• Ohé Matelôts !!!

    Pour ce défi 189, Quichottine nous propose … :

    Il s’agit d’un sujet que Jeanne m’a incité à  proposer.

    « Le sujet de cette quinzaine pourrait être « fiction ou réalité ? »

    Avec un mot à caser : voyage. »

    Jeanne a précisé :

    « Fiction ou réalité rebondit sur la petite phrase de Dômi :

    « La vie est une pièce de théâtre » en la questionnant.

    Le mot voyage à caser me semble aussi une bonne idée.

    Et les voyages sont aussi intérieurs. »


     

    Défi 189

     

    « la vie est une pièce de théâtre »

    Anne Laure en était persuadée depuis son enfance. Chez elle, tout avait une odeur de tragédie, mort de sa mère alors qu'elle commençait à peine à marcher. Son père, n'avait pas résisté à l'envie de décamper au plus vite. 3 enfants à nourrir, changer, aimer, amuser. Il n'avait pas résisté, s'était engagé comme officier marinier et désormais sillonnait les mers du Sud. Il n'avait pas résisté, séchant ses larmes sur son uniforme, plaçant les triplées, Anne-Laure, Alizée et Aurore, chez papy Georges et mamie Rolanda.

     

    Et comme dans une pièce de théâtre, les événements s'étaient succédés, les avaient chahutées, désemparées ; une avalanche et la maison avait disparu, le père avait insisté pour qu'ils habitent la plaine. Étant voyageur de commerce, papy Georges avait acquis une jolie maisonnette à flanc de coteau. Seulement Aurore pleurait tant qu'il fallut la laisser à Francheville la montagne chez tante Huguette et cousine Lorrie.

     

    Après le lycée et 3 ans chez les Grecs (recherche d'un site où aurait prêché l'apôtre Paul), Alizée s'était éprise d'un touriste allemand et avait accouché de jumeaux, Hans et Marie-Jean. Elle habitait désormais à Hambourg.

     

    Anne-Laure n'avait pas eu de chance, sa vue avait baissé, une de ses maladies génétiques et elle distinguait à peine les levers de soleil.

     

    Pour les voyages, rencontrer père à Hongkong, Aurore à Francheville et Alizée à Hambourg, la malvoyante et espiègle, avait trouvé une solution : recruter un chauffeur par le biais du net. Galadriel s'était proposé. Il était fièrement vieux et connaissait beaucoup de choses ; il parlait chinois couramment, connaissait les soins à apporter aux perruches vertes. Avec Belle Véro, ils hébergaient assez souvent un migrant, un de ceux dont le dossier déposé était en attente.

     

    La sonnette hurlait à tue tête, Anne-Laure s'avança vers la porte, l'ouvrit et la factrice ou préposée des postes, lui remit un recommandé dans les mains.

     

    C'est là que l'histoire revient à : « la vie est une pièce de théâtre »

     

    Quel pouvait être le contenu de cette lettre mauve ? Je vous laisse le bonheur, la sagesse, la curiosité, le temps d'imaginer ….

     

    Bonnes vacances à tous et à toutes, à Dom, la théâtreuse, Quichottine, votre aventurière des forêts rêveuses et vous toutes compagnes des défis et coccinelles et fleurettes.


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  • chaque être humain a quelque chose que je n'ai pas (Alejandro JODOROWSKI)

    (la vérité entre 2 langues - 2016 - PascALEjandro)

     

    Chaque être humain a quelque chose que je n'ai pas.

    Si je suis réceptif et prête attention, je remarquerai que tout collabore à ce que cette chose que je n'ai pas apparaisse comme un cadeau devant moi.

    Chaque être humain est une leçon que je dois recevoir.

     

    Alejandro JODOROWSKY

    un évangile pour guérir

    le dieu intérieur 

    le grand entretien A. Jodorowski et P.


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    chaque fois que l'insecte minuscule s'offre à mon regard 

    je tremble

     

    chaque fois que l'infime être vole et se pose

    je rétrécis

     

     

    chaque fois qu'il est tout simplement

    chaque fois

    je m'incline.

     


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  • La beauté du monde, c'est le sourire de tendresse du Christ pour nous à travers la matière. Il est réellement présent dans la beauté universelle. L'amour de cette beauté procède de Dieu descendu dans notre âme et va vers Dieu présent dans l'univers. C'est aussi quelque chose comme un sacrement (FA 734)

    Dans un poème si l'on demande pourquoi tel mot est à tel endroit, et s'il y a une réponse, ou bien le poème n'est pas de premier ordre, ou bien le lecteur n'a rien compris. [...] Pour un poème vraiment beau, la seule réponse, c'est que le mot est là parce qu'il convenait qu'il y fut. La preuve de cette convenance, c'est qu'il est là, et que le poème est beau" (FA 741)

     

    ... C'est que l'amour de la beauté est en soi renoncement à la puissance : contempler, c'est laisser être la chose qu'on contemple, c'est se satisfaire de son seul spectacle, sans rien ramener à soi. Contempler, c'est le contraire de consommer : dans la consommation, on nie l'objet qu'on assimile ; dans la contemplation, on se réjouit de son existence, sans désir de le posséder. D'où cette saisissante métaphore qu'on trouve dans ses cahiers : "Beauté : un fruit qu'on regarde sans tendre la main". (C II 393)

    Martin Steffens (philosophe français enseignant à Metz)

    Simone Weil ( philosophe française 1909/1943)


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