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    Octobre s'achève et je vous remercie pour vos photos sur le thème du chemin. Qu'ensemble, nous continuions à cheminer ... les propositions sont autant de voies possibles. 

    Pour le mois de décembre, le thème sera : AUTOMNE en ville ou à la campagne, avec des animaux ou sans. Comme vous voulez. 

    Si vous souhaitez participer, vous pourrez envoyer vos photos jusqu'au 27 novembre à agab57070@yahoo.fr (maxi 4 photos) en indiquant également le nom de votre blog. Merci d'avance.

      

     

     

    sur le chemin de Martine85

    Partage photos d'octobre : Chemin

     

    Partage photos d'octobre : Chemin

     

    sur le chemin de Pascale

    Partage photos d'octobre : Chemin

    Camargue

    Partage photos d'octobre : Chemin

    forêt bourbonnaise

    Partage photos d'octobre : Chemin

    Saint Nicolas des Biefs 

     

    sur le chemin de Cathie

     

    Partage photos d'octobre : Chemin

     Château de Lamorlaye

     

    sur le chemin de Janou

    Partage photos d'octobre : Chemin

     Plateau de Gève en Vercors

    sur le chemin de Aloysia

     

    Partage photos d'octobre : Chemin

     

    Partage photos d'octobre : Chemin

     

    Partage photos d'octobre : Chemin

     

    Partage photos d'octobre : Chemin

     

     

     

    sur mon chemin

     

     

     


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    Martine (Quai des Rimes)  propose pour les jeudis en poésie des 19 et 26 octobre 2017 :

    Le corps humain (dans son intégralité ou en partie).

    Si le thème ne vous inspire pas : quartier libre

     

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    Yeux verts, jaunes aussi

    bien en place

    dans sa tête féline.

    Elle me regarde.

    Yeux verts, gris aussi

    Enfoncés

    Bien aidés par les lunettes.

    Je la regarde.

     

    Qui regarde l'autre ?

    Je dirai nous nous entre-regardons

    Fixité de sa pose

    de la mienne

    un rien, une lassitude, une hésitation

    pourrait lâcher ce regard tricoté.

     

    Nos yeux mélangés

    ouvrent la porte de nos âmes.

    Un silence s'ouate

    paix, bruits dénoués

    un silence, soir paisible

    …..

    D'un bond, énergique,

    précis,

    elle enjambe la distance

    et me rejoint.

    …..

    L'une contre l'autre.

    Amour partagé.

     


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  • Ils sont partout sauf en eux, ces gens qui font le tour du monde. Le plus long voyage que j'ai fait, c'était dans les yeux d'un chat. Les bêtes sont des anges. Leur silence est proche de celui des livres. Leur silence est de l'encre. Il porte une tunique de papier, une ceinture d'encre. Il entre dans notre coeur et il parle. De l'intérieur de nous. Sans mots. Les livres qui n'ont pas cette grâce ne sont que marchandises, pesanteur et poison. Les livres - anges, les livres - animaux s'endorment une joue plaquée contre la paroi intérieure de notre coeur. 

    Christian BOBIN

    Un bruit de balançoire


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  • défi du lundi 193

    Ohé Matelots, pour le défi 193

     Martine (Quai des Rimes) nous propose avec plaisir d'écrire en prose, ou en vers, un texte ayant pour titre : 

    «Ça me fait une belle jambe »

    au sens propre ou celui de l’expression dont l’origine est surprenante.

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    Ça me fait une belle jambe

     

    Un matin, en me rendant à l'école, sac au dos, dans le ciel, où naviguaient des nuages-poèmes, des haïkus effilés, je vis une bande, fort large, d'oiseaux migrateurs regagnant le Sud.

    Ils volaient fièrement, densément, rapidement.

     

    Vous connaissez cette sensation, à la vue d'un spectacle naturel : une libellule, un papillon, un enfant souriant à sa mère. Alors, votre cœur vibre à l'unisson du monde.

     

    Cela m'impressionna toute la journée.

    Et le soir, j'embrassais mon père qui rentrait de son travail (il se démenait à faire fonctionner un programme informatique regroupant ceux de deux entreprises qui venaient de fusionner. Il appelait cela la  « mutualisation »).

     

    Papa, les oiseaux descendent vers le Sud !

    Ca me fait une belle jambe ! me répondit-il.

     

    Seulement, nous étions en juin ;

    le lendemain, il pleuvait ;

    le surlendemain, maman remettait le chauffage en route.

    Nos chats reprirent leurs fourrures hivernales.

    A la télé, ils promettaient un retour de l'anti-cyclone, ils promettaient.

    « Ca me fait une belle jambe !» m'avait asséné papa. Bientôt, il pestait car il avait froid. Il se mit à porter des caleçons longs.

     

    L'hiver s'incrusta, persista bien longtemps mais les hirondelles, vous le savez bien, font toujours le printemps !

     


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  • Les gouttes de pluie sur la vitre ont un bombement argenté et une bordure laiteuse.

    La pluie s'arrête.

    Les gouttelettes ne partent pas tout de suite. Elles forment une voie lactée cloutée. Elles semblent figées comme parfois nos vies.

    Puis l'une se met en route. Il est difficile de ne pas penser qu'elle va vers sa mort. La jeune élue, poussée par le vent, s'éloigne de ses soeurs idôlatres, crispées dans une fausse immortalité.

    La petite vivante avec sa joie muette glisse en oblique vers l'abîme, dans l'angle de la vitre encadrée d'acier froid. Voilà. C'est fini.

    Vivre n'est rien d'autre que donner sa lumière, traverser la voie lactée des épreuves, disparaître - et continuer, car telle était la parole qui ce matin se fracassait en dizaines de gouttes d'eau sur la vitre insensible d'un train entre Paris et Genève : aucune lumière donnée ne se perd.

    Nous sommes des paillettes d'or détachées d'une statue vivante. Nous sommes des instants de son souffle, des pollens de sa voix, des petites gouttes de pluie qui prennent le train sans billet jusqu'à l'éternel qui est ceci, ici, maintenant.

    Christian BOBIN

    Un bruit de balançoire


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