• défi 188 : hommage à Henri

    les croqueurs de mots rendent hommage à Henri qui a embarqué pour des galaxies lointaines

    il aimait les alexandrins et pour ce défi, écrire en alexandrins un texte sur l'amitié.


     

     

     

    Grise Durga vient, Djinnie s'approche tendrement,

    Le pissenlit se love près de sa sœur fleurie,

    La vague lente embrasse le sable joli,

    Bourdon et rose se font des baisers riants.

     

    Les amis, souvent, ont valsé la note bleue,

    les amis, de tout temps, ont chanté, bienheureux.

     

    Le pissenlit généreux essaime à tout vent,

    La saison avance, la mauve est en tête.

    L'amie joyeuse soufflait ses bougies à vingt ans,

    A soixante, nous réunit pour sa retraite.

     

    Les amis, souvent, ont valsé la note bleue,

    Les amis, de tout temps, ont chanté, bienheureux.

     

    Pour vous tous, poète Henri, bien-aimée Cathie,

    Fée des mots, Martine et reine du bio Annie,

    Fidèles Marie-Pierre, Simone et Bernadette

    Et tous les autres ami(e)s et petite sœur Huguette.

     

    Alors chers amis, étoiles de mes cieux, valsez !

    chers amis précieux, partageurs de joie, chantez !

     

    défi 188 : hommage à Henri


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  • défi 188 : hommage à Henri

    les croqueurs de mots rendent hommage à Henri qui a embarqué pour des galaxies lointaines

    il aimait les alexandrins et je lui, vous offre une poésie  de Victor Hugo

    Aux arbres

     

    Arbres de la forêt, vous connaissez mon âme!
    Au gré des envieux, la foule loue et blâme ;
    Vous me connaissez, vous! – vous m’avez vu souvent,
    Seul dans vos profondeurs, regardant et rêvant.
    Vous le savez, la pierre où court un scarabée,
    Une humble goutte d’eau de fleur en fleur tombée,
    Un nuage, un oiseau, m’occupent tout un jour.
    La contemplation m’emplit le coeur d’amour.
    Vous m’avez vu cent fois, dans la vallée obscure,
    Avec ces mots que dit l’esprit à la nature,
    Questionner tout bas vos rameaux palpitants,
    Et du même regard poursuivre en même temps,
    Pensif, le front baissé, l’oeil dans l’herbe profonde,
    L’étude d’un atome et l’étude du monde.
    Attentif à vos bruits qui parlent tous un peu,
    Arbres, vous m’avez vu fuir l’homme et chercher Dieu!
    Feuilles qui tressaillez à la pointe des branches,
    Nids dont le vent au loin sème les plumes blanches,
    Clairières, vallons verts, déserts sombres et doux,
    Vous savez que je suis calme et pur comme vous.
    Comme au ciel vos parfums, mon culte à Dieu s’élance,
    Et je suis plein d’oubli comme vous de silence!
    La haine sur mon nom répand en vain son fiel ;
    Toujours, – je vous atteste, ô bois aimés du ciel! –
    J’ai chassé loin de moi toute pensée amère,
    Et mon coeur est encor tel que le fit ma mère!

    Arbres de ces grands bois qui frissonnez toujours,
    Je vous aime, et vous, lierre au seuil des autres sourds,
    Ravins où l’on entend filtrer les sources vives,
    Buissons que les oiseaux pillent, joyeux convives!
    Quand je suis parmi vous, arbres de ces grands bois,
    Dans tout ce qui m’entoure et me cache à la fois,
    Dans votre solitude où je rentre en moi-même,
    Je sens quelqu’un de grand qui m’écoute et qui m’aime!
    Aussi, taillis sacrés où Dieu même apparaît,
    Arbres religieux, chênes, mousses, forêt,
    Forêt! c’est dans votre ombre et dans votre mystère,
    C’est sous votre branchage auguste et solitaire,
    Que je veux abriter mon sépulcre ignoré,
    Et que je veux dormir quand je m’endormirai.

    Victor Hugo


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    défi 187

    défi proposé par Florence

    Lana Mesic a réalisé  une tour  avec 15 000 pièces de 2 pence : la Penny Tower

    Lorsque l'artiste a terminé la Penny Tower, elle se demande quoi faire des 15 000 pièces de 2 pence.

    Elle pourrait les ramener chez elle…mais avec son ami Jamahl McMurran, ils ont une autre idée : laisser les pièces en tas, sur le bord d’un canal à Londres,et enregistrer ce qui se produira ! Aussitôt pensé, aussitôt fait !

    Pour ce défi Florence nous demande qu’elle aurait été notre réaction ?

    -----------

     

    Maîtresse Philoména rassemble les enfants autour d'elle. Ils piaillent comme des oiseaux, de joie d'être en vie, de joie d'écouter une histoire :

    "Aujourd'hui, leur dit-elle en souriant, un enfant assis sur ses genoux, je vais vous conter l'histoire des pences et des pies :

    Au bord de l'eau, un tas de pences avait été déposé par des hommes. Ils étaient curieux, voulaient voir ce que deviendraient les pièces. La nuit les guida vers leur maison et le soleil en se levant trouva amusant d'envoyer de sa lumière sur les pièces. Elles brillaient, brillaient, brillaient. 

    Une pie, un bel oiseau noir et blanc, Piotr, fut attiré et que fit-il ? Très vite, il jasa et avertit toute sa communauté, des pièces, des pièces ! Et on vit des battements d'ailes, on entendit leurs cris. Piotr se dépêcha de prendre une pièce, puis une autre et une autre. Cela serait pour ses 3 petits. Il se dit que cela leur porterait bonheur.

    La deuxième, Pica, ne babilla pas, ne manifesta aucune joie. Elle remplit son nid de 10, 20 pièces, et continua, continua si bien qu'il n'y eut plus de place dans le nid et qu'il tomba splash dans le lac bleu."

    Elle s'arrête un instant .. les enfants ouvrent grands leurs yeux ..

    "Ses plumes étaient mouillées, Pica se trouvait bien sotte, elle avait détruit son nid où devaient loger ses petits. Cependant, Pierrot son bel amour, piaillait, l'attendant pour la sécher, un peu fortement, il est vrai. Et déjà, il la réconfortait pour aller chercher des branchettes pour construire un autre nid. Depuis, chez Pica et Pierrot, les enfants sont venus et le nid était très douillé. 

    Chez Piotr, les petiots, Pierra, Piedenez et Piessy, étaient ravis. En devenant adulte, chacun emporta sa pièce dans son nid pour se souvenir de ce beau jour. 

    Toutes les pièces ont disparu, les pies et leurs cousins les corbeaux se sont servis et le matin en venant, les deux humains ont été surpris ; encore aujourd'hui, ils se demandent où sont passés les milliers de pences."

    Et maîtresse Philoména sort de sa poche, une pièce de deux pences. "C'est mon trésor, un jour, j'ai sauvé une pie qui vit en Ardèche, à Aubenas chez mon cousin Jean-F. Et voici ce qu'elle m'a donnée en remerciements."

    L'histoire est finie. Les enfants jouent dans la cour. Et Philoména sait qu'elle offrira un jour la pièce avec l'histoire à sa fille, son fils ou une pie peut-être.  

     


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    défi 186 la tête ailleurs

    Pour ce défi 186 voici Lénaïg à la barre.

    Voici ce qu’elle nous propose …

    La tête ailleurs !

    Alors, brodons, glosons sur cette expression, en prose ou en vers,

    chacun à sa façon et découvrons nos pages respectives lundi 15 mai

     

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    Je souhaite méditer,

    rester calme, détendue, libérée

    sur mon petit banc.

    Pas mal aux genoux,

    Durga, sur moi, sereine.

    Je respire, respiration lente,

    j'inspire........ et un........

    j'expire ....... et deux.....

    C'est un peu la même sensation

    que lorsque je nage,

    et je respire et j'avance les bras.

    sauf que j'ai la tête ailleurs.

     

    elle s'est détachée du corps,

    a traversé la toiture,

    poussé les nuages,

    même un avion direction le grand sud

    oublie d'aller droit.

    Tandis que je reste immobile,

    bien obligée,

    elle s'est fait la malle.

    Puis elle s'est souvenue

    que nous étions indissociables,

    s'est emboîtée sur le cou

    et tout doucement

    chuchote

    "j'ai valsé avec les étoiles filantes

     joué à saute lune

    et.. rencontré le petit prince"

    aussi

    quand le temps lui semble trop pressé,

    trop renfermé, trop pas rigolo,

    je lui dis :

    "va ailleurs !"

     

     

     

     

     

     

     


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  • défi 184 : commencer par une citation, terminer par une autre

     

    défi 184

    Martine a le plaisir de prendre la barre de la goélette des Croqueurs de Mots  pour ce 184ème voyage en votre compagnie chers croqueurs et croqueuses : Pour le défi du lundi 17 avril 2017.

    Elle nous cite  8 premières phrases de livres (incipit) et 8 dernières phrases (explicit).

    Le défi du lundi consistera à choisir un début et une fin de roman et d’écrire l’histoire (en prose ou en vers) pour lier le début à la fin.

    ---

    « Je ne sais pas trop par où commencer » (de Philippe Claudel -les âmes grises)

    L'homme était doux, attentionné, s'attardant peu sur sa renommée. Marcel Dombasles, l'écrivain-cinéaste, après un temps suspendu, comme si son ange gardien le conseillait, poursuivit :

    « Comment naît l'idée d'un roman, d'une nouvelle ? D'une sensation, d'une rencontre, d'un souvenir. Avant de venir dans ce magnifique salon Charlemagne de la gare messine, une femme m'aborde. Petite, humble, elle marche d'un pas à peine plus grand que celui d'une enfant. Son regard croise le mien. Minuscule chapeau sur la tête, silhouette menue, un gilet à grosses rayures noires et blanches, elle m'interpelle : « j'ai mal au pieds, je reviens de chez le docteur, un sten, il a posé un sten .. je m'essoufle ».

    Cette femme que je prénomme intuitivement Marie Claude, peut être a-t-elle défilé sous les drapeaux de mai 1968. La sexagénaire poursuit :  « en sortant, deux hommes cagoulés m'ont agressée, dévalisée, 250 euros ! J'ai vu la police, mon frère vient me chercher. »

    Son débit est rapide, hâché. Elle me regarde à nouveau : « N'auriez-vous pas 2,3 euros pour que je prenne le bus ? ».

    Elle supplie à peine, « tout m'accable » semble vouloir dire ses paroles. Au-dessus de ses lèvres, 2 piercings, comme une jeunesse de 16 ans, un peu gros, ronds, striés, argentés.

    Vous me signalerez qu'elle fabule pour me soutirer de l'argent. Utile pour le ticket ? Ou pour un sandwich, un paquet de cigarettes, de la drogue, une chambre ce soir ? ...

    Je lui donne quelques pièces ; les euros sont déjà avalés par l'horodateur. Elle me remercie – presque un arrêt sur image – nous nous séparons, elle se retourne et réitère ses remerciements.

    Je suis avec vous et voyez-vous je suis encore avec elle. Des questions surviennent : quel enfant était-elle ? Pourquoi aborde-t-elle aujourd'hui les passants ? Un divorce ? Une sortie de prison ? Les galères, les manques, ses erreurs et ses joies.. ses joies, ses bienfaits, sa bienveillance.

    Dans un livre, éclairer son sourire, lui rendre le clair de sa vie.

    La vie voyez-vous ce n'est jamais si bon ni si mauvais qu'on croit ! » (Guy de Maupassant - une vie)


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