• une idée de bonheur

    Durant une grande partie de ma vie je me suis donné beaucoup de mal, non sans un certain embarras, pour trouver une réponse sensée quand on me demandait ce qu'est le bonheur. Du reste, ce n'est jamais une réponse facile, pour personne, même si nous parlons de ce tout le monde recherche, de pourquoi au fond nous vivons : peut-être pas précisément le bonheur, mais au moins, et plus probablement, quelques moments heureux.

    A bien y regarder, en effet, un état de pleine satisfaction, de pleine réalisation ou de bien-être complet est vraiment difficile à atteindre. De plus, si par hasard on a la chance d'y arriver, il est ensuite presque impossible de le conserver, et plus encore de le maintenir à l'infini. Paradoxalement, le vaillant effort que cela exigerait nous rendrait presque certainement malheureux.

    Voilà pourquoi, en fin de compte, il est peut être plus approprié de définir le bonheur comme un moment, un éclair d'intensité majeure ou mineure, qui arrive et puis, malheureusement, passe.

    Mais alors ? Peut-on dire qu'on a vécu heureux si, quand on regarde en arrière, on trouve une série suffisante ou en tout cas conséquente de ces moments de bonheur distillé ? Peut-être, peut-être qu'il faut faire une addition, mais seulement si on raisonne de manière individuelle, personnelle, je dirais presque égoïste.

    Parce que, avec le temps et l'expérience de mon étrange métier, celui de gastronome, j'ai fini par comprendre quelque chose, à propos du bonheur : c'est comme un réseau, tissé par une série de relations, établies avec les autres et avec ce qui nous entoure ; avec les personnes, avec la nature et avec les choses.

     

    Carlo PETRINI

    fondateur de Slow Food

    Deux idées de bonheur de Luis Sépulvéda et Carlo Pétrini

    une idée de bonheur (extrait ) Carlo Petrini


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    reines de quelques jours


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  • Au printemps, il est bon d'élire un président

     

    Le soleil tirait vers lui

    les herbes tiges longilignes

    les pissenlits, un, dix, cent,

    Marine, Benoît, Jean-Luc et les autres.

     

    Elle avait mis une rose bleue

    à son corsage

    François, à sa Pénélope,

    offrirait peut-être une jonquille.

     

    Emmanuel priait son aimée

    de lui lire Rimbaud

    Dans son jardin du Gâtinais

    Jean-Luc peignait le bonheur.

     

    Ils  couraient, discouraient,

    ils allaient de Lille à Nantes,

    train, avion, etc...

    Benoît voulait un monde bleu.

     

    A voir tous ces bourgeons

    A sentir l'odeur fraîche des champs

    Je me demandais quel serait

    celui qui nous présiderait ?

     

    C'était le grand barnum

    Mélis-mélos de toutes sortes

    Ne t'en fais pas dit le printemps

    Je saurais les éveiller !

     

     

    Au printemps, il est bon d'élire un président


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