• Harmonie du soir de Charles Beaudelaire

    les croqueurs de mots rendent hommage à Henri qui a embarqué pour des galaxies lointaines

    il aimait les alexandrins et je lui, vous offre une poésie  de Charles Beaudelaire

    Harmonie du soir

    Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
    Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
    Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir ;
    Valse mélancolique et langoureux vertige !

    Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
    Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige ;
    Valse mélancolique et langoureux vertige !
    Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

    Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige,
    Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
    Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
    Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.

    Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
    Du passé lumineux recueille tout vestige !
    Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige...
    Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !

     

    Charles Beaudelaire

    pour Henri,

    pour Colette la tante de mon mari,  

    et Guy Noël un  de ses collègues

    (décédés tous deux cette semaine).

     


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  • de jour en jour (du 15 au 23 mai)

    de jour en jour (du 15 au 23 mai)

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  • défi 188 : hommage à Henri

    les croqueurs de mots rendent hommage à Henri qui a embarqué pour des galaxies lointaines

    il aimait les alexandrins et pour ce défi, écrire en alexandrins un texte sur l'amitié.


     

     

     

    Grise Durga vient, Djinnie s'approche tendrement,

    Le pissenlit se love près de sa sœur fleurie,

    La vague lente embrasse le sable joli,

    Bourdon et rose se font des baisers riants.

     

    Les amis, souvent, ont valsé la note bleue,

    les amis, de tout temps, ont chanté, bienheureux.

     

    Le pissenlit généreux essaime à tout vent,

    La saison avance, la mauve est en tête.

    L'amie joyeuse soufflait ses bougies à vingt ans,

    A soixante, nous réunit pour sa retraite.

     

    Les amis, souvent, ont valsé la note bleue,

    Les amis, de tout temps, ont chanté, bienheureux.

     

    Pour vous tous, poète Henri, bien-aimée Cathie,

    Fée des mots, Martine et reine du bio Annie,

    Fidèles Marie-Pierre, Simone et Bernadette

    Et tous les autres ami(e)s et petite sœur Huguette.

     

    Alors chers amis, étoiles de mes cieux, valsez !

    chers amis précieux, partageurs de joie, chantez !

     

    défi 188 : hommage à Henri


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  • de jour en jour (du 6 au 14 mai)

    de jour en jour (du 6 au 14 mai)

    de jour en jour (du 6 au 14 mai)

    de jour en jour (du 6 au 14 mai)

    de jour en jour (du 6 au 14 mai)

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    de jour en jour (du 6 au 14 mai)

    de jour en jour (du 6 au 14 mai)


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  • défi 188 : hommage à Henri

    les croqueurs de mots rendent hommage à Henri qui a embarqué pour des galaxies lointaines

    il aimait les alexandrins et je lui, vous offre une poésie  de Victor Hugo

    Aux arbres

     

    Arbres de la forêt, vous connaissez mon âme!
    Au gré des envieux, la foule loue et blâme ;
    Vous me connaissez, vous! – vous m’avez vu souvent,
    Seul dans vos profondeurs, regardant et rêvant.
    Vous le savez, la pierre où court un scarabée,
    Une humble goutte d’eau de fleur en fleur tombée,
    Un nuage, un oiseau, m’occupent tout un jour.
    La contemplation m’emplit le coeur d’amour.
    Vous m’avez vu cent fois, dans la vallée obscure,
    Avec ces mots que dit l’esprit à la nature,
    Questionner tout bas vos rameaux palpitants,
    Et du même regard poursuivre en même temps,
    Pensif, le front baissé, l’oeil dans l’herbe profonde,
    L’étude d’un atome et l’étude du monde.
    Attentif à vos bruits qui parlent tous un peu,
    Arbres, vous m’avez vu fuir l’homme et chercher Dieu!
    Feuilles qui tressaillez à la pointe des branches,
    Nids dont le vent au loin sème les plumes blanches,
    Clairières, vallons verts, déserts sombres et doux,
    Vous savez que je suis calme et pur comme vous.
    Comme au ciel vos parfums, mon culte à Dieu s’élance,
    Et je suis plein d’oubli comme vous de silence!
    La haine sur mon nom répand en vain son fiel ;
    Toujours, – je vous atteste, ô bois aimés du ciel! –
    J’ai chassé loin de moi toute pensée amère,
    Et mon coeur est encor tel que le fit ma mère!

    Arbres de ces grands bois qui frissonnez toujours,
    Je vous aime, et vous, lierre au seuil des autres sourds,
    Ravins où l’on entend filtrer les sources vives,
    Buissons que les oiseaux pillent, joyeux convives!
    Quand je suis parmi vous, arbres de ces grands bois,
    Dans tout ce qui m’entoure et me cache à la fois,
    Dans votre solitude où je rentre en moi-même,
    Je sens quelqu’un de grand qui m’écoute et qui m’aime!
    Aussi, taillis sacrés où Dieu même apparaît,
    Arbres religieux, chênes, mousses, forêt,
    Forêt! c’est dans votre ombre et dans votre mystère,
    C’est sous votre branchage auguste et solitaire,
    Que je veux abriter mon sépulcre ignoré,
    Et que je veux dormir quand je m’endormirai.

    Victor Hugo


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