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  • thème : acrostiches avec les mots joie et paix

     

    Jardin

    Où les hommes

    Invitent les 

    Enfants à rire

    _

     

    Est il cap

    l'enfant à papa

    à faire un guili

    aux tueurs de paix ?

     

    Agab (05/22)

     

     

     

     


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  • Défi 266

     

    Pour ce défi 266,  je vous propose pour le défi du lundi 30 mai, d'écrire un texte à partir de quelques lignes tirées du livre de Marie Gillet "aussitôt que la vie".

    "Je suis partie de bon matin. J'ai pris ma décision après avoir ouvert les volets et regardé le ciel lisse vaquant simplement à son occupation de l'aube ; laisser la place au jour. L'air était pur et calme. Il allait faire très beau. Rien ne s'opposerait à la lumière."

     

    Dans mon sac bleu très léger, un repas, sandwich, banane, gâteaux secs et une gourde d'eau, un coupe-vent, le téléphone portable, mes chaussures aux pieds, me voilà partie avec Djinnie. Aujourd'hui, je suivrai le chemin sans arrière-pensée, lieu à atteindre, longueur recherchée. Les autres avaient choisi de naviguer sur le lac de Gérardmer. Le merle chante, et déjà le chat noir et blanc des voisins, penché en avant, attend la souris étourdie.

    La route monte et bientôt je vois un chemin qui s'avance dans la forêt, un chemin avec un joli cercle rond. Le soleil brille, c'est encore mai et les myrtilles sont loin d'être mûres. La bergeronnette perchée sur un petit tronc d'arbre me fait rire, elle se balance, volette et se repose. Là plus de route, je lâche Djinnie mon beau chien noir, au flair si acéré. Des bonjours fleurissent par ci, par là, un couple redescend accompagné d'un petit chien blanc un peu cabochard, Loulou.  Il est plaisant de marcher tout droit, il est tôt, et pourtant les voitures des promeneurs sont garées près du parcours de santé. Je m'amuse à prendre ce chemin tout droit, jusqu'au moment où la faim me prendra. L'air est frais, je supporte mon pull bleu marine ; la chienne court, revient, renifle. 

    une bonne heure que nous marchons toutes les deux, une clairière et une grosse pierre ronde, m'invitent à m'asseoir, boire de l'eau, sentir l'odeur des fleurs, des grandes herbes.  Tout est calme, j'entends un aboiement, des éclats de rire, déboulent un groupe d'une dizaine de personnes. Un épagneul noir et blanc qui s'élance vers Djinnie. Ensemble, les deux animaux se reniflent, sourient et courent de concert, allant et revenant. Une jeune femme arrive, un rien essoufflée. Avez-vous vu Scottie ? et vite s'apaise en le voyant au milieu de la clairière, s'amusant, s'ébrouant. Les autres la rejoignent vite. Ils sont de Gérardmer, adorent la marche et se retrouvent régulièrement pour arpenter les alentours.  Je leur explique qu'avec des amis, nous louons le chalet rose pas très loin de l'école des Xettes. Ah vous logez chez Josiane ! D'habitude elle vient avec nous, mais elle est partie le week end chez ses enfants à Strasbourg. (oui, c'est ce que m'a confiée Cécilia quand elle lui a fait visiter le chalet).Ils sont sympathiques, aussi bien la jeune femme, Ariane que son père Louis, un couple et leurs trois grands enfants, trois amies Louisette, Cathie, Marie-Jo. Oui il fait beau et pas trop frais ! Oui le chemin mène loin, jusqu'à Liézey.

    Ariane m'invite à me joindre à leur petite troupe. Nous déjeunerons et serons de retour vers 14 h. Cela vous va ! J'hésite à peine, ils sont sympathiques, les deux chiens s'entendent comme larron en foire. Nous pépions un peu comme des moineaux. Chacun, chacune se présente, des jeunes qui sont étudiants à Nancy, architecture, un autre apprenant à travailler le bois, le père et sa fille sont instituteurs, ils tiennent à cette appellation. Une autre s'occupe d'une bibliothèque, passionnée par la lecture et les chats. 

    A la pause de midi, je reçois un message de mes amis et mon mari partis naviguer sur le lac.(je préfère la terre à l'eau qui me retourne vite l'estomac) .Ils sont ravis, m'envoyant quelques photos. Puis nous rentrerons, le temps s'est réchauffé, nous marchons de bon train, le père d'Ariane, ravi de nous donner le nom des oiseaux rencontrés, ou nous conter des histoires vosgiennes.  Quand Cathie voit Charles, notre ami, elle le reconnait bien vite. Ils font partie d'une ligue de défense des animaux et ont participé à quelques manifestations ensemble.

    Peut être nous reverrons nous bientôt, la journée fut claire et limpide. Oui, Charles, Ariane et son père, accompagnés de Scottie, nous rejoindrons ce soir à l'apéritif. La soirée sera chaleureuse.

     

     

     

     

     

     


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  • Thème de la poésie : BLEU

     

    B L E U 

     

    Là haut, quand la terre se couvre de gris,  cris de colère ou plus dur encore indifférence,

    ma tête se baisse, mon cœur se recroqueville.

    En bas, quand les fleurettes, véronique, campanule, nigelle de damas, bleuet ou entêtante lavande,

    saupoudrent la terre, 

    je ressens, toute l'humilité, la délicatesse, la persévérance.

    Ici, dans le mai où sonnent les trompettes de la guerre, verts de gris, gris poussière, 

    nous prions pour un ciel éclairci, net, libre pour tout homme.

     

     

    Agab (05/22)

     

     


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  • SOMMEIL DES BÊTES

     

    Qu'elles sont belles ces vaches Black Angus endormies

    dans la pâture si verte ! Elles commencent à manger

    dès les premières lueurs pâles de l'aube,

    puis lorsque la chaleur augmente en milieu de matinée

    toutes s'écroulent et se vautrent pour la sieste

    sauf quelques veaux qui n'ont pas envie

    de dormir et se promènent en dérangeant tout le monde

    mais on les ignore pour finir par s'endormir.

    Les veaux mâles se réveillent en premier, se provoquent

    se cognent la tête pour imiter les futures guerres sexuelles,

    "J'suis l'plus gros, l'plus fort, j'veux toutes les femelles",

    mais tout s'apaise lors d'une somnolente journée

    estivale, de gros tas noirs dans la pâture

    verte, une centaine, énormes et plus petits,

    comme obéissant à un signal ils se lèvent et mangent.

    Pourquoi cela me plaît-il autant ? Comme à nous,

    il importe à ces créatures condamnées d'ignorer

    l'avenir et de rester en paix avec la nature

    en mangeant l'herbe verte et drue.

     

    Jim HARRISON

    La position du mort flottant


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