• Défi 162 proposé les croqueurs de mots et  par Lilou Soleil 

    Scénario :

    Une femme en robe rouge descend du bus. Elle est furieuse.

    Elle bouscule un homme qui traverse la rue en dehors des passages piétons.

    Vous devrez utiliser les verbes : caqueter, rêver, applaudir, s’ébaudir, refroidir

    Les noms : portail, violon, gazon ; galurin, hérisson, allure, caraco.

    Les adjectifs : opportun, guilleret, pâle, maudit, violet.

    Vos textes sont à poster pour le lundi 21 mars à 8h


     

     

    « cela ne se passera pas comme ça ! » et abritée sous son parapluie violet, elle file à vive allure.

    Elle traverse gazon, saute par-dessus le hérisson qui guilleret rêvasse.

    Et frappe au portail … attend et attend et se refroidit … une affiche indique « abattoir Dupont et compagnie »

    De son cours de violon, elle est accourue, ne portant qu’une robe rouge  d'où dépasse un caraco rose pâle. Elle porte même un vieux galurin noir délavé …

    Arrivent, deux hommes en blouse blanche qui caquètent, match de foot, championnat du monde et coupe des vainqueurs, qui s’ébaudissent sur la dernière copine de Stroumpfetto .. C’est vendredi soir, sûrement la copine d’un ouvrier désosseur … Opportune, cette idée …

    Je viens chercher  Nicolas …. Ils se regardent « interrogatif ? Nicolas Mercier, Chanteloup ou Desrivières ? »  Elle profite de l’instant se faufile, les bouscule  et court, sortant de ses poches, un revolver  11,43.

    Maudite bonne femme …. ! Voilà qu’elle menace le chef d’équipe et tire sur les machines, les lampes,

    Ils ne vont pas l’applaudir et merde, appeler la police !!! Et on l’entend  hurler, "vous ne tuerez pas Francette, l’égérie du salon de l’agriculture à Paris."

    ….

    Arrivent la police, les journalistes, les représentants de L214 


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  • DEFI 161 proposé par les croqueurs de mots et Jeanne Fadosi

    Pour lundi  7 mars 2016 :

    Défi n°161 : Quiproquo sur la date

    à publier lundi 7 mars

    en prose, en vers, en dessin, en mélange, peu importe,

    juste faire “pas trop long” pour favoriser la lecture des uns et des autres.

     

    Défi 161: quiproquo

     

    Quiproquo

     

     

    Samedi  16 heures à la cathédrale Saint-Etienne de Metz, juste devant la statue de la Vierge. Le temps est humide, pluvieux, désagréable et l’intérieur de la cathédrale sombre et les lumignons nombreux brillent devant la Vierge à l’enfant.

    Il est 16 heures 15 et Solange mon amie, est en retard.  Je fais un dernier tour surtout pour admirer les vitraux de Chagall. Les couleurs sont prenantes, il s’agit de la création de l’homme, de la femme et des animaux.  Je regarde ma montre ; 16h25… et mon téléphone portable.

    J’appelle et zut je tombe sur le répondeur et lui laisse un message : « Solange, je t’attends … aurais-tu un empêchement ? ». Nous nous retrouvons une fois par mois et visitons un monument, nous promenons dans un parc et nous terminons par un café sur une terrasse.

    Je rumine un peu : que lui est-il arrivé ? un empêchement ? un accident ? a-t-elle oublié ? et me heurte à une table. Un homme est assis devant des livrets. Il a les cheveux longs, un visage aux traits asiatiques…

    Je m’excuse platement, j’ai manqué tout renverser. Il me tend un des livrets posés sur la table« Que pensez-vous de mes tableaux ? c’est la première fois que j’expose dans une cathédrale.»

    Je tombe des nues … je n’avais rien vu, pourtant ils sont grands ces tableaux … trop grands pour être affichés dans mon séjour.  Les couleurs sont audacieuses, grands traits de rouge flanqués de jaune et de noir sur fond blanc … ou larges échappées de bleu avec voiles de blanc, de gris et de rose .. Je le vois sourire en voyant mes traits passés de la confusion à l’admiration.

    Et la conversation se lie à cause d’un petit imbroglio, il sourit lorsque je lui raconte mon attente … ces toiles m’impressionnent ; la peinture m’impressionne toujours. Toujours ce besoin d’y plonger, toute entière… Tous les deux nous meublons ces moments vides de nos petits riens. Il demeure à Strasbourg avec son épouse et moi à Nancy. Comme lui, je peins, seulement des petits formats, des personnages rigolos ou tendres des temps elfiques et expose occasionnellement, la dernière fois au château de Champigneulles. Nous sommes parents de grands enfants qui sont embrouillés dans leur vie…

    Et mon téléphone vibre … c’est Solange, la Messine, elle me rappelle que le rendez-vous est pour la semaine prochaine ; là, dommage, elle travaille et ne sera pas disponible….. zut, de zut, j’avais oublié de noter la date .. jeudi 17 mars et non lundi 7 mars … quelle étourdie, je suis ... moi aussi, je t’embrasse Solange et à très bientôt … Promis, juré, je note sur mon agenda.

    Kien Lucas, tout souriant, me confie : "Grâce à vous, j'ai oublié mes moments de solitude dans cet édifice impressionnant. Avec Jade, mon épouse, je serai content de vous recevoir avec votre compagnon et votre fille ! et peut être vous donner le goût de peindre des toiles plus vastes ... Au revoir ... "

    "Léonor ... et merci pour ce très bon moment".

     


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  • DEFI 160 proposé par les croqueurs de mots

    Pour lundi 22 février 2016 :

    Un personnage de roman sort du livre. Il converse avec son créateur, ou évoque celui-ci.

    Un personnage de roman ou de bande dessinée. Issu de la fiction, il (ou elle) prend pied dans la réalité.

    Je souhaite soit un face à face entre les deux dans un salon ou en extérieur (à chacun de poser le décor),

    soit un monologue du personnage.

     

    défi 160 : Karen, la journaliste des "Assassins" de RJ ELLORY

    (chat de RJ Ellory)

     

    défi 160 : Karen, la journaliste des "Assassins" de RJ ELLORY

    Les assassins - thriller de RJ ELLORY

     

    RJ Ellory, qu’avez-vous appris en vous plongeant dans le monde des serial killers ?
    Ces gens sont, pour moi, l’incarnation du diable. Ils n’ont pas d’âme, aucune humanité et pas de cœur. Et on a du mal à s’expliquer et à comprendre ce phénomène, c’est quelque chose qu’on ne peut pas rationaliser. On a envie de trouver une explication à la raison pour laquelle ces gens tuent, mais on ne l’a pas. Dans le même temps, c’est un roman positif, je crois. Certes il traite de la face la plus sombre de l’être humain, mais au final, celle-ci ne représente qu’une part infime de la population mondiale. La très grande majorité des gens sur cette planète aspire juste au bonheur.

    extrait d'un interview sur métronews

    Ce livre nous raconte des meurtres en série. Cela se passe à New-York. Trois personnages traversent ce roman : l'inspecteur Ray Irving, la journaliste Karen Langley qui lui permettra de prendre comme assistant John Costello. Celui-ci adolescent avait été attaqué avec son amie par un tueur en série. Lui seul avait échappé à ce drame.

    J'ai imaginé que la journaliste était sortie du livre. 

     

     

    Un mail, oui, un mail, je vais lui envoyer à ce cher homme, celui qui a créé ma vie, oui lui dire, lui écrire que foi de Karen Lengley, malgré tous mes remerciements, oui, sans lui, je ne serai pas, sans lui je n’aimerai pas l’inspecteur Ray Irving.

    Sans lui, il n’y aurait pas eu John Costello, cet homme, mon collègue au journal, cet homme qui a réchappé d’un meurtre organisé, d’un meurtre en série en 1984. Ils étaient deux, et lui a réchappé et elle est morte, emportée, abîmée, supprimée.

    Une lectrice éveillée, réveillée, émerveillée, a suivi ma vie, celle de l’homme, inspecteur, ours mal léché, celle de l’homme brisé, mon collègue, presque mon petit frère ; une lecture a craqué le livre, créé le passage. Il est vrai qu’elle était si fort dans notre histoire, qu’il ne lui importait plus de savoir qui était l’assassin, qui était l’auteur des meurtres en série, des meurtres copiés, des meurtres anciens.

    Seul lui importait nos vies, nos abîmes, nos failles, nos âmes.  Et comme mon corps n’est pas apparent, pas réel, juste mon âme, cher Roger Jon, je suis venue vous demander, d’écrire, pour moi, pour Irving, une nouvelle page : John n’est pas mort, John est seulement blessé, John survit.

    Tout le long du livre, vous nous avez aimés, vous nous avez choyés. Quand je criai un peu fort parce que l’inspecteur n’avait pas de savoir-vivre, pas de savoir-aimer, pas de savoir parce qu’il ne savait pas, parce qu’il ressentait juste un petit creux dans son cœur. Oh Régis Jon, offre moi un chat noir et blanc, un chat comme tu les connais, un chatte nommée Jacky, parce que belle, intelligente et grâcieuse. Tu sais les hommes ne savent pas toujours déclarer leur flamme, mais ils savent caresser un chat, le flatter, le dorloter, se mettre à ses pieds et revenir jour après jour.

    Quant à John, il fallait le sacrifier, c’est ça, c’était lui ou Irving. Tu as fait le choix de me laisser Irving.  Alors, je rêve qu’il ne soit pas mort, qu’il se relève un rien ensanglanté, me lançant un « je vous l’avais dit, cela continuerait » et au journal, il reviendrait et le samedi, il noterait "diner chez Karen".

    Tous les trois, ensemble, famille improbable, nous marcherions dans la ville étoilée. 

    Si seulement, vous pouviez écrire une page pour nous, je vous en serais reconnaissante éternellement.

    Karen

     


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  •  

    Défi 159 

    Cette semaine notre amie Fanfan à la barre pour le défi 159 chez les Croqueurs de Môts

    Voici le sujet (du bac ): Vous mettez une annonce sur Meetic pour trouver l’âme soeur :

    vous vous décrivez en quelques mots et vous dites comment vous voulez qu’il (ou qu’elle) soit (physique, qualités défauts )… 

    Tout ceci en y mettant les mots suivants dans l’ordre que vous voulez: “foire, poirier, carambar, marchandise, bois, tagada, rose,yacht”.

    A votre bonne imagination …

     

    défi 159 des croqueurs de mots

     

    Annonce 77

    Vaillant capitaine de ma vie, 39 ans, recherche souriante partenaire, prête à unir nos avenirs.

    Grand, solide comme un poirier, yeux écureuil  et cheveux bouclés, teint chaud bois d’olivier,

    Célibataire, sans enfant, instituteur la semaine et navigateur d’eau douce, le week-end.

    Je vous espère d’âge similaire (35/45 ans), célibataire, chaleureuse, aimant la vie de famille, la nature et les livres.

    Grande réserve de carambar, fraise tagada et chamallow pour petite frimousse.

    Je vous attends, une rose à la main, à la foire du livre de Bruxelles, le 20 février 2016 à 10 heures, au stand de Hubert Reeves ;

    vous, avec un foulard étoilé.  

    Amatrice de yacht s’abstenir


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  • DEFI 157

    Pour le lundi 11 janvier 2016 :

    Ecrire 6 courtes résolutions pour cette nouvelle année (6 comme le dernier chiffre de 2016) avec deux contraintes :

    • Faire rire, ou sourire afin de bien commencer l’année. vos résolutions peuvent donc être irréalisables, folles, farfelues, surréalistes ... Tout est permis
    • Utiliser les six mots (un par résolution) pris dans la liste ci-dessous

    Humour, TGV, toit, solution, arbre , silence


     

     

    En ces premiers jours de 2016, le journaliste de France Inter, RTL ou Europe1, énonçait que moins de 30 % de Français avaient pris une ou des résolutions. Peut être en avaient-ils pris pour la rentrée des classes ou simplement n’avaient-ils pas encore digérés, chocolats, vins fins, bûches et mets savamment préparés. Et moi, et bien, AUCUNE RESOLUTION … aucune … juste vivre dans le jour avec ses nuages gris ...

    Et lorsque Martine a souhaité que je prenne 6 courtes résolutions, mon visage s’est empourpré, mon imagination a cligné en manque d’inspiration …  Vivons le jour présent, le deuxième, puis le troisième ... et trouver 6 résolutions.

    Première résolution : Etre aussi confiante que Durga, ma petite chatte grise. Elle sait dormir sur mes genoux, ceux de mon mari aussi .. en paix totale, même si elle rêve de grimper dans un arbre aux multiples branches.

    Etre aussi joyeuse que Djinnie, ma petite amie noire et poivre et sel. C’est une solution miracle qui vous permet de tout réaliser sans grogner : faire les courses, sortir le chien même sous la pluie, accueillir avec le sourire la petite phrase assassine délivrée par un proche.

    Etre aussi découvreuse qu’Anaïa, la charmante bébé fille qui dans le silence nous fait un signe pour « AU REVOIR », un signe pour « MERCI », des bulles avec sa bouche et oui je sais faire semble-t-elle me faire comprendre. Chaque jour est neuf pour elle … alors allons y pour moi aussi.

    Etre aussi douce que la Lune qui vogue le long des nuits, des jours aussi, au-dessus de nos toits, que ce soit en petite ou pleine forme.

    Etre aussi persévérante que la petite graine, seule au milieu de cent puis dix, puis trois, à sortir de terre, grandir un peu, tendre ses feuilles, sa première fleur et maintenant vivre encore malgré toutes les difficultés : terre trop humide, escargot gourmand, humain arrachant une partie de sa vie et avec de l’humour. Elle n’est pas très belle, oui monsieur le moqueur, mais au moins je suis là et mes fleurs jaunes ont ensoleillé le pas de porte.

    Ai-je fini, reprenons sur une main, un, deux, trois, quatre, cinq... mais elle exagère Martine, une main, c’était bien … alors la sixième résolution.

    Etre aussi rapide qu’un bombyle (insecte ressemblant à un bourdon ou à une abeille), le TGV des insectes. Etre aussi rapide que lui, pour le prendre en photo, pour simplement voler dans les airs, sans moteur, sans fausse aile et faire le tour de France pour embrasser tous ceux que j’aime.

    Durga dort toujours. Elle a juste un peu bougé … et je souris de mes résolutions … Martine, cela te va-t-il ? Bises et très bonnes résolutions à tous et à toutes.


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