• Orchidées sauvages*

     

    Innocente fleur

    juchée sur son pied,

    elle tend sa hampe

    vers le ciel, rose

    rose presque fuchsia

    Innocente orchidée

    dont la soeur fleurit

    à 20 mètres d'elle.

    D'où sont venues les graines ?

    Elles ont survécu à la tonte.

    Elles risquent d'être cueillies

    puis jetées plus loin.

    Trésors insécures

    Dans la banlieue. Fragiles.

    Je tremble pour vous.

     

     

    Agab (05/19)

     

    *

    anacamptis pyramidalis


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  •  

    Jeudi en poésie avec Asfree

    écrivez un poème à la manière de Robert Desnos « La fourmi »

    Une fourmi de dix-huit mètres
    Avec un chapeau sur la tête,
    Ça n’existe pas, ça n’existe pas.

    Une fourmi traînant un char
    Plein de pingouins et de canards,
    Ça n’existe pas, ça n’existe pas.

    Une fourmi parlant français,
    Parlant latin et javanais,
    Ça n’existe pas, ça n’existe pas.

    Eh ! Pourquoi pas ?

     

    Jeudi en poésie avec Asfree

    Un extraterrestre de trois centimètres

    juché sur un champignon vert.

    Ça n'existe pas, ça n'existe pas !

     

    Un extraterrestre louant les bourdons,

    les fourmis et les charançons,

    Ça n'existe pas, ça n'existe pas !

     

    Un extraterrestre préférant

    les papillons aux grands savants,

    Ça n'existe pas, ça n'existe pas !

     

    Eh ! Pourquoi pas ?

     


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  • promenade photographique du 16 au 31 mai 2019

     

    promenade photographique du 16 au 31 mai 2019

     

    promenade photographique du 16 au 31 mai 2019

     

    promenade photographique du 16 au 31 mai 2019

     

    promenade photographique du 16 au 31 mai 2019

     

    promenade photographique du 16 au 31 mai 2019

     

    promenade photographique du 16 au 31 mai 2019

     

    promenade photographique du 16 au 31 mai 2019


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  • Boîte à outils pour une bienveillance inconditionnelle

     

    La bienveillance tient du don, de la gratuité : le véritable amour n'assène rien, ne nous enjoint à rien d'autre qu'à ce que nous sommes au fond du fond. Etre bienveillant, c'est bien sûr vouloir le bien de l'autre sans désirer le faire entrer dans le monde de mes à priori, de mes étiquettes, ne jamais mettre la main sur sa liberté, vénérer sa singularité, sa différence. En aucun cas, il ne s'agit d'imposer une vision du monde, une manière de vivre. Aider mon prochain, c'est s'extraire de mes projections, me donner carrément, me rendre totalement disponible sans juger ni rien exiger en retour.

    La bienveillance est subversive : il entre dans la bienveillance une sacrée dose de subversion, de rébellion même : tordre le cou à toute velléité de violence, de vengeance, de volonté d'emprise, d'autoritarisme, ne jamais laisser les passions tristes gouverner nos vies. Cette audace fondamentalement active, sagace, invente, sans cesse innover... sans jamais rien imposer. Elle prête l'oreille aux véritables attentes, aux profondes aspirations de chacun dans un accueil radical. Cette femme, cet homme que je rencontre ici et maintenant, de quoi a-t-il véritablement besoin ? Que désire-t-il au fond de son cœur ?

    Le karcher de l'amour : Chögyam Trungpa disait : "Dirt never comes first." La saleté, les traumatismes, les blessures, la brutalité, la méchanceté, l'hostilité ne sont jamais premiers dans un cœur. La bienveillance décape, elle passe gentiment au karcher de l'amour tout intrus, tout parasite qui ronge les êtres. Cultiver un cœur bienveillant, c'est trouver l'audace de voir plus loin que les souillures pour rejoindre inlassablement la bonté primordiale.

    La générosité procède d'une intelligence de cœur, d'un esprit de finesse, d'une légèreté : le Bouddha, quand il prodigue l'enseignement du sentier octuple, cette voie qui conduit à la liberté inconcevable, souligne l'importance et la valeur de l'action juste. Tendre la main, épauler un être appellent du tact, une délicatesse, un infini respect. Il ne s'agit pas de bricoler en matière de solidarité. Loin du paternalisme et de la condescendance - la bienveillance n'est pas l'affaire des lourdauds.

     

    Alexandre Jollien

     

    A nous la liberté

    Matthieu Ricard - Christophe André - Alexandre JOLLIEN 


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  • Jean est donc toujours dans un coin de Provence quand ses parents  viennent le trouver. A ce moment, beaucoup de gens croyaient qu'il n'y aurait pas la guerre et donc la mère et le beau-père avaient décidé de le faire marier avec cette jeune fille qu'il connaissait depuis l'âge de 16 ans. Donc cela arrive et ce qui devait arriver, trois mois après,  c'est la guerre et du midi départ pour l'Alsace sur le Rhin près de Saint-Louis jusqu'au jour de repli circonstancié pour aller se faire coincer près de Dannemarie (Haut-Rhin) et en prendre pour lui, pour deux ans dans un camp en Allemagne d'où il finit par s'évader en 1942 au mois d'août.

    Il arrive chez ses parents qui lui avaient écrit au sujet de sa femme. Elle avait fait comme malheureusement beaucoup d'autres des grosses bêtises. Lui qui venait de s'abrutir deux ans là-bas, sur le coup était d'accord pour le divorce....

    ... le divorce a été refusé, le juge estima que le ménage n'avait pu se former normalement. (10 jours ensemble en 3 ans de mariage avec la guerre). 

    ... Il trouve une place d'ajusteur dans une usine qui fabrique des arbres à cames. Il n'est pas trop mal vu mais il tombe malade, crise de sinusite et au bout d'un mois, il reçoit une convocation du S.T.O. (service du travail obligatoire) pour aller passer une visite pour voir si on peut le recruter. Il se renseigne auprès d'un gars de l'usine qu'il sait être de la résistance ; celui-ci lui apprend que la secrétaire a du le signaler comme réfractaire au travail. De là, il se rend chez son docteur et lui explique la situation. Celui-ci lui dit que si vous savez boiter, vous prendrez une cane et vous fournirez le certificat que je vous donne, ce sera bon. Il a donc boité et est sorti tous les jours avec une cane et le jour, où il s'est présenté, le certificat parlait de sciatique. Il a été sauvé du S.T.O. ; il valait mieux car s'il était passé en zone occupée, il aurait risqué de repartir en Allemagne. Par la suite, il se cacha dans un coin de campagne et à la Libération, il s'engagea pour trois mois comme gardien militaire dans un camp de prisonniers. 

    ...

     

    Jean ROSSILLOL

    extrait de sa biographie


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