• promenade photographique du 1er au 15 septembre

     

     

    promenade photographique du 1er au 15 septembre

     

     

    promenade photographique du 1er au 15 septembre

     

     

    promenade photographique du 1er au 15 septembre

     

     

    promenade photographique du 1er au 15 septembre

     

     

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  • Brusquement, lui revient une histoire qu'Araxie, l'arrière grand-mère arménienne de Charlotte, leur avait confiée un soir.

    Quand le Near Est Relief, l'association humanitaire américaine, décida de racheter les orphelins arméniens aux familles de leurs maîtres, ils les alignèrent le long de la voie ferrée en attendant le train pour l'orphelinat d'Alep.

    Ils étaient des centaines de survivants à patienter ainsi, une goutte d'eau, tellement il y avait eu de morts.

    Tout près d'Araxie, un enfant turc d'à peine deux ans jouait dans la poussière, assis par terre loin de sa mère. Quand le train est arrivé, l'arrière grand mère de Charlotte l'avait pris par la main et l'avait fait monter avec elle.

    "J'aurais pu le tuer, me venger de mes souffrances, leur avait-elle expliqué, mais je me suis dit que ça ferait toujours un Arménien de plus et un Turc de moins. ils nous en avaient tellement enlevé."

    Pascal MANOUKIAN

    Ce que tient ta main droite t'appartient


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  • bains de soleil

    de loin, les traces rouges nombreuses, longues sur les troncs des tilleuls en rangée ordonnée, intriguaient, des mousses ?

    mais pourquoi de couleur rouge

     

    bains de soleil

     

    J'approche et vois avec étonnement, ces longues trainées de minuscule bestioles.

    Serait-ce un troupeau parqué pour les fourmis ?

    Je mets un doigt près du coeur et les insectes fuient à toute vitesse, ressemblant à ces parisiens sortant du métro. 

    bains de soleil

     

    Non, ce ne sont pas de pucerons bien trop gros, mais des larves de punaises appelées gendarmes (cependant, ne verbalisent pas) . J'ai souvent vu les parents regroupés et sans pudeur, s'aimant des heures durant (l'accouplement peut durer de 12 heures à 7 jours).

    La femelle pond de 50 à 70 œufs, vous comprendrez la foule agglutinée sur les troncs. Les larves deviennent adultes au début de l'hiver .

    Le gendarme se nourrit principalement de graines de rose trémière, hibiscus (mettre ses pots à l'ombre) et  tilleuls.

     

     

    Le gendarme, ou pyrrhocore, appelé aussi diable cherche midi, en raison de son attirance pour le soleil au zénith est un insecte hémiptère hétéroptère de la famille des pyrrocoridae ; le gendarme est la punaise la plus répandue en Europe. 

     

    source : wikipédia


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  • poème 12

     

    De même que nous ne ne pouvons

    soutenir longtemps un regard,

    nous ne pouvons non plus soutenir longtemps la joie,

    la spirale de l'amour,

    la gratuité de la pensée,

    la terre en suspens de cantique.

     

    Nous ne pouvons pas même soutenir longtemps

    les proportions du silence

    quand une chose le visite.

    Et moins encore

    quand rien ne le visite.

     

    L'homme ne peut soutenir longtemps l'homme,

    ni non plus ce qui n'est pas l'homme.

     

    Et néanmoins il peut

    supporter le poids inexorable

    de ce qui n'existe pas.

     

    Roberto JUARROZ

    15 poèmes 


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  • Défi 209 des croqueurs de mots

    Défi 209

    Jeanne FADOSI, capitaine de cette quinzaine automnale, propose que nous écrivions un petit texte en prose quelques expressions (3 ou 4)

    incluant le mot œil ou le mot yeux.

    (*) 

    champ libre à celles et ceux qui n’aiment pas trop les contraintes et si vous souhaitez un ou des fils conducteurs,

    restons dans le domaine de la vision avec, la vue et la cécité, la lumière et l’obscurité (précisions de Domi)

    Défi 209 des croqueurs de mots

     

    Point de vue 

     

    A la dernière conférence de M. José KLIMT, dans la salle "Soleil Rouge", Cécile se rend, bon pied, bon œil avec son amie, sa colocatrice d'un appartement merveilleusement exposé face au coucher de soleil. Son amie Amélia suit des cours de kinésithérapeute et la philosophie lui semble ennuyeuse. Cependant Cécile est certaine que le philosophe genevois l'intéressera. La jeune femme aide Amélia à s'installer, la salle est pleine. Un bouquet de fleurs est posé sur la table à côté de lui, un morceau de musique, doux et joyeux circule, fleuve invisible.

    Et le professeur commence son exposé sur la beauté. Il projette des diapositives de statues grecques, de tableaux médiévaux ou modernes, le baiser de Klimt (petit clin d’œil, il n'est pas du tout son descendant).

    Quand elle jette un oeil sur son amie, elle est contente, Amélia sourit, se concentre, tend ses oreilles et approuve souvent de la tête. 

    Plus d'une heure est passée et une voix prononce : "aucune grâce extérieure n'est complète si la beauté intérieure ne la vivifie. La beauté de l'âme se répand comme une lumière sur la beauté du corps - Victor Hugo.

    "Maintenant, la deuxième partie de cette conférence est pour vous, chers auditrices et auditeurs. Posez vos questions, intervenez, et dans la mesure du possible, je vous répondrai." Comme souvent, un  moment de silence se pose avant qu'une personne ose la première question. Elle est simple et a le mérite d'encourager les autres à s'exprimer ou apporter des précisions. "Une dernière question ?". Un jeune homme se lève "Pour être sensible à la beauté, faut-il voir ?". Le  professeur répond un peu rapidement ... "Oui, bien sûr".

    ...

    Les amies se lèvent et suivent la foule animée. Amélia, avance, aidée de sa canne blanche, se tourne vers  son amie, philosophe en herbe, et lui confie "Pour moi la beauté, c'est quand je caresse mon chat !" et elle sourit, se remémorant ces moments de grâce. 

     

    pour Céline,


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