•   

    défi 210 des croqueurs de mots

    mené par Martine de quai des rimes

     

    passage du Gois - Noirmoutier

    photo prise par Martine, passage du Goix à marée haute

     

    Pour le défi du lundi 22 octobre, j'ai choisi de m'inspirer de cette photo de Martine.

     

      

    Pourquoi aller sur une île, pourquoi ? alors qu'ailleurs l'océan est tout aussi immense, et la terre et ses cailloux égaux à eux-mêmes ?

    Pourquoi lorsque nous séjournons sur une île, rechercher un autre bout de terre, plus petit, moins imposant, nous séparant de l'endroit où nous sommes, bien ancrés ?

    Pourquoi certains animés d'un désir profond, submergeant la raison, se rendront sur le Mont Blanc, l'Annapurna ou le mont Fuji ?

    Pourquoi d'autres rechercheront les volcans, éteints comme ceux d'Auvergne, ou en activité, Stromboli, Etna ou le Piton de la Fournaise ?

    Pourquoi lorsque sur l'île de Madagascar, longue, effilée, vite s'embarquer pour découvrir l'île Sainte Marie où tant de pirates sont enterrés ?

    Pourquoi sur l'île de Kos, où Hippocrate a fondé une école, traverser pour marcher sur l'île de Kalimnos, île des pêcheurs d'éponge ?

    Pourquoi attendre ici, que l'eau se retire peu à peu, à vue d'oeil, pour pédaler sur la chaussée dégagée ?

     

    Poser le pied sur une île, c'est un peu rentrer chez soi, dans sa maison, dans son être. A chaque fois, la paix s'installe, la joie aussi. L'immensité submerge, le cœur bat à tout rompre. Grande impression de sérénité et de danse avec l'éternité. Etre sur une île c'est être à nouveau enfant, brigand, chenapan, cueilleur de rêves, bienheureux et simple.  Aimer sur l'île !

     

     

     

     


    16 commentaires
  • Jeudi en poésie avec Martine

     

    Les croqueurs de mots

    Martine de quai des Rimes nous propose pour le 18 octobre 

    de publier un poème sur la bicyclette ou thème libre

     

     

    l'homme aux calendriers

     

     

    Homme au RSA

    il sonne pour vendre

    ses calendriers

    chats et chiens.

    Il a perdu

    femme, enfant,

    éloigné dans le Sud,

    emploi, fermeture

    entreprise artisanale,

    chômage, RSA.

    Un calendrier pour

    arrondir son mois.

    Il sourit

    Tous deux, avant,

    cajolions des bichons

    crème, des crèmes.

    Je lui souris. 

     

    agab

     

     

     

     


    11 commentaires
  • Défi 209 des croqueurs de mots

    Défi 209

    Jeanne FADOSI, capitaine de cette quinzaine automnale, propose que nous écrivions un petit texte en prose quelques expressions (3 ou 4)

    incluant le mot œil ou le mot yeux.

    (*) 

    champ libre à celles et ceux qui n’aiment pas trop les contraintes et si vous souhaitez un ou des fils conducteurs,

    restons dans le domaine de la vision avec, la vue et la cécité, la lumière et l’obscurité (précisions de Domi)

    Défi 209 des croqueurs de mots

     

    Point de vue 

     

    A la dernière conférence de M. José KLIMT, dans la salle "Soleil Rouge", Cécile se rend, bon pied, bon œil avec son amie, sa colocatrice d'un appartement merveilleusement exposé face au coucher de soleil. Son amie Amélia suit des cours de kinésithérapeute et la philosophie lui semble ennuyeuse. Cependant Cécile est certaine que le philosophe genevois l'intéressera. La jeune femme aide Amélia à s'installer, la salle est pleine. Un bouquet de fleurs est posé sur la table à côté de lui, un morceau de musique, doux et joyeux circule, fleuve invisible.

    Et le professeur commence son exposé sur la beauté. Il projette des diapositives de statues grecques, de tableaux médiévaux ou modernes, le baiser de Klimt (petit clin d’œil, il n'est pas du tout son descendant).

    Quand elle jette un oeil sur son amie, elle est contente, Amélia sourit, se concentre, tend ses oreilles et approuve souvent de la tête. 

    Plus d'une heure est passée et une voix prononce : "aucune grâce extérieure n'est complète si la beauté intérieure ne la vivifie. La beauté de l'âme se répand comme une lumière sur la beauté du corps - Victor Hugo.

    "Maintenant, la deuxième partie de cette conférence est pour vous, chers auditrices et auditeurs. Posez vos questions, intervenez, et dans la mesure du possible, je vous répondrai." Comme souvent, un  moment de silence se pose avant qu'une personne ose la première question. Elle est simple et a le mérite d'encourager les autres à s'exprimer ou apporter des précisions. "Une dernière question ?". Un jeune homme se lève "Pour être sensible à la beauté, faut-il voir ?". Le  professeur répond un peu rapidement ... "Oui, bien sûr".

    ...

    Les amies se lèvent et suivent la foule animée. Amélia, avance, aidée de sa canne blanche, se tourne vers  son amie, philosophe en herbe, et lui confie "Pour moi la beauté, c'est quand je caresse mon chat !" et elle sourit, se remémorant ces moments de grâce. 

     

    pour Céline,


    15 commentaires
  • Jeudi en poésie avec Asfree

     

    Avec les croqueurs de mots

    Pour l’un ou l’autre jeudi, en proses ou en vers, en images, en chanson ou en citations,

    en textes drôles, insolites, créatifs comme vous voulez…

    Asfree nous propose comme thème « la liberté » 

     

    LIBRE 

     

    Libre comme l'air

    libre comme le vent

    seul fil à la patte

    La mort

    au bout des ans

    la fin des saisons

    la fin des temps.

     

    Libre comme l'air

    libre comme le vent

    La vie

    cris et douceurs

    merveilles et horreurs

    au bout du doigt

     

    Libre comme l'air

    libre comme le vent

    L'amour

    vainqueur et vainqueur

    fort et fragile

    l'amour, quoi !?


    7 commentaires
  • Défi 206 avec Asfree

    Défi 206

    des croqueurs de mots

     

    Un océan, deux mers, trois continents

    de Wielfried N'SONDE

     "Dieu, sais-tu ? Dieu s'est tu ... ils m'ont vendu" Wilfried N'Sondé

     

    Asfree, nous demande : pouvez vous imaginez qu’un personnage fictif rencontré

    à travers un roman ou un film vous écrive ?

    A moins que se soit vous qui ayez quelque chose à lui dire ?

    Dans le défi du lundi, présentez nous ce personnage, sa lettre ou la vôtre.

    (j'ai choisi d'écrire à l'auteur à l'écriture forte, vibrante, humaine)

     

    Monsieur Wielfried N'SONDE,

    Il est impossible que ce livre soit vrai, il est impossible que vous soyez entrer dans la peau de cet homme du XVIIème siècle, et que faudrait-il donc pour que je ferme le livre page 106, le laisse de côté et l'ouvre plus tard quand la terre aurait tourné deux milliards de fois.

    Monsieur Wielfried N'SONDE,

    Dès la première page, nous savons que cet homme est mort, cet homme qui a existé, témoin son buste « Nigrita » dans l'église San Maggiore à Rome, Dom Antonio Manuel, homme noir, orphelin élevé par des parents adoptifs aimants, prêtre du Christ, amour et bienveillance. devenu en 1604 premier ambassadeur africain du Kongo auprès du pape, 

    Vous expliquez le début de sa vie, sa proximité vis à vis des autres, vous expliquez l'origine de l'esclavage et dans les premiers temps, les esclaves vendus furent les ennemis, les prisonniers en échange de biens occidentaux (produits luxueux et armes). Et ce prêtre rencontre le roi Alvaro II qui lui confie cette mission secrète, demander au pape que cesse l'esclavage.

    Ensuite, Antonio Manuel rejoint le navire «Le Vent Paraclet » où il va assister à l'embarquement honteux des esclaves pour les Amériques. Maltraitances, souffrances, viols, déshumanisation, l'horreur le saisit, il voit aussi les marins dont le sort est à peine enviable. Il en est malade, lui-même est à peine respecté par les hommes blancs. Seul, Martin, un moussaillon réchappé d'une terre où il était serf, lui apportera une brume d'amour, une amitié.

    Monsieur Wielfried N'SONDE,

    Et naviguant de concert avec cet homme, bousculé comme le navire dans les tornades, les rouleaux immenses de l'océan, s'en allant vers un destin cruel (il mourra 4 ans après) , je voudrais arrêter de lire votre livre.

    Tant d'hommes vont mourir (esclaves, marins), et cette statue dans l'église romaine nous enseigne que siècle après siècle, nous devons lutter pour l'amour et la bienveillance, la liberté. En vous lisant, nous nous sentons responsables comme nous pouvons l'être aussi, aujourd'hui, du destin des migrants.

    Il m'est impossible de poursuivre sa lecture, sans prendre dans la gueule des bordées d'eau de mer, des injustices, de l'amertume, de l'horreur, des hauts le coeur. Me faudra-t-il prier Dieu encore et encore pour que les hommes se respectent et s'aiment ? Me faudra-t-il vous prier de continuer à écrire et écrire pour remuer nos âmes, oui, pour moi et tous mes frères et mes sœurs, et pour nous mettre debout !

    Soyez assuré de mes sentiments respectueux.

    votre lectrice

     


    14 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique