• escapade vosgienne

     

     

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  • promenade photographique messine (05/22)

     

     

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  • J'apprends à regarder

    jusqu'à ce que je ne sache pas

    si mon cœur est un soleil

    ou un rouge-gorge

    Il bat à faire trembler la montagne

    Ainsi je regarde à travers ce tremblement

    Quelquefois un coquelicot touche le ciel

    Quelquefois le ciel tombe dans la paume de ma main

    Quelquefois je mets ma main au feu

    comme si ma main était une vérité

    Quelquefois je demande au jour de rester

    pour qu'il n'y ait aucun mort

    et qu'aucun fleuve ne s'époumone et file vers la mer

    ni pierre qui route à cause de la force de l'eau

    emportant une à une ses couleurs

    car je ne veux plus trouver une explication au temps qui passe

    à ces mouvements qui broient le nom des choses

    sachant que c'est le temps qui m'a appris à parler

    à faire trembler l'or d'une flaque ou d'un mot

    Il n'y a pas là grande philosophie

    Il y a vallées collines arbres isolés ou forêt

    arbustes murets ou fleurs

    tout ce qui pourrait constituer le pourquoi

    ou le comment de mes idées

    Il y a la manière dont je passe

    moi qui demeure immobile

    à l'abord d'un pré.

     

    Christian VIGUIE

    Ballade du vent et du roseau


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  • UNE SEULE PHRASE

     

    Si je dois tenir en une seule phrase,

    il faut qu'elle soit solide et vraie,

    il faut qu'elle tremble comme le reflet d'une lune pleine

    au fond d'un seau brisé.

    D'où me vent cette idée ?

    Peut-être du temps qu'on pense avoir et connaître.

    Peut-être des gens qu'on aime, qu'on croit garder

    près de soi comme des tableaux de maître

    qu'il suffit de regarder pour être consolé.

     

    Nous n'avons pas le temps. Nous ne gardons par les gens :

    je dois apprendre à remplacer le verbe avoir par le verbe être.

    Je dois apprendre à aimer sans glisser le soir par la fenêtre 

    pour quitter par peur d'être moi-même quittée.

     

    Si je dois tenir en une seule phrase

    il faut qu'elle soit douce et radicale,

    il faut qu'elle donne tout ce qu'elle a et qu'on sente,

    quand on la reçoit, l'énergie d'un cœur usé

    mais qui cavale plus vite qu'un regard de nouveau-né.

    D'où me vient cette idée ?

     

    Les poèmes viennent tous du même lieu :

    de ce gros trou dans la poitrine

    qui contient ce que le monde n'a pas voulu nommer.

    Il faut avec des mots très simples tenter trois gestes fous :

    avouer - rejoindre - aimer.

     

    Si je dois tenir en une seule phrase,

    il faut qu'elle soit vive et joyeuse,

    qu'elle prenne dix ans d'élan pour un seul petit pas.

    Si je dois tenir, ce soir, en une seule phrase :

     

    je pense à toi.

     

    Cécile COULON

    en l'absence du capitaine


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