encore éclairée, rue de quartier tranquille, bordée d'immeubles ouvriers, la rue attend son passant. 

    Les arbres feuillus somnolent, là haut, les étoiles et quelque avion venant des îles Canaries, donnent du piquant au ciel.  A cette heure presque tardive, les volets baissés, les habitants regardent une série Westworld, ce monde fabriqué. D'autres sont accrochés à leurs écrans.  La rue "Eugène Sue" patiente. Un homme ordinaire, jean et casquette vissée sur la tête, fume une cigarette. La dernière de la journée, et remonte rejoindre son amante. Un chat miaule, crie même, poursuivant une grisette pas du tout énamourée. La rue s'assoupit, laisse échapper quelque brume. Seulement les murs ont de grandes oreilles et ronronnent "une silhouette, une femme, une demoiselle, une arpette".

    Elle avance à pas rapides, la nuit est fraîche, elle s'emmitoufle dans son écharpe rousse. Vite, rejoindre sa voiture, garée dans une rue voisine. Tard, elle est restée trop tard dans ce café à échanger avec ses copains d'avant, rire des blagues idiotes, bref, oublier les heures à rallonge dans son travail de graphiste. Dessiner des arbres aux ramures délicates, cela prend des heures et la revue "Herbages" la presse, comme toujours, de terminer au plus vite pour la publication. Elle marche, court presque lorsque soudain elle se trouve en face du mur. Un immense chat, peint sur le mur par un grapheur pas très talentueux. Elle pense déjà à ce qu'elle aurait dessiné.

    La rue retient sa respiration, les murs n'en croient pas leurs oreilles. Après la surprise, elle (Ermandine), passe à travers le mur. Les yeux du chat ont cligné. Comme d'habitude, seulement, la peur n'a pas rendu la passante héberluée, affolée, se sauvant comme les autres, ou s'évanouissant. Les yeux du chat ont cligné, une fois deux fois après son passage. Sa jambe arrière, non gainée de soie, non chaussée d'escarpin, enfin disparaît. 

    La nuit noire s'est évaporée, limbes roses de début d'aurore, et les yeux du chat ont perdu leur brillant. Les enfants avec leur sac à dos, se hâtent de rejoindre l'école, un petit chien brun et blanc, oreilles dressées renifle, les arbres dont les feuilles bruissent, allongent leurs branches. La rue silencieuse et les murs qui ont des oreilles attendent la nuit. Reviendra-t-elle ? Reviendra-t-elle ? A moins que, ... ou .. chut, intime la rue, patientons ! 

     

    De l'autre côté,

    du sable,

    du sable et la mer,

    le chat entraîne l'humaine

    loin, loin, loin

    vers l'oasis, palmiers et glouglous des fontaines.

    La-bas, des chats, seuls, à deux, en groupe 

    des chats ! 

    et quelques humains attirés au hasard des villes. Elle reconnaît Colette, aussi Chateaubriand et son chat Micetto,

    Elle s'avance, sourire aux lèvres ....

     

    petit clin d'oeil au passe-muraille de Marcel Aimé


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  • Josette pour le deuxième jeudi en poésie propose une poésie inspirée d’une fenêtre  ouverte ou fermée !

     

    la fenêtre est ouverte !

    champs labourés, 

    voitures sautillantes sur la chaussée

    la fenêtre est ouverte !

    chat épiant les passants

    grand mère curieuse des voisins

    la fenêtre est ouverte !

    plus pour longtemps

    plus pour toujours

    demain, la ferme d'antan

    disparaîtra écrasée et jets de poussière

    disparaîtront les souvenirs des vaches paissant

    des blés engrangés

    et le paysan, calot sur la tête,

    passera en pleurant. 

    la fe...

     

    Agab

     

     


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    Cette quinzaine le navire touche terre avec Josette qui pour ce défi 211 sort de sa cachette …

    car vous avez reçu une invitation à un vernissage, avec un ami …

    Ravie ou outrée vous partagez vos impressions devant les premières œuvres exposées …

    et mieux si vous insérez 2 expressions contenant le nom d’un animal !

    ______________________

     

    .. Munies de l'invitation, Cathie et moi, sommes heureuses et gaies comme des pinsons de partager un moment ensemble et franchissons l'entrée de l'exposition. Devant la porte, une affiche verte, moirée, un tissu de soie prise en photo avec simplement ce titre Léonie Civin expose : "NATUR'VAT" du 16 au 31 octobre.

    La salle n'est pas très grande, partagée grâce à des panneaux en de petits coins discrets. Et des carrés en bois d'un mètre 50 sur un mètre 50, avec des terres aménagées. Là, TERRE ARDECHOISE , de la terre et aussi des pierres, quelques herbes folles, de la lavande aussi. Un personnage d'une cinquantaine centimètres lève les bras au ciel.  Un soleil en carton pâte est suspendu, très jaune, gros comme un pamplemousse. Nous sommes surprises et nous suivons le chemin tracé sur le sol pour nous rendre vers chaque terre.

    TERRE DE BROCELIANDE, TERRE DU MORVAN, TERRE PICARDE, TERRE PARISIENNE, TERRE ANGEVINE, TERRE LORRAINE, TERRE DES BARONNIES, TERRE CAMARGUAISE, TERRE DE DEMAIN .

    Par ici, de la bruyère, par là, un château et une centrale nucléaire en réduction, et les terres sont chaque fois différentes, des bruns, des gris, des fauves, des jaunes, des pierres, du sable... Cathie et moi sommes lentes comme des escargots, intriguées et admiratives alors que d'autres visiteurs, tournent vite les talons ... de l'art ! de l'art ? mes enfants de 10 ans feraient mieux ! Quel ennui dit un autre !

    La visite est presque terminée ; les grognons sont passés, se sont lassés. Ce bel homme à la vêture parisienne, se hâte vers le centre pompidou où les talents sont reconnus et enregistrés. Un couple soupire en nous rejoignant à TERRE DE DEMAIN.

    Des enfants sont assis autour de leur maîtresse d'école (professeur des écoles) et de l'artiste, une grande femme brune aux yeux doux, coiffée d'un petit chapeau  de paille . Un coffre empli par l'artiste, mousse, asparagus, personnages joyeux et colorés ou gris et tristes, chiens, chats, lapins et moineaux, arbres nus, usines et morceaux de bitume etc. devant le bac TERRE DE DEMAIN. Léonie les sollicite pour qu'ils choisissent un objet pour la terre de demain. Les enfants rient, sont un peu dispersés et volages, des papillons ! 

    Et Cathie et moi, nous asseyons sur un banc comme l'on trouve dans les parcs municipaux. Pas besoin de mots pour nous comprendre, cette jeune femme nous alerte sur le devenir de nos terres ; ce n'est pas une toile ou une sculpture à mettre dans nos menues pièces.  Nous ne sommes pas prêtes de partir, admirant l'oeuvre en oeuvre.

     

     

     

     

     


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  • jeudi en poésie

     

    25 octobre 

    Martine de quai des rimes nous propose de s'inspirer de  la photo inutilisée pour le défi de lundi pour  écrire un court poème, haïku, tanka…. ou thème libre.

     

    Sacha, mon bien aimé chat

    resta figé

    un jour de pleine lune

    benoîtement

    prêt à pédaler

    pour attraper la laiteuse

    et s'en faire

    une belle à griffer.

    Merlin s'en mêla

    et à jamais

    ne sera satisfait Sacha.  

     

     

    pour Durga, Griselle et les chats de tous pays


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