•  Défi 176 ... et Joseph

     Ohé Matelôts !!!Pour ce défi de fin d’année, c’est Domi,votre commandant de la communauté des croqueurs de mots qui s’y colle. Les fêtes approchent à grands pas. Nous allons tous être affairés pendant cette période festive. Alors je vais faire court, en vous demandant tout simplement de commenter cette image : (mes consignes seront d’être drôle, drôle et drôle)

    Défi 176 ... et Joseph

    Chère commandant, je vous présente mes excuses de Noël .. je suis hors sujet ... je suis une participante tête en l'air, j'ai uniquement retenu Joseph et soyez drôle. 

      Arcabas

    (tableau de Arcabas)

    Dans son paradis (sans palmier, piscine, mer de turquoise), Dieu appela : « GABRIEL ! » (l’ange-postier). « Trouve-moi le futur mari de la jeune femme qui portera l’enfant-lumière ! »

    Gabriel traversa les 7 mondes, contourna le soleil et chercha, sur Terre, le garçon. Dans une cour, un des nombreux enfants d’Hérode, s’exerçait à des jeux virils. Avec une épée en bois, il se battait courageusement contre 3 compères. Durant la nuit, au milieu d'un songe, l’ange lui présenta l’offre divine « deviens le mari de la jeune Marie ! ». Ismaël accepta en exigeant une couronne pour lui-même, cela assoirait la puissance de l’enfant à venir.

    L’ange était moyennement content. Il survola un temple. Un jeune adolescent apprenait les dix commandements. « chic ! » se dit-il. Et dans la rêve nocturne, il lui proposa aussi d’être père du futur sauveur. « Ok, lui répondit-il ! Seulement que le temple soit agrandi et que j’en sois le grand-prêtre ! »

    Sur son calendrier des postes, Gabriel s’aperçut que c’était le 19 mars ; accessoirement, un grand galopin qui portait ce nom sifflait dans la forêt, et un moment ce fut le chant de l’étourneau,  celui du rouge gorge ou de la fauvette qui jaillit. Cela bruissait, autour de lui et voletait gentiment. L’ange lui souhaita sa fête et comme il rêvait au milieu des oiseaux, il lui offrit également la possibilité d’être père de Jésus.

    D’abord, Joseph fut muet comme une carpe, la proposition l’estomaquait, elle était extravagante, lui réputé pour son côté tête en l’air. L’ange lui secoua l’épaule : « Alors ? »

    Joseph soupira un peu et glissa dans l’oreille angélique :  «  j’accepte à une condition, aucun tralala, article sur Gala, couronne, maison de bourgeois.  Il aura un papa et une maman sans fioriture. Je l’aimerai de tout mon cœur et de toute mon âme. »

    L’ange s’en revint vers Dieu, le vivant éternel et lui fit son rapport avec graphiques et appréciations. Dieu se gratta la barbe (non, non, pas de barbe fleurie ni de voix orageuse)… et rit en lui donnant sa réponse : « ce sera Joseph, la bonne bouille, ce p’tit me plaît bien . Avec lui, l’Agneau, le Miséricordieux,  vivra une jeunesse d'enfant. Un bon père ce sera, et un bon mari pour  Marie. »


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  • Défi 175

     

    C’est Jeanne Fadosi qui vous parle …. qui se trouve à la barre des CROQUEURS DE MOTS à la suite de Lilousoleil

    pour ce défi n°175 et voici la feuille de route que je vous propose. Défi à publier sur votre blog lundi matin 05/12 :

    On peut faire quelquefois d’un désagrément un atout. Raconter, de préférence sur mode léger et sans allusion à l’actualité

    votre plus beau souvenir de petit désagrément (maladie d’enfance, voyage annulé, …).

     

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    Le temps fuit, le temps pas tant celui des journées ensoleillées ou givrées, celui que nous les hommes avons divisé pour plus de commodité, d’organisation,… de règlementation, diront d’autres,… de limitation, renchérirez vous peut-être.

    Le temps, dans ma vie, semble biscornu, rabougri, fuyant. Je crois le saisir et il s’évanouit entre mes mains, mon cœur, mon cerveau. Une fois, un jour, un mois, nous avions choisi de nous voir, ma sœur, ma cadette, et moi. Elle n’habitait pas si loin que cela, pas si loin, mais vous savez entre travail, mari, enfant,… Et cinéma, piscine, pour l’une, yoga, promenades Djinnie pour l’autre, nous avons l’impression de sauter de nuage en nuage … sans nous arrêter.

    Le temps, nous aimions lui dire « pause » et échanger, partager, goûter aussi, gourmandes que nous étions, que nous sommes ! Si elle avait été en Allemagne, c’était un apfelstrudel (gâteau aux pommes) si la journée avait été légère, je confectionnai un gâteau .. sinon un chinois (nous aimions toutes les deux les raisins et la crème pâtissière). Et quelquefois, oui, une petite fois de temps à autre, jouer au scrabble. En souvenir de cette période adolescente où nous passions un après midi pour une partie, à tourner les pages du dictionnaire, à réaliser de nombreux petits mots.

    Le temps, là, il faut que je l’avoue nous a joué un tour pendable. C’était en mai ou en juin, un jour long ensoleillé,  et je me réjouissais de la promenade dans le bois près de chez elle (un bois avec chevreuil adorant brouter dans les jardins). Je frappais à sa porte, une fois, deux fois, ; il semblait qu’elle n’était pas encore de retour de son lieu de travail. Avec un livre, dans la voiture, j’attendais et je retournais toquer à la porte de sa maisonnette, mignonnette, celle de Blanche Neige ou de Boucle d’Or.

    Le temps, roula sa bosse, roula et déçue, sans réponse à mon appel téléphonique, je repris le chemin de ma maison .  L’après midi, était presque passée lorsque je rentrais, et que le téléphone sonna ! Ma sœurette au bout du fil « je suis venue chez toi et il n’y avait personne. J’ai fait un tour dans ton quartier et toujours personne ! ». Saperlipopette, chacune croyait avoir rendez-vous chez l’autre, chacune se posait des questions. 

    Il était trop tard pour se voir ! nous étions un rien tristes ! Nous aurions pu nous disputer,  être en froid, rejeter la faute sur l’autre, nous aurions pu !.Et ce temps loupé, vous savez, renforça notre amitié ! nous ne manquons pas de préciser désormais le lieu de la rencontre. C’est bien chez toi ? c’est bien chez moi ? Nos après-midis nous sont si chères.

    Ah, il est temps de noter notre prochain rendez-vous ! Je vous le dis au creux de l’oreille : mardi 13 décembre après 15 heures chez moi, si j’oublie, je sais que vous serez  là pour me le rappeler.

     

     

     


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    Défi 174 des croqueurs de mots

    Pour le défi 174 chez les Croqueurs de Mots, voici ce que Lilousoleil nous propose ….

     Maintenant que vous êtes sorti de votre cachette, vous n’allez pas hésiter à nous raconter une belle histoire qui va mettre en scène :

    trois personnages : Jules, Jeanne et son éternelle cane, un personnage de petite taille qui semble assez agité, un lieu : une mare près de l’église et un objet : une pendule.

     

     

    pour Marcelle  S. et Huguette B. et Micheline G., dames aux yeux pétillants 

     

    Dans sa petite chambre, à l’abri des résidents, Jeanne Marcelle sourit et regarde sa pendule. Il est 15 heures, cela fera bientôt une semaine que cette rencontre improbable a eu lieu. Sur le bord de la fenêtre, une rose aux couleurs rose, orange et jaune.

    Il ne lui est plus possible de marcher aisément, à 92 ans, comme sa copine Jacqueline qui, elle, grande veinarde, demeure encore chez elle. Toutefois sa canne est une bonne amie et lui permet de se déplacer à petites enjambées … vers, jeudi dernier, la mare près de l’église, un rien d’eau, trop petit pour être appelé lac ou étang.  Quand on a vécu toute sa vie seule et surtout qu’on a été assistante sociale, qu’on a eu le permis, jardiné un bout de terrain à 100  m de l’appartement, fait partie d’associations pour aider les autres, ceux qui ont faim et n’ont rien demandé et que l’on se retrouve à 25 personnes dans une maison accueillante tenue par des religieuses sympathiques, il y a des jours où le besoin d’être seule impose cette promenade vers la mare (au diable comme elle l’appelle) et sur l’unique banc.

    Seulement, sur le banc, est assis un homme d’un âge respectable (pour elle un gamin, 60 ans maximum, drôle comme les autres peuvent vous sembler jeunes). Un chien, de petite taille, un caniche noir, aboie et bouge sans arrêt. Va-t-elle rester ou rentrer ? Mais l’homme déjà, se tourne, imposant et doux, « Asseyez-vous Madame, le banc est bien assez grand pour nous deux ! ». Et drôle de journée, Jeanne Marcelle a trouvé tout de suite son sourire agréable, amical et lui a admiré immédiatement cette femme au regard pétillant et au rire lutin.

    Le chien a bien été responsable aussi de leur rapprochement en faisant la fête à l’ancienne qui aimait les animaux hélas non autorisés dans sa résidence. « Lully ! laisse la dame tranquille ! » La musique, son grand amour, la musique baroque et voilà nos deux personnes à converser sur la musique classique,  les voyages, les petits bonheurs, les années qui passent, ensemble, ils voient les libellules se mirer et s’aimer. « Je m’appelle Jules, lui dit-il, et je vis en France depuis une vingtaine d’années. C’est devenu mon pays et je ne retournerai plus au Rwanda »  Là-bas, il était professeur et ici, ses diplômes n’avaient plus de valeur, alors il est devenu chauffeur de bus. Il est venu ici en vacances dans ce coin de Meurthe et Moselle, où les côtes produisent le gris de Toul. Il a aussi visité la ville, sa cathédrale, ses restes romains… le soleil brille moins fort, l’ombre du tilleul se fait plus sombre. Jeanne Marcelle doit rentrer, le repas est servi si tôt. Déjà elle se lève, salue Jules et …

    "Attendez, Madame, attendez" et le voilà qui un instant s’absente et revient avec une rose Laurent Voulzy au parfum puissant. "C'est pour vous" et il lui sourit. 

    Que la vie lui a semblé plus légère depuis, viendra-t-il la voir avant son retour à Mulhouse ?

    Et elle prend sa canne pour rejoindre son banc . Ne lui a-t-elle pas promis de lui offrir une boisson au café des amis ?

     

     note : la canne des personnes très âgées est si présente que je n'ai pas vu l'animal ... dans la cane ... juste l'objet si utilitaire pour avancer.. 


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  • défi 173 des croqueurs de mots

    Défi 173 

    Voici le défi proposé par notre capitaine Josette de la communauté des croqueurs de mots

    Après les beaux voyages vous vous êtes désaltérés… d’un drôle de breuvage, on vous a servi une boisson qui vous a statufié sur un banc public ! Racontez ce que vous voyez ou entendez ou même ce qui se passe dans votre tête…pour retrouver la réalité pour ce lundi 7 novembre 2016

     

    défi 173 des croqueurs de mots

     

    Jamais, cela ne lui était arrivé. D’habitude, il s’asseyait, jetait un vague coup d’œil, fumait une cigarette, se levait, partait.

    Là, il était immobile, statufié, son souffle s’était suspendu, ses mains toujours actives, posées tranquillement. La sensation étrange d’être retenu dans une carapace de tortue. Pierre sentit une présence sur son épaule, un rouge queue lançait quelques trilles, sa queue écarlate battait la mesure ;  ses pattes faisaient une sorte de tapotis. Un deuxième oiseau atterrit sur sa tête, piaillait, répondant à son partenaire.

    Deux enfants arrivèrent, trois ans à peu près, coururent après un ballon. Ils le dépassèrent tout à leur jeu. Une jeune femme, au visage fatigué, leur mère, s’assit tout à ses côtés, lui partageant l’amour de ses enfants, Lucas et Mario, son compagnon et la dureté de son emploi. Elle travaillait dans une usine de chocolat. Le contrôle était permanent, le froid abimait ses mains, la tâche rude. Elle rêvait d’un emploi meilleur et aussi d’un week-end à la campagne.

    Et l’homme statufié se faisait réceptacle, laissant dans le brouillard ses activités, réunions, compte-rendu, entretiens d’embauche, décisions, licenciements, caquetage d’hommes affairés, ambitieux, indispensables. La pluie se mit à tomber, des gouttes perlaient, le bousculaient comme dans un jeu de quilles, créant des ruisseaux, des rivières.

    En marchant, ses congénères émettaient des ploufs, des shhhs, des splahes dans les flaques nombreuses. L’escargot s’étirait, réveillé par l’humide ambiance.

    Etrange sensation d’être ouvert, bienheureux des vies multiples l’entourant ; un corbeau avait laissé tomber sur lui une noix qui s’était brisée à son contact.

    Sur ce banc, dans un parc urbain, il oubliait ce qu’étaient les minutes, les heures, les pies voleuses de notre vie émiettée. Cependant, il n’eut pas le temps d’être vêtu de l’or des feuilles automnales ; son souffle revint, timidement puis plus assuré ; il s’étira, posa son haut de forme et marcha vers le roi soleil.

    Nadia lui avait jeté un sort en lui offrant ce breuvage au goût de centaurée ! Et bien, c’était pour le mieux. Il donnerait sa démission dès le lendemain, acceptant l’héritage de l’oncle Jean, reprenant ses ruches, ses lavandes. Il vivrait, peinerait au milieu des oliviers, jouant à quelque jeu inutile, pétanque ou autre, aidant ses voisins, apprenant à lire à un enfant aux pieds nus.


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  • Pour le 2ème jeudi (27 octobre) en poésie :

    "Les sites les plus beaux ne sont que ce que nous en faisons. Quel homme un peu poète n'a dans ses souvenirs un quartier de roche qui tient plus de place que n'en ont pris les plus célèbres aspects des pays recherchés à grands frais !"(Honoré de Balzac)

    Juste 3 mots à caser  sur les 10 proposés : bagage, voyage, nuage, sage, paysage, caravane, train, vélo, avion, bateau.

     

    défi 172 - 2ème jeudi en poésie

     

    Voyage

     

    De retour de voyage,

    Qu’aurais-je à vous offrir ?

    3 gouttes de pluie irlandaise,

    Un bateau à voiles malouin,

    Une croix celtique dans le paysage ?

     

    Pour vous, dans mes bagages,

    Tout 

    Ce qui a fait vibrer mon cœur.


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